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Journée d’étude "Passés perpétuels, passés en sursis. Sites et récits commémoratifs des traites esclavagistes" (Aix-en-Provence, 12-13 octobre 2017)

Le 12 octobre 2017 à 02h09

Journée d’étude ’Passés perpétuels, passés en sursis
Sites et récits commémoratifs des traites esclavagistes’
MMSH - Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme

Salle Georges Duby, Aix-en-Provence
Jeudi 12 et vendredi 13 octobre 2017



"Ces journées ont pour thème l’institution commémorative du passé de l’esclavage dans plusieurs sites, ports et comptoirs négriers européens africains et américains. Dans une perspective pluridisciplinaire, nous allons interroger l’édification – ou éventuellement son absence – d’une mémoire officielle et normative des traites esclavagistes, les mouvements d’adhésion et de dissensions ainsi que les oublis créateurs ou les silences, parfois chargés de significations tacites, qu’une telle mémoire suscite. Ses divers registres discursifs ainsi que ses chronotopes et, plus généralement, les motifs catalyseurs des narrations mobilisées seront au centre de notre réflexion.
En opérant une spatialisation du souvenir, les sites commémoratifs sont aussi le résultat d’une idéographie : une écriture, au sens propre et figuré, de signes qui sont censés signifier ou susciter une anamnèse morale de notions telles que l’oubli, le repentir, le retour, le deuil, le trauma, l’héritage, etc. La dimension relativement abstraite de ces notions est donnée à voir ou mise en échos à travers des statues, des scénographies, des panneaux et s’accompagne de témoignages locaux obéissant à différentes pratiques et logiques discursives.
Impulsée par des classes dirigeantes, des élites intellectuelles, des notables ou des entrepreneurs locaux, une telle « mémoire culturelle » est souvent pourvue d’une mission bureaucratique c’est-à-dire – au sens quasi littéral, souligné par Jan Assmann – dotée du pouvoir d’être administrée. Susceptible d’être reprise et réélaborée par d’autres acteurs et publics, parmi les populations ou les visiteurs de ces lieux, elle est finalement célébrée à travers des liturgies et de cérémonies qui peuvent affecter physiquement et mentalement les actions et les consciences de ses porteurs et spectateurs."



Source de l’information :
https://www.mmsh.univ-aix.fr/evenements/Lists/AgendaMMSH/DispForm.aspx?id=2616&Source=https://www.mmsh.univ-aix.fr/evenements/Pages/default.aspx
Via la lettre de l’IMAF.