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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
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Vient de paraître Les nègres du Pacifique Sud. Histoire des Polynésiens engagés-esclaves à la Réunion de Gilles
Gérard chez L’HarmattanLe 17 octobre 2019 à 19h57
Vient de paraître Les nègres du Pacifique Sud. Histoire des Polynésiens engagés-esclaves à la Réunion de Gilles
Gérard chez L’Harmattan, 2019, 130 p. ISBN : 978-2-343-17621-5 Prix : 14,50 € (existe aussi en version électronique).
"Kidnappés sur des îlots sablonneux dans des archipels du Sud de l’océan Pacifique, quelques dizaines d’hommes et de femmes vont être déportés, après un très long périple, jusqu’à l’île de La Réunion où ils seront qualifiés d’engagés volontaires pour cinq ans. On les appellera, à tort, Polynésiens, Australiens ou Calédoniens.Cet ouvrage relate leur histoire méconnue, depuis l’embarquement à bord d’un bateau anglais, le Sutton, jusqu’à leur arrivée dans les champs de canne à sucre de cette île de l’océan Indien. Elle se poursuit par leur lente agonie, quelques mois pour la plupart, dans cette société coloniale raciste qui se joue des hommes et des femmes afin de toujours alimenter en bras son économie après l’abolition de l’esclavage de 1848.Nous sommes alors en 1857 et les possibilités de recrutement dans les territoires qui avaient fourni tant d’esclaves, Madagascar, l’Inde, la côte africaine, se réduisent peu à peu dans un espace où la concurrence entre Angleterre, France et Portugal permet tous les abus, en particulier une traite qui ne dit pas son nom, et par conséquent, le maintien de formes d’esclavage pour certaines populations. C’est grâce à une plainte en justice déposée à l’île Maurice que nous disposons d’éléments d’archives importants pour la relation d’une histoire qui n’indigna personne dans les Mascareignes ni en France mais qui ailleurs fut largement relatée."
gilles-gerard-tdm.pdf
Anthropologue et historien, GillesGérard s’attache depuis plus de trente ans à appréhender et à expliquer la société réunionnaise par des recherches sur ses faces cachées dans les domaines du peuplement, de la culture, de la langue ou de la famille, en particulier aux XIXe et XXe siècles. -
Vient de paraître Mahé de la Bourdonnais, 1699-1753. Biographie politique d’un héros des Indes de Gérard
Buttoud chez L’HarmattanLe 17 octobre 2019 à 19h38
Vient de paraître Mahé de la Bourdonnais, 1699-1753. Biographie politique d’un héros des Indes de Gérard
Buttoud chez L’Harmattan, 2018, 226 p. ISBN : 978-2-343-13960-9 Prix : 22,5 € (existe aussi en version électronique).
"Mis dès ses onze ans sur un bateau de commerce au long cours, le Malouin Mahé de La Bourdonnais s’est forgé sur mer et sa fortune et sa gloire. Devenu tour à tour officier de la Compagnie des Indes, capitaine marchand, corsaire au service des Portugais, gouverneur général des îles de France et de Bourbon (aujourd’hui Maurice et la Réunion) et amiral de l’escadre française lancée un moment à l’assaut des Anglais, Mahé a été aussi financier et négrier, puisque l’on a alors besoin de piastres et d’esclaves et que cela rapporte plus que le reste. Ce grand « pacotilleur », en s’enrichissant lors de la prise de Madras, s’est retrouvé embastillé, suspecté de détournement de fonds aux dépens du roi et d’entendement avec l’ennemi, avant d’être relâché et applaudi par la rue. Ses aventures, replacées ici dans leur contexte économique et politique, sont une illustration des relations entre guerre, administration et commerce qui se tissent dans la mer des Indes du XVIIIe siècle."
GérardButtoud appuie le gouvernement de Maurice dans sa stratégie de réforme du secteur forestier. Spécialiste de la colonisation française de la mer des Indes au XVIIIe siècle, il est l’auteur de plusieurs ouvrages publiés aux éditions L’Harmattan. -
Vient de paraître Les Îles malades. Léproseries et lazarets de Nouvelle-Calédonie, Guyane et Guadeloupe d’Éric
Fougère chez Classiques GarnierLe 17 octobre 2019 à 19h21
Vient de paraître Les Îles malades. Léproseries et lazarets de Nouvelle-Calédonie, Guyane et Guadeloupe d’Éric
Fougère chez Classiques Garnier, coll. "Géographies du monde" (n° 23), 2018, 168 p. ISBN : 978-2-406-06504-3 Prix : 28 € (existe aussi en version électronique).
"rancher la communication des corps en retranchant la maladie dans des limites imposées : ces deux conditions de coupure et de clôture ont été remplies par la géographie fragmentée des archipels de Guadeloupe, Guyane et Nouvelle-Calédonie, pour les lazarets de quarantaine et les léproseries."
fougere-iles-malades-tdm.pdf
ÉricFougère est membre du Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages (CRLV), du Centre de Recherches Espaces / Ecritures, (UFR d’Etudes Anglo-Américaines, Paris-X-Nanterre), de la Formation Transcultures de l’Université française du Pacifique et de l’Association des Écrivains de Nouvelle-Calédonie. -
Paru récemment Histoire insolite des Îles désertes françaises de Dominique
Charvin aux éditions JourdanLe 17 octobre 2019 à 19h07
Paru récemment Histoire insolite des Îles désertes françaises de Dominique
Charvin aux éditions Jourdan, 2017, 385 p. ISBN : 978-2-87466-452-6 Prix : 19,90 €.
"La France, deuxième domaine maritime de la planète, possède outre-mer quelques centaines d’îles et d’îlots totalement déserts et méconnus.
Qui connaît l’île aux Cochons dans l’océan Indien, l’île du Grand Colombier dans l’océan Atlantique ou l’île Walpole dans l’océan Pacifique, toutes trois îles désertes de la France d’outre-mer ?
Le mythe de l’île déserte fait rêver. On se l’imagine volontiers terre ensoleillée avec de magnifiques plages de sable blanc bordées de cocotiers. La vérité est un peu différente, car ces îles désertes ne baignent pas toutes « sous des cieux plus que cléments » où la vie n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Certaines d’entre elles se trouvent par exemple dans les quarantièmes rugissants de l’océan Indien, où la rudesse du climat et la violence des vents ont voué à l’échec toutes les tentatives d’implantation.
Mais, très souvent, ces îles désertes de la France d’outre-mer sont, ou ont été le théâtre d’une ou plusieurs histoires insolites :
– naufrages suivis d’effroyables tragédies humaines,
– exploitation effrénée du guano,
– populations soumises à l’esclavage ou tombées dans l’oubli,
– naufragés volontaires et ermites,
– drames dus à la folie de roitelets ou de dictateurs « fantoches »,
– tentatives de colonisation se terminant tragiquement,
– caches de trésors fabuleux,
– importantes installations de pêcheries,
– vocation aéronautique de l’île,
– installations industrielles ou nucléaires,
...et bien d’autres particularités encore !
Ce livre vous propose de découvrir 73 de ces histoires insolites ayant pour cadre 36 îles ou archipels déserts français d’outre-mer, répartis sur les océans Indien, Atlantique et Pacifique."
DominiqueCharvin a été major dans la Marine nationale, comptabilisant de nombreux embarquements et deux tours du monde, sur la Jeanne d’Arc. -
Vient de paraître La marine et les colonies à l’époque révolutionnaire et impériale. Supplément à la Bibliographie française sur la Marine et les Colonies 1789-1815 de Thierry
Roquincourt aux Éditions SPMLe 15 octobre 2019 à 10h06
Vient de paraître La marine et les colonies à l’époque révolutionnaire et impériale. Supplément à la Bibliographie française sur la Marine et les Colonies 1789-1815 de Thierry
Roquincourt aux Éditions SPM / L’Harmattan, coll. "Kronos" (n° 108), 2019, 268 p. ISBN : 978-2-37999-007-6 Prix : 25 € (existe aussi en version électronique).
"Voici un nouvel instrument mis à la disposition de tous les chercheurs, étudiants ou passionnés d’histoire maritime et coloniale. Il permet d’appréhender, à travers les questions maritimes et coloniales, le devenir de l’Empire français entre 1789 et 1815.
Il s’agit d’un supplément à la Bibliographie française sur la marine et les colonies (1789-1815), enrichi de 1507 notices nouvelles non recensées précédemment. Ces documents inventoriés, imprimés en français, sont multiples : motions, discours, avis, mémoires, journaux, procès-verbaux, lettres, adresses, observations, rapports, états, proclamations, arrêtés, etc.
Trois fonds essentiels des Archives nationales ont été prospectés : D XVI (Comité de la Marine), D XXV (Comité des Colonies) et Colonies F3 (Collection Moreau de Saint-Méry).
Avec ce nouvel ensemble, ce sont 7145 références de textes écrits et variés qui sont portées à la connaissance de tous, permettant de comprendre et expliquer cette époque."
ThierryRoquincourt est archiviste territorial. Il est membre de la Société française d’histoire maritime et de l’Association pour l’étude de la colonisation européenne, 1750-1850-APECE. Il a écrit plusieurs livres, dont, chez le même éditeur, une Bibliographie française sur la marine et les colonies, 1789-1815 (1999, rééd. 2003) ; Articles historiques sur les Marines, Colonies et Outre-Mers, XVe siècle-1815. Bibliographie (2009) ; « Bulletin des lois » du règne de Louis XVI (2013) et Actes imprimés des « pouvoirs » et institutions du règne de Louis XVI (2015) ; Histoire maritime et coloniale : XVe siècle-1815. Bibliographie (2017). -
Journée d’étude "Entre Exclusif et Contrebande. Le commerce colonial aux Antilles (XVIIe-début XIXe siècle) (Martinique, 24-26 octobre 2019)
Le 15 octobre 2019 à 09h33
Journée d’étude en histoire maritime
’Entre Exclusif et Contrebande
Le commerce colonial aux Antilles
(XVIIe-début XIXe siècle)’
Laboratoire AIHP-GEODE
Campus de Schœlcher - Martinique
Université des Antilles
Du jeudi 24 au samedi 26 octobre 2019
Les Journées d’Étude sont organisées dans le cadre du projet HARCMAR (Histoire Archéologie Maritime) par le laboratoire AIHP-GEODE de l’université des Antilles.
Elles bénéficient du soutien de la Collectivité Territoriale de la Martinique, de la DAC Martinique, et de l’Association pour l’Histoire de la Douane.
PROGRAMME
journe_es_d_e_tude_programme_martinique_octobre_2019.pdf
Comité scientifique
Jean-Sébastien Guibert (Université des Antilles)
Caroline Le Mao (Université Bordeaux-Montaigne)
Boris Lesueur (Université des Antilles)
Silvia Marzagalli (Université Nice-Sophia-Antipolis)
Éric Roulet (Université du Littoral Côte d’Opale)
Comité d’organisation
Jean-Sébastien Guibert
Boris Lesueur
Colette Médouze
Appel à communication initial, pour mémoire.
Nous tenons à remercier chaleureusement Jean-Sébastien Guibert et Boris Lesueur pour nous avoir communiqué ces précieuses informations. -
Vient de paraître Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers d’Elaine Mokhtefi aux éditions La Fabrique
Le 12 octobre 2019 à 15h16
Vient de paraître Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers d’Elaine Mokhtefi aux éditions La Fabrique, 2019, 288 p. ISBN : 9782358721868 Prix : 15 €.
"À partir de ses années parisiennes – en pleine guerre d’Algérie – et pendant deux décennies, la trajectoire d’Elaine Mokhtefi, jeune militante américaine, a épousé celle de la cause algérienne. Ce combat la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Frantz Fanon pour le congrès de l’Assemblée mondiale de la jeunesse ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l’indépendance. Elle y restera jusqu’en 1974. Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste, remplie d’espoir, aux premiers pas de la jeune république, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d’Alger. Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque – Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver –, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale. Une histoire fascinante, qu’Elaine Mokhtefi raconte avec une passion et une conviction intactes."
ElaineMokhtefi (née en 1928 à New York) est issue d’une famille juive de la classe ouvrière américaine. La lutte pour l’indépendance l’a conduite à vivre douze ans en Algérie où elle a travaillé comme journaliste et traductrice. Elle s’est mariée à un ancien membre de l’Armée de libération nationale algérienne (ALN) devenu écrivain, Mokhtar Mokhtefi, décédé en 2015.
Merci amical à Hubert Bonin pour nous avoir signalé cette publication ! -
Appel à contribution "L’empire après l’empereur : de l’empire napoléonien aux empires du XIXe siècle" (Sciences Po Grenoble, 17-19 mars 2021)
Le 8 octobre 2019 à 21h53
Appel à contribution pour le colloque international
’L’empire après l’empereur :
de l’empire napoléonien aux empires du XIXe siècle’
Sciences Po Grenoble, 17-19 mars 2021
Appel à communication valable jusqu’au 15 janvier 2020.
Colloque international organisé par le CERDAP²,
avec le soutien de l’IUF et de la Columbia University.
Sciences Po Grenoble, 17-19 mars 2021
Résumé
"Ce colloque vise à inscrire résolument les conquêtes napoléoniennes au sein de la nouvelle histoire impériale en croisant deux pistes de recherche et de débat. Il s’agira d’une part, de relire la domination napoléonienne sur les possessions ultra-marines, sur les territoires conquis en Europe ou sur la vieille France elle-même, au crible de questionnements adaptés de l’historiographie coloniale récente. La réflexion s’attachera d’autre part, aux itinéraires d’individus - civils ou militaires, Français ou non - qui, après avoir été mêlés aux campagnes napoléoniennes, ont été employés à d’autres entreprises impériales, et ce afin de mieux cerner les circulations d’expériences à l’orée du siècle des empires."
appel_colloque_empire_2021_grenoble.pdf
ARGUMENTAIRE
"L’empereur est mort, vive l’empire !
L’année 2021 sera, à n’en pas douter, prodigue en occasions de revenir sur la vie et l’œuvre de Napoléon, sur son legs et sa légende. Par contraste, l’idée, ici, est de prendre au pied de la lettre le prétexte de ces commémorations – le bicentenaire de sa mort -, pour mieux se pencher sur l’empire et son avenir. Voilà qui renouera avec le décentrement opéré au moment des 200 ans de sa naissance, lors du colloque d’octobre 1969 qu’Albert Soboul avait axé sur les transformations structurelles à l’œuvre dans la France napoléonienne. Cinquante ans plus tard, le trend historiographique est moins économique et social que culturel et transnational mais le début du XIXe siècle peut de nouveau inspirer des approches fondatrices pourvu de franchir une nouvelle étape dans les questionnements. De fait, les vingt dernières années ont d’ores et déjà été très riches en travaux sur le fait impérial napoléonien saisi dans toute sa diversité et ses dynamiques contradictoires, si bien qu’il importe moins désormais d’envisager les années 1800-1814 que de s’intéresser à ce dont l’empire napoléonien pouvait être porteur, comme à ses prolongements et rebonds.
Beaucoup a été dit sur l’héritage napoléonien, en France ou en Europe, mais, en vérité, l’héritage proprement impérial de l’ère napoléonienne reste peu exploré. Il y a pourtant des continuités ou des connexions à établir et susceptibles dès lors de nourrir la nouvelle histoire des empires, davantage tournée vers les comparaisons par-delà les siècles et les continents. Ce colloque entend ainsi encourager un double désenclavement puisqu’il s’agit de sortir l’histoire napoléonienne des bornes chronologiques et de l’espace géographique qui lui sont généralement assignés, et, ce faisant, de favoriser un rapprochement entre des historiographies qui se tournent le dos : cela implique d’identifier ce qu’il y a pu avoir de (proto/pré)colonial dans l’empire napoléonien, et de ne pas oublier ce qui, dans l’Algérie en voie de voie colonisation ou ailleurs, était encore très napoléonien. Deux directions s’ouvrent alors, propres à susciter des propositions de communication :
• L’empire napoléonien à l’épreuve de l’histoire coloniale
C’est peu dire que l’expérience dramatiquement ambivalente de l’expédition d’Égypte a nourri toute une réflexion sur sa nature matricielle quant aux rapports avec l’Orient. De même, la promotion historiographique de l’espace des Antilles/Caraïbes, à la faveur des travaux sur l’esclavage, ont élargi, de façon irréversible les horizons de l’histoire napoléonienne, tandis que l’action d’un Herman W. Daendels à Java ou d’un Victor Hugues en Guyane est mieux prise en compte dans les synthèses. Il y a encore pourtant beaucoup à faire en matière d’histoire ultra-marine et comme possible miroir colonial des pratiques impériales. Ce colloque accueillera les communications qui pourront y contribuer : la « colonisation nouvelle » qui triomphera au XIXe siècle ne sera finalement pas la colonisation libre et commerciale, pensée et désirée dans le contexte de contestation de l’esclavage (B. Gainot, M. Dorigny), mais relèvera d’une conquête militaire et étatique dont la remise au goût du jour doit peut-être quelque chose à l’empire napoléonien. La postérité de ce dernier pourrait même être plus profonde à en croire les thèses iconoclastes ayant revisité l’impérialisme qui fut à l’œuvre sur le sol même de l’Europe. Vivement critiquées, pareilles incursions ou intuitions ont tourné court si bien que ce colloque pourrait permettre de relancer des pistes qui, sans nullement établir d’équivalence entre l’empire napoléonien et les empires coloniaux ultérieurs, sauraient s’approprier des thèmes et questionnements lancés par la New Imperial History, ceux par exemple qui ont donné corps aux studies of imperialism aux Manchester UP : le rapport au corps, à la santé et à la sexualité, les relations de genre, les identités, les jardins botaniques, la chasse et l’environnement, les stations thermales, ou encore l’empire at home – autrement dit, la façon dont les conquêtes ont modifié les comportements et représentations de leurs acteurs, et même jusqu’à l’imaginaire de ceux pour qui ces conquêtes restaient lointaines.
• Modèle napoléonien et rebonds impériaux
Ce n’est pas le moindre des paradoxes de la figure de Napoléon qu’il ait inspiré une nouvelle génération de chefs ayant pourtant fait de la lutte contre l’emprise d’un empire le ressort de leur ascension (Toussaint Louverture, Simon Bolivar, Méhémet Ali). D’une grande portée, cette conception et cette incarnation du « leader » constituent assurément une dimension à explorer, tout en poussant à interroger, à un autre niveau, la réutilisation de qualités forgées durant les conquêtes napoléoniennes au service d’autres entreprises impériales. On sait la place occupée par les fonctionnaires impériaux dans l’administration de la France post-napoléonienne ; on connaît aussi le rôle joué dans la construction de leur nation par de jeunes cadres belges ou piémontais qui furent employés au service de l’empire français. Or on s’est peu interrogé par contraste sur la participation des agents de Napoléon à d’autres empires. Ces dix dernières années ont vu se multiplier les travaux sur les réseaux libéraux transnationaux, les engagements patriotes et l’importation d’expertise de ces vétérans en Europe méditerranéenne, dans le Nouveau Monde ou en Égypte. Cela ne doit pas pour autant faire oublier la contribution que leurs frères d’armes ont apportée à la formation d’un empire français en Algérie. De fait, si le phénomène est souvent remarqué – car comment ignorer le passé napoléonien d’un Savary, nommé commandant en chef des troupes en Afrique fin 1831 ? -, le théâtre algérien n’apparaît guère que comme un espace de rebond pour la carrière de glorieux anciens à la faveur de la monarchie de Juillet, sans vraiment s’intéresser à la transposition des savoirs et savoirs-faires que cela supposait. Que reste-il de l’expérience acquise durant les campagnes napoléoniennes dans l’action outre-Méditerranée de Berthezène, de Bugeaud, de Bourmont, de Clauzel, de Damrémont, de Drouet d’Erlon, de Randon, de Schauenburg, de Trézel, de Valée, ou de Voirol, pour ne citer que les officiers supérieurs ? Et le rapport Boutin de 1808 n’a-t-il pas eu sa part à la conquête d’Alger ? Les militaires ne sont pas les seuls concernés puisque des administrateurs, des policiers, des douaniers ont connu de tels parcours, retrouvant un poste outre-mer ou prenant la plume pour développer l’empire. Mieux, ces Français ne sont pas les seuls à avoir été les héros - ou les bourreaux - oubliés de deux empires : des hommes de Wellington sont partis en Australie, des Espagnols mûris par la guerra de la Independencia española ont été envoyés en Amérique pour défendre l’empire, la longue guerre du Caucase a été en partie menée à ses débuts par des militaires russes sortis des guerres napoléoniennes. Davantage qu’un inventaire qu’il reste effectivement à compléter, ces situations offrent un observatoire de premier ordre pour appréhender, à leurs échelles intriquées, des mobilisations d’hommes et d’expériences."
Modalités de soumission
Les propositions de communication (c. 300 mots / 2000 signes + titre provisoire + bref CV) sont attendues, par courriel :
avant le 15 janvier 2020
Merci de les envoyer simultanément aux deux organisateurs :
• Aurélien LIGNEREUX (Sciences Po Grenoble) aurelien.lignereux@iepg.fr
• Thomas DODMAN (Columbia University) td2551@columbia.edu
Les acceptations, examinées par le comité scientifique, seront notifiées au 20 mars 2020.
Les organisateurs prendront à leur charge les frais d’hébergement, de restauration, et, au besoin, les frais de transport, mais les participants sont encouragés à solliciter un financement auprès de leurs institutions de rattachement.
Comité d’organisation
Aurélien LIGNEREUX (Sciences Po Grenoble) aurelien.lignereux@iepg.fr
Thomas DODMAN (Columbia University) td2551@columbia.edu
Bigué DIENG bigue.dieng@cerdap2.fr
Comité scientifique
Hélène BLAIS (ENS) Jacques-Olivier BOUDON (Univ. Paris-Sorbonne) – Michael BROERS (Univ. of Oxford) - Thomas DODMAN (Columbia University) – Aurélien LIGNEREUX (Sciences Po Grenoble) – Patricia LORCIN (University of Minnesota) - Natalie PETITEAU (Univ. d’Avignon et des pays de Vaucluse) - Jennifer SESSIONS (Univ. of Virginia).
Nous tenons à remercier très chaleureusement Aurélien Lignereux pour nous avoir communiqué ces tant précieuses informations, pour ce "pont jeté" entre études napoléoniennes et histoire coloniale ! Belle initiative ! -
Vient de paraître Les couleurs du silence. Esclavage et liberté dans le Brésil du XIXe siècle de Hebe
Mattos chez KarthalaLe 6 octobre 2019 à 18h00
Vient de paraître Les couleurs du silence. Esclavage et liberté dans le Brésil du XIXe siècle de Hebe
Mattos chez Karthala, coll. "Esclavages", 2019, 362 p. ISBN : 9782811126612 Prix : 27 €.
"Faire silence sur la couleur de la peau, sur les origines serviles des habitants alors que la majorité de la population libre descendait d’esclaves, était l’idéal affiché au Brésil nouvellement indépendant du Portugal en 1822. Pourtant, ce livre, prix des Archives nationales brésiliennes en 1993, et pionnier dans la recherche sur la construction juridique et sociale des catégories de couleur, démontre tout le contraire. La question raciale est demeurée au cœur de la société brésilienne. Le silence autour de l’esclavage a de fait contribué à la racialisation et au renforcement du racisme.
Ce livre est d’une brûlante actualité car la mémoire de l’esclavage a nourri au Brésil des demandes de droits spécifiques, des politiques publiques de discrimination positive et de réparation, mais aussi d’intenses polémiques au cours des deux dernières décennies : quels enseignements pouvons-nous en tirer aussi bien en matière épistémologique que politique ? La mémoire de l’esclavage résiste-t-elle au politique ou s’en joue-t-elle ?"
HebeMattos est professeure d’histoire à l’université fédérale de Juiz de Fora (UFJF) et à l’université fédérale Fluminense (UFF) au Brésil, et directrice du projet « Passés Présents : mémoires de l’esclavage au Brésil » mené par le Laboratoire d’histoire orale et image (LABHOI, UFF / UFJF). Elle est aussi membre associé au Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC). Anaïs Fléchet est maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et directrice adjointe du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines. -
Vient de paraître La dos Santos Company. Mainmise sur l’Angola d’Estelle
Maussion chez KarthalaLe 6 octobre 2019 à 17h44
Vient de paraître La dos Santos Company. Mainmise sur l’Angola d’Estelle
Maussion chez Karthala, 2019, 208 p. ISBN : 9782811126377 Prix : 10 €.
On lira avec grand intérêt l’entretien d’Estelle Maussion avec Jean-Pierre Bat sur le blog Libé de Vincent Hiribarren et Jean-Pierre Bat, Africa4.
"Toutes les familles ont leur histoire. Celle des dos Santos est extraordinaire. Elle met en scène un père autoritaire, une fille milliardaire, un fils en prison, un général effrayant et de nombreux intrigants. Elle se déroule en Angola, champion pétrolier lusophone dont la majorité de la population vit avec moins de deux dollars par jour, et dans sa capitale Luanda, longtemps présentée comme la « Dubaï de l’Afrique ». Arrivé au pouvoir presque par hasard, le père distribue pendant trente-huit ans les ressources du pays à ses proches. Cela fait de lui le chef tout-puissant d’un clan devenu très vite très riche. Ils sont intouchables. Leur règne s’annonce éternel. Jusqu’au jour où le boss est contraint de passer la main. Le nouvel homme fort, pourtant membre de la bande, veut faire le ménage. Dans son viseur, le système dos Santos. Rebondissements, coups tordus et manipulations, tels sont les ingrédients de cette haletante saga familiale. Ce livre est le fruit d’une longue enquête nourrie de faits, d’observations de terrain et d’analyses d’experts. Il comporte néanmoins une part de fiction pour mieux plonger le lecteur dans l’ambiance du pays et l’intimité imaginée de la famille dos Santos."
EstelleMaussion (https://twitter.com/EstelleMaussion) est diplômée de Sciences Po Bordeaux et du Centre de Formation des Journalistes (CFJ). De 2012 à 2015, elle a vécu en Angola, où elle a travaillé comme correspondante de l’Agence France Presse (AFP) et de Radio France Internationale (RFI).















