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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
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Vient de paraître Sorcières, tyrans, héros. Mémoires postcoloniales de résistants africains de Elara
Bertho chez Honoré ChampionLe 2 octobre 2019 à 16h13
Vient de paraître Sorcières, tyrans, héros. Mémoires postcoloniales de résistants africains de Elara
Bertho chez Honoré Champion, 2019, 520 p. ISBN : 9782745350459 Prix : 50 €.
"Tour à tour gloires nationales, héros, pères fondateurs ou au contraire tyrans sanguinaires et sorciers malfaisants, les résistants africains à la colonisation ont souvent connu une grande fortune littéraire et suscitent la fascination collective. D’abord investies par la littérature orale africaine et par l’historiographie coloniale, ces figures émergent souvent au tournant des indépendances et font leur apparition sur la scène culturelle : romans, pièces de théâtre, ballets, films, chants s’attachent à réécrire l’histoire dite nationale des nouveaux États. Interroger les représentations en littérature et dans les arts de ces figures héroïques, c’est donc analyser l’écriture de l’histoire en acte, la mémoire collective et l’imaginaire commun en formation. Notre hypothèse est la suivante : les arts, et la littérature au premier plan, jouent un rôle prépondérant dans la création d’identités collectives. Il s’agit donc de vérifier de manière pragmatique la place du fait littéraire, et plus généralement artistique, dans la formation d’imaginaires collectifs, de lier littérature, histoire, société afin de prouver que la littérature n’est pas qu’un « lieu de mémoire » sanctuarisé. La littérature est alors liée au fait politique, au sens large de construction du vivre-ensemble dans et par les discours."
ElaraBertho> est chargée de recherches au CNRS au sein du laboratoire LAM (Les Afriques dans le Monde, UMR 5115 CNRS-Sciences Po Bordeaux). Ancienne élève de l’ENS de Lyon, agrégée de lettres modernes, elle est docteure de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. -
Vient de paraître Un catholicisme colonial. Le mariage des Indiens et des esclaves au Brésil, XVIe-XVIIIe siècle de Charlotte
de Castelnau L’Estoile aux PUFLe 26 septembre 2019 à 11h39
Vient de paraître Un catholicisme colonial. Le mariage des Indiens et des esclaves au Brésil, XVIe-XVIIIe siècle de Charlotte
de Castelnau L’Estoile aux PUF, 2019, 560 p. ISBN : 978-2-13-080037-8 Prix : 29 €.
"Le Brésil a connu une colonisation catholique sous l’égide de la couronne portugaise. Le transfert du mariage chrétien dans ce monde peuplé d’Indiens, mais aussi d’esclaves africains sur plus de deux siècles, a été un élément essentiel de cette colonisation. Quelles ont été les stratégies de l’Église et des missionnaires ? Quelles furent les réactions de ces populations qui occupent des positions subalternes mais n’en sont pas moins réactives face à cette entreprise ?
Descriptions missionnaires faisant revivre le monde tragiquement disparu des Indiens du Brésil, réflexions théologiques et juridiques qui révèlent le cadre intellectuel dans lequel s’est opérée l’expansion de la chrétienté à l’époque moderne : l’auteure s’appuie sur une documentation d’une grande richesse qui révèle combien l’esclavage était au cœur des réflexions de l’Église.
Enfin, l’analyse des pratiques montre à la fois la subtile faculté d’adaptation des missionnaires et l’extraordinaire capacité d’action des Indiens et des esclaves qui utilisent les instruments du droit canonique pour leurs propres intérêts."
Charlottede Castelnau-L’Estoile est professeure d’histoire moderne à l’université Paris-Diderot et codirige, aux Puf, la collection « Nouvelle Clio ». Elle a publié Les ouvriers d’une vigne stérile. Les jésuites et la conversion des Indiens au Brésil 1580-1620 (Centre Culturel Calouste Gulbenkian, Paris, 2000), Páscoa et ses deux maris. Une esclave entre Angola, Brésil et Portugal au XVIIe siècle (Puf, 2019). -
Séminaire ’Conflits armés et patrimoine en Afrique’ (Paris, 10 octobre 2019)
Le 23 septembre 2019 à 20h12
Séminaire ’Conflits armés et patrimoine en Afrique’
École militaire
1 place Joffre
Entrée parle poste S
75007 Paris
Jeudi 10 octobre 2019, de 10h à 17h
Séminaire international organisé par le Département des affaires étrangères et internationales de la Direction générale des patrimoines du Ministère de la Culture
et par l’État-major spécialisé pour l’outre-mer et l’étranger (EMSOME) du Ministère des Armées.conflits-armes-patrimoine.pdf
Inscription obligatoire et gratuite dans la limite des places disponibles
avant le 1er octobre 2019 en adressant à Caroline Gaultier-Kurhan
(courriel : caroline.gaultier-kurhan@culture.gouv.fr)
Modalités d’inscriptions : nom, prénom, nationalité, date et lieu de naissance.
Source de l’information :
https://www.linkedin.com/pulse/conflits-arm%25C3%25A9s-et-patrimoine-en-afrique-un-s%25C3%25A9minaire-%25C3%25A0-simonis
Merci amical à Francis Simonis pour nous avoir signalé ce précieux événement ! -
Vient de paraître Shaping Natural History and Settler Society. Mary Elizabeth Barber and the Nineteenth-Century Cape de Tanja
Hammel chez Palgrave MacmillanLe 23 septembre 2019 à 19h52
Vient de paraître Shaping Natural History and Settler Society. Mary Elizabeth Barber and the Nineteenth-Century Cape de Tanja
Hammel chez Palgrave Macmillan, coll. "Cambridge Imperial and Post-Colonial Studies Series", 2019, XXII-360 p. ISBN : 978-3-030-22638-1 Prix : 29,54 €.
La version électronique (pdf) est disponible gratuitement en open access.
"This book explores the life and work of Mary Elizabeth Barber, a British-born settler scientist who lived in the Cape during the nineteenth century. It provides a lens into a range of subjects within the history of knowledge and science, gender and social history, postcolonial, critical heritage and archival studies. The book examines the international importance of the life and works of a marginalized scientist, the instrumentalisation of science to settlers’ political concerns and reveals the pivotal but largely silenced contribution of indigenous African experts. Including a variety of material, visual and textual sources, this study explores how these artefacts are archived and displayed in museums and critically analyses their content and silences. The book traces Barber’s legacy across three continents in collections and archives, offering insights into the politics of memory and history-making. At the same time, it forges a nuanced argument, incorporating study of the North and South, the history of science and social history, and the past and the present."
shaping-natural-history-toc.pdf
TanjaHammel (https://twitter.com/HammelTanja) works in the History Department at the University of Zurich, Switzerland. Her PhD dissertation, on which this monograph is based, received the annual faculty award for the humanities at the University of Basel in 2018. -
À paraître Primitivismes. Une invention moderne de Philippe
Dagen chez GallimardLe 22 septembre 2019 à 13h12
À paraître (24 octobre 2019) Primitivismes. Une invention moderne de Philippe
Dagen chez Gallimard, 2019, 400 p. ISBN : 9782072744150 Prix : 35 €.
"Alors que l’histoire des cultures est en cours de réécriture et ne peut plus être réduite à la chronique des avant-gardes occidentales, une notion est demeurée jusqu’ici à l’abri de toute révision critique : primitivisme. Si le mot est d’usage courant, la notion dont il est dérivé, primitif, ne saurait plus être employée. Aussi doit-on mettre à nu tout ce qu’il contient de sous-entendus et de stéréotypes depuis que primitif, dans le dernier tiers du XIXe siècle, est une notion centrale de la pensée occidentale.
Il est dès lors possible d’analyser les primitivismes en ce qu’ils sont des protestations contre le monde contemporain : pour la liberté des corps contre l’ordre moral bourgeois, pour la vie dans la nature loin des métropoles et des usines, pour la singularité de l’individu contre l’uniformité imposée par la société. Cet
essai lie œuvres plastiques, œuvres littéraires et ouvrages d’anthropologie ou de psychiatrie – sans considération de pays ni de langues."
Historien de l’art, professeur à la Sorbonne (Paris I), critique d’art au Monde, commissaire d’expositions et romancier, Philippe Dagen a publié de nombreux ouvrages d’histoire de l’art comme Le Silence des peintres : les artistes face à la Grande Guerre (1996) L’Art français, XXe siècle (1998) et des essais sur la situation de l’art contemporain comme La Haine de l’art (1997) ou L’Art impossible : de l’inutilité de la création dans le monde contemporain.
Publication signalée sur Twitter par Florian Louis :
https://twitter.com/flr_louis/status/1175455779593314307?s=03 -
Vient de paraître Outre-terre, outre-mer. Cultures, colonialisme, impérialismes. Mélanges pour Jacques Weber sous la direction de Virginie
Chaillou-Atrous et Pierre-ÉtiennePenot aux Indes savantesLe 22 septembre 2019 à 13h01
Vient de paraître Outre-terre, outre-mer. Cultures, colonialisme, impérialismes. Mélanges pour Jacques Weber sous la direction de Virginie
Chaillou-Atrous et Pierre-ÉtiennePenot aux Indes savantes, coll. "Études sur l’Asie", 2019, 350 p. ISBN : 9782846544788 Prix : 26 €.
"Ces hommages au professeur Jacques Weber couvrent une vaste étendue géographique et historique, témoignant de la richesse de ses centres d’intérêt et de son parcours d’enseignant-chercheur. Mais on y trouve également des études sur des points d’histoire ou de politique qui font toujours l’actualité. Ainsi les trois papiers consacrés à La Réunion, portant sur l’esclavage et la « définition noirs-blancs » qui porta la société, ses règles raciales à l’époque esclavagiste, et son comportement inter-racial jusqu’à aujourd’hui ; le remplacement de l’immigration des esclaves noires par des coolies indiens, esclaves déguisés ; le retour de l’immigration de travailleurs africains, esclaves déguisés. Les articles sur le Tibet et le Xinjiang « chinois » témoignent de l’intérêt de J. Weber pour la Chine, et des travaux qu’il a publiés ou dirigés tout au long de sa carrière."
Ces hommages au Professeur Jacques Weber couvrent une vaste étendue géographique et historique, témoignant de la richesse de ses centres d’intérêt et de son parcours d’enseignant-chercheur. Les auteurs sont tous ses anciens doctorants : Samuel Berthet, Virginie Chaillou-Atrous, Marine Delcayre, Laurent Dehayes, Christophe Dubois, Hubert Gerbeau, Magali Grolleau, Soazig Lahuex, Frédéric Lambard, Raphaël Malangin, Michèle Marimoutou Oberlé, Pierre-Étienne Penot , Mathilde Porot, Éric Saugera, Malgorzata Wroblewska-Lysik.
Nous tenons à remercier amicalement Julie d’Andurain et Hubert Bonin pour nous avoir signalé cette précieuse parution ! -
Vient de paraître Colonial Transactions. Imaginaries, Bodies, and Histories in Gabon de Florence
Bernault aux Duke University PressLe 18 septembre 2019 à 20h36
Vient de paraître Colonial Transactions. Imaginaries, Bodies, and Histories in Gabon de Florence
Bernault aux Duke University Press, 2019, 344 p. ISBN : 978-1-4780-0158-4 Prix : 27,95 $.
"In Colonial Transactions Florence Bernault moves beyond the racial divide that dominates colonial studies of Africa. Instead, she illuminates the strange and frightening imaginaries that colonizers and colonized shared on the ground. Bernault looks at Gabon from the late nineteenth century to the present, historicizing the most vivid imaginations and modes of power in Africa today : French obsessions with cannibals, the emergence of vampires and witches in the Gabonese imaginary, and the use of human organs for fetishes. Struggling over objects, bodies, agency, and values, colonizers and colonized entered relations that are better conceptualized as "transactions." Together they also shared an awareness of how the colonial situation broke down moral orders and forced people to use the evil side of power. This foreshadowed the ways in which people exercise agency in contemporary Africa, as well as the proliferation of magical fears and witchcraft anxieties in present-day Gabon. Overturning theories of colonial and postcolonial nativism, this book is essential reading for historians and anthropologists of witchcraft, power, value, and the body."
colonial-transactions-toc.pdf
FlorenceBernault (https://twitter.com/bernault) is Professor of African History at Sciences Po (Paris) ; Emerita Professor of African History at the University of Wisconsin-Madison ; author of Démocraties ambigües en Afrique centrale : Gabon, Congo-Brazzaville, 1940–1965 ; and editor of A History of Prison and Confinement in Africa.
Merci amical à notre collègue Hubert Bonin pour nous avoir signalé cette précieuse parution. -
Vient de paraître Histoire du football à Saint-Pierre et Miquelon : un autre regard sur l’archipel d’Olivier
Corbobesse Le 18 septembre 2019 à 18h24
Vient de paraître Histoire du football à Saint-Pierre et Miquelon : un autre regard sur l’archipel d’Olivier
Corbobesse , (auto-édition), 2019, 197 p. ISBN : 979-10-699-3264-7 Prix : 18 €.
Pour contacter l’auteur.
"Qui se souvient qu’un match France-Angleterre a rassemblé 1500 spectateurs à Saint-Pierre en 1906 ? Qu’un superbe tableau de Jean-Claude Roy représente une partie de football sur l’île aux Marins ? Que l’ASIA a disputé plusieurs compétitions franco-soviétiques ? Que le terrain de Miquelon était traversé... par une route ? En retraçant l’aventure du ballon rond de la création de l’ASSP, en 1903, jusqu’à nos jours, ce livre va bien au-delà des simples aspects sportifs. Car l’histoire du football nous dit beaucoup sur l’archipel, ses équilibres territoriaux, son rapport avec la métropole et le Canada, la prégnance de la mer ou encore la place des femmes"
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Vient de paraître Writing Transnational History de Fiona
Paisley et PamelaScully chez BloomsburyLe 18 septembre 2019 à 17h23
Vient de paraître Writing Transnational History de Fiona
Paisley et PamelaScully chez Bloomsbury, coll. "Writing History", 2019, 252 p. ISBN : 9781474263986 Prix : 58,50 £ (existe aussi en version électronique).
"Over the past two decades, transnational history has become an established term describing approaches to the writing of world or global history that emphasise movement, dynamism and diversity. This book investigates the emergence of the ’transnational’ as an approach, its limits, and parameters.
It focuses particular attention on the contributions of postcolonial and feminist studies in reformulating transnational historiography as a move beyond the national to one focusing on oceans, the movement of people, and the contributions of the margins. It ends with a consideration of developing approaches such as translocalism. The book considers the new kinds of history that need to be written now that the transnational perspective has become widespread. Providing an accessible and engaging chronology of the field, it will be key reading for students of historiography and world history."
writing-transnational-toc.pdf
FionaPaisley is Professor of History at Griffith University, Australia. She is the author of The Lone Protestor : AM Fernando in Australia and London (2012), Glamour in the Pacific : Cultural Internationalism and Race Politics in the Women’s Pan-Pacific (2009) and Across the World with the Johnsons : Visual Culture and American Empire in the Twentieth Century, co-authored with Prue Ahrens and Lamont Lindstrom (2013).
PamelaScully is Professor of Women’s, Gender, and Sexuality Studies, Professor of African Studies, and Associate Vice Provost for Faculty Affairs at Emory University, USA. She is the author of Liberating the Family ? : Gender and British Slave Emancipation in the Rural Western Cape, South Africa, 1823-1853 (1997), the co-editor of Gender and Slave Emancipation in the Atlantic World (2005), with Diana Paton and co-author of Sara Baartman and the Hottentot Venus : A Ghost Story and a Biography (2009) with Clifton Crais. Her most recent book is Ellen Johnson Sirleaf (2016).
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Colloque "Les degrés de la citoyenneté. Question coloniale, race et droits" (Nantes, 18-20 septembre 2019)
Le 18 septembre 2019 à 14h15
Colloque ’Les degrés de la citoyenneté
Question coloniale, race et droits’
MSH Angé Guépin
5 allée Jacques Berque - Nantes
Du mercredi 18 au vendredi 20 septembre 2019
Claude-Olivier DORON, Federica MORELLI et Clément THIBAUD organisent le colloque final du programme CITER sur le thème : "Les degrés de la citoyenneté. Question coloniale, race et droits"
programme-clq-citer-finalv2.pdf
Le colloque se déroulera en deux temps :
1/ Question raciale et question coloniale dans les courants progressistes du premier XIXe siècle (18 et 19 septembre 2019)
Ce colloque part d’un double constat que l’historiographie a contribué récemment à mettre en avant. D’une part, l’importance jouée par divers groupes progressistes ou réformateurs, critiques des hiérarchies et des statuts fixes de l’Ancien régime, soucieux de promouvoir une société fondée sur les capacités naturelles, l’industrie ou le mérite, dans la problématisation de la question des races humaines dans le premier XIXe siècle. Qu’il s’agisse de libéraux, de républicains ou de personnes inspirées par les mouvements d’organisation sociale, saint-simoniens ou socialistes, tous ont joué un rôle considérable dans la mobilisation de la question raciale en politique et en économie. Ce rôle, complexe, mérite d’être étudié et pris au sérieux, en analysant les tensions ou les rapports qui existent entre la promotion d’une société orientée vers l’égalité des droits, voire vers l’égalité sociale, et les réflexions portant sur les inégalités naturelles entre races ; entre des doctrines résolument critiques de l’esclavage, promouvant soit le libéralisme économique, soit des modes d’organisation du travail, et la prise en compte des capacités ou des aptitudes raciales distinctes. L’objectif premier de cette journée consistera donc à faire le point sur ces enjeux, dans une perspective transatlantique, à travers tant un examen des doctrines que des pratiques ou des projets politiques elles ont peu donner lieu.
D’autre part, l’historiographie récente a contribué à mettre en avant le rôle joué par ces mêmes groupes, depuis la fin du XVIIIe siècle, pour repenser le système colonial et promouvoir des formes de colonisations nouvelles, fondées sur la mise en valeur des territoires, l’ouverture de nouveaux débouchés, la mise en activité des capitaux, des terres et des hommes, et des rapports de travail non-esclavagistes. On peut songer tant aux projets de colonisation de l’Afrique portés par la seconde Société des Amis des Noirs qu’aux diverses utopies d’inspiration fouriéristes ou saint-simoniennes en Amérique du Sud ou en Afrique du Nord, ou encore aux nombreuses réflexions socialistes ou républicaines visant à orienter la nouvelle colonisation de l’Algérie dans les années 1830-1840. Il s’agira donc de réfléchir à la manière dont ces projets s’inscrivent dans les réflexions économiques et politiques plus larges de ces différents courants et, le cas échéant, comment la question raciale proprement dite s’y articule.
En théorie sociale, la citoyenneté se situe exclusivement à l’intérieur du site de l’État et l’historicité du concept de citoyenneté est étroitement liée à l’historicité du concept d’État-nation. Cela implique, d’une part, une rupture avec les périodes antérieures où l’"appartenance" se situait le plus souvent dans la doctrine de l’allégeance, c’est-à-dire la notion de subjectivité ; d’autre part, en se focalisant trop sur ses aspects normatifs, elle ignore la dimension sociale de la citoyenneté. En fait, la citoyenneté ne peut être réduite à une relation directe d’un individu avec l’État, sans qu’une autre affiliation n’intervienne. Depuis ses débuts jusqu’à nos jours, la citoyenneté a toujours eu un contenu culturel : il s’est toujours posé la question de savoir quelle sorte de personnes étaient "dedans" et quelle sorte "dehors". Pourtant, l’idée de la relation d’un individu à l’État, sans autre affiliation, a toujours été une forme de revendication et non une essence de la citoyenneté, et les débats sur la relation de la citoyenneté à d’autres formes d’affinités sociales se poursuivent depuis longtemps au sein des collectivités de citoyens.
2/ Citoyenneté et résidence (20 septembre 2019)
Nous avons cherché à réunir un groupe interdisciplinaire de chercheurs travaillant dans les domaines de l’histoire coloniale, de l’histoire juridique et des études sur la citoyenneté pour explorer la construction de la citoyenneté dans les contextes coloniaux et postcoloniaux. Cette perspective coloniale et impériale permet de rompre l’association naturalisée entre citoyenneté et nation pour identifier des modes d’appartenance ou d’allégeances investies dans des collectivités et des formes organisationnelles infra-étatiques, comme les villes ou les groupes ethniques, ou supra-étatiques. L’historiographie des empires modernes et contemporains a démontré que ces formations politiques multicommunautaires ont créé des catégories d’appartenance segmentées qui définissaient un accès différentiel aux droits, renforçant l’inégalité entre ses différentes unités constituantes. A travers l’analyse de diverses expériences, du XVIe au XXe siècle, la journée vise à examiner les statuts des personnes vivant dans des contextes coloniaux et postcoloniaux destinés à assurer l’hétérogénéité des régimes de citoyenneté.
Cette conférence invite les chercheurs à réfléchir sur les thèmes ou les pistes de recherche suivants :
– l’étude de la citoyenneté comme un processus plutôt qu’un statut qui garantirait certains droits et privilèges ;
– l’enchevêtrement entre la dimension verticale de la citoyenneté (soumission à un roi ou à un État impérial) et ses liens horizontaux (intégration dans une communauté) ;
– la pertinence de l’expérience coloniale pour définir la citoyenneté dans les métropoles européennes.
Lieu : MSH Angé Guépin - 5 allée Jacques Berque - Nantes
Partenaire : CITER, Alliance Europa, CRHIA, Université de Nantes, EHESS, Institut des Mondes Américains, Université Paris Diderot 7
Contact : crhia@univ-nantes.fr
Source de l’information :
https://www.crhia.fr/actu.php?num_actu=935















