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Nouvelle numérisation de la thèse de Roger Pasquier, Le Sénégal au milieu du XIXe siècle. La crise économique et sociale est en ligne sur notre site

Le 6 juin 2015 à 18h36

C’est une grande joie et un honneur que de pouvoir rendre hommage à Roger Pasquier, en rendant accessible sa thèse d’État, Le Sénégal au milieu du XIXe siècle. La crise économique et sociale (1987), lui qui a tant fait pour notre société, la Société française d’histoire des Outre-Mers, et qui continue de participer à la vie de cette société.
C’est donc un grand privilège que Roger Pasquier ait bien voulu diffuser au plus grand nombre son grand œuvre.

Charles Becker, à partir de l’exemplaire personnel de Roger Pasquier, vient d’en effectuer une nouvelle numérisation et une océrisation (reconnaissance de caractères), qui rend enfin pleinement justice à ce travail monumental (cinq volumes, X-2397 pages et huit pages "bis").
La thèse va également être prochainement mise en ligne dans la Bibliothèque numérique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (formidable bibliothèque numérique dont nous avons rendu compte sur le site de la Sfhom).
Que Charles Becker reçoive ici nos chaleureux remerciements !

Nous proposons deux versions de la thèse :


- les cinq volumes, dans une version intégrale (98,2 Mo)

- les cinq volumes, téléchargeables individuellement : tome 1 (21,8 Mo) - tome 2 (20,5 Mo) - tome 3 (21,2 Mo) - tome 4 (19,1 Mo) - tome 5 (15,6 Mo)




Résumé de la thèse :
"Au milieu du dix-neuvième siècle, l’existence des comptoirs français du Sénégal semble remise en cause par une crise grave aux multiples aspects. La traite de la gomme, fondement de leur économie, montre ses limites. De 1838-40 à 1850, l’évolution globale du commerce et l’analyse sectorielle donnent une idée de l’ampleur de la crise qui est aussi sociale comme le révèle l’étude du patrimoine et des revenus des "habitants" et tout particulièrement des traitants. Enfin, elle débouche sur un malaise politique. La crise affectant exclusivement les habitants jusqu’en 1847 trouve son origine dans la concurrence des Européens qui luttent pour une économie libérée de tout privilège (corporation des traitants, compagnie de Galam), et pour un régime douanier mieux adapté. Par ailleurs, les insuffisances de l’outillage économique, les difficiles relations avec les populations africaines et les rivalités avec les puissances européennes multiplient les obstacles au développement économique. Réfléchissant sur la crise, nombre d’Européens souhaitent la transformation des comptoirs en une colonie véritable avec domination de l’économie et contrôle de l’espace. La commission des comptoirs réunie par le ministre de la marine définit une politique d’expansion. Devant son application tardive et partielle, les négociants européens portés par une conjoncture favorable réagirent en imposant leur programme et leur candidat à la tête du Sénégal. L’heure de l’impérialisme avait sonné."