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Vient de paraître Citadinités subalternes en Afrique sous la direction de Thomas
Fouquet et OdileGoerg chez KarthalaLe 3 novembre 2018 à 20h10
Vient de paraître Citadinités subalternes en Afrique sous la direction de Thomas
Fouquet et OdileGoerg chez Karthala, coll. "Hommes et sociétés", 2018, 202 p. ISBN : 9782811118990 Prix : 19 € (existe aussi en version électronique).
"Et si la vie urbaine en Afrique ne se réduisait pas au dysfonctionnement, à l’inadaptation, voire au chaos ? Ou plus exactement, est ce qu’il n’existerait pas sous les désordres apparents d’autres logiques citadines plus subtiles, fluides et moins aisément perceptibles, participant à la réinvention permanente de la cité et des frontières qui la jalonnent ? Ces autres récits de et dans la ville sont au coeur de cet ouvrage, qui les aborde dans leur dimension aussi bien anthropologique, géographique, qu’historique. C’est à travers des histoires de corps, d’imaginaires mis en actes, d’espoirs d’autres lendemains, de difficultés et de souffrances également, qu’une autre ville se donne à voir, moins immédiatement saisissable et néanmoins indubitablement vivace.
Ainsi, les expériences citadines subalternes étudiées ici ne renvoient pas à une vision statique de situations de relégation, mais plutôt à des formes complexes d’initiatives qui émergent dans les marges ou les interstices urbains. En postulant que la ville est un haut-lieu d’acquisition de ressources, de saisissement d’occasions, de productions imaginaires, mais aussi de contestations plus ou moins directes ou détournées, l’objectif est de penser simultanément des situations de domination et des manières de composer avec elles, au quotidien. L’étude de cette tension constitutive des expériences citadines, envisagée dans différentes métropoles du continent, de la colonisation à nos jours, permet de comprendre les trajectoires de celles et ceux qui négocient leur insertion au sein de sociétés urbaines qui pourtant les marginalisent.
Qu’il s’agisse de femmes de bidonvilles, de jeunes habités par le rêve d’un départ au Nord, de groupes politiquement et historiquement minorés, d’anciens détenus ou d’artistes qui tentent de sublimer les frontières sociales comme géographiques, toutes ces expériences de la ville témoignent d’un jeu complexe d’assujettissement et d’émancipation, dont le territoire citadin est à la fois le cadre, l’arène et la condition de possibilité."
citadinites-subalternes-en-afrique-tdm.pdf
ThomasFouquet est chargé de recherche en anthropologie au CNRS, membre de l’Institut des Mondes Africains (IMAf). Il est l’auteur de Transition humanitaire au Sénégal (Karthala, 2016) et Transition humanitaire en Côte d’Ivoire (Karthala, 2016).
OdileGoerg est professeure d’Histoire de l’Afrique contemporaine à l’Université Paris Diderot et membre du CESSMA. Elle a édité divers ouvrages dont entres autres, Les indépendances en Afrique. L’événement et ses mémoires (PUR, 2013), Islam et sociétés en Afrique subsaharienne à l’épreuve de l’histoire. Un parcours en compagnie de Jean-Louis Triaud (Karthala, 2012).
Ont également contribué à cet ouvrage : Florence Boyer, Armelle Choplin, Riccardo Ciavolella, Catherine Fournet-Guérin, Habiba Essahel, Dominique Malaquais, Marie Morelle, Didier Nativel et Francesco Vacchiano. -
Vient de paraître Histoire de l’Angola de 1820 à nos jours de David
Birmingham chez ChandeigneLe 3 novembre 2018 à 19h11
Vient de paraître Histoire de l’Angola de 1820 à nos jours de David
Birmingham chez Chandeigne, 2019, 296 p. ISBN : 978-2-36732-160-8 Prix : 20 €.
Traduit de l’anglais par GérardSiary .
"Cette histoire de l’Angola, du célèbre africaniste David Birmingham, commence en 1820 alors que le Portugal tente de créer un troisième empire, africain, après la perte des empires d’Asie et d’Amérique. Au XIXe siècle, la ressource la plus précieuse extraite de l‘Angola était la main-d‘œuvre, d‘abord exploitée en tant qu‘esclaves et ensuite en tant qu‘employés conscrits. La colonie angolaise était dirigée par des officiers de marine nommés par Lisbonne, plusieurs centaines de prisonniers politiques blancs et quelques milliers d’Angolais noirs ayant adopté la langue et la culture portugaises. Le centre de ce « nouvel empire » était la ville portuaire de Luanda qui s’est développée pour devenir une métropole dynamique de plusieurs millions d’habitants.
L‘exportation de main-d‘œuvre a été progressivement remplacée par l’exploitation des travailleurs angolais noirs pour produire de la canne à sucre, du coton, du maïs et surtout du café au sein de la colonie vers laquelle avait afflué un grand nombre d’immigrants portugais blanc en quête de fortune ou meilleure vie.
Au XXe siècle, cette richesse a été complétée par le cuivre du Congo, les diamants et le pétrole off-shore. Bien qu‘une grande partie du pays ait conservé une économie paysanne à un dollar par jour, ces nouvelles richesses ont généré des conflits qui ont opposé le blanc au noir, le nord contre le sud, la côte aux hautes terres, les alliés américains aux alliés russes. L’Angola a été un des derniers pays d’Afrique a devenir indépendant (1975). La génération de la guerre a finalement pris fin en 2002 lorsque la reconstruction nationale a pu commencer sur les fondations coloniales portugaises."
DavidBirmingham est l‘un des principaux historiens de l’Angola moderne et contemporaine. Son premier livre sur la conquête de l‘Angola par les Portugais a été publié en 1965 par Oxford University Press. Il a enseigné dans des universités africaines et à la SOAS, l‘École des études orientales et africaines de l‘Université de Londres, avant de devenir professeur d‘histoire moderne à l‘Université de Kent, au Royaume-Uni. -
Les historiens et la presse écrite, à propos de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie (et d’un prochain référendum !)
Le 2 novembre 2018 à 22h02
Les historiens et la presse écrite
à propos de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie
(et d’un récent référendum !)
On signalera deux entretiens très récents sur la Nouvelle-Calédonie, dans Le Monde et dans le Figaro, concernant deux "compagnons de route" de la SFHOM, Sarah Mohamed-Gaillard et Frédéric Angleviel :
– Sarah Mohamed-Gaillard : « Dans la hiérarchie des races du XIXe siècle, les Kanaks étaient au bas de l’échelle » dans Le Figaro Histoire.
– Frédéric Angleviel : « Nouvelle-Calédonie, 3 200 ans plus tard » dans Le Monde des Livres.
sarah_mohamed-gaillard.pdf
nouvelle-caledonie_3_200_ans_plus_tard_angleviel.pdf
Sarah Mohamed-Gaillard vient récemment de publier :
Histoire de l’Océanie. De la fin du XVIIIe siècle à nos jours chez Armand Colin, Coll. "U - Histoire", 2015.
Frédéric Angleviel vient récemment de publier :
La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-Calédonie chez Vendémiaire, "Chroniques", 2018.
Comprendre les référendums de 2018-2022 en Nouvelle-Calédonie. La France ou l’indépendance. Décryptages historiques, socio-économiques et communautaristes chez Edilivre
Un drame de la colonisation. Ouvéa, Nouvelle Calédonie, mai 1988 chez Vendémaire, "Chroniques", 2015
Merci chaleureux et amical, pour leur signalement respectif, à Josette Rivallain, Hubert Bonin, ainsi qu’à Sarah Mohamed-Gaillard et Frédéric Angleviel. -
Paru récemment Decolonization. A Very Short Introduction de Dane
Kennedy aux Oxford University PressLe 2 novembre 2018 à 21h15
Paru récemment Decolonization. A Very Short Introduction de Dane
Kennedy aux Oxford University Press, coll. "Very Short Introductions", 2016, 136 p. ISBN : 9780199340491 Prix : 7,99 £ (existe aussi en version électronique).
"Millions of Africans, Asians, and other peoples were the subjects of colonial rule by overseas empires through the mid-twentieth century. By the end of the century, however, nearly all of these peoples had become citizens of independent nation-states. The United Nations grew from 51 member states at its founding in 1945 to 193 today. Its nearly four-fold increase is one measure of the historic shift in international relations that has occurred over the past half-century. Decolonization is the term commonly used to refer to this transition from a world of colonial empires to a world of nation-states in the years after World War II."
kennedy-decolopnization-toc.pdf
DaneKennedy is the Elmer Louis Kayser Professor of History and International Affairs at George Washington University and the Director of the National History Center. He is the author of five previous books on aspects of British imperial history as well as editor or co-editor of several others. He is a founding member of the International Decolonization Seminar faculty, which ran from 2006 to 2015. -
Conférence de Christine Hawixbrock "Laos : 25 ans d’archéologie à Vat Phou. Un nouvel éclairage sur l’histoire régionale" (Inalco, 8 novembre 2018)
Le 2 novembre 2018 à 19h44
Conférence de Christine Hawixbrock
’Laos : 25 ans d’archéologie à Vat Phou
Un nouvel éclairage sur l’histoire régionale’
Inalco, (Amphi 1, 2e étage)
65, rue des Grands Moulins
Paris 13° - M° "Bibliothèque François Mitterrand
Jeudi 8 novembre 2018, de 18h30 à 20h30
Conférence organisée par le Centre d’étude et de Recherche sur les Littératures et les Oralités du Monde (CERLOM)/INALCO et Le Comité de Coopération avec le Laos (CCL)
Christine Hawixbrock est historienne de l’art et archéologue, spécialiste du monde khmer ancien. Responsable du Centre de l’EFEO, elle dirige la Mission archéologique française au Sud-Laos.
Les fouilles ont permis de documenter les premières cités-États ainsi que les débuts de la présence khmère avec son organisation territoriale et ses relations avec le Champa et les Môn.
Source de l’information :
http://www.inalco.fr/evenement/laos-conference-christine-hawixbrock-25-ans-archeologie-vat-phou-nouvel-eclairage-histoire
Merci chaleureux à Marc Mouscadet pour nous avoir transmis cette précieuse information. -
Vient de paraître Musée de l’Homme ! Guerres et Paix (1972-2015) de Bernard
Dupaigne aux éditions Sépia (diffusion L’Harmattan)Le 2 novembre 2018 à 19h05
Vient de paraître Musée de l’Homme ! Guerres et Paix (1972-2015) de Bernard
Dupaigne aux éditions Sépia (diffusion L’Harmattan), 2018, 394 p. ISBN : 979-10-334-0159-9 Prix : 25€ (existe également en version numérique).
Ce livre fait suite à Histoire du Musée de l’Homme. De la naissance à la maturité (1880-1972) de Bernard Dupaigne aux éditions Sépia, paru également en 2018.
"Cet ouvrage, parfaitement documenté de faits réels ou croustillants, est le récit impartial de la longue marche du musée de l’Homme vers sa transformation. Faute de subventions ministérielles et d’un minimum d’autonomie par rapport à sa tutelle, le Muséum national d’Histoire naturelle, il n’a pas su saisir l’esprit du temps et se renouveler suffisamment pour répondre aux préoccupations du public et des décideurs. La fin était prévisible, peut-être inévitable.
Le fait qu’il n’avait plus à sa tête un directeur audacieux et efficace n’a pas arrangé les choses. Le musée de l’Homme, autrefois prestigieux, s’est coupé des réalités de son époque, en se contentant de sa gestion quotidienne. On le lui a fait payer.
Les nombreuses expositions à succès que ses personnels ont réussi à organiser n’ont pas suffi. Le musée rouvre aujourd’hui, complètement nouveau, avec une structure et des buts différents."
BernardDupaigne , ancien directeur du laboratoire d’ethnologie du musée de l’Homme, offre aux lecteurs une étude riche en rebondissements jusqu’à ces dernières années. Il a obtenu le prix d’ histoire Louis Castex de l’Académie française en 2016. -
Colloque ’Les chartistes et l’Asie. Destins croisés de l’École nationale des Chartes et de l’École française d’Extrême-Orient (Paris, 15-16 novembre 2018)
Le 1er novembre 2018 à 20h55
Colloque ’Les chartistes et l’Asie
Destins croisés de l’École nationale des Chartes
et de l’École française d’Extrême-Orient
École nationale des Chartes - salle Delisle
65, rue de Richelieu - 75002 Paris
École française d’Extrême-Orient
1er étage de la Maison de l’Asie
22, avenue du Président Wilson - 75016 Paris
Paris, 15-16 novembre 2018
Pour s’inscrire :
http://www.chartes.psl.eu/fr/formulaire/inscription-colloque-les-chartistes-et-l-asie
"L’École des chartes et l’École française d’Extrême-Orient organisent le colloque « Les chartistes et l’Asie : destins croisés de l’École nationale des chartes et de l’École française d’Extrême-Orient ».
L’École française d’Extrême-Orient et l’École nationale des chartes ont souhaité s’associer pour la première fois de leur histoire afin de se pencher sur leur passé et leurs centres d’intérêt communs contemporains. Les chartistes et les membres de l’École française d’Extrême-Orient ont-ils pu se croiser et se croisent-ils encore ? Les liens sont anciens. Rappelons que Louis Finot, qui a eu la charge d’organiser la Mission archéologique permanente de l’Indochine en 1898 – devenue l’École française d’Extrême-Orient en 1900 – était chartiste. Paul Boudet, autre chartiste, fut d’abord recruté par l’EFEO – qui déplorait alors l’état d’abandon des archives de l’administration indochinoise – avant de devenir le directeur des Archives et Bibliothèques de l’Indochine.
Ces deux Écoles ont, en outre, des centres d’intérêt communs : d’une part, une mission de préservation du patrimoine, d’autre part, une tradition de recherche dans des domaines tels que l’histoire et la philologie, s’appuyant sur l’archéologie, sur l’épigraphie et sur l’étude de corpus manuscrits. Elles partagent également des partenaires historiques – l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le Collège de France, l’École Pratique des Hautes Études – et se retrouvent aujourd’hui au sein de PSL.
Les chartistes venus en Indochine et les membres de l’EFEO ont connu un même contexte historique, traversant successivement la période coloniale, avec des institutions propres à faciliter leurs recherches sur le terrain, puis celle des indépendances les amenant à se pencher sur la question, inédite pour eux, de la répartition des fonds entre la France et les nations nouvellement constituées.
Nous verrons que leurs activités ne se limitent pas à cette partie de l’Asie ni à cette période et que l’intérêt des chartistes pour l’Asie est toujours là, entre recherches, travaux sur des fonds conservés en bibliothèque et dans des services conservant des archives et enseignement de l’archivistique."
programme_colloque_chartistes_asie-2018-10-19.pdf
Contact :
Cécile Capot : cecile.capot@efeo.net
Source de l’information :
http://www.chartes.psl.eu/fr/actualite/chartistes-asie
https://www.efeo.fr/articles.php?l=FR&event=1839
Information signalée sur le compte Twitter de l’École des Chartes :
https://twitter.com/Ecoledeschartes/status/1057319974044200960 -
Journée d’étude "Parler de la mer et de son histoire. La place de l’histoire maritime en France au XXIe siècle" (Archives nationales, 16 novembre 2018)
Le 1er novembre 2018 à 10h48
Journée d’étude ’Parler de la mer et de son histoire
La place de l’histoire maritime en France au XXIe siècle’
Organisée par la Société française d’histoire maritime (SFHM)
En partenariat avec les Archives nationales et l’Académie de marine
Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine
59, rue Guynemer - Pierrefitte-sur-Seine
Vendredi 16 novembre 2018"Organisée par la Société française d’histoire maritime (SFHM), en partenariat avec les Archives nationales et l’Académie de marine, cette seconde journée est destinée à approfondir la question des moyens et des solutions pratiques à mettre en œuvre dans le prolongement des réflexions de la première journée d’étude.
Une nouvelle fois, acteurs de terrain, enseignants, universitaires, institutionnels, présenteront leurs points de vue sur le sujet pour amorcer une réflexion à long terme sur la formation d’une culture maritime commune.
La problématique sera : comment amener les élèves, les étudiants, les médiateurs culturels, la population vers la culture maritime ?
Comment développer le goût de l’histoire et de la géographie maritimes ?"
programme_sfhm_2e_journe-e_v2_hd.pdf
Journée d’étude organisée par la Société française d’histoire maritime
60, rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
www.sfhm.asso.fr
Contact :
Michel Aumont
Tél. : 06 43 23 25 96
Courriel : m.aumont2@orange.fr
Source de l’information :
http://www.sfhm.asso.fr/journeeetudes.html
http://www.sfhm.asso.fr/SFHMformulaire2/index.html
Un merci chaleureux à Raymonde Litalien, pour nous avoir transmis le message de Michel Aumont, président de la Société française d’histoire maritime (SFHM), notre consœur et presque homonyme (!), et ce précieux programme. -
Journée d’étude "Épistémologies et méthodologies [juridiques] en perspectives postcoloniales" (Aix-en-Provence, 28 novembre 2018)
Le 28 octobre 2018 à 22h04
Journée d’étude "Épistémologies et méthodologies [juridiques]
en perspectives postcoloniales"
Faculté de droit et de Science Politique
Espace René Cassin (3e étage, salle 3.4)
3 avenue Robert Schuman, Aix-en-Provence
Mercredi 28 novembre 2018, de 9h30 à 17h
"Les études postcoloniales ont, depuis quelques années, largement irrigué les divers champs disciplinaires des sciences humaines et sociales. Si le droit ne demeure pas totalement étranger à cette évolution, force est néanmoins de constater que, en France à tout le moins, cela n’a pas conduit à réinterroger en profondeur les épistémologies et méthodologies que les chercheur·se·s mobilisent et que les enseignant·e·s transmettent aux futur·e·s praticien·ne·s et futur·e·s chercheur·se·s.
L’objet de cette journée d’étude est de croiser les regards des chercheur·se·s relevant de disciplines non juridiques et déjà engagés dans une approche postcoloniale de leurs objets de recherche, et des chercheur·se·s en droit. Ainsi, la dimension postcoloniale sera doublée d’une indispensable approche pluri-disciplinaire : interviendront aussi bien des philosophes, des historiens, des géographes, aux côtés de juristes spécialisés en théorie du droit, droit comparé, droit constitutionnel, droit international public et histoire du droit. L’objectif est, fort de l’apport de toutes ces disciplines, de réfléchir à la façon dont la recherche en droit pourrait intégrer, sérieusement, le champ des postcolonial studies, loin de tout « exotisme postcolonial » (G. Huggan)."
Programme
La Journée d’étude sera organisée sous forme de tables rondes thématiques visant à mettre en relief les enjeux épistémologiques et méthodologiques, autour des contributions de :
– François Dumazy, « L’élaboration de pratiques du droit foncier en Algérie dans les premières années de la domination française »
– Albane Geslin, « L’apport des postcolonial studies aux réflexions épistémologiques et méthodologiques en droit international : peut-on décoloniser le droit international ? »
– Gilbert Hagabimana, « Aspects du développement des droits de l’homme dans la région Est-Africaine pendant la période post-coloniale : analyse de l’approche méthodologique adoptée par la Cour Est-Africaine de Justice »
– Léa Havard, « L’émergence d’un peuple calédonien : construire une identité calédonienne pour dépasser les fractures de la colonisation »
– Carlos-Miguel Herrera, « Ce que le postcolonialisme fait au droit constitutionnel »
– Amélie Imbert, « Une histoire française des libertés peut-elle être postcoloniale ? »
– Rada Ivekovic, « L’individu(e) face au droit, à la Constitution, à la souveraineté, au monopole du pouvoir. Que vaut la souveraineté de la personne ? »
– Marie Mellac, « La production du droit foncier au Viêt-Nam et au Cambodge dans le contexte du passage à l’économie de marché. Une perspective postcoloniale de la construction du pouvoir »
– Florence Renucci, « Décoloniser le droit : diversité des définitions et des usages (1945 à nos jours) »
– Arundhati Virmani, « ‘The Right to die’ Atmahatya, ou le suicide dans la société hindoue, 19e-21e siècles »
Organisation scientifique
– Albane Geslin, UMR DICE, Sciences Po Aix et CERIC
– Carlos Miguel Herrera, CPJP, Université de Cergy-Pontoise
– Marie-Claire Ponthoreau, CERCCLE, Université de Bordeaux
epistemologiesmethodologiepostcoloniales-28-11-2018.pdf
Source de l’information :
https://univ-droit.fr/actualites-de-la-recherche/manifestations/27869-epistemologies-et-methodologies-juridiques-en-perspectives-postcoloniales
Un merci chaleureux et amical à Florence Renucci pour nous avoir signalé cette précieuse journée d’étude ! -
Vient de paraître Les fronts intérieurs européens. L’arrière en guerre (1914-1920) sous la direction de Laurent
Dornel et StéphaneLe Bras aux PU de RennesLe 28 octobre 2018 à 21h38
Vient de paraître Les fronts intérieurs européens. L’arrière en guerre (1914-1920) sous la direction de Laurent
Dornel et StéphaneLe Bras aux Presses Universitaires de Rennes, coll. "Histoire", 2018, 372 p. ISBN : 978-2-7535-7477-9 Prix : 28 €.
br />Cet ouvrage correspond aux actes du Colloque international "Les fronts intérieurs européens : l’arrière en guerre (1914-1920)" (Pau, 19-20 novembre 2015).
"Globalement la question de l’arrière a été relativement peu mobilisée de manière transversale et transnationale par une historiographie de la Grande Guerre longtemps assez indifférente à cet « autre front ». Si les mobilisations militaires ont été largement étudiées, celles propres aux sociétés civiles européennes traversées par la guerre constituent en revanche encore un champ à la fois très vaste et partiellement défriché : comment, loin du front, dans une Europe déchirée par la guerre, les populations ont-elles réussi à s’adapter à un quotidien complètement bouleversé ? Quelles ont été les formes et les degrés de leurs mobilisations ou de leurs résistances ? C’est à ces questions que le présent ouvrage entend répondre en articulant quatre thématiques principales jusqu’à présent assez peu abordées dans un cadre européen, emboîtant les échelles nationales régionales, départementales voire villageoises.
Les aspects économiques sont ainsi essentiels à la compréhension d’un conflit qui s’appuie comme jamais auparavant sur des productions de masse reconfigurant le cadre productif. L’encadrement des individus par les initiatives privées ou étatiques contribue de manière décisive à la mobilisation dans la durée des populations civiles. Par ailleurs, le croisement des expériences rurales et citadines, dans des espaces encore mal connus, met en lumière des acteurs locaux pris entre les pratiques ordinaires et l’extraordinaire du temps de guerre. Enfin, l’étude de la construction et de l’hybridation des identités et des représentations à l’arrière permet une relecture neuve des expériences vécues du conflit."
fronts-interieurs-tdm.pdf
LaurentDornel est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Pau et des Pays de l’Adour (ITEM, EA 3002). StéphaneLe Bras est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Clermont Auvergne (CHEC, EA 1001).















