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Vient de paraître Histoire des États-Unis De 1492 à nos jours de Bertrand
Van Ruymbeke chez TallandierLe 23 octobre 2018 à 12h59
Vient de paraître Histoire des États-Unis De 1492 à nos jours de Bertrand
Van Ruymbeke chez Tallandier, 2018, 880 p. ISBN : 9791021025882 Prix : 29,50 (existe aussi en version électronique).
"Du voyage fondateur de Christophe Colomb en 1492 jusqu’à l’élection de Donald Trump, cette magistrale Histoire des États-Unis retrace la naissance et le prodigieux essor d’une société multiculturelle sans cesse en mutation et du « rêve américain ». L’histoire des États-Unis puise son origine dans les bouleversements liés à l’apparition soudaine d’un Nouveau Monde dans la géographie mentale des Européens. Du XVIe au XVIIIe siècle, les Anglais fondent des colonies le long du littoral du continent nord-américain de Terre-Neuve à la Géorgie : ils importent des esclaves africains et repoussent les sociétés amérindiennes au-delà des Appalaches. En 1776, l’Amérique s’embrase. Les révolutionnaires défient la Grande-Bretagne et déclarent l’indépendance de treize colonies qui s’unissent pour donner naissance aux États-Unis. Un pays est né, une république fédérale. L’histoire de ce pays neuf est celle d’une inexorable avancée territoriale, d’un développement démographique et économique phénoménal et d’une construction politique et constitutionnelle reposant sur un équilibre complexe. À l’orée du XXe siècle, les États-Unis prennent place au sein des puissances mondiales pour, un demi-siècle plus tard, devenir la première d’entre elles. C’est le siècle américain. Par une fine approche socioculturelle et un grand art de la synthèse, Bertrand Van Ruymbeke relate avec passion plus de cinq siècles d’histoire, petite et grande – la fondation des colonies, la Révolution, la guerre de Sécession, la conquête de l’Ouest, la ségrégation, l’assassinat de Kennedy, le Vietnam, le Watergate, les otages de l’ambassade américaine à Téhéran, le scandale Monica Lewinsky, la présidence Obama, l’élection de Trump, etc. Cette histoire, celle d’un pays qui a connu certes des succès et des élans d’optimisme, de croissance et d’inventivité, mais aussi des échecs, des hésitations, des revirements, des malheurs et des erreurs, est étonnante, fascinante même, voire exceptionnelle."
Membre senior de l’Institut universitaire de France, BertrandVan Ruymbeke enseigne la civilisation et l’histoire américaines à l’université de Paris - 8 (Vincennes - Saint-Denis). Il est notamment l’auteur de L’Amérique avant les États-Unis. 1497-1776 (2013). -
Journée d’étude "Voyageurs et marchandises à travers l’atlantique (16e-18e)" (Caen, 23 octobre 2018)
Le 22 octobre 2018 à 22h34
Journée d’étude ’Voyageurs et marchandises
à travers l’atlantique (16e-18e)’
Maison de la Recherche en Sciences Humaines - Caen
Esplanade de la Paix, 14000 Caen
Mardi 23 octobre 2018, de 9h15 à 17h30
Cette journée est organisée dans le cadre du programme « Normonde », un programme de recherche financé par la Région Normandie dans le cadre de ses programmes RIN (Réseaux d’Intérêts Normands) intitulé : « Empires en Seine. Les Normands acteurs de la mondialisation (IXe-XXIe siècle) ». Porté par l’université du Havre Normandie (responsable, Jean-François Klein) et associant des chercheurs de Rouen et de Caen, il consiste à étudier le degré d’ouverture au monde de la Normandie à partir des diverses relations qui se sont développées autour de l’axe structurant et dynamique de l’espace Seine. L’enquête associe des historiens des trois universités normandes mais aussi d’autres établissements (universités, musées, archives...), français et étrangers.
Cette rencontre s’inscrit plus particulièrement dans l’axe 3 portant sur « Les Normands et la mondialisation Atlantique (XVe-XVIIIe siècle) », porté par Christophe Maneuvrier (université de Caen Normandie ? Centre Michel de Boüard) et Eric Saunier (Université du Havre Normandie). Elle permettra de présenter à un public que l’on espère le plus large possible, les premiers résultats d’une enquête collective en cours.
PROGRAMME
– 9h15 Introduction, présentation, JEAN-FRANÇOIS KLEIN (Université Le Havre normandie)ORGANISATION ET LOGISTIQUE DES VOYAGES
– 9h45 FRANCIS BRUMONT (Framespa, Toulouse) « Le « boom » du Havre au début des années 1570 »
– 10h30 ALIX PROFIT (Université de Caen Normandie, UFR de droit, ea 967 - institut Demolombe) « L’assurance des expéditions commerciales à Rouen au 17e siècle »– 11h15 Pause
« RÉCITS DE VOYAGES » ? QUELS RÉCITS POUR QUELS VOYAGES ?
– 11h30 GUILLAUME LELIÈVRE (Normonde/MRSH de Caen Normandie) « Le discours d’un grand capitaine de Dieppe. Traduction et édition d’un texte des années 1530 »Déjeuner
APRÈS-MIDI : AUTOUR DE QUELQUES EXPÉDITIONS ATLANTIQUES
– 14h MAGALI LACHÈVRE (Service Historique de La défense de Cherbourg) « L’expédition des Açores de 1583 à travers le tabellionage du Havre ».
– 14h45 CHRISTOPHE MANEUVRIER (Université de Caen Normandie) et MICHEL DAEFFLER (CNRS/MRSH de Caen), « Les voiles de l’or : voyages normands vers São Jorge da Mina au 1e siècle »– 15h30 Pause
– 15h45 SÉBASTIEN PAULY (Centre Michel de Boüard), « La Normandie et le sucre : approvisionnements, outils et acteurs à travers l’Atlantique du 15e au 18e siècle ».
– 16h30 PIERRE ICKOWICZ (Musée de Dieppe), « Les ivoires de Dieppe : état de la recherche en cours ».
– 17h15 Discussion générale et conclusion (ÉRIC SAUNIER, Université Le Havre Normandie)Entrée libre - http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/maritime/5507
Source de l’information :
http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/maritime/5507
https://www.facebook.com/events/340901099818558/
Information précieuse signalée sur Twitter par Christophe Maneuvrier :
https://twitter.com/Maneuvre/status/1051856118958485505?s=03
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Vient de paraître Les entrelacements du monde. Histoire globale, pensée globale d’Alessandro
Stanziani aux éditions du CNRSLe 20 octobre 2018 à 20h30
Vient de paraître Les entrelacements du monde. Histoire globale, pensée globale d’Alessandro
Stanziani aux éditions du CNRS, 2018, 280 p. ISBN : 978-2-271-11507-2 Prix : 25 €.
"Qu’on la nomme histoire globale, mondiale, connectée, histoire-monde ou world history, c’est elle qui aujourd’hui suscite l’intérêt des lecteurs, des médias, des universitaires, et tend à façonner notre représentation du passé. Mais qu’est-ce que l’histoire globale ? Que propose-t-elle ? La belle synthèse d’Alessandro Stanziani fournit toutes les clés pour comprendre l’essor et les ambitions de cette histoire plurielle. Filiations multiples, bifurcations inattendues, brassages et métissages : affranchie de l’européocentrisme, l’histoire globale élargit les horizons géographiques, déborde les cadres nationaux, pense le monde à partir des connexions et des relations au sein d’entités politiques ou économiques hétérogènes. Elle a pour objet les migrations d’hommes, de biens, d’idées, de savoirs, de symboles, mais aussi le changement climatique, les révolutions technologiques, l’évolution des mentalités…
Saisies dans la longue durée, et à l’intersection de plusieurs mondes, Alessandro Stanziani explore à nouveaux frais les relations que l’histoire établit avec la philosophie, la sociologie, la philologie et l’économie : ces interactions délimitent la portée de l’histoire globale par rapport aux autres approches.
Face aux progrès du nationalisme, cette façon de faire de l’histoire permet de revisiter le passé d’un certain nombre d’événements, de culture et/ou de régions. De l’Inde à la Russie, des décolonisations à l’islam, cet ouvrage montre que l’histoire globale invite à multiplier les angles de vue, mais aussi à dépasser la vision de l’histoire comme choc entre les civilisations."
Directeur d’études à l’EHESS et directeur de recherche au CNRS, AlessandroStanziani est notamment l’auteur de Bâtisseurs d’Empires. Russie, Chine et Inde à la croisée des mondes, XVe-XIXe siècles (Raisons d’agir, 2012). -
Vient de paraître Salonique (1781-1913). Une histoire consulaire de la question d’Orient de Mathieu
Jestin aux éditions de la SorbonneLe 20 octobre 2018 à 19h52
Vient de paraître Salonique (1781-1913). Une histoire consulaire de la question d’Orient de Mathieu
Jestin aux éditions de la Sorbonne, "Histoire contemporaine", 2018, 328 p. ISBN : 979-10-351-0083-4 Prix : 25 €.
"En 1913, à l’issue des guerres balkaniques, le consulat de France à Salonique sort de la juridiction de l’ambassade de France à Constantinople, dont il dépendait depuis sa création en 1686. S’il est désormais rattaché à la Légation de France à Athènes, sa circonscription est, elle, éclatée entre plusieurs entités étatiques et nationales : Grèce, Serbie ou encore Bulgarie. Cette double mutation, territoriale et administrative, n’est pourtant que le résultat tangible de 150 ans de profonds bouleversements constitutifs de la fameuse question d’Orient, qui ont transformé tant l’Empire ottoman, notamment dans sa partie balkanique, que le poste d’observation avancé de la diplomatie française que représente l’institution consulaire de Salonique. L’étude du consulat sur le temps long, véritable fil conducteur du livre, permet de saisir l’ensemble des temporalités diverses – locale, nationale, ottomane, française, méditerranéenne, européenne, internationale – dans lesquelles l’institution consulaire s’inscrit, de réfléchir aux ruptures, adaptations et autres contretemps et, sans toutefois les hiérarchiser, de souligner les décalages entre la théorie, les discours et les réalités de l’action consulaire. Tour à tour objet d’histoire humaine et urbaine, d’histoire politique, diplomatique et économique, d’histoire institutionnelle et administrative, le consulat, en interaction aussi bien qu’en représentation à différentes échelles, est réfléchi au miroir de lui-même."
jestin-salonique-tdm.pdf
MathieuJestin est professeur certifié d’histoire géographie dans l’académie de Rouen. Chercheur associé à l’UMR 8138 Sirice, au LabEx EHNE et à l’École française d’Athènes, ses recherches portent sur l’émergence et la structuration d’une diplomatie consulaire au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après un postdoctorat au LabEx EHNE, il a également développé des travaux sur les questions de représentation de soi et de l’Autre, notamment autour de la thématique de la guerre et de ses traces dans l’Europe contemporaine. -
Paru récemment Aux sources de la guerre d’Algérie. D’une guerre mondiale à l’autre, les sociétés d’Afrique du nord entre illusions et désillusions chez Riveneuve éditions
Le 20 octobre 2018 à 19h32
Paru récemment Aux sources de la guerre d’Algérie. D’une guerre mondiale à l’autre, les sociétés d’Afrique du nord entre illusions et désillusions. Journée d’étude 2015 chez Riveneuve éditions, "Cahiers pour la mémoire de tous et la mémoire de tout", 2016, 104 p. ISBN : 978-2-36013-418-2 Prix : 24 €.
"La Première Guerre mondiale entraîne la redistribution des forces notamment au sein des Empires coloniaux. Par leur participation à ce sanglant conflit, les soldats issus des colonies et des territoires outre-mer, notamment ceux de l’armée d’Afrique, prennent conscience du rôle tenu et des avantages que leur sacrifice peuvent désormais apporter dans leur quête d’appartenance à la nation française – acquise aux notions de fraternité et de solidarité des peuples.
Cependant, exsangue et secouée par la crise mondiale de 1930, la vieille Europe se raccroche encore à cette idée de grandeur coloniale comme en atteste en Algérie l’exposition du centenaire et à Paris l’exposition de 1931 qui marque à la fois l’apothéose de la plus grande France et la montée en puissance des nationalismes.
Cette guerre européenne bat aussi en brèche, notamment au Maghreb, l’idée des bienfaits de la civilisation occidentale provoquant une irrémédiable fracture. Les nombreux musulmans réquisitionnés pour remplacer la main d’oeuvre en France métropolitaine envoyée au front découvrent d’une part un accueil et une attention bien éloignés de ce qui leur était habituellement réservé en Algérie, au Maroc ou en Tunisie, et d’autre part de tous nouveaux modes et droits de revendications. Les sacrifices consentis par les communautés françaises d’Afrique du nord renforcent quant à eux leur sentiment d’appartenance à la mère-patrie et leur perception d’une nouvelle ère plus prospère et plus positive.
Ce colloque a tenté de pointer, ou d’identifier un certain nombre de causes lointaines de la guerre d’Algérie et de faire ressortir au travers de nombreuses similitudes une actualité que les contemporains ne pouvaient pas forcément percevoir. Les deux protectorats du Maroc et de Tunisie ne sont pas épargnés par les tensions et les actions de pacification, qui provoquent des prises de position tant localement que dans les partis politiques en métropole.
Les interventions à ce colloque suivent le fil conducteur de l’action large de l’Armée d’Afrique, une étude initiée dès 2012, et qui pose patiemment les jalons vers le paroxysme de la période 1954-1962."
La Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie veut apporter ainsi sa contribution à la connaissance de ces communautés issues de temps tragiques. -
Vient de paraître Histoire iconoclaste de la guerre d’Algérie et de sa mémoire de Guy
Pervillé chez VendémiaireLe 18 octobre 2018 à 16h57
Vient de paraître Histoire iconoclaste de la guerre d’Algérie et de sa mémoire de Guy
Pervillé chez Vendémiaire, coll. "Chroniques", 2018, 744 p. ISBN : 978-2-36358-314-7 Prix : 26 €.
"La guerre d’Algérie a pris fin officiellement en mars 1962, avec les accords d’Évian qui prévoyaient, notamment, l’amnistie pour tous les combattants. Or force est de constater que, près de soixante ans plus tard, elle se poursuit, à travers des affrontements mémoriels où les historiens ont souvent été sommés de prendre parti.
Est-il possible aujourd’hui d’écrire une histoire dépassionnée de ce douloureux processus de décolonisation, et des traces qu’il a laissées dans les mémoires collectives ? Est-il possible de ne rien céder aux récits militants, aux récits sélectifs, à la volonté de faire silence autour de certains événements, à l’emportement de la polémique, à l’intime conviction ? Est-il possible de ne pas choisir son camp quand on écrit l’histoire ?
C’est à ces questions essentielles pour la légitimité même de la discipline que tente ici de répondre Guy Pervillé, spécialiste incontesté d’une période à laquelle il a consacré l’ensemble de ses travaux. Conduit par cette seule certitude qu’il n’y a pas de cause qui puisse prévaloir sur la recherche de la vérité."
GuyPervillé est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-Le Mirail, spécialiste de l’histoire de l’Algérie coloniale ainsi
que de la guerre d’Algérie. Il a notamment publié La Guerre d’Algérie (« Que sais-je », 2007), Atlas de la guerre d’Algérie (2003) ainsi que, chez Vendémiaire, La France en Algérie, 1830-1954 (2012) et Oran, 5 juillet 1962. Leçon d’histoire sur un massacre (2014).
Un chaleureux et amical salut à notre collègue de la Sfhom, Guy Pervillé, pour nous avoir signalé la parution prochaine de son attendu et précieux ouvrage sur la Guerre d’Algérie !
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Vient de paraître Principes éthiques d’Albert Schweitzer en Afrique. Le respect de la vie sous la direction de Hines
Mabika chez L’HarmattanLe 14 octobre 2018 à 18h29
Vient de paraître Principes éthiques d’Albert Schweitzer en Afrique. Le respect de la vie sous la direction de Hines
Mabika chez L’Harmattan, coll "Études africaines" (série Santé), 2018, 196 p. ISBN : 978-2-343-14332-3 Prix : 20 € (existe aussi en version électronique).
"Les violences faites aux Africains – et de plus en plus par des Africains – posent la question du sens des mutations en cours sur le continent. Elles questionnent la valeur de la vie. Lorsque, dans les années 1950 et 1960, l’élite africaine découvre l’énoncé du docteur Albert Schweitzer selon lequel l’homme noir est un frère cadet du blanc, elle verse des larmes de crocodile au nom d’un antiracisme et d’un antipaternalisme de pacotille. Lorsque, le 31 août 2016, de jeunes Gabonais, certains à peine majeurs, qui viennent d’élire un nouveau président de la République, sont abattus par quelques agents des forces armées de leur pays, personne ou presque ne s’en émeut, au nom de la « non-ingérence », nouvelle argutie d’enrobement de notre démission face au péril moral et à l’exacerbation de la violence d’État globalisée.
Le silence des intellectuels africains et des "amis" de l’Afrique face au drame qui se vit depuis lors au Gabon et ailleurs sur le continent indique une fissure des liens invisibles qui unissent les êtres humains. La sagesse bantoue désigne ces liens sous le concept d’Ubuntu. Albert Schweitzer y voyait la source du respect de la vie, principe éthique de ré-humanisation de l’homme et de la société.
Cet ouvrage n’est pas un traité d’éthique de la vie publique, encore moins une diatribe à l’encontre des fossoyeurs de vies. C’est une modeste réflexion de quelques universitaires africains et européens sur l’idée du "respect de la vie" énoncé en Afrique il y a un siècle par le théologien, philosophe et médecin Albert Schweitzer. Car "[nul] n’a le droit de fermer les yeux et de considérer que puisqu’il s’épargne la peine de le voir, le mal n’existe pas. Que personne ne secoue de ses épaules le poids de sa responsabilité." (Albert Schweitzer, 1923)"
Hines Mabika est historien. Il a enseigné l’histoire de la médecine et l’histoire de l’Afrique aux universités d’Aix-Marseille en France, de Neufchâtel et Berne en Suisse, et à Indiana University aux États-Unis. Ses terrains de recherche sont l’Afrique centrale et l’Afrique du Sud.
Un merci amical et chaleureux à notre collègue de la Sfhom Colette Zytnicki pour nous avoir signalé cet ouvrage d’intérêt. -
Vient de paraître De la naissance à la renaissance de la mission catholique au Togo (1886-1921) d’Emmanuel Mawuli
Degbe chez L’HarmattanLe 14 octobre 2018 à 17h09
Vient de paraître De la naissance à la renaissance de la mission catholique au Togo (1886-1921) d’Emmanuel Mawuli
Degbe chez L’Harmattan, Coll. "Églises d’Afrique", 2018, 420 p. ISBN : 9782343119519 Prix : 37 €.
"Le présent ouvrage porte sur l’histoire particulière de l’Église catholique au Togo au début de son évangélisation. Il consiste à retrouver l’originalité et la méthode du travail pastoral des premiers missionnaires allemands SVD (Société du Verbe Divin) anglais et français (SMA), et surtout à voir comment ils ont réussi, malgré les confrontations entre les motivations de l’idéal pastoral et celles des intérêts coloniaux et les résistances locales, à implanter le christianisme dans ce pays. L’Église du Togo a été perturbée par la prise en compte de l’identité nationale des missionnaires. La Grande
Guerre de 1914-1918 en a été une parfaite illustration. Cette Église naissante pouvait-elle souffrir du passage entre ces deux instituts – SVD allemand soutenu par les sœurs SSpS (Servae Spiritus Sancti) d’un côté, et SMA (Société des Missions Africaines) français de l’autre, soutenu par les sœurs NDA (Notre-Dame des Apôtres) – du fait des événements politiques et des revendications nationalistes ?
L’autorité pontificale n’est pas restée indifférente à cet événement. La reprise de l’évangélisation par les SMA et les religieuses NDA – de nationalité française pour la plupart – a été une démarche hésitante. Mais le 21 janvier 1921, le Saint Siège, après maintes négociations et consultations, a fini par leur confier la mission du Togo. Seront-ils bien accueillis par les autochtones en attente nostalgique du retour des précédents (SVD et SSpS) qui leur ont ouvert l’esprit sur la foi chrétienne ? La confiance sera-t-elle au rendez-vous vis-à-vis de ces nouveaux missionnaires dont la nationalité se confond avec celle des nouveaux occupants qui ont expulsé leurs chers pasteurs allemands, morcelé le pays et qui imposent une nouvelle langue ?"
Emmanuel MawuliDegbe , originaire de Notsè (Togo), est un prêtre de l’Église catholique, ordonné le 13 février 1999 à Kpalimé, son diocèse. Il est titulaire d’un doctorat en Histoire contemporaine à la Sorbonne Paris 4, après avoir préalablement obtenu un master en Théologie biblique et systématique à l’Institut catholique de Paris, et un certificat de spécialisation dans l’étude des religions d’Afrique et d’Asie à l’ISTR. Il est actuellement vice-recteur et professeur d’histoire et de musique au Grand Séminaire Saint Jean-Paul II. Il enseigne également l’histoire et le dialogue interreligieux à l’Institut Saint-Paul à Lomé.
Nous tenons à remercier très chaleureusement Jacques Frémeaux pour nous avoir signalé cet ouvrage précieux, qui correspond à la thèse d’Emmanuel Mawuli Degbe, dirigée par Jacques Frémeaux et Claude Prudhomme, lecteur également de la la lettre de la Sfhom, que nous saluons donc également très chaleureusement. -
Vient de paraître « Race » : un mot de trop ? Science, politique et morale de Pierre-André
Taguieff aux éditions du CNRSLe 13 octobre 2018 à 18h56
Vient de paraître « Race » : un mot de trop ? Science, politique et morale de Pierre-André
Taguieff aux éditions du CNRS, 2018, 368 p. ISBN : 978-2-271-12049-6 Prix : 22 €.
"Est-il justifié de proscrire le mot « race » de la Constitution ? Comment penser qu’en supprimant le terme des textes législatifs, on contribue efficacement à la lutte contre le racisme ? Les préjugés et les comportements racistes sont-ils nécessairement liés à l’emploi du mot « race » ? La délégitimation scientifique du concept de race depuis les années 1970 a-t-elle fait reculer le racisme comme ensemble d’attitudes, de pratiques et de croyances idéologiques ? La lutte antiraciste peut-elle se contenter de modeler son discours sur les derniers résultats de la recherche en génétique, alors qu’il semble exister des « racismes sans race » ?
La salutaire mise au point de Pierre-André Taguieff explore ces questions polémiques sur la base d’une information exceptionnelle et réellement transdisciplinaire. Elle se distingue par sa rigueur conceptuelle et la clarté de son argumentation là où, trop souvent, règnent la confusion, l’angélisme et la pensée-slogan. L’auteur montre que, depuis les commencements de l’époque moderne, un spectre hante l’imaginaire occidental, tiraillé entre l’idée de l’unité du genre humain et le constat de la diversité des humains.
Les débats philosophiques et scientifiques sont ici convoqués pour appréhender l’évolution de la pensée occidentale autour de cette notion problématique de « race » et nourrir nos interrogations de citoyens sur les rapports entre le savoir scientifique, la politique et la morale."
Directeur de recherche au CNRS, Pierre-AndréTaguieff , philosophe, politologue et historien des idées, est l’auteur de très nombreux ouvrages dont La Force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles (1988), Les Fins de l’antiracisme (1995), Le Racisme (1997), La Nouvelle Judéophobie (2002), Une France antijuive ? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe (2015), et L’Islamisme et nous. Penser l’ennemi imprévu (2017). -
Vient de paraître Le modèle américain d’Hitler. Comment les lois raciales américaines inspirèrent les nazis de James Q.
Whitman chez Armand ColinLe 13 octobre 2018 à 10h46
Vient de paraître Le modèle américain d’Hitler. Comment les lois raciales américaines inspirèrent les nazis de James Q.
Whitman chez Armand Colin, 2018, 288 p. ISBN : 9782200620295 Prix : 22,90 € (existe aussi en version électronique).
Préface de Johann Chapoutot.
"Allemagne, années 1930 : les nazis préparent leur accession au pouvoir. Dans la perspective des futures lois raciales de Nuremberg, ils s’intéressent tout particulièrement aux politiques ségrégationnistes mises en place aux États-Unis.
Ironie de l’histoire, les nazis estimeront que la politique américaine va trop loin, notamment avec la loi « une seule goutte suffit » (ou « One-Drop Rule ») qui leur permet de classer les Africains-américains en citoyens de seconde classe. Les lois raciales nazies ont-elles été inspirées par ce « modèle américain » ?
L’auteur, James Whitman, répond par l’affirmative, ayant mené une enquête détaillée sur l’impact américain lors de la mise en place des principales lois de Nuremberg, pièces maîtresses de la ségrégation antijuive du régime nazi. S’opposant à l’idée généralement défendue par les historiens que la politique de répression américaine n’aurait aucun lien significatif avec les lois raciales allemandes, l’auteur démontre dans cet essai que les nazis ont, au contraire, montré un grand intérêt, réel et soutenu, que ce modèle leur a servi de base dans l’élaboration de leur propre système de ségrégation.
Cet essai nous fait comprendre, au-delà de l’histoire du Troisième Reich, l’influence de l’Amérique sur les pratiques racistes dans le monde."
James Q.Whitman est professeur de droit comparé à la Fondation Ford à la Yale Law School.
















