Le site web de la Société française d’histoire des outre-mers (S
Articles les plus récents
-
Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Vient de paraître Quilombos. Communautés d’esclaves insoumis au Brésil de Flávio dos
Santos Gomes aux éditions L’échappéeLe 30 avril 2018 à 21h10
Vient de paraître Quilombos. Communautés d’esclaves insoumis au Brésil de Flávio dos
Santos Gomes aux éditions L’échappée, "Dans le feu de l’action", 2018, 128 p. ISBN : 9782373090369 Prix : 12 €.
Traduit du portugais (Brésil) par Georges Da Costa.
"Au Brésil, dès le XVIe siècle, des esclaves noirs se libèrent et fondent des communautés marronnes, appelées quilombos. Ces républiques libres et auto-organisées repoussent les nombreuses attaques des colons et deviennent, pour plusieurs siècles, le symbole de la résistance aux régimes esclavagistes.
Loin d’être isolés, les quilombos conservent des liens forts avec les esclaves restés prisonniers, mais aussi avec les paysans, les taverniers ou les colporteurs. Malgré leurs différences de taille – celui de Palmares a compté des milliers de membres –, de mode d’organisation, d’origine ethnique – on y trouve aussi des Indiens, des métis, des Européens en rupture de ban… –, de pratiques culturelles et de système économique, ils constituent tous des territoires autonomes au mode de vie communautaire.
Ce livre, écrit par l’un des meilleurs spécialistes brésiliens, retrace l’histoire des quilombos. En décrivant les conditions de leur naissance et de leur multiplication dans de nombreuses régions du Brésil, la vie de leurs habitants et leurs combats, il nous permet de comprendre leur résistance au temps et la persistance de leurs descendants à lutter pour leurs droits, encore aujourd’hui."
Flávio dosSantos Gomes est professeur d’histoire à l’université de Rio et à l’université fédérale de Bahia. C’est un chercheur très reconnu pour ses nombreux travaux sur l’esclavage dans le Brésil colonial et postcolonial. En 2009, il a obtenu la prestigieuse Bourse Guggenheim. -
Vient de paraître À l’école en Algérie, des années 1930 à l’Indépendance récits inédits réunis par Martine
Mathieu-Job , aux éditions Bleu autourLe 30 avril 2018 à 16h02
Vient de paraître À l’école en Algérie, des années 1930 à l’Indépendance récits inédits réunis par Martine
Mathieu-Job , aux éditions Bleu autour, "D’un lieu l’autre", 2018, 368 p. ISBN : 9782358480949 Prix : 25 €.
Ouvrage publié avec le concours du Conseil régional Auvergne - Rhône-Alpes.
"Cinquante-deux auteurs de cultures musulmane, juive ou chrétienne livrent leurs souvenirs d’école dans l’Algérie française et coloniale. De l’école française, pour « indigènes » ou non, espace de normativité mais aussi, souvent, d’ouverture à l’autre. Et parfois, en parallèle, de l’école coranique ou talmudique.
Reflets de la complexité des expériences vécues, ces récits inédits recèlent des informations méconnues, mettent à mal des préjugés sur les deux rives de la Méditerranée et forment, avec l’iconographie qui les accompagne, un riche matériau pour les historiens. Par leur qualité littéraire, ils témoignent enfin que l’école française a donné à certains de ses élèves, quelle que soit leur origine, une langue d’écriture en partage. Dirigé par Martine Mathieu-Job, ce livre s’inscrit dans le genre des recueils de mémoires initié par Leïla Sebbar."
Jean-Luc Allouche, Maïa Alonso, Alain Amato, Joëlle Bahloul, Simone Balazard, Yahia Belaskri, Djilali Bencheikh, Mohamed Benhamadouche, Albert Bensoussan, Karima Berger, Fatima Besnaci-Lancou, Jacqueline Brenot, Jean-Pierre Castellani, Mehdi Charef, Patrick Chemla, Alice Cherki, Vincent Colonna, Roger Dadoun, Abdelkader Djemaï, Alain Ferry, Jacques Frémeaux, Jean-Jacques Gonzales, Colette Guedj, Danièle Iancu-Agou, Andrée Job-Querzola, Mohamed Kacimi, Zineb Labidi, Catherine Lalanne, Anne-Marie Langlois, Waciny Laredj, Annie Lenoble-Bart, José Lenzini, Marie Malaspina, Martine Mathieu-Job, Daniel Mesguich, Arezki Metref, Danielle Michel-Chich, Simone Molina, Georges Morin, Mireille Nicolas, Héliette Paris, Michèle Perret, Christine Ray, Nourredine Saadi, Leïla Sebbar, Kamila Sefta, Benjamin Stora, Dany Toubiana, Alain Vircondelet, Mourad Yellès, Bernard Zimmermann.
Nous remercions amicalement et chaleureusement Annie Lenoble-Bart, qui a participé à cet ouvrage précieux, pour nous l’avoir signalé ! -
Naissance de la revue Carnets de Recherches de l’océan Indien de l’Observatoire des Sociétés de l’Océan Indien-OSOI
Le 30 avril 2018 à 15h01
Notre collègue Yvan Combeau, directeur de l’OSOI et Professeur d’histoire contemporaine de l’Université de La Réunion, nous fait part d’un bel événement : la naissance de la revue Carnets de Recherches de l’océan Indien de l’Observatoire des Sociétés de l’Océan Indien-OSOI (Université de La Réunion). Félicitations aux membres de l’OSOI et aux contributeurs présents et à venir de cette revue indispensable !
"Carnets de Recherches de l’océan Indien est une revue biannuelle créée en 2017 à l’initiative de l’OSOI (Observatoire des Sociétés de l’Océan Indien), structure fédérative de recherche - ayant reçu le label FED4127 - de l’Université de La Réunion.
Revue scientifique, Carnets de Recherches de l’océan Indien, publie des travaux issus des recherches d’auteurs de disciplines différentes mais complémentaires (histoire, littérature, linguistique, géographie, juridique, économie) qui traitent de l’océan Indien.
Cette revue interdisciplinaire se propose ainsi de porter un regard croisé sur les sociétés de l’océan Indien. Elle a vocation à accueillir des articles produits par les chercheurs et doctorants des laboratoires de recherche de l’Université de La Réunion, ainsi que d’auteurs extérieurs."
Numéro 1 - Avril 2018 : Espaces insulaires de l’océan Indien. Les mutations contemporaines
sommaire_-_numero_1_-_carnets_de_recherches_de_l_ocean_indien.pdf
a_g.vial.pdf
Source de l’information :
http://carnets-oi.univ-reunion.fr/
Nous tenons à remercier grandement et chaleureusement Yvan Combeau pour la primauté de l’information - le "scoop" - offert à la SFHOM de l’annonce de cette nouvelle revue interdisciplinaire et fédératrice sur l’étude de l’océan Indien.
-
Double Exposition "Une guerre sans nom 1954. Algérie. 1962" & "Une guerre sans nom 1962. Rivesaltes. 1964" (Centre International de Photojournalisme & Mémorial du Camp de Rivesaltes, du 15 mars au 13 mai et 15 mars au 2 septembre 2018)
Le 26 avril 2018 à 16h49
Double Exposition "Une guerre sans nom"
"Une guerre sans nom 1954. Algérie. 1962"
Centre International de Photojournalisme
Du 15 mars au 13 mai 2018
"Une guerre sans nom 1962. Rivesaltes. 1964"
Mémorial du Camp de Rivesaltes
Du 15 mars au 2 septembre 2018
Cette double exposition est présentée du 15 mars au 2 septembre au Mémorial du Camp de Rivesaltes et du 15 mars au 13 mai au Couvent des Minimes
Direction éditoriale : Jean-Jacques Jordi
"Se poser la question de comment a été photographiée la guerre d’Algérie– et sur ce point il y a une masse considérable de photos – revient souvent à faire ressurgir une mémoire, à établir une disproportion entre les photos d’amateurs, celles des professionnels, celles de l’armée française comme celles plus rares de l’ALN (Armée de Libération Nationale), à définir enfin le déséquilibre de la représentation des Français d’Algérie et des militaires d’un côté et les Algériens de l’autre côté. Nous en sommes bien conscients. Une exposition présentée au Centre International du Photojournalisme et au Mémorial du Camp de Rivesaltes, porte le titre : une Guerre sans nom, 1954 – Algérie – 1962. Le parti pris a été de choisir dans les énormes fonds photographiques existants une centaine de photos de reporters-professionnels connus pour leur capacité à capter l’instant comme Marc Riboud, Raymond Depardon, Pierre Boulat, Pierre Domenech et celles d’un médecin, appelé en Algérie, Jacques Hors [alors responsable de l’Hôpital civil de la ville où il effectuait son service (El Bayadh - Geryville) ; à cette occasion, il a côtoyé la population de la région sud-ouest de l’Algérie], sans oublier le Fond Bailhache. Ces photographes étaient aussi animés par la volonté d’apporter une plus grande visibilité à cette guerre camouflée en événements et qui ne disait pas son nom. En écho, le Mémorial du Camp de Rivesaltes renvoie l’image d’un espace où si la guerre n’est pas présente, les acteurs de cette guerre le sont : photographes amateurs et journalistes suivent les arrivées et départs de membres du FLN, l’arrivée ensuite des ex-supplétifs de l’armée française en une série d’images fortes.
Le plus important, nous dit Marc Riboud, c’était d’être rapidement là où il se passait quelque chose. Il fallait être parmi les premiers, être tout proche des événements quitte à prendre des risques, et à se trouver dans le double mouvement de manifestations des nationalistes algériens qui brandissent pour la première fois et ouvertement le drapeau algérien, et celle des « ultras » de l’Algérie française qui veulent en découdre avec les gardes mobiles pour garder l’Algérie à la France. Riboud, Depardon et Boulat en saisissent toute la force, toute la violence. Jacques Hors, quant à lui, nous dévoile l’intime des populations qu’il croise...
A l’issue de ce choix de photos, il revenait à l’historien non pas de les analyser mais de les réinscrire dans l’histoire de la guerre d’Algérie. Autour des photographies exceptionnelles qui s’échelonnent de 1954 et au-delà, Jean-Jacques Jordi a élaboré un discours qui, volontairement, n’analyse pas les photographies mais les replace dans l‘Histoire, et permet de mieux les comprendre.
Au sortir de la Seconde guerre mondiale, les positionnements idéologiques se cristallisent plus que par le passé. Le soulèvement en Kabylie en mai 1945 et la répression qui s’ensuit creusent encore plus le fossé entre les communautés. Mais au-delà des prises de position, on a l’impression que l’Algérie elle-même reste coupée entre insouciance et paupérisation. Quand la guerre éclate à la Toussaint 1954, on se rend compte que la population devient très rapidement un enjeu de guerre entre le tout-jeune Front de libération nationale (FLN), et son bras armé l’Armée de libération nationale, et l’Armée française. D’un côté comme de l’autre, on essaie de faire basculer les populations et en premier la population rurale musulmane par tous les moyens, de l’attirance à la torture, des rêves aux cauchemars.
Car cette guerre est à la fois une guerre presque classique avec des attaques coordonnées mais aussi une guerre civile et une guerre fratricide où rien n’est pardonné et où rien ne sera pardonné à l’issue du conflit. Certes les forces en présence sont inégalitaires et sur le terrain, l’armée française domine. Elle perd cependant du terrain dans les villes et dans les zones isolées ou le terrorisme du FLN et de l’ALN s’exprime durement. La violence se généralise et les photos le montrent bien. L’arrivée au pouvoir du général De Gaulle, investi le 1er juin 1958 par l’Assemblée nationale, ses appels à la paix en Algérie, son « Vive l’Algérie française » le 6 juin 1958 à Mostaganem ne changent rien au déroulement de l’histoire. Conscient de cela, De Gaulle évoque publiquement en septembre 1959 le « droit des Algériens à l’autodétermination » avec trois issues possibles : la sécession, la francisation ou l’association. Ce coup de tonnerre précipite dans la guerre un troisième acteur : les ultras de l’Algérie française dont la création de l’Organisation Armée Secrète (OAS) en début de 1961 en est le parangon. Alors que des négociations entre le gouvernement français et le Gouvernement provisoire de la République algérienne débutent, l’Algérie se fige dans la peur.
La signature des Accords d’Evian ne rassure personne car les armes ne se taisent pas. Les sorties de guerre sont ici plus meurtrières qu’ailleurs avec son lot de massacres, d’enlèvements, de meurtres gratuits... Alors que la population européenne fuit une situation dramatique, les ex-supplétifs de l’armée française sont l’objet d’exactions puis de véritables massacres. Ceux qui fuient se trouveront dans des camps en France dont celui de Rivesaltes. Les textes qui jalonnent la double exposition font donc le lien entre les différentes époques couvertes par les reportages ; ils expliquent et interrogent à la fois le photographe sur ses choix et la manière qu’il a de privilégier un événement plutôt qu’un autre. En choisissant d’exposer une diversité des regards, l’exposition propose une mise en perspective des guerres qui ont déchiré le pays. Remettre ces reportages dans l’histoire et l’idéologie d’une époque, c’est toute l’ambition de cette exposition."
Jean-Jacques Jordi
UNE GUERRE SANS NOM
1954. Algérie .1962 - Centre International du Photojournalisme
1. Algérie entre insouciance et paupérisation
2. La population comme enjeu
3. Les forces en présence
4. Une violence généralisée
5. Sorties de guerre
UNE GUERRE SANS NOM
1962. Rivesaltes. 1964 - Mémorial du Camp de Rivesaltes
1. Transport et arrivée à Marseille
2. Espaces de relégation
3. Le camp de Rivesaltes
MÉMORIAL DU CAMP DE RIVESALTES
Avenue Christian BOURQUIN
66 600 SALSES LE CHATEAU
04 68 08 39 70
Fax : 04 68 08 34 99
info@memorialcamprivesaltes.fr
http://www.memorialcamprivesaltes.eu/
https://twitter.com/MRivesaltes
CENTRE INTERNATIONAL DU PHOTOJOURNALISME
Couvent des Minimes
24 rue François Rabelais - Perpignan
http://photo-journalisme.org/fr/centre-international-photojournalisme-home/
https://twitter.com/cip_perpignan
Source de l’information :
http://www.memorialcamprivesaltes.eu/actualite/70/5-une-guerre-sans-nom-1962.-rivesaltes.-1964.htm
http://photo-journalisme.org/fr/expositions/
Via le compte Twitter de l’APHG (https://twitter.com/APHG_National/) :
https://twitter.com/APHG_National/status/972637882421841920
-
Vient de paraître American Empire. A Global History d’Anthony G.
Hopkins aux Princeton UPLe 26 avril 2018 à 15h50
Vient de paraître American Empire. A Global History d’Anthony G.
Hopkins aux Princeton University Press, "America in the World", 2018, 960 p. ISBN : 9780691177052 Prix : 39,95 $ (existe aussi en version électronique).
"A new history of the United States that turns American exceptionalism on its head
American Empire is a panoramic work of scholarship that presents a bold new global perspective on the history of the United States. Drawing on his expertise in economic history and the imperial histories of Britain and Europe, A. G. Hopkins takes readers from the colonial era to today to show how, far from diverging, the United States and Western Europe followed similar trajectories throughout this long period, and how America’s dependency on Britain and Europe extended much later into the nineteenth century than previously understood.
In a sweeping narrative spanning three centuries, Hopkins describes how the revolt of the mainland colonies was the product of a crisis that afflicted the imperial states of Europe generally, and how the history of the American republic between 1783 and 1865 was a response not to the termination of British influence but to its continued expansion. He traces how the creation of a U.S. industrial nation-state after the Civil War paralleled developments in Western Europe, fostered similar destabilizing influences, and found an outlet in imperialism through the acquisition of an insular empire in the Caribbean and Pacific. The period of colonial rule that followed reflected the history of the European empires in its ideological justifications, economic relations, and administrative principles. After 1945, a profound shift in the character of globalization brought the age of the great territorial empires to an end.
American Empire goes beyond the myth of American exceptionalism to place the United States within the wider context of the global historical forces that shaped the Western empires and the world.
c11090.pdf
Anthony G.Hopkins is Emeritus Smuts Professor of Commonwealth History at the University of Cambridge and former Walter Prescott Webb Chair in History at the University of Texas at Austin. His books include Global History : Interactions between the Universal and the Local ; Globalization in World History ; British Imperialism, 1688–2015 ; and An Economic History of West Africa. He lives in Cambridge, England. -
Exposition "Mémwa : cent années de migrations venues d’outre-mer" (BU Fouillole-Guadeloupe, du 25 avril au 22 mai 2018)
Le 26 avril 2018 à 15h35
Exposition ’Mémwa
cent années de migrations venues d’outre-mer’
BU Fouillole-Guadeloupe
Université des Antilles
Du 25 Avril au 22 mai 2018
La BU Fouillole reçoit, du 25 Avril au 22 mai, l’exposition "Mémwa : cent années de migrations venues d’outre-mer" proposée par les auteures de "Péyi an nou", Jessica Oublié et Marie-Ange Rousseau.
"Péyi an nou", ce roman graphique documentaire sur le Bumidom, émigration institutionnalisée en provenance des départements d’outre- mer, a reçu le prix étudiant de la BD Politique de France Culture le samedi 7 avril dernier à l’Assemblée Nationale.
"Mémwa" à la BU, c’est 16 panneaux numérotés disposés au niveau 2.
Cette exposition sera suivie d’une journée d’étude.’
Source de l’information :
http://buag.univ-ag.fr/actualite/exposition-memwa-cent-annees-migrations-venues-d-outre-mer
Via le compte Twitter de la BU de la Guadeloupe (https://twitter.com/buguadeloupe/) :
https://twitter.com/buguadeloupe/status/989171185232605184 -
Vient de paraître la nouvelle édition de Empire et métissages. Indiens et Français dans le Pays d’en Haut, 1660-1715 de Gilles
Havard aux éditions SeptentrionLe 26 avril 2018 à 15h18
Vient de paraître la nouvelle édition de Empire et métissages. Indiens et Français dans le Pays d’en Haut, 1660-1715 de Gilles
Havard aux éditions Septentrion, 2017, 610 p. ISBN : 9782894489116 Prix : 38 € (existe aussi en version électronique).
"Sis sur les rives des Grands Lacs et du Mississippi, le Pays d’en Haut est né au XVIIe siècle de la circulation et de l’implantation, parmi plusieurs dizaines de milliers d’Amérindiens, de quelques centaines de coureurs de bois, militaires et missionnaires français. On ne peut pas comprendre l’histoire de la Nouvelle-France sans tenir compte de cette rencontre, source de multiples formes d’échange, de métissage et d’interdépendance. L’ouvrage, dont l’approche repose à la fois sur l’histoire, l’anthropologie et la géographie, examine simultanément l’influence de l’empire français au coeur du pays indien et l’adaptation des colons aux sociétés autochtones. Il renouvelle ainsi notre compréhension de la construction des empires coloniaux, envisagée ici sous l’angle des relations interculturelles. Cette seconde édition d’Empire et métissages (prix Jean-Charles-Falardeau 2004) propose une version légèrement remaniée et est agrémentée d’une préface inédite."
gilles-havard-empire-metissages-tdm.pdf
GillesHavard est historien et directeur de recherche au CNRS à Paris. Ses travaux portent sur l’histoire des relations entre Européens et Amérindiens en Amérique du Nord (XVIe-XIXe siècles). Son dernier livre, Histoire des coureurs de bois. Amérique du Nord, 1600-1840, a remporté plusieurs prix, dont le Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2016. Il est aussi l’auteur de The Great Peace of Montreal of 1701 et le co-auteur d’Histoire de l’Amérique française. -
Journée d’étude "Les pratiques et le local dans les mondes américains - Histoire et anthropologie XVIe – XXIe siècle" (EHESS, 18 mai 2018)
Le 26 avril 2018 à 14h53
Journée d’étude ’Les pratiques et le local dans les mondes américains
Histoire et anthropologie, XVIe – XXIe siècle’
EHESS, Amphithéâtre F.Furet
105, bd Raspail, Paris 6e
Vendredi 18 mai 2018, de 9h à 18h15
"Les doctorants de Mondes Américains ont le plaisir de vous inviter à la journée d’étude : "Les pratiques et le local dans les mondes américains - Histoire et anthropologie XVIe – XXIe siècle".
Lors de deux précédentes éditions (2012 et 2014), les journées d’études organisées par les doctorant.e.s de l’UMR Mondes Américains avaient interrogé la perspective hémisphérique, un des fondements scientifiques du laboratoire. Cette nouvelle journée d’études s’inscrit dans la continuité de ces réflexions ; nous souhaitons y analyser les Amériques par la double entrée du local et des pratiques. Profondément ancrés dans les réflexions transdisciplinaires, transhistoriques et multi-scalaires du laboratoire, ces deux objets interrogent et confrontent les différents champs politiques, commerciaux, symboliques, culturels, médiatiques ou religieux de nos travaux respectifs."
Le programme :
9h Café d’accueil (salle 12)
9h30 Mot d’accueil et introduction (amphi F. Furet)
10h Territoires, communautés, politiques
• « Local et Traditionnel : les mots de la construction identitaire chez les Otomies Orientaux » par Federica Rainelli, discutant Thomas Grillot.
• « Mettre en évidence un mouvement global par ses attitudes locales : le cas des résistances autonomistes, de l’Ukraine jusqu’au Mexique (1886-1927) » par Alexandre Weiss, discutante Geneviève Verdo.
12h15 Pause déjeuner (salle 12)
13h30 Les populations face aux dispositifs médico-sociaux (amphi F. Furet)
• « L’art de se méfier » comme tactique de résistance des populations vulnérables face aux maltraitances bio-médicales à Franca » par Cécile Fontaine, discutante Carmen Salazar Soler.
• « Recourir à l’échelle locale pour repenser l’histoire de l’assistance alimentaire aux Etats-Unis. Les débuts du programme Food Stamps (1960-1975) » par Antoine Nseke Misse, discutant Nicolas Larchet.
15h45 Pause (salle 12)
16h De l’Empire à la Cité : pouvoir et spiritualité (amphi F. Furet)
• « Contrôler le local au Pérou sous le mandat du duc de la Palata (1681-1689) : abus, pratiques et oppositions » par Barthélémy Billette de Villemeur, discutante Claudia Damasceno Fonseca.
• « La procession de réception de reliques à Santa Fe, capitale du Royaume de Nouvelle Grenade, 1612 » par Camila Salgado, discutant Arnaud Exbalin.
18h15 : Conclusion
Comité organisateur :
Thibault Bechini, Emmanuel Falguières (https://twitter.com/AEF_manu/), Gauthier Garnier, Bruno Hervé et Fanny Malègue (https://twitter.com/fannymalegue)
Pour mémoire, l’appel à communication.
Source de l’information :
http://mondes-americains.ehess.fr/index.php?2219
https://www.facebook.com/events/378609629282374/
Via Emmanuel Falguières (https://twitter.com/AEF_manu/) :
https://twitter.com/AEF_manu/status/989044843509936129
-
Vient de paraître Totalitarisme fasciste de Marie-Anne
Matard-Bonucci aux éditions du CNRSLe 26 avril 2018 à 14h00
Vient de paraître Totalitarisme fasciste de Marie-Anne
Matard-Bonucci aux éditions du CNRS, 2018, 320 p. ISBN : 978-2-271-11849-3 Prix : 25 €.
"Au-delà de la thématique absolument passionnante, toute personne aimant l’histoire devrait lire cet ouvrage. Incontestablement, mon coup de cœur du moment ! Les pages sur l’Éthiopie et les aspects coloniaux du fascisme sont remarquables." (Anthony Guyon https://twitter.com/Anthony_Guyon/status/981558044172652546).
"Avec l’essor des nationalismes et des populismes en Europe, la notion de fascisme revient en force dans le débat politique, qu’il s’agisse, pour les uns, de dénoncer un hypothétique retour des années trente ou pour les autres, de stigmatiser l’« islamo-fascisme ». Au moment où les démocraties européennes montrent des signes de fatigue, il est impératif de revisiter le sens de ce mot en mobilisant une approche historique et en replaçant ce phénomène politique dans le pays qui l’a vu naître : l’Italie.
Marie-Anne Matard-Bonucci rappelle ainsi le rôle et la place inédite de la violence dans l’idéologie fasciste et dans ses pratiques. Une violence non seulement utilisée pour anéantir les adversaires politiques mais aussi mise en œuvre sur un mode génocidaire dans les colonies italiennes. En étudiant certains domaines peu abordés par les historiens, elle décrypte l’impact du projet fasciste sur le quotidien des Italiens, le projet de construction d’un « homme nouveau » conduisant le régime à vouloir contrôler les comportements, changer les caractères jusque dans la sphère de l’intime : des usages linguistiques au rire, des loisirs aux affects. Elle souligne aussi la plasticité de l’idéologie fasciste, l’exaltation de l’action et du pragmatisme permettant métamorphoses et reniements.
À rebours des idées reçues, Marie-Anne Matard-Bonucci insiste enfin sur la nature raciste et antisémite du régime mussolinien : l’Italie fasciste fut le seul État à avoir expérimenté en même temps une politique raciste coloniale et un antisémitisme d’État."
Spécialiste internationalement reconnue du fascisme italien, Marie-AnneMatard-Bonucci est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 8, membre de l’Institut universitaire de France. Elle est notamment l’auteur de L’Italie fasciste et la persécution des Juifs (2012).
-
Tribune dans Le Monde de Marie-Anne Matard-Bonucci « Il convient de repenser les formes actuelles de la lutte contre l’antisémitisme »
Le 26 avril 2018 à 12h49
Notre collègue Marie-Anne Matard-Bonucci vient de faire paraître une tribune dans Le Monde (en ligne), intitulée : « Il convient de repenser les formes actuelles de la lutte contre l’antisémitisme ». Elle n’est pas sans écho avec notre histoire coloniale.
op_ed_marie-anne_le_monde_24.04.2018-1.pdf
Nous tenons à remercier chaleureusement Marie-Anne Matard-Bonucci pour avoir transmis à la Sfhom cette précieuse tribune et à Julie d’Andurain pour nous avoir transmis l’information.















