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Appel à communication pour la journée d’étude "Géographies de l’esclavage sur le plateau des Guyanes : mobilités, héritages, discours" (Université de Guyane, 7 & 8 juin 2018)
Le 23 avril 2018 à 15h30
Appel à communication pour la journée d’étude
’Géographies de l’esclavage sur le plateau des Guyanes
Mobilités, héritages, discours’
Université de Guyane – MINEA (EA-7485)
Jeudi 7 et vendredi 8 juin 2018
Les propositions de communication sont à envoyer d’ici le 10 mai 2018.
"Des débuts du XVIe siècle à la fin du XIXe siècle, la création et les pratiques de sociétés ayant pour élément constitutif la mise en esclavage d’hommes et de femmes transplantés du continent africain aux Amériques y ont été les facteurs majeurs de la modification (voire de la destruction), et de la construction de nouveaux espaces de vie.
La journée d’étude organisée par le laboratoire MINEA de l’Université de Guyane propose un examen des géographies de l’esclavage sur le Plateau des Guyanes, en appelant à une réflexion pluridisciplinaire sur les notions de mobilités, d’héritages et de discours réinscrites dans leur dimension spatiale, de la période coloniale à nos jours. L’analyse géographique, par l’étude de la différenciation de l’espace à toutes les échelles, constitue un angle d’approche particulièrement stimulant pour aborder les questions des esclavages et des traites négrières. Intégré dès le XVIIe siècle dans cet espace marqué par la Traite et l’esclavage, le Plateau des Guyanes doit être replacé dans le contexte du système esclavagiste du monde atlantique. Comme d’autres territoires américains, les Guyanes ont été durablement façonnées non seulement par l’expérience de la Traite et des esclavages mais aussi par les différentes formes de résistances (marronnage, révoltes). En dépit des divisions politiques entre les empires ibériques, britannique, français et hollandais, les systèmes esclavagistes des territoires du bouclier des Guyanes se trouvaient confrontés à des contraintes similaires, leur conférant une certaine unité.
Cet espace s’est révélé différent des territoires insulaires, comme de ceux d’Amérique centrale et du Nord. Le climat, les forêts et leurs étendues, offrant des possibilités d’évasion aux esclaves, les difficultés d’exploitation de cette sylve, la présence de populations amérindiennes, n’ont cessé de hanter les colonisateurs et ont pesé sur leurs choix d’organisation territoriale. Ces choix, par ailleurs, reflétaient aussi leurs cultures d’origine. L’analyse croisée des sociétés esclavagistes du Plateau des Guyanes se trouve donc au centre de notre propos, tout comme l’accent mis sur les échanges, les circulations et les phénomènes d’ethnogenèse favorisés par l’espace amazonien. L’évolution des pratiques agraires et de la gestion des terroirs marquent ainsi fortement les territoires guyanais. À l’échelle de l’espace atlantique, selon les puissances coloniales, les économies esclavagistes des Guyanes revêtirent une importance très différente. L’expérience des pratiques esclavagistes a aussi donné naissance à des courants abolitionnistes, dont la géographie et ses liens avec les Guyanes resteraient à étudier. La journée d’étude s’intéressera aussi à la notion de géographicité, telle qu’elle a été entendue par Eric Dardel (1952), qui explore les dimensions des savoirs géographiques et leur compréhension de la présence originaire, immédiate, du sujet à la Terre et à l’espace. Cette géographicité vue « comme mode d’existence de l’homme sur Terre » et comme une conscience singulière de l’espace entre pleinement dans les processus de constructions identitaires individuels et collectifs, qui s’expriment notamment à travers l’élaboration des savoirs, mythes et traditions. Ainsi, les paysages sont également porteurs des traces laissées par l’esclavage.
Au niveau littéraire, les romans élaborent un discours tout empli du paysage, restituant à travers lui les bribes de l’histoire perdue, façonnant au fur et à mesure de l’écriture une histoire extrapolée, en cours de réappropriation. A la différence des sociétés marronnes du Plateau des Guyanes qui se sont construites en s’emparant de l’histoire de l’esclavage et du marronnage, celles qui se sont développées dans l’espace des habitations, en particulier dans l’espace francophone, ont dû notamment au travers de la littérature rechercher les traces d’une histoire oubliée. La mémoire surgit dans le récit, mais elle est fragmentée. La Traite, qui est proprement un « parler indicible », ne donne lieu à aucun récit : c’est donc sur ce fond d’absence, de mythe et d’épopées que s’inscrit la littérature francophone de l’esclavage. Elle tente de retranscrire la dimension lacunaire dans le cadre d’une mise en écriture de la pensée du vide, de l’absence, de l’indicible et de l’ineffable. Par le biais du récit se dessine une tentative de refonder un ordre symbolique à travers le langage. Il s’agit donc d’étudier la façon dont les espaces et les toponymes cristallisent la mémoire en littérature et en oraliture ou, au contraire, comment l’amnésie s’installe. Souvent objets de controverses, ce sont également des espaces qui ont fait l’objet d’une réappropriation au point de devenir parfois des supports de construction identitaire. Ainsi, la géographie du tourisme mémoriel ou la place de l’esclavage dans les programmes scolaires, de même que les pratiques de son enseignement selon les lieux, mériteraient une réflexion approfondie.
Mémoire brûlante, l’esclavage occupe le débat public et juridique en permanence (question des réparations, organisation ou non organisation de commissions vérité…). Si le phénomène a marqué au fer rouge les mémoires guyanaises, il reste aujourd’hui une réalité prégnante et multiforme qui ressurgit sous les diverses formes des esclavages modernes (exploitation des populations immigrées, enfants restavek…)."
Les propositions de communication (300 mots) accompagnées d’une note biographique (150 mots) devront être envoyées d’ici le 10 mai 2018 sous format PDF.
Les documents seront à envoyer à cette adresse mail :
geoesclavageguyanes@gmail.com
Merci d’intituler votre document « Votre nom + Géographies esclavage ».
Les communications pourront être soumises en français, anglais, espagnol et portugais.
Comité d’organisation :
Linda Amiri (Université de Guyane), Christian Cécile (Université de Guyane), Sébastien Chapellon (Université de Guyane), Soizic Croguennec (Université de Guyane), Audrey Debibakas (Université de Guyane), Maude Elfort (Université de Guyane), Boris Lama (Université de Guyane), Biringanine Ndagano (Université de Guyane), Myrtô Ribal-Rilos (Université de Guyane), Nicola Todorov (Université de Guyane),Thelma Désiré (Université de Guyane)
Comité scientifique :
Régine Alexandre (Docteure en géographie), Linda Amiri (MINEA-Université de Guyane), Monique Blérald (MINEA-Université de Guyane), Nathalie Cazelles, (Docteure en archéologie, AIMARA), Sébastien Chapellon (MINEA-Université de Guyane), Marie-Christine Chivallon (CNRS-Université de Bordeaux), Soizic Croguennec (MINEA Université de Guyane), Audrey Debibakas (MINEA-Université de Guyane), Sarah Ebion (APHG), Maude Elfort (MINEA-Université de Guyane), Bernard Gainot (Université de Paris 1), Emmanuel Guematcha (MINEA-Université de Guyane), Isabelle Hidair (MINEA-Université de Guyane), Boris Lama (MINEA-Université de Guyane), Rosuel Lima-Pereira (MINEA-Université de Guyane), Serge Mam Lam Fouck (MINEA-Université de Guyane), Jean Moomou (AIHPGEODE- Université des Antilles), Biringanine Ndagano (MINEA-Université de Guyane), Thierry Nicolas (MINEA-Université de Guyane), Marianne Palisse (LEEISA-Université de Guyane), Frédéric Régent (IHMC-Université de Paris 1), Myrtô Ribal-Rilos (MINEA-Université de Guyane), Dominique Rogers (AIHP-GEODE-Université des Antilles), Eric Roulet (CRHAEL-Université du Littorale Côte d’Opale), Nicola Todorov (CNFG, CRHXIX, Université de Guyane), Jacqueline Zonzon (APHG)
Information diffusée sur la liste de diffusion de l’AHCESR par Linda Amiri -
143e Congrès du CTHS sur le thème "La transmission des savoirs" (Paris, Inalco, 23-27 avril 2018)
Le 23 avril 2018 à 11h33
"Chaque année, le Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, lieu de rencontre et d’échange unique dans le paysage de la recherche française, rassemble environ cinq cents participants parmi lesquels des universitaires issus de très nombreuses disciplines : histoire, géographie, sciences, ethnologie, anthropologie, préhistoire et protohistoire, archéologie, philologie, histoire de l’art, environnement, etc. Il accueille également des jeunes chercheurs (dont c’est parfois la première intervention publique) et des érudits locaux membres de sociétés savantes. La confrontation des regards, des expériences et des approches méthodologiques explique la singularité du congrès du CTHS."
cths-prrogramme-143.pdf
Nous vous proposons une utile (mais drastique) sélection des interventions en histoire ultramarine, coloniale et impériale (enfin, on essayé d’être drastique dans la sélection !) :
L’hygiène au service de la civilisation : modalités et enjeux de la transmission de savoirs médicaux dans l’Océanie coloniale - Mme Marie BRUALLA - Lundi 23 avril 2018, matin (I. Savoir-faire, savoirs du corps et de la nature – Salle 407 - Présidence : M. François BART et Mme Claire MAÎTRE)
La Société d’enseignement mutuel du Tonkin (1892-1946) : un modèle au Vietnam colonial - Mme Phuong Ngoc NGUYEN - Lundi 23 avril 2018, matin (I. Modèle, histoire et mémoire – Salle 505 - Présidence : M. Albert RIGAUDIÈRE et M. Philippe JANSEN)
Savoir monastique, apprentissage de l’ascèse : transmission et réélaboration de l’idéal du désert égyptien en Éthiopie ( XIIIe - XVIe siècles) - Mme Martina AMBU - Lundi 23 avril 2018, matin (II.a. Les acteurs de la transmission des savoirs – 1 – Salle 509 - Présidence : M me Véronique GAZEAU et M. Michel BACCHUS)
Missions des naturalistes Peyssonnel et Desfontaines dans la Régence de Tunis au XVIII e siècle, acteurs de la transmission des savoirs - Mme Geneviève FALGAS - Mardi 24 avril 2018, matin (II.a. Les acteurs de la transmission des savoirs – 2 – Salle 509 - Présidence : Mme Danielle FAUQUE et M. Jean DUMA)
Imagerie populaire vietnamienne : un corpus de savoirs en images gravées - Mme Phuong Ngoc NGUYEN - Mardi 24 avril 2018, matin (II.b. Les savoirs dans leurs territoires – Salle 410 - Présidence : M. Gérard GOUIRAN et Mme Françoise VIELLIARD)
Les Instructions du CTHS : recherche des antiquités dans le Nord de l’Afrique. Conseils aux archéologues et aux voyageurs (1890) et l’histoire de l’archéologie du Maghreb - M. Roger HANOUNE - Mardi 24 avril 2018, matin (II.b. Modèles et références – 1 – Amphi 3 - Présidence : Mme Brigitte LION)
Techniciens, matériaux et édifices dans les constructions afro-brésiliennes sur les côtes du golfe de Guinée au XIXe siècle : les exemples de Porto Novo et Ouidah au Bénin - M. Charlemagne SEGBEDJI - Mardi 24 avril 2018, matin (Colloque 1. Ressources et construction – 2 – Salle 3.05 - Présidence : M. Christian GUILLERÉ)
Les expérimentations de logements sociaux en terre crue au Maroc dans les années 1960 : modernisation et transmission des savoirs - Mme Nadya ROUIZEM LABIED - Mardi 24 avril 2018, matin (Colloque 1. Ressources et construction – 2 – Salle 3.05 - Présidence : M. Christian GUILLERÉ)
Transmission du savoir-faire et ordre généalogique dans la danse Odissi à Bhubaneswar en Inde - Mme Barbara CURDA - Mardi 24 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission - 1. Les supports corporels et matériels de la transmission – salle 3.08 - Présidence : Mme Claire MAÎTRE)
Transmission des danses amazigh (berbères) entre France et Maroc - Mme Balladine VIALLE - Mardi 24 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission - 1. Les supports corporels et matériels de la transmission – salle 3.08 - Présidence : Mme Claire MAÎTRE)
Les missionnaires-traducteurs et la transmission des savoirs occidentaux en Chine au XIX e siècle, une étude de cas : Timothy Richard - Mme Yi ZHANG - Mardi 24 avril 2018, après-midi (II.a. Les acteurs de la transmission des savoirs – 3 – Salle 312 - Présidence : Mme Florence BOURILLON et Mme Valérie NÈGRE)
Du savoir géométrique à la cartographie du monde - Mme Suzanne DÉBARBAT - Mardi 24 avril 2018, après-midi (II.b. Transmettre par la carte – Amphi 3 - Présidence : Mme Hélène RICHARD et M. Alain COUTELLE)
Cartographie coloniale et missionnaire, l’exemple du Kilimandjaro, Tanzanie - M. François BART et Mme Annie BART-LENOBLE - Mardi 24 avril 2018, après-midi (II.b. Transmettre par la carte – Amphi 3 - Présidence : Mme Hélène RICHARD et M. Alain COUTELLE)
Femmes ménopausées au cœur d’une transmission : le cas de la kafala familiale algérienne - Mme Noria BOUKHOBZA - Mardi 24 avril 2018, après-midi (Colloque 2. Les aléas de la transmission – 2. Entre indicible, secret et refus : la
transmission restreinte – salle 3.08 - Présidence : Mme Claudine VASSAS)
Mémoires orales du canal de Suez - M. Philippe JOUTARD et M. Arnaud RAMIÈRE DE FORTANIER - Mardi 24 avril 2018, après-midi (Colloque 4. « La transmission orale des savoirs et des traditions » - Salle 505 - Présidence : M me Florence DESCAMPS et M me Armelle LE GOFF)
Le transfert technologique des charpentes françaises au Japon vers 1870-75 - Mme Michiko MAEJIMA - Mardi 24 avril 2018, après-midi (Panel 2. Transmettre savoirs et gestes techniques – 1. Travailler la matière – Salle 509 - Organisé par Mme Martine MILLE et Mme Joëlle PETIT - Présidence : Mme Christiane DEMEULENAERE-DOUYÈRE et M. Baptiste BUOB)
La transmission des savoirs dans un contexte d’entreprises artisanales de métiers ancestraux (poterie et tapisserie) en Tunisie aujourd’hui - M. Chedli BAYA CHATTI - Mardi 24 avril 2018, après-midi (Panel 2. Transmettre savoirs et gestes techniques – 1. Travailler la matière – Salle 509 - Organisé par Mme Martine MILLE et Mme Joëlle PETIT - Présidence : Mme Christiane DEMEULENAERE-DOUYÈRE et M. Baptiste BUOB)
Le transfert de savoir-faire technique et scientifique de la France vers le Pérou (1945-1975) : perspectives et limites - Mme Getsiva CAYO DURAND DE GEIST - Mercredi 25 avril 2018, après-midi (I. Savoirs traditionnels, savoirs nouveaux et politiques publiques – Amphi 3 - Présidence : M. Ange ROVERE et M. Louis BERGÈS)
Les manuels scolaires de français au collège aujourd’hui en Algérie : quelles organisations praxéologiques pour la transmission des savoirs ? - Mme Zineb HAROUN - Mercredi 25 avril 2018, matin (II.b. La diversité des supports – Salle 518 - Présidence : M. Roger NOUGARET et M. Michel BACCHUS)
Silsila (chaîne d’autorité) et Idjaza (diplôme) dans l’Afniq n’Ccix Lmuhub (bibliothèque de Cheikh Lmuhub), sud–est de la Kabylie, XIXe - M. Djamil AISSANI -
Mercredi 25 avril 2018, matin (II.b. Éditer, classer, rendre accessible le livre – Salle 505 - Présidence : M. Frédéric BARBIER et Mme Hélène RICHARD)
Les savoirs perdus de l’ancienne Polynésie - Mme Véronique DORBE-LARCADE - Mercredi 25 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission - 3. Transmettre dans des contextes en changement : transformations et pertes – salle 3.08 - Présidence : Mme Tiphaine BARTHÉLÉMY)
Le moderne se conjugue avec l’ancien pour la revitalisation des transmissions des savoirs : le cas des Wayana et des Apalaï dans les Guyanes - Mme Éliane CAMARGO - Mme Paula MORGADO - Mercredi 25 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission - 3. Transmettre dans des contextes en changement : transformations et pertes – salle 3.08 - Présidence : Mme Tiphaine BARTHÉLÉMY)
Quand transmettre, c’est construire une tradition commune : le cas des pratiques alimentaires et de la cuisine à Durban (Afrique du Sud) - Mme Sophie CHEVALIER - Mercredi 25 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission - 3. Transmettre dans des contextes en changement : transformations et pertes – salle 3.08 - Présidence : Mme Tiphaine BARTHÉLÉMY)
Les savoirs écologiques et traditionnels de pêcheurs artisanaux au Pérou et leur rôle dans les processus d’adaptation et résilience de leurs communautés - Mme Marina QUIÑE - Mercredi 25 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission - 3. Transmettre dans des contextes en changement : transformations et pertes – salle 3.08 - Présidence : Mme Tiphaine BARTHÉLÉMY)
Transmission des savoirs écologiques chez les Baka du Cameroun - M. Jean-Pierre NGUEDE NGONO - Mercredi 25 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission - 3. Transmettre dans des contextes en changement : transformations et pertes – salle 3.08 - Présidence : Mme Tiphaine BARTHÉLÉMY)
Les sociétés de géographie et leur rôle dans la transmission des savoirs sur l’exploration - Mme Isabelle SURUN - Mercredi 25 avril 2018, matin (Colloque 3. La transmission des savoirs et les sociétés savantes ( XVIIIe - XXIe siècles) –
Salle 312 - Présidence : M. Arnaud DHERMY et M me Nicole LEMAITRE)
Places des organisations non gouvernementales dans la valorisation des systèmes agroalimentaires traditionnels au Mexique - Mme Mina KLEICHE-DRAY - Mercredi 25 avril 2018, matin (Panel 1. Entre sauvegarde et valorisation, la transmission des savoirs traditionnels sur l’alimentation et la santé dans les politiques publiques – Salle 407 - Coordonné par Mme Mina KLEICHE_DRAY - Présidence : Mme Isabelle CHAVE et Mme Françoise BOUCHET)
La transmission du savoir au sein des coopératives au Gabon - Mme Nina-Marinette MAKOUATSA BOUPO - Mercredi 25 avril 2018, matin (Panel 1. Entre sauvegarde et valorisation, la transmission des savoirs traditionnels sur l’alimentation et la santé dans les politiques publiques – Salle 407 - Coordonné par Mme Mina KLEICHE_DRAY - Présidence : Mme Isabelle CHAVE et Mme Françoise BOUCHET)
Biodiversité et savoirs en médecine traditionnelle : interroger les politiques publiques de santé en Côte d’Ivoire - Mme Véronique DUCHESNE - Mercredi 25 avril 2018, matin (Panel 1. Entre sauvegarde et valorisation, la transmission des savoirs traditionnels sur l’alimentation et la santé dans les politiques publiques – Salle 407 - Coordonné par Mme Mina KLEICHE_DRAY - Présidence : Mme Isabelle CHAVE et Mme Françoise BOUCHET)
Un parcours de professeur méditerranéen, entre Afrique du Nord et Provence (1907-1974) - Mme Isabelle CHIAVASSA - Jeudi 26 avril 2018, matin (II.a. Les acteurs de la transmission des savoirs – 6 – Salle 312 - Présidence : M. Denis MENJOT et M. Christian AMALVI)
Une prétendue autorité chinoise : un exemple de la transmission du savoir botanique oriental en France à l’époque moderne - Mme Hye-Min LEE - Jeudi 26 avril 2018, matin (II.b. Formes, canaux et instruments – 4 – Salle 410 - Présidence : M. Guy LAMBERT)
La transmission du savoir-faire agricole dans les fermes-écoles créées par la France en Afrique du Nord et en Syrie au début du XXe siècle - Mme Nagwa ABOU EL MAATY - Jeudi 26 avril 2018, matin (II.b. Formes, canaux et instruments – 6 – Salle 509 - Présidence : M. Olivier FEIERTAG)
Transmettre le savoir à travers la traduction : les interprètes auprès de la main d’œuvre chinoise en France (1916-1919) - Mme Yuan Hua LIU - Jeudi 26 avril 2018, matin (II.b. Formes, canaux et instruments – 6 – Salle 509 - Présidence : M. Olivier FEIERTAG)
Départementalisation et transmission des savoirs en Guadeloupe, 1948-1952 : une plaie ouverte dans la fonction publique territoriale ? - Mme Marie-Christine TOUCHELAY - Jeudi 26 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission – 5. Transmissions entre savoirs et pouvoirs : enjeux politiques et hiérarchiques – Salle 3.08)
Ruptures et continuités dans la transmission des savoirs géologiques en Algérie du Nord - M. Alain COUTELLE - Jeudi 26 avril 2018, matin (Colloque 2. Les aléas de la transmission – 5. Transmissions entre savoirs et pouvoirs : enjeux politiques et hiérarchiques – Salle 3.08)
Les paradoxes de la transmission chez les éleveurs nomades Peuls d’aujourd’hui - Mme Yassine KERVELLA-MANSARÉ - Jeudi 26 avril 2018, après-midi (Colloque 2. Les aléas de la transmission – 6. La transmission soumise à des injonctions contradictoires – salle 3.08 - Présidence : M me Sophie CHEVALIER et M. Christian AMALVI)
Modernité et rupture dans la transmission intergénérationnelle des proverbes kabyles - Mme Rabiha AIT HAMOUN - Jeudi 26 avril 2018, après-midi (Colloque 2. Les aléas de la transmission – 6. La transmission soumise à des injonctions contradictoires – salle 3.08 - Présidence : Mme Sophie CHEVALIER et M. Christian AMALVI)
Les savoirs non transmis : des connaissances que l’ethnographe ne veut pas entendre ? Mme Luisa ARANGO et M. Guillaume CHRISTEN - Jeudi 26 avril 2018, après-midi (Colloque 2. Les aléas de la transmission – 6. La transmission soumise à des injonctions contradictoires – salle 3.08 - Présidence : M me Sophie CHEVALIER et M. Christian AMALVI)
Source de l’information :
http://cths.fr/co/congres.php?id=168
L’appel à communication, pour mémoire.
Salutations chaleureuses et amicales à Isabelle Surun de la Sfhom (co-rédactrice en chef d’Outre-Mers. Revue d’ histoire et responsable des comptes rendus), ainsi que Annie et François Bart(-Lenoble), Jacques Dumont et Yvan Combeau, participants de choix pour ce congrès de la CTHS. -
Conférence de Julie d’Andurain "La France et le Moyen-Orient, de la Grande Guerre à l’installation du mandat français en Syrie" - Cycle de conférences d’histoire diplomatique 2018 du CRHIA (Nantes, 13 avril 2018)
Le 22 avril 2018 à 19h28
Conférence de Julie d’Andurain
’La France et le Moyen-Orient
De la Grande Guerre à l’installation du mandat français en Syrie"
Cycle de conférences d’histoire diplomatique 2018 du CRHIA
Université de Nantes - Campus centre-ville
Faculté d’Odontologie / Amphithéâtre Ricordeau
1, place Alexis Ricordeau - 44000 Nantes
Vendredi 13 avril 2018 à 14h30
Une captation audio de cette conférence est disponible sur le site du CRHIA (via Youtube). Information diffusée via Twitter par le CRHIA.
Le CRHIA vous invite à participer à la troisième séance du cycle de conférences en histoire diplomatique 2018 consacré au Moyen-Orient sur le thème :
La France et le Moyen-Orient, de la Grande Guerre à l’installation du mandat français en Syrie
Ayant constaté la complémentarité de leurs objectifs, le CADN et le CRHIA (axe 2 : Rivalités et accommodements : relations internationales, diplomatie et guerre) ont décidé d’organiser chaque année un cycle de deux à trois conférences d’histoire diplomatique ou d’histoire des relations internationales ouvertes au grand public.
La séance sera animée par Julied’Andurain , Professeure en histoire contemporaine à l’Université de Lorraine et Secrétaire générale et de Trésorière de la Sfhom.
Résumé :
Pourquoi la France s’est installée en Syrie à l’issue de la Grande Guerre ? Pourquoi a-t-elle émis, dans le cadre des traités de paix de 1919 des revendications sur les anciens territoires ottoman ? La conférence aura pour but de répondre à ces questions en montrant toute la complexité des relations entre la France, la Syrie et le Liban avant la Grande Guerre, pendant le conflit et immédiatement après. Le rôle du général Gouraud comme fondateur de la Syrie et du Liban contemporains sera largement évoqué.
Pour aller plus loin :
Centre des Archives diplomatiques de Nantes
Université permanente de Nantes
Contact :
crhia@univ-nantes.fr
Mis en ligne le 3 avril et mis à jour le 22 avril (mise en ligne du son de la conférence).
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Vient de paraître Empire by Invitation William Walker and Manifest Destiny in Central America de Michel
Gobat aux Harvard UPLe 21 avril 2018 à 14h39
Vient de paraître Empire by Invitation William Walker and Manifest Destiny in Central America de Michel
Gobat aux Harvard University Press, 2018, 384 p. ISBN : 9780674737495 Prix : 36 €.
"Michel Gobat traces the untold story of the rise and fall of the first U.S. overseas empire to William Walker, a believer in the nation’s manifest destiny to spread its blessings not only westward but abroad as well.
In the 1850s Walker and a small group of U.S. expansionists migrated to Nicaragua determined to forge a tropical “empire of liberty.” His quest to free Central American masses from allegedly despotic elites initially enjoyed strong local support from liberal Nicaraguans who hoped U.S.-style democracy and progress would spread across the land. As Walker’s group of “filibusters” proceeded to help Nicaraguans battle the ruling conservatives, their seizure of power electrified the U.S. public and attracted some 12,000 colonists, including moral reformers. But what began with promises of liberation devolved into a reign of terror. After two years, Walker was driven out.
Nicaraguans’ initial embrace of Walker complicates assumptions about U.S. imperialism. Empire by Invitation refuses to place Walker among American slaveholders who sought to extend human bondage southward. Instead, Walker and his followers, most of whom were Northerners, must be understood as liberals and democracy promoters. Their ambition was to establish a democratic state by force. Much like their successors in liberal-internationalist and neoconservative foreign policy circles a century later in Washington, D.C., Walker and his fellow imperialists inspired a global anti-U.S. backlash. Fear of a “northern colossus” precipitated a hemispheric alliance against the United States and gave birth to the idea of Latin America."
empire-by-invitation-toc.pdf
MichelGobat is Associate Professor of History at the University of Pittsburgh. -
Vient de paraître Tropical Freedom. Climate, Settler Colonialism, and Black Exclusion in the Age of Emancipation de Ikuko
Asaka aux Duke University PressLe 21 avril 2018 à 14h02
Vient de paraître Tropical Freedom. Climate, Settler Colonialism, and Black Exclusion in the Age of Emancipation de Ikuko
Asaka aux Duke University Press, 2017, 304 p. ISBN : 978-0-8223-6910-3 Prix : 26,95 $ (existe aussi en version électronique).
"In Tropical Freedom Ikuko Asaka engages in a hemispheric examination of the intersection of emancipation and settler colonialism in North America. Asaka shows how from the late eighteenth century through Reconstruction, emancipation efforts in the United States and present-day Canada were accompanied by attempts to relocate freed blacks to tropical regions, as black bodies were deemed to be more physiologically compatible with tropical climates. This logic conceived of freedom as a racially segregated condition based upon geography and climate. Regardless of whether freed people became tenant farmers in Sierra Leone or plantation laborers throughout the Caribbean, their relocation would provide whites with a monopoly over the benefits of settling indigenous land in temperate zones throughout North America. At the same time, black activists and intellectuals contested these geographic-based controls by developing alternative discourses on race and the environment. By tracing these negotiations of the transnational racialization of freedom, Asaka demonstrates the importance of considering settler colonialism and black freedom together while complicating the prevailing frames through which the intertwined histories of British and U.S. emancipation and colonialism have been understood."
tropical-freedom-toc.pdf
IkukoAsaka is Assistant Professor of History at the University of Illinois, Urbana-Champaign. -
Vient de paraître Histoire de l’immigration algérienne en France d’Emmanuel
Blanchard à La DécouverteLe 21 avril 2018 à 10h47
Vient de paraître Histoire de l’immigration algérienne en France d’Emmanuel
Blanchard à La Découverte, "Repères" (n° 705), 2018, 128 p. ISBN : 9782707175977 Prix : 10 € (existe aussi en version électronique).
"Les relations entre la France et l’Algérie sont souvent considérées comme « passionnelles » en raison, notamment, du poids des années de guerre (1954-1962). Or ce sont cent trente ans de colonisation et près de deux siècles de migrations qui ont tissé de multiples liens : avec des départs de la France vers l’Algérie d’abord, avant que les traversées dans l’autre sens se multiplient à partir des années 1900.
Aujourd’hui encore, les Algériens forment le principal groupe d’étrangers installé en France alors même que des générations de descendants d’immigrés ont acquis la nationalité française. Le droit de la nationalité, les politiques d’immigration, les imaginaires, mais aussi les sociabilités populaires ont largement été marqués par cette présence.
La prise en compte d’une situation coloniale, puis postcoloniale, permet d’expliquer les discriminations structurelles et les luttes qu’elles ont engendrées. En laissant toute sa place à une histoire sociale ouverte à la diversité des pratiques (religieuses, culturelles, professionnelles...) et des trajectoires, l’auteur restitue la diversité d’une immigration souvent réduite à quelques stéréotypes ou à sa seule histoire politique."
emmanuel-blanchard-histoire-immigration-algerienne-france.-tdm.pdf
EmmanuelBlanchard , historien et politiste, est maître de conférences à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), il est notamment l’auteur de La Police parisienne et les Algériens, 1944-1962 (Nouveau Monde, 2011).
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Vient de paraître Lorient, ville portuaire. Une nouvelle histoire des origines à nos jours de Gérard
Le Bouëdec et ChristopheCérino aux PU de RennesLe 21 avril 2018 à 10h28
Vient de paraître Lorient, ville portuaire. Une nouvelle histoire des origines à nos jours de Gérard
Le Bouëdec et ChristopheCérino aux Presses Universitaires de Rennes, 2017, 400 p. ISBN : 978-2-7535-5689-8 Prix : 39 €.
Avec une préface de NorbertMétairie . Avec le soutien de la Région Bretagne et de la ville de Lorient.
"Depuis 350 ans, l’avenir de Lorient s’est toujours joué autour de ses ports. Ville deux fois nouvelle à trois siècles d’intervalle, Lorient s’est bâtie, développée, puis a été reconstruite par l’économie maritime.
Ce livre se donne pour objet d’offrir une interprétation de cette trajectoire originale, de 1666 à 2016, à travers celle du développement portuaire qui permet de suivre les mutations économiques et sociales, le jeu des acteurs et les transformations de la cité.
Au XVIIIe siècle, le premier modèle fut celui du commerce colonial et d’un port qui connut dès sa fondation un horizon mondial avec la Compagnie des Indes. Le second fut celui de la construction navale à l’heure de la révolution industrielle et de la grande mutation des flottes de guerre, passant peu à peu, au XIXe siècle, des vaisseaux de ligne en bois aux cuirassés. Au début du XXe siècle, ce modèle se complète et pousse sa diversification par le commerce du charbon et les débuts du chalutage à vapeur avec la création du port de pêche industriel de Keroman qui devient très vite le second de France, et le développement du port de commerce du côté de l’anse de Kergroise. Les années 1940 marquent la fin d’un premier cycle d’urbanisation. Devenue un objectif stratégique de premier ordre avec la construction de la principale base de sous-marins du Reich, Lorient est totalement dévastée par les bombardements de 1943. En 1945 s’ouvre une période de refondation qui va durer près de cinq décennies.
C’est une nouvelle fois par les activités maritimes que Lorient renaît de ses cendres, en s’appuyant sur le port militaire et l’arsenal ; le port de pêche de Keroman, quant à lui, connaît une pleine prospérité, et celui de Kergroise poursuit son développement. Dans le courant des années 1990, le lancement des restructurations de la Défense marque de façon irréversible la fin du modèle hérité des fondements colbertistes de la cité. S’ouvre alors le temps des mutations structurelles. Après avoir réussi dans un temps record la reconversion en pôle nautique de son ancienne base de sous-marins, la décennie 2010 ouvre Lorient vers de nouveaux horizons maritimes et urbains"
lorient-ville-portuaire-tdm.pdf
GérardLe Bouëdec , après avoir été directeur de l’UFR Langues-Lettres et sciences humaines, vice-président recherche chargé des Sciences humaines et sociales, directeur de l’unité de recherche en histoire maritime (Cerhio), fondateur et directeur du Groupement scientifique d’Histoire maritime-CNRS, est aujourd’hui professeur émérite d’histoire maritime à l’université de Bretagne-Sud à l’UMR CERHIO-CNRS.
ChristopheCérino est ingénieur de recherche en histoire maritime (UMR CERHIO-CNRS) et enseignant à l’université de Bretagne-Sud. Il est président-fondateur du Musée sous-marin du Pays de Lorient, premier espace muséographique créé au sein de l’ancienne base de Keroman. -
Vient de paraître en poche Comment être un étranger. Goa, Ispahan, Venise (XVIe-XVIIIe siècle) de Sanjay
Subrahmanyam aux éditions PointsLe 21 avril 2018 à 09h59
Vient de paraître en poche Comment être un étranger. Goa, Ispahan, Venise (XVIe-XVIIIe siècle) de Sanjay
Subrahmanyam aux éditions Points, "Histoire", 2018, 320 p. ISBN : 9782757848920 Prix : 9 €.
Traduit de l’anglais par Myriam Denneby.
"Comment être un étranger
Comment vit-on ailleurs ? Et pourquoi se sent-on bientôt étranger dans sa propre culture ? À cette question, Sanjay Subrahmanyam répond en croisant les destins de trois personnages dont la carrière se joua entre l’Europe, l’Iran et l’Inde moghole aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : un notable indien réfugié auprès des Portugais de Goa à la suite de querelles dynastiques, un Anglais devenu prince à la Cour safavide d’Ispahan et un aventurier vénitien qui brilla à la Cour du « Grand Mogol ». À travers eux se dessinent, non pas un choc des cultures, mais les débuts de la conscience moderne de l’altérité. Ne serions-nous pas tous étrangers, c’est-à-dire membre d’un groupe auquel nous n’appartenions pas à l’origine ? ou dont nous ont écarté l’espace et le temps, sans nous en séparer complètement ?"
Découvert par un large public grâce à Vasco de Gama, SanjaySubrahmanyam enseigne depuis 2004 à l’UCLA (Los Angeles) et occupe depuis 2013 la chaire d’histoire globale de la première modernité du Collège de France.
Comment être un étranger. Goa, Ispahan, Venise (XVIe-XVIIIe siècle) de SanjaySubrahmanyam est paru initialement chez Alma éditeur, "Essais - Histoire", en 2013, 362 p. ISBN : 978-2-36-279068-3 Prix 24 € (existe aussi en version électronique). Il est bien sûr toujours disponible dans ces formats !
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Vient de paraître Français d’Algérie et Algériens avant 1962 : témoignages croisés de Roger
Vétillard (avec la participation de NicoleLenzini ) aux éditions HémisphèresLe 19 avril 2018 à 10h44
Vient de paraître Français d’Algérie et Algériens avant 1962 : témoignages croisés de Roger
Vétillard (avec la participation de NicoleLenzini ) aux éditions Hémisphères, "Essai / Histoire", 2017, 192 p. ISBN : 978-2-37701-000-4 Prix : 15 €.
"A l’origine de cet ouvrage, le recueil de témoignages baptisé Histoire de Paroles lancé en 2011 par le Centre de documentation historique sur l’Algérie (CDHA), auquel Nicole Lenzini a participé. Il s’agit de récits mémoriels de personnes – pieds-noirs, métropolitains, militaires – ayant vécu en Algérie pendant la période française, qui montrent qu’une cohabitation, susceptible de surprendre ceux qui n’ont pas vécu alors dans le pays, existait entre Français d’Algérie et Algériens.
Prenant appui sur ces témoignages, Roger Vétillard a rencontré en France et en Algérie les derniers témoins de l’avant 1962 et réuni une vaste documentation pour éclairer une réalité historique trop souvent tue : par-delà le déchirement, par-delà des décennies de crises et de propagande, les deux communautés n’ont pas rompu leurs liens, des liens qui ont souvent la couleur de l’amitié."
RogerVétillard est né en Algérie. Après une carrière médicale hospitalo-universitaire, il se consacre à l’histoire de son pays natal, auquel il a consacré plusieurs études dont Sétif, Guelma, mai 1945, massacres en Algérie (éditions de Paris, 2008, prix Robert Cornevin) et 20 août 1955 dans le nord-constantinois, un tournant dans la guerre d’Algérie ? (Riveneuve éd. 2012, Prix Jean Pomier 2014 et prix spécial du salon du livre de Toulouse).
NicoleLenzini , née en Algérie, est à l’origine de cette étude. Membre actif du CDHA qui a pour but la conservation de la mémoire et des documents historiques concernant la période française au Maghreb, elle a recueilli de nombreux témoignages et facilité l’exploitation de tous ceux qui y sont archivés.
Cet ouvrage a fait l’objet d’un compte rendu, de notre collègue et vice-président de la Sfhom, Guy Pervillé, que nous saluons amicalement, à paraître dans le numéro du 1e trimestre 2018 de notre revue Outre-Mers. Revue d’histoire. -
Appel à communication pour le colloque "Les retours de guerre (Guerre 14-18) (Lille, 13-14 juin 2019)
Le 17 avril 2018 à 19h02
Appel à communication pour le Colloque International et Pluridisciplinaire
Les retours de guerre (Guerre 14-18)
Sciences Po-Lille
9 rue Angellier, Lille
Les 13-14 juin 2019
Les propositions de communication sont à envoyer avant le 20 avril 2018 au plus tard à christine.aubry@univ-lille.fr
"Dans le cadre de la clôture des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, l’IRHiS organise un colloque consacré aux expériences individuelles et collectives de l’après-guerre, envisagées tant dans leurs dimensions matérielles que psychologiques. L’objectif est à la fois d’examiner les multiples manières dont les individus vivent le retour de guerre après le 11 novembre 1918 et de montrer comment ces retours sont, ou non, gérés par les puissances publiques. Le colloque abordera le cas des militaires comme celui des civils, en s’attachant à mettre en lumière différents points de vue, notamment ceux de populations moins souvent étudiées telles que les prisonniers, les hommes mobilisés à l’arrière, les travailleurs étrangers et les soldats des colonies par exemple. Le cadre chronologique et géographique dans lequel ces questions seront examinées est largement ouvert et doit permettre d’envisager les retours de guerre selon des temporalités et des échelles variées. Ce parti pris vise notamment à mettre en perspective les spécificités locales en construisant des comparaisons nationales et internationales. Les communications pourront s’inscrire dans l’un des quatre axes thématiques suivants.
Désarmer, punir et pacifier
Après quatre ans de guerre, comment s’organise le retour à l’ordre civil et quelles résistances ce processus rencontre-t-il chez les vainqueurs comme les vaincus ? Les communications inscrites dans cet axe examineront les modalités de la démobilisation, entendue au sens large et en prenant en compte le cas de différents types de populations. À l’appui d’exemples précis, on pourra notamment se demander s’il est pertinent d’associer la sortie de guerre à un phénomène de déprise de la violence dans les sphères publiques et privées. On envisagera également, dans le cas des régions occupées, l’organisation et les effets de l’épuration. Plus largement, les interactions et les rivalités entre le pouvoir militaire et le pouvoir politique durant la transition de la guerre à la paix seront étudiées (à titre d’exemple, il serait intéressant de s’intéresser aux concurrences entre justice civile et justice militaire au lendemain du conflit).
Indemniser, reclasser, réinsérer
Ce deuxième axe vise à analyser la conception et la mise en œuvre de l’appareil législatif et administratif destiné à gérer les populations dont la vie a été bouleversée par le conflit. Les communications s’intéresseront à la définition du statut de victime de guerre et au développement des procédures d’expertise qui en désigne les bénéficiaires. Les initiatives publiques et privées destinées à favoriser le reclassement professionnel et la réinsertion sociale (emplois réservés, écoles de mutilés) pourront être étudiées. On s’intéressera notamment à la création, au rôle et au fonctionnement encore mal connus du ministère des Pensions et de l’Office des anciens combattants. Enfin, une attention particulière sera portée aux individus se saisissent de ces politiques pour construire leur avenir mais aussi au sort des populations qui sont exclues de ces dispositifs ou qui ne parviennent à en tirer profit.
Reconstruire, se reconstruire
Ce troisième axe réunira au sein d’une même séance des interventions consacrées aux aspects matériels et/ou psychologiques de la reconstruction qui s’intéresseront aux capacités de résilience des territoires et des individus. Il s’agira d’étudier les politiques, les moyens, les acteurs qui contribuent à relever les ruines et à façonner de nouveaux paysages dans les zones sinistrées mais aussi les processus intimes qui permettent (ou non) de faire face aux séquelles de la guerre inscrites dans les chairs et les esprits. Sur des terrains précis et délimités, les communications pourront montrer si la reconstruction se traduit par un retour à l’ordre d’avant-guerre ou entraîne au contraire des mutations notables du cadre de vie et des normes sociales.
Se souvenir ou oublier
Le dernier axe doit constituer une mise en perspective à court, moyen et long terme de la postérité du conflit, à la croisée des expériences et des représentations. La question de la mémoire permet en effet de revenir sur les expériences du temps de guerre, pour voir ce qui en est retenu et ce qui en est tu. Elle est en même temps une ouverture sur la réorganisation des sociétés, la gestion du passé et les acteurs à l’œuvre dans cette gestion, que cette mémoire soit – selon les communautés et les contextes envisagés – relativement unifiée ou au contraire fragmentée. À partir d’études de cas précis, les contributions pourront se concentrer sur des lieux de mise en scène du passé dans l’espace public ou sur des espaces au sein desquels la mémoire connaît des configurations particulières, mettre en avant des groupes aux intérêts mémoriels spécifiques, s’attacher à des événements cristallisant des enjeux de mémoire remarquables. Une attention particulière sera portée aux propositions qui tenteront d’exploiter la base de données « Monuments aux morts ». On pourra enfin envisager des communications tirant le bilan des derniers développements mémoriels en rapport avec le Centenaire de la guerre."
Comité scientifique en cours de constitution :
Mathieu de Oliveira, maître de conférence Histoire contemporaine
Marie Derrien, maître de conférence Histoire contemporaine, IUT B-Tourcoing
Élise Julien, maître de conférence Histoire contemporaine, Sciences Po-Lille
Alexandre Lafon, Mission du Centenaire
Laurent Veyssière, Mission du Centenaire
Modalités :
Les propositions de communication sont à envoyer avant le 20 avril 2018 au plus tard à christine.aubry@univ-lille.fr.
Elles devront comprendre :
– un titre provisoire
– un résumé problématisé d’une page maximum
– une courte biographie incluant vos coordonnées et rattachements institutionnels.
Nous invitons les doctorants et jeunes chercheurs à soumettre une proposition.
Les étudiants de master et de thèse qui travaillent sur la Grande Guerre peuvent présenter leurs recherches sous forme de posters. Des sessions seront organisées lors des pauses pour permettre aux participants de découvrir leurs recherches et d’échanger avec eux.
Les participants seront sélectionnés par le comité scientifique sur réponse à l’appel à communication.
En amont du colloque, ils devront remettre le texte de leur intervention à un rapporteur qui animera chaque séance.
Trois expositions pourront être installées à proximité de la salle du colloque et seront visibles durant les pauses (cafétéria de Sciences Po, bibliothèque) : Paix et conflit (Musée des Canonniers, Musée du Fort de Leveau à Feignies, Musée de la résistance de Bondues, Réseau mémoire14-45), Paysages en guerre (Proscitec), Reconstruire l’avenir (Archives départementales du Nord).
Le lendemain du colloque, une sortie pourra être organisée avec les participants volontaires (visite de NDame de Lorette, l’Anneau de la Mémoire, etc.).
Source de l’information :
Information signalée sur Twitter par Laurent Veyssière (https://twitter.com/LauVeyssiere/) que nous saluons chaleureusement :
https://twitter.com/LauVeyssiere/status/982698002430210048
https://irhis.hypotheses.org/16432
















