Le site web de la Société française d’histoire des outre-mers (S
Articles les plus récents
-
Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
À signaler la thèse de Torben
Gülstorff Trade follows Hallstein ? Deutsche Aktivitäten im zentralafrikanischen Raum des Second Scramble sur les activités allemandes en Afrique centrale durant la Guerre froideLe 17 avril 2018 à 15h58
À signaler la thèse de Torben
Gülstorff Trade follows Hallstein ? Deutsche Aktivitäten im zentralafrikanischen Raum des Second Scramble sur les activités allemandes en Afrique centrale durant la Guerre froide (Humboldt-Universität zu Berlin)
Cette thèse concerne l’Afrique centrale durant la Guerre froide et le processus de décolonisation. Cette thèse est d’un grand intérêt parce que la région étudiée correspond à plusieurs anciennes colonies françaises, parce que les deux États allemands ont été impliqués dans le soulèvement de l’UPC au Cameroun entre 1955 et 1961, alors que se déroulait également la guerre d’indépendance en Angola et la fameuse crise congolaise (1960-1965).
"For decades articles and books have been published on the history of German foreign policy during Cold War. Regardless of whether Europe, Africa, Asia, Oceania, America or the world as a whole, the foreign affairs of the Western Federal Republic of Germany and the Eastern German Democratic Republic have been researched and analysed in context of a broad variety of locations. However, even though the list of publications continues to grow, the topic’’s theses–especially its main thesis–do not show much progress. Already at an early stage, a central thesis–a core thesis–came to light, met no resistance and entered history’’s and political science’’s research canons on German foreign policy. This thesis reads : Inner German issues and the non-solved German question were so powerful, they dominated West and East German foreign affairs nearly right from the start. German foreign policy, that was the so-called Hallstein doctrine, that was the so-called German-German contradiction. And all studies–whether of history or political science, whether designed as a case study or as a global approach–confirm this thesis, use it as an integral part of their work–until today. But be that as it may. This study contradicts this thesis, this ’’myth’’ of German foreign policy. Instead it argues that neither the Hallstein doctrine nor the German-German contradiction, but national economic and international geostrategic interests dominated German foreign policy and German foreign activities–regarding the FRG, the GDR, and Germany as a whole. To proof this thesis, West and East German activities–of the two states, their economies and their societies–in nine Central African states between 1945 and 1975 are observed and analysed. More than a million file pages out of more than a dozen German archives were read to tackle this task–and shed some refreshing new light on the foreign policies of the two German states during Cold War."
"Die deutsche Außenpolitik zur Zeit des Kalten Krieges stellt in historischer wie politikwissenschaftlicher Hinsicht einen Gegenstand dar, der mit gutem Gewissen als wissenschaftlich erschlossen bezeichnet werden kann. Zahlreiche Aufsätze, Artikel und Bücher sind in den vergangenen Jahrzehnten erschienen, welche die deutsche Außenpolitik in Europa, Afrika, Asien, Ozeanien, Amerika, oder auch gleich der Welt als Ganzem, in den Blick genommen haben. Dies gilt sowohl für die Außenpolitik der Bundesrepublik Deutschland als auch für diejenige der Deutschen Demokratischen Republik. Früh – wenn nicht sogar von Beginn an – kam hierbei eine zentrale These, eine Kernthese, zum Vorschein, die, ohne auf Widerstand zu stoßen, Eingang in den historischen und politikwissenschaftlichen Forschungskanon fand und ihn bereits nach kurzer Zeit zu dominieren begann. Die Rede ist von der die deutschen Auslandsaktivitäten angeblich bestimmenden Hallstein-Doktrin und dem mit ihr in engem Zusammenhang stehenden deutsch-deutschen Gegensatz. In dieser Arbeit wird dieser Kernthese, diesem ’’Mythos’’ der deutschen Außenpolitik, vehement widersprochen. Weder die Hallstein-Doktrin, noch der deutsch-deutsche Gegensatz, sondern nationale ökonomische und internationale geostrategische Interessen haben die deutsche Außenpolitik – und darüber hinaus auch die gesamten deutschen Auslandsaktivitäten, der BRD wie der DDR – maßgeblich bestimmt. Zur Stützung dieser Gegenthese werden in der vorliegenden Studie die staatlichen, wirtschaftlichen und gesellschaftlichen Aktivitäten West- und Ostdeutschlands in neun zentralafrikanischen Staaten zwischen 1945 und 1975 kritisch dargelegt, umfassend analysiert und im Hinblick auf mehrere zentrale Thesen zu den deutschen Auslandsaktivitäten ausgewertet."
Source de l’information :
Nous tenons à remercier chaleureusement Torben Gülstorff pour nous avoir signalé sa thèse, sur un sujet de grand intérêt !
https://edoc.hu-berlin.de/handle/18452/18280
http://edoc.hu-berlin.de/dissertationen/guelstorff-torben-2012-12-13/PDF/guelstorff.pdf -
Conférence de Gildas Salaün "L’argent et la Traite. Les circuits monétaires de la traite atlantique" organisée par la Société Académique de Nantes (Nantes 17 avril 2018)
Le 17 avril 2018 à 15h24
Conférence de Gildas Salaün "L’argent et la Traite
Les circuits monétaires de la traite atlantique"
Organisée par la Société Académique de Nantes
Salle des gardes du château de Nantes
Mardi 17 avril 2018, à 18h
Conférence gratuite et ouverte à tous, y compris aux non adhérents.
"Beaucoup de choses ont été écrites sur les profits tirés de la traite, mais rares sont les études consacrées aux flux monétaires qu’elle a généré. Pourtant, une approche mondiale des circuits monétaires de la traite permet de révéler la mécanique de ses flux commerciaux et leur extension réelle."
Dernière conférence de la saison 2017-2018, dans le cadre des commémorations de l’abolition de l’esclavage. Un changement à noter : initialement prévue Tour du fer à cheval, la conférence aura lieu dans la salle des gardes du Château des Ducs de Bretagne.
La conférence sera suivie d’un verre de l’amitié.
Source de l’information :
Un merci chaleureux à Gilbert Salaün (https://twitter.com/GildasSalaun/) pour nous avoir signalé cette conférence précieuse, via son compte Twitter :
https://twitter.com/GildasSalaun/status/984706545224159232
https://fr-fr.facebook.com/events/560843037630712/
-
Vient de paraître Francis Garnier 1839-1873 : marin, explorateur, aventurier : Du Furan au Pont de Papier de Patricia
Petit-Brulfert aux éditions ÉSALe 15 avril 2018 à 22h28
Vient de paraître Francis Garnier 1839-1873 : marin, explorateur, aventurier : Du Furan au Pont de Papier de Patricia
Petit-Brulfert aux éditions ÉSA, 2016, 470 p. ISBN : 978-2-37359-008-1 Prix : 40 €.
Préface de CharlesFourniau .
L’ouvrage a reçu en 2017 une mention dans les Prix de l’Académie de Marine. Félicitations à l’auteur !
"Personnage atypique de son milieu, Francis Garnier nait en 1839 à St-Étienne dans une famille catholique et royaliste légitimiste. Rien ne le prédestine alors à devenir officier de marine, républicain et voltairien, sinon un esprit farouchement indépendant et frondeur très tôt affirmé. Diplômé de l’école Navale de Brest en 1858, il est très vite arraché à sa famille avec laquelle il entretient des rapports passionnels. Enrôlé dans les campagnes de Chine et de Cochinchine, son avenir se joue dans ce premier contact avec l’Asie. Toute son énergie tend alors à vouloir donner à la France sa place sur l’échiquier colonial et à en évincer l’Angleterre. Préfet de Cholon en 1864, appendice chinois de Saigon, il se distingue par de prodigieuses qualités d’intelligence, de travailleur, de décideur. Mais c’est surtout l’exploration du Mekong (1866-68) qui lui confère sa notoriété. Unanimement honoré son retour en France, il songe pourtant aussitôt à repartir en Asie. La Guerre de 70 l’en empêche. Acteur du conflit, il tente vainement d’entrer en politique et s’insurge vivement contre la Capitulation. Désormais mari et père, il s’installe a Shangai à l’automne 1872 pour y mener à la fois des activités scientifiques et de commerce et entreprend plusieurs voyages en Chine méridionale. En juillet 1873, un ordre de l’amiral-gouverneur le pousse imprudemment dans une aventure aussi soudaine que malheureuse. En acceptant de commander une expédition au Tonkin - en fait une tentative de conquête camouflée - il signe son arrêt de mort, de par ses ambitions. Un coup de folie le livre aux mains des Pavillons Noirs qui le décapitent le 21 décembre 1873 après qu’il se soit emparé de la citadelle d’Hanoi, amorçant ainsi la conquête du Tonkin. Au cœur d’une polémique après sa mort, oublié des générations de l’après-Indochine française, il laisse cependant à la postérité quelques solides ouvrages théoriques sur le colonialisme et de passionnants récits de voyages."
flyer_def_garnier.pdf
PatriciaPetit-Brulfert , docteur en histoire, titulaire d’un DEA d’études romanes (spécialité italien) sur les rapports de la musique et de la littérature, ainsi que d’une maîtrise d’anglais, elle a enseigné ces trois disciplines dans divers établissements de l’Éducation nationale en France et en Angleterre.
Elle a également enseigné l’anglais et l’italien musicologiques au Conservatoire National de Région de Perpignan et a été chargée de cours en histoire et en italien à l’université de Perpignan.
Merci à Patricia Petit-Brulfert de nous avoir signalé la parution de son ouvrage, version remaniée de sa thèse soutenue en 1997, sous la direction de Jean Sagnes.
L’ouvrage a été signalé en décembre 2016. L’article a été complété le 15 avril 2018 (prix de l’Académie de Marine) -
Paru récemment De Constantine à Chilly-Mazarin ou 35 ans au service de la ville et de ses habitants de Gérard
Funès Le 15 avril 2018 à 22h05
Paru récemment De Constantine à Chilly-Mazarin ou 35 ans au service de la ville et de ses habitants de Gérard
Funès , publié à compte d’auteur, 2016, 68 p. ISBN : 978-2-9558719-0-4 Prix : 8 €.
"Gérard Funès a été maire de Chilly-Mazarin de 1977 à 2012. Il retrace ici son parcours de Constantine, où il a passé ses 20 premières années, à Chilly-Mazarin où il a exercé la fonction de premier magistrat pendant 35 ans, toujours réélu dès le premier tour. Il tire les leçons de cette expérience exceptionnelle dans ce texte très personnel où transparait la sincérité d’un homme qui a beaucoup fait pour les autres et qui a beaucoup agi pour sa ville. [...]
Aujourd’hui président de l’association d’histoire contemporaine "Chilly, son passé dessine notre avenir" (CSPDNA), il nous livre ici un témoignage particulièrement précieux à qui veut connaître et comprendre l’histoire de notre ville."
bon_de_commande.pdf
Ouvrage signalé par Olivier Berger, que nous remercions chaleureusement.
https://cspdna.jimdo.com/livre-g%C3%A9rard-fun%C3%A8s/
Détails techniques :
http://catalogue.bnf.fr/ark :/12148/cb45162461c -
Conférence de Jean-Pierre Sainton "Le monde du Galion : introduction à la sociologie d’un grand domaine sucrier de l’entre-deux guerres" (Archives de Martinique, 24 avril 2018)
Le 15 avril 2018 à 18h04
Conférence de Jean-Pierre Sainton « Le monde du Galion
Introduction à la sociologie d’un grand domaine sucrier de l’entre-deux guerres »
Archives de Martinique
Mardi 24 avril 2018, à 18h
Conférence « Le monde du Galion : introduction à la sociologie d’un grand domaine sucrier de l’entre-deux guerres » donnée par Jean-Pierre Sainton, professeur d’histoire à l’Université des Antilles.
En raison du nombre limité de places, une inscription préalable est indispensable du 0596 55 43 43.
Résumé :
"La sucrerie du Galion est aujourd’hui le dernier vestige du passé sucrier de la Martinique encore en activité. Le domaine, constitué au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, a traversé le XXe siècle en structurant fortement de son empreinte la totalité du territoire trinitéen. A partir du dépouillement et de l’analyse en cours des fonds d’archives privés du Galion détenus aux ANOM (FP/118 AQ), la communication présentera une première lecture de la sociologie des acteurs de ce grand complexe sucrier qui se confond avec l’espace social global d’une commune et proposera ses premières conclusions sur les rapports sociaux tissés au sein et autour du domaine de l’Usine.
Cette recherche en cours se veut également une interrogation problématique ouverte sur les voies et moyens de la compréhension sur le registre historique et patrimonial, des dynamiques d’un passé proche dont cependant les marqueurs structurants, longtemps prégnants, s’estompent au fur et à mesure de l’environnement paysager et socio-culturel des présentes générations."
Jean-Pierre Sainton est Professeur d’histoire contemporaine à l’Université des Antilles. Membre du laboratoire AIHP-GEODE, il enseigne sur les pôles universitaires de Guadeloupe (campus du Camp Jacob, campus de Fouillole) et de Martinique (campus de Schoelcher). Son champ spécifique de recherches est l’histoire sociale, culturelle et politique comparée de la Caraïbe et particulièrement des Antilles Françaises.
Il a co-dirigé différents travaux sur l’histoire caribéenne et écrit plusieurs articles, contributions à ouvrages et ouvrages dont parmi les plus récents : Histoire et Civilisation de la Caraïbe (T. 1 : le temps des Genèses des origines à 1685 & T.2 : le temps des matrices, économie et cadres sociaux du long XVIIIe siècle) ; Couleur et société en contexte post-esclavagiste : la Guadeloupe à la fin du XIXe siècle, contribution à l’anthropologie historique de l’aire afro-caribéenne ; La décolonisation improbable : cultures politiques et conjonctures en Guadeloupe et en Martinique (1943-1967).
Source de l’information :
La page Facebook de la Société d’histoire de la Martinique offre de précieuses informations (merci Marie Hardy !)
https://www.facebook.com/301582566988461/photos/a.306637856482932.1073741828.301582566988461/370012513478799/?type=3&theater -
Vient de paraître Rwanda, la fin du silence. Témoignage d’un officier français de Guillaume
Ancel aux Belles LettresLe 15 avril 2018 à 17h44
Vient de paraître Rwanda, la fin du silence. Témoignage d’un officier français de Guillaume
Ancel aux Belles Lettres, "Mémoires de Guerre" (n° 23), 2018, 250 p. ISBN : 9782251448046 Prix : 21 € (existe aussi en version électronique).
Préface de StéphaneAudoin-Rouzeau .
"Au lourd secret qui entoure le véritable rôle de la France et de son armée lors du génocide des Tutsi au Rwanda, Guillaume Ancel oppose la vérité de ses carnets de terrain, témoignage des missions auxquelles il a participé durant l’opération Turquoise. La fin du silence est aussi le récit du combat mené par cet ancien officier pour faire savoir ce qui s’est réellement passé durant cet été 1994 et « rendre hommage, dignement, aux centaines de milliers de victimes rwandaises que nous n’avons pas su empêcher. »
Officier de la Force d’action rapide, détaché au sein d’une unité de la Légion étrangère, le capitaine Ancel mène avec ses hommes des opérations d’extraction de personnes menacées. Sous couvert d’une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient
le gouvernement génocidaire rwandais dont elle a formé l’armée. Il décrit les errements de l’armée française, ballotée au gré de décisions politiques dont les motivations sont toujours tenues secrètes, les archives officielles restant inaccessibles. Ce témoignage dévoile également certains épisodes méconnus de cette opération « humanitaire » durant laquelle l’armée française a tué. Parfois pour défendre, parfois pour des raisons moins avouables."
Ancien officier de la Force d’Action Rapide, saint-cyrien, GuillaumeAncel a participé notamment à l’intervention de l’ONU au Cambodge en 1992, à l’opération Turquoise en 1994, pendant le génocide des Tutsis au Rwanda, et aux missions en ex-Yougoslavie en 1995 et 1997. Il a quitté l’armée de terre en 2005 pour rejoindre le monde des entreprises.Il est l’auteur de Vent glacial sur Sarajevo dans la collection "Mémoires de guerre" aux Belles Lettres (2017). -
Appel à communication pour la Journée d’étude "La magistrature ultramarine aux temps du premier empire colonial (vers 1500 – 1800) : statuts, carrières, influences" (Montpellier, 14 décembre 2018)
Le 15 avril 2018 à 16h57
Appel à communication pour la Journée d’étude
"La magistrature ultramarine aux temps du premier empire colonial
(vers 1500 – 1800) : statuts, carrières, influences"
Montpellier, 14 décembre 2018
Date limite de proposition de communication : samedi 15 septembre 2018
Journée d’étude organisée par Éric de Mari (Université de Montpellier – directeur de l’UMR 5815, HDC) et Éric Wenzel (Université d’Avignon – UMR 5815)
"Cette journée d’étude pluridisciplinaire est consacrée à l’histoire de la magistrature à l’époque du premier empire colonial, dans une perspective d’histoire institutionnelle, judiciaire et d’histoire sociale, dans l’ensemble des colonies européennes de l’époque moderne et au début du XIXe siècle. Étudier les spécificités des anciennes magistratures coloniales dans leurs statuts, leurs carrières, leurs manières de rendre la justice, leur implication dans le système colonial, leurs liens avec la société coloniale, etc. L’histoire de la colonisation passe par celle de ceux qui ont été des acteurs majeurs de ce complexe phénomène historique. Alors que la société judiciaire du second empire colonial (post 1850) a fait l’objet de travaux approfondis, celle de l’ancien régime colonial mérite d’être étudiée dans une perspective colonialiste.
Argumentaire
Alors que les magistrats coloniaux du second empire colonial (19e-20e siècles) ont fait l’objet d’études approfondies (B. Durand, « Les Magistrats coloniaux entre absence et errance », Martine Fabre, « Le magistrat d’Outre-mer, l’aventure de la justice », Le juge et l’Outre-mer : les roches bleues de l’Empire colonial, respectivement p. 47-70 et p. 71-93), J.-C. Farcy, « Quelques données statistiques sur la magistrature coloniale », Clio@Thémis, n° 4, 2011, en ligne), leurs prédécesseurs n’ont pas eu la même attention. Ainsi, dans son histoire des juges français, B. Garnot ne les évoque pas dans sa partie consacrée à l’Ancien Régime (Histoire des juges en France de l’Ancien Régime à nos jours, Paris, 2014).
Les magistrats de la Nouvelle-France ont certes fait l’objet de travaux de la part des historiens québécois (ou plus largement canadiens) (Dictionnaire biographie Canada en ligne ; A. Lachance, La justice criminelle du roi en Nouvelle-France. Tribunaux et officiers, Québec, 1978 ; P.-G. Roy, Les conseillers au Conseil souverain de la Nouvelle-France, Ottawa, 1915, réédition 1994) comme leurs homologues britanniques après la Conquête de 1763 ont intéressé les historiens, ce jusqu’à la fin du statut de colonie du Canada (1867) (D. Fyson, Magistrats, police et société. La justice ordinaire au Québec et Bas-Canada (1764-1837), Montréal, 2010).
En revanche, les historiens du fait colonial et les historiens du droit spécialisés en histoire du droit colonial (et des institutions coloniales) n’ont pas porté avec autant d’acuité leur regard sur le personnel judiciaire au temps de l’Ancien Régime colonial (vers 1500 – 1800) dans une perspective « colonialiste », tant au point de vue des statuts spécifiques (par exemple, vénalité contre absence de vénalités des charges dans les colonies françaises) et des procédés de nomination, des carrières, des généalogies, de l’influence des officiers de justice sur les pratiques judiciaires, etc., sans oublier celle sur le droit et ses évolutions, un thème abordé, mais non épuisé (E. Wenzel, E. de Mari (dir.), Adapter le droit et rendre la justice aux colonies. Thémis Outre-mer (XVIe-XIXe siècle), Dijon, EUD, 2015 ; David Gilles, « Les acteurs de la norme coloniale face au droit métropolitain : de l’adaptation à l’appropriation (Canada XVIIe-XVIIIe s.) », Clio@Thémis, n° 4, 2011, en ligne).
Le droit et la justice dans les colonies de l’époque moderne sont assurément liés aux fonctions, aux activités, aux stratégies (de carrière, familiales, économiques) de ceux qui étaient alors en charge de concrétiser la plus noble des prérogatives du roi de justice, tout comme leurs homologues dans les métropoles de la vieille Europe. Quelle influence des magistrats sur le processus de domination qui caractérise tout système colonial (ainsi le choix ultérieur de l’élection aux Etats-Unis – 1812) ? Quels liens le personnel judiciaire entretient-il avec la société coloniale, plus largement avec le système colonial ? Quels regards portent sur eux la société civile, les autorités coloniales, le pouvoir politique ?
Dans cette histoire de l’ancienne magistrature coloniale, des espaces coloniaux méritent sans doute, enfin (?), une attention particulière, notamment les officiers de justice qui ont exercé dans l’Océan indien (Indes anglaise et française, Mascareignes, colonie hollandaise puis anglaise du Cap), voire aux Caraïbes. L’Amérique du Nord est certainement aussi un vaste espace colonial à défricher ou à ré-étudier (Louisiane française, avec le Pays des Illinois, et ses particularités, Treize colonies anglaises, colonies hollandaises voisines), sans compter une colonie comme celle de l’Australie, l’immense Amérique espagnole et portugaise, ou bien encore les Indes néerlandaises et les colonies ibériques dans le Sud-est asiatique ? Ces vastes espaces ont-il en la matière des spécificités propres à chacun des lieux qui les composent : être juge à Lima est-il si différent que d’être en poste à Mexico avant l’indépendance de ces territoires ?
L’histoire du droit colonial et plus largement celle des colonies de l’Ancien Régime passent aussi par une meilleure compréhension des acteurs du fait colonial : parmi ceux-ci, à côté et en complément (et parfois en opposition) du personnel administratif ou politique, les magistrats méritent une attention particulière pour mieux appréhender cette réalité complexe qu’a été Thémis outre-mer.
Cette journée d’étude poursuit en effet un vaste chantier sur l’histoire du droit des et aux colonies engagée par l’UMR 5815 CNRS/Université de Montpellier : après avoir porté son attention sur les pratiques judiciaires coloniales et à l’adaptation/appropriation du droit dans et par les colonies d’Ancien Régime (Thémis outre-mer 1 – 2014), puis à l’étude des justices d’exception dans les espaces coloniaux (Thémis outre-mer 2 – 2016), l’axe « droit des colonies » ouvre un nouveau terrain de recherche sur la société judiciaire coloniale ouvert à toutes les spécialités académiques intéressées par le phénomène de la justice et du droit en terres coloniales (historiens, historiens du droit, civilisationnistes, voire généalogistes et géo-historiens). Il est donc résolument pluri et interdisciplinaire."
Propositions de communications à envoyer à Éric Wenzel eric.wenzel@univ-avignon.fr avant le 15 septembre 2018
Comité scientifique
Serge Dauchy, directeur de recherche au CNRS
Olivier Descamps, professeur d’histoire du droit à l’Université Paris 2
Éric Gasparini, professeur d’histoire du droit à l’Université d’Aix-Marseille
Éric Gojosso, professeur d’histoire du droit à l’Université de Poitiers
Éric de Mari, professeur d’histoire du droit à l’Université de Montpellier
Donald Fyson, professeur d’histoire à l’Université Laval (Québec)
Florence Renucci, directeur de recherche au CNRS
Appel à communication en anglais
Appel à communication signalé sur le toujours instructif site Histoire du droit des colonies :
https://histoiredroitcolonies.fr/La-magistrature-ultramarine-aux-temps-du-premier-empire-colonial-vers-1500-1800-2294
-
Exposition "Un monde créole – Vivre aux Antilles au XVIIIe siècle" (La Rochelle, du 12 janvier au 23 avril 2018)
Le 15 avril 2018 à 15h01
Exposition "Un monde créole
Vivre aux Antilles au XVIIIe siècle"
Musée du Nouveau Monde
10, rue Fleuriau - La Rochelle
Du 12 janvier au 23 avril 2018
"Le musée du Nouveau Monde de La Rochelle présente l’exposition "Un monde créole – Vivre aux Antilles au XVIIIe siècle", du 12 janvier au 23 avril 2018, à partir des collections du musée Rochelais, œuvres d’art et documents d’archives, l’exposition emmène les visiteurs à la rencontre de la société créole antillaise.
L’exposition s’attache à explorer la période d’épanouissement de cette société à l’époque des Lumières, tant dans ses aspects sociaux, économiques que dans sa vie matérielle. Les relations avec la population noire sont étudiées de façon originale, sous le prisme des rapports internes à l’habitation. Elle fait aussi un rapide retour sur les débuts et les motivations des installations dans les îles du Vent, puis dans « la perle des Antilles » qu’est Saint-Domingue, fin XVIIe et début XVIIIe.
Les collections voyagent dans des environnements variés en Martinique, Guadeloupe, et à Saint-Domingue, à travers les plantations consacrées à différentes cultures comme la canne à sucre ou le tabac, le café ou l’indigo. Elles examinent également les relations sociales internes aux îles.
Des plans anciens et des maquettes montrent les habitations de propriétaires Rochelais comme Fleuriau et Harouard. Des tableaux exceptionnels prêtés par le musée Schœlcher de Pointe-à-Pitre et Quai Branly de Paris illustrent la variété des milieux sociaux et leur cadre de vie.
Un riche catalogue accessible à un large public a été rédigé sous la direction d’Erick Noël, Professeur des universités à l’université des Antilles, spécialiste de l’histoire des mondes modernes, et Annick Notter, Conservatrice générale, Directrice des musées d’art et d’histoire de La Rochelle, avec la participation de nombreux spécialistes de l’histoire des îles."
Contact :
musee-art@ville-larochelle.fr
Téléphone : 05 46 41 46 50
Site : www.alienor.org
Source de l’information :
https://www.larochelle.fr/actualites/detail-actualite/b/95/h/973f74cc7d5b905a2ac80b5b9eeaa353/browse/2/article/un-monde-creole.html -
Vient de paraître Un monde créole. Vivre aux Antilles au XVIIIe siècle (Musée du Nouveau Monde) sous la direction d’Annick
Notter et ÉrickNoël aux éditions La GesteLe 15 avril 2018 à 14h37
Vient de paraître Un monde créole. Vivre aux Antilles au XVIIIe siècle (Musée du Nouveau Monde) sous la direction d’Annick
Notter et ÉrickNoël aux éditions La Geste, 2017, 206 p. ISBN : 978-2-36746-895-2 Prix : 29 €.
"Après un éclairage sur ce qui motive l’installation dans les îles à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, l’ouvrage aborde la période d’épanouissement de la société créole dans ses aspects sociaux, économiques et matériels, son lien avec la métropole et ses conséquences dans la vie quotidienne. Le choc de la Révolution, l’abolition et les révoltes qui bouleversent cet univers, la reconstruction mise en œuvre selon des modalités propres à chaque île achèvent cette exploration.
L’abondante illustration permet d’aborder des environnements variés (Martinique, Guadeloupe, Saint-Domingue), les plantations de différentes cultures (canne à sucre bien sûr mais aussi café ou indigo) et les relations sociales internes aux îles à travers des documents peu connus ou inédits."
un-monde-creole-tdm.pdf
Publication glanée sur la page facebook de la Société d’histoire de la Martinique :
https://www.facebook.com/301582566988461/photos/a.306637856482932.1073741828.301582566988461/361025647710819/?type=3&theater
Sommaire trouvé sur le site Montray Kreyol :
https://montraykreyol.org/article/un-monde-creole-vivre-aux-antilles-au-xviiie-sous-la-direction-derick-noel-et-annick-notter -
Paru récemment Afrika 1914–1918 : Antikolonialer Widerstand jenseits der Weltkriegsfronten de Ulrich
Braukämper aux Reimer VerlagLe 13 avril 2018 à 22h15
Paru récemment Afrika 1914–1918 : Antikolonialer Widerstand jenseits der Weltkriegsfronten de Ulrich
Braukämper aux Reimer Verlag, "Studien zur Kulturkunde" (band 130), 2015, 212 p. ISBN : 978-3-496-01548-2 Prix : 39 €.
"Trotz einer Vielzahl von Veröffentlichungen zu dem Ausbruch des Ersten Weltkrieges als der „Urkatastrophe des 20. Jahrhunderts“ wurde ein Thema zu wenig berücksichtigt : die Aufstände gegen die Kolonialherrschaft, die jenseits der Weltkriegsfronten in allen Teilen des Kontinents ausbrachen. In den geschichtlichen Analysen stand bisher zumeist die Eroberung der deutschen Kolonien durch die Alliierten im Mittelpunkt.
Ulrich Braukämper untersucht den anti-kolonialen Widerstand in Afrika zur Zeit des Ersten Weltkriegs. Zwangsrekrutierungen von Trägern und durch Plünderungen ausgelöste Hungersnöte werden dabei ebenso behandelt wie die mit dem Krieg verbundene Erinnerungskultur und die Entkolonialisierung."
afrika-1914-1918-inhaltsverzeichnis.pdf
UlrichBraukämper ist Professor am Institut für Ethnologie an der Universität Göttingen. Publikationen zu Migration, Pastoralismus, Kulturökologie, Historischer Ethnologie und Religionsethnologie.
Nous tenons à remercier chaleureusement Christine de Gemeaux pour cette précieuse référence.















