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Vient de paraître Entrepreneurs des mers. Capitaines et mariniers du XVIe au XIXe siècle sous la direction de Gilbert
Buti , LucaLo Basso et OlivierRaveux chez Riveneuve éditionsLe 20 janvier 2018 à 11h09
Vient de paraître Entrepreneurs des mers. Capitaines et mariniers du XVIe au XIXe siècle sous la direction de Gilbert
Buti , LucaLo Basso et OlivierRaveux chez Riveneuve éditions, 2017, 304 p. ISBN : 978-2-36013-454-0 Prix : 24 €.
"Les capitaines de navires marchands au temps de la marine à voile paraissent bien modestes en comparaison des audacieux « découvreurs » de routes maritimes, des intrépides commandants de vaisseaux de guerre ou autres corsaires. Colomb, Magellan, Drake, Cook, Suffren, La Pérouse… ont donné matière à des œuvres littéraires et à des productions cinématographiques, laissant la voie ouverte à l’imagination.
À côté de ces figures emblématiques, les capitaines de navires marchands suivent des carrières sans relief assujetties à de prosaïques tâches. Ils sont longtemps restés sur le quai de la recherche historique alors qu’ils sont une composante majeure des économies maritimes et des sociétés littorales. Même simples « conducteurs » de navires confiés par les armateurs, ou assumant des fonctions dans le négoce et l’armement, ils restent « seuls maîtres à bord après Dieu », dépositaires de la justice, responsables juridiquement et commercialement des opérations comme des hommes embarqués qui se dressent parfois contre leur autorité. Maillons d’une chaîne d’activités, ils participent de manière inégale, complexe et variable aux échanges marchands.
Décrypter la figure du capitaine, simple exécutant ou agent d’opérations commerciales, en isoler quelques figures et dresser des portraits de groupes, puis les accompagner au cours d’activités spécifiques (ravitaillement ou traite négrière) : tels sont les axes des études ici rassemblées. Elles contribuent à combler un vide historiographique et à susciter de nouvelles réflexions."
Avec les contributions de T. Allain, P. Calcagno, F. Candelon-Boudet, A. Delis, C. Denis-Delacour, H. Kimizuka, A. Lespagnol, E. Martin-Corrales, B. Michon, L. Pavlidis, P. Payn-Echalier, J. Péret.
GilbertButi , professeur émérite d’histoire (Aix-Marseille Université), et OlivierRaveux , chargé de recherche au CNRS, dirigent le groupe de recherches « D’une rive l’autre : les économies méditerranéennes et leurs mondes de l’époque moderne à nos jours » (laboratoire Telemme, Aix-Marseille université/CNRS, Aix-en-Provence). LucaLo Basso est professeur d’histoire à l’université de Gênes où il dirige le Laboratoire d’Histoire maritime et navale (NavLab). -
Vient de paraître The Japanese Empire Grand Strategy from the Meiji Restoration to the Pacific War de S.C.M.
Paine aux Cambridge UPLe 18 janvier 2018 à 15h56
Vient de paraître The Japanese Empire Grand Strategy from the Meiji Restoration to the Pacific War de S.C.M.
Paine aux Cambridge University Press, 2017, 218 p. ISBN : 9781107676169 Prix : 24,99 $ (existe aussi en version électronique).
"The Japanese experience of war from the late-nineteenth to the mid-twentieth century presents a stunning example of the meteoric rise and shattering fall of a great power. As Japan modernized and became the one non-European great power, its leaders concluded that an empire on the Asian mainland required the containment of Russia. Japan won the First Sino-Japanese War (1894–5) and the Russo-Japanese War (1904–5) but became overextended in the Second Sino-Japanese War (1931–45), which escalated, with profound consequences, into World War II. A combination of incomplete institution building, an increasingly lethal international environment, a skewed balance between civil and military authority, and a misunderstanding of geopolitics explains these divergent outcomes. This analytical survey examines themes including the development of Japanese institutions, diversity of opinion within the government, domestic politics, Japanese foreign policy and China’s anti-Japanese responses. It is an essential guide for those interested in history, politics and international relations."
S. C. M.Paine , William S. Sims Professor at the United States Naval War College, has spent eight of the last thirty years engaged in research and language study in Japan, Taiwan, China, Russia, and Australia. Her funding has included two Fulbright Fellowships along with fellowships from Japan, Taiwan, and Australia. She is the author of The Wars for Asia (Cambridge, 2012), which received the Richard W. Leopold Prize and the PROSE Award for European and World History, and was longlisted for the Lionel Gelber Prize, and Imperial Rivals (1996), which received the Barbara Jelavich Book Prize. -
Vient de paraître Monnaies et numismates d’Indochine française de François
Joyaux aux Indes savantesLe 18 janvier 2018 à 15h40
Vient de paraître Monnaies et numismates d’Indochine française de François
Joyaux aux Indes savantes, "Asie - Pacifique - Études sur l’Asie" & "Le temps colonial", 2017, 297 p. ISBN : 978-2-84654-470-2 Prix : 29 €.
"L’auteur propose une étude aussi complète que possible sur l’histoire des monnaies du Vietnam, ainsi que du Laos et du Cambodge. Le sujet n’a été que peu traité, dans des ouvrages remontant au début du XXe siècle.
Les colonisateurs français découvrent un (ou plutôt des) systèmes monétaires complexes, inspirés par la Chine, et fort différent de ce qui existe en Europe. Ils vont essayer de se servir de ces monnaies très diverses, souvent de très faible valeur (mais correspondant aux besoins de la vie économique des Vietnamiens), de les copier en faisant des frappes de sapèques en France.
Mais les intérêts économiques coloniaux demandant des valeurs supérieures vont peu à peu prévaloir, et des piastres, des dollars et autres « grosses » pièces vont faire leur apparition.
L’auteur consacre une large part aux techniciens et aux méthodes de frappe de ces monnaies, ainsi qu’aux numismates qui, dès la fin du XIXe siècle ont étudié les pièces locales, ainsi qu’aux belles collections existant aujourd’hui dans différentes institutions françaises."
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Vient de paraître Shaping Modern Shanghai. Colonialism in China’s Global City d’Isabella
Jackson aux Cambridge UPLe 17 janvier 2018 à 23h24
Vient de paraître Shaping Modern Shanghai. Colonialism in China’s Global City d’Isabella
Jackson aux Cambridge University Press, 2017, 286 p. ISBN : 9781108419680 Prix : 75 £ (existe aussi en version électronique).
"Shaping Modern Shanghai provides a new understanding of colonialism in China through a fresh examination of Shanghai’s International Settlement. This was the site of key developments of the Republican period : economic growth, rising Chinese nationalism and Sino-Japanese conflict. Managed by the Shanghai Municipal Council (1854–1943), the International Settlement was beyond the control of the Chinese and foreign imperial governments. Jackson defines Shanghai’s unique, hybrid form of colonial urban governance as transnational colonialism. The Council was both colonial in its structures and subject to colonial influence, especially from the British empire, yet autonomous in its activities and transnational in its personnel. This is the first in-depth study of how this unique body functioned on the local, national and international stages, revealing the Council’s impact on the daily lives of the city’s residents and its contribution to the conflicts of the period, with implications for the fields of modern Chinese and colonial history."
shaping-modern-shanghai-toc.pdf
IsabellaJackson is Assistant Professor in Chinese History at Trinity College Dublin, having previously held positions at the Universities of Oxford and Aberdeen. She has published her research in Modern Asian Studies and in edited collections on Chinese treaty ports, Britain and China, the Scottish experience in Asia and the ’habitable city’ in China. -
Appel à communication 8e Journées d’Histoire industrielle « Les industries aux colonies, les indigènes dans l’industrie »
Le 17 janvier 2018 à 22h38
Appel à communication pour les 8e Journées d’Histoire industrielle
« Les industries aux colonies, les indigènes dans l’industrie »
Organisées par l’Université de Haute Alsace
et l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard
Mulhouse et Sevenans, 8 et 9 novembre 2018
Appel à communication valable jusqu’au 25 février 2018.
"Les rapports entre industrialisation et colonisation, et plus largement entre le fait colonial et le fait industriel, ont fait, parmi les économistes et les historiens, l’objet de débats majeurs qui ne sont pas encore tous tranchés. Trois types de questions semblent se dégager : tout d’abord, à suivre l’historiographie marxiste, les colonies américaines auraient été déterminantes pour amorcer l’industrialisation du Royaume-Uni ; ensuite et inversement, selon Daniel Headrick notamment, l’industrialisation de l’Occident aurait permis aux Européens de dominer le reste du monde au XIXe siècle. Enfin, concernant cette fois la fin de l’expérience coloniale, les colonies apparaissent, pour Jacques Marseille et d’autres, comme un frein à la modernisation de l’économie en général et de l’industrie métropolitaine en particulier.
Mais au-delà de ces débats classiques et encore d’actualité, la question de l’industrialisation des colonies en elles-mêmes a relativement peu retenu l’attention des historiens et économistes. Il était en effet entendu, que, dans le cadre des échanges inégaux, l’économie des colonies se caractérisait par une forte spécialisation (des indigènes, au sens légal du terme, à l’instar du terme esclave en Amérique) dans le secteur primaire et par une hypertrophie du secteur tertiaire (pour les colons), mais d’industrie point ou très peu, sauf notamment dans le secteur extractif, l’agro-alimentaire ou la construction des grandes infrastructures de l’économie coloniale ou d’intérêt stratégique… et mise à part l’exception du secteur textile indien. Dans des circonstances exceptionnelles, il arrivait toutefois que cette évidence fût remise en cause, suivant d’ailleurs des considérations extra-économiques : réflexions stratégiques sur la mise en valeur des colonies à la fin de la Grande Guerre (Sarraut), sur l’industrialisation des colonies à marche forcée au début de la Seconde Guerre mondiale, ou encore nécessité politique de tenir les promesses de développement arrachées à la fin de ce conflit, alors que les indépendances se profilaient à l’horizon (création du FIDES). « Les industries aux colonies » apparaissent donc en temps de paix comme un oxymore aux yeux des acteurs historiques : rares sont les entrepreneurs, tel Paul Bernard, qui militent pour une industrialisation des colonies. Mais l’oxymore est aussi historien, comme en témoigne le fait qu’ « industrialisation » constitue le mot le plus « out » dans les articles publiés sur le phénomène colonial selon Frederick Cooper (2005), à l’opposé des mots « in » comme « identité ». Il est donc proposé d’explorer davantage la présence des industries dans les colonies françaises ou étrangères, qu’elles soient d’origines locales ou européennes, précoloniales ou coloniales, ainsi que la chronologie de leur apparition et disparition, et les causes (douanières, législatives, technologiques, stratégiques, politiques etc.) de ces phénomènes, notamment à l’échelle locale, sans s’interdire d’analyser à l’échelle plus globale l’attitude fluctuante de l’Etat, des partis politiques, du patronat ou des syndicats face à la question de l’industrialisation des colonies. Les acteurs directs de cette industrialisation pourront aussi être interrogés : entrepreneurs et main-d’œuvre, qu’elle soit civile ou militaire, volontaire ou forcée, masculine ou beaucoup plus rarement féminine, ingénieurs et techniciens, souvent à l’origine d’innovations audacieuses dans les grands chantiers de travaux publics coloniaux, que ce soit dans la phase de mise en valeur initiale ou durant l’âge d’or de l’entre-deux-guerres (Dominique Barjot).
« Industrie aux colonies » et, inversement, dans une perspective impériale, présence indigène dans l’industrie métropolitaine : si, croit-on alors, le Plan de Constantine constitue une réponse à la crise malthusienne et au-delà politique qui menace l’Algérie française, le « problème » démographique algérien trouve surtout un début de réponse avec l’immigration croissante de la population masculine dans les usines de la métropole. Depuis quelques années, la contribution de la main-d’œuvre indigène à l’économie de la métropole a fait l’objet d’un regain d’intérêt de la part d’une jeune génération de chercheuses et chercheurs. Ouvriers indochinois de la Grande Guerre (16% des ouvriers civils des usines d’armement français sont indigènes en 1914-1918) ou main-d’œuvre algérienne des bidonvilles parisiens des Trente Glorieuses nous sont désormais mieux connus, mais ce champ de recherche ouvert depuis peu mérite encore d’être exploré : le Dictionnaire de la colonisation française de Claude Liauzu ne comporte pas d’entrée « ouvrier ». Conditions de vie et de travail, gestion coloniale de la main-d’œuvre, trajectoires personnelles, et cycles de vie, percée des premiers cadres indigènes, etc. pourront ainsi être évoqués."
Calendrier et modalités pratiques : Merci d’adresser vos propositions de communication (titre, résumé d’une page maximum, courte présentation biographique) à regis.boulat@uha.fr et laurent.heyberger@utbm.fr avant le 26 février 2018. La sélection des communications sera indiquée aux proposants au plus tard le 12 mars. Les communications durant les JHI dureront 30 mn, questions comprises.
Organisateurs :
Régis Boulat (UHA) et Laurent Heyberger (UTBM-UBFC).
Comité scientifique :
Fabien Bonnet, UHA
Régis Boulat, UHA
Jean-Claude Daumas, Université de Franche-Comté-UBFC
Aziza Gril-Mariotte, UHA
Michel Hau, Université de Strasbourg
Laurent Heyberger, UTBM-UBFC
Pierre Lamard, UTBM-UBFC
Nicolas Stoskopf, UHA
Laurent Tissot, Université de Neuchâtel
aac-industries-colonies-indigenes-industrie.pdf
Un grand merci à Laurent Heyberger pour avoir communiqué à la Sfhom cet appel à communication de grand intérêt. -
Vient de paraître Bordeaux au XVIIIe siècle : le commerce atlantique et l’esclavage de François
Hubert , ChristianBlock et Jacques deCauna aux éditions Le FestinLe 17 janvier 2018 à 17h56
Vient de paraître Bordeaux au XVIIIe siècle : le commerce atlantique et l’esclavage / Bordeaux in the 18th century. Trans-atlantic trading and slavery de François
Hubert , ChristianBlock et Jacques deCauna aux éditions Le Festin, "Guides du Festin", 2018, 208 p. ISBN : 978-2-36062-193-4 Prix : 24 €.
Édition bilingue français-anglais.
"Nouvelle édition du catalogue des collections permanentes du musée d’Aquitaine
À la faveur d’un essor économique sans précédent, Bordeaux connaît au 18e siècle une véritable transformation urbaine. La prospérité de la ville, qui attire une population active venue de toute la région, ainsi que des négociants et des armateurs issus de différents horizons européens, est avant tout le résultat du dynamisme de son négoce maritime qui la place au cœur des échanges internationaux.
Ce commerce est cependant entaché des tragédies humaines générées par la Traite et l’esclavage, alors en usage en un siècle qui voit en parallèle se développer les idées des Lumières. À cette même époque, un important mouvement migratoire des Aquitains se produit en direction des colonies antillaises, Saint-Domingue en tête. Ils y prospéreront jusqu’aux premières révoltes des esclaves qui aboutiront, en 1848, à l’abolition définitive de l’esclavage en France.
Après l’ouverture des salles du Musée d’Aquitaine consacrées à « Bordeaux au XVIIIe siècle, le commerce atlantique et l’esclavage » en mai 2009, cet ouvrage, richement illustré de documents inédits, contribue à diffuser l’état des connaissances sur cette question en présentant avant tout des faits et leur enchaînement. Cet objectif contraint à décentrer son regard : si Bordeaux et l’Aquitaine sont bien au centre de cette histoire, il faut aussi aller voir en Afrique ou aux Antilles comment celle-ci a été vécue."
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Vient de paraître L’assurance maritime, XIVe-XXIe siècle sous la direction de Christian
Borde et ÉricRoulet aux éditions ShakerLe 17 janvier 2018 à 08h44
Vient de paraître L’assurance maritime, XIVe-XXIe siècle sous la direction de Christian
Borde et ÉricRoulet , Shaker Verlag, "Les sources de l’histoire maritime" (2017-2), 2017, 236 p. ISBN : 978-3-8440-4646-5 Prix : 24,8 €.
"L’assurance maritime apparaît au XIVe siècle. Elle s’affirme aux siècles suivants. Le but de cet ouvrage est d’en montrer la nature et la diversité, en particulier les polices, issues des archives et des ouvrages imprimés. Il présente un premier choix de textes significatifs, réalisé par des historiens, des juristes et de jeunes chercheurs."
"La collection "les sources de l’histoire maritime" se consacre à l’étude et à l’analyse des documents spécifiques à l’entreprise maritime. Chaque volume présente un type de source en décrivant les fonds documentaires existants, l’originalité et l’apport de ces sources pour les historiens.
Elle propose des textes et des documents inédits tirés des archives. La collection s’adresse aux étudiants d’histoire, de Sciences humaines et sociales et de droit, ainsi qu’aux jeunes chercheurs."
Déjà paru : Les journaux de bord, XIXe-XXIe siècle.
A paraître : L’engagement maritime ; Les actes des sociétés ; Les routiers
assurance-maritime-tdm.pdf
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Vient de paraître Le désir de calme. L’histoire du mouvement Sawaba au Niger de Klaas van
Walraven aux PU de RennesLe 16 janvier 2018 à 13h47
Vient de paraître Le désir de calme. L’histoire du mouvement Sawaba au Niger de Klaas van
Walraven aux Presses Universitaires de Rennes, "Histoire", 2017, 800 p. ISBN : 978-2-7535-5395-8 Prix : 30 €.
Avec le soutien du Centre d’études africaines, université de Leyde.
"En1954, Djibo Bakary, un activiste nationaliste de gauche nigérien fonda l’Union Démocratique Nigérienne (UDN), un parti politique qui visait non seulement à combattre la domination coloniale, mais aussi à réaliser une transformation large de la société nigérienne. Le parti fut salué par le cri de ralliement « Sawaba », un terme haoussa qui indique le soulagement par rapport à l’adversité et un retour au calme et à la sérénité soulignant l’aspiration des Nigériens à être délivrés de la pauvreté et de l’oppression coloniale sous toutes ses formes. Le Sawaba, dont le noyau était constitué d’un « petit peuple » de ruraux ayant migré en ville, remporta les premières élections générales au suffrage universel du Niger en 1957 et forma le tout premier gouvernement autonome du pays, sous suzeraineté française. En 1958, le mouvement eut maille à partir avec le pouvoir gaulliste de France préférant l’indépendance immédiate à une nouvelle forme d’autonomie et appelant à rejeter la constitution de la Ve République. Les Français, compte tenu la situation stratégique du Niger, réagirent de manière implacable. En violation flagrante de la constitution, un nouveau gouverneur émascula le gouvernement Bakary. La campagne du Sawaba fut contrecarrée. Le parti, interdit, devint une organisation militaire menant la guérilla. Cependant, la guérilla du Sawaba (1960-1966), soutenue par des régimes gauchistes étrangers, aboutit à un échec entraînant la destruction définitive du mouvement.
Le récit des luttes du Sawaba n’est pas dénué d’ambiguïté, ce qui renvoie au caractère hybride du mouvement et aux métamorphoses vécues au long de son existence. Les sawabistes se montrèrent un mélange singulier d’activistes politiques et de combattants qui, au lieu de faire violence à la population, s’engagèrent dans la bataille comme les agitateurs de rue qu’ils furent jadis – certes armés, mais avec l’espoir de plaire à l’électeur et d’entraîner une fin instantanée aux souffrances du peuple. Millénariste plutôt que militariste, cette mentalité donne la clef de la tragédie de leur défaite."
walraven-swaba-tdm.pdf
Klaas vanWalraven est chercheur au Centre d’études africaines à Leyde (https://twitter.com/ASCLeiden), Pays-Bas. Historien et politologue, il est l’auteur de nombreux écrits sur l’Afrique de l’Ouest – en particulier le Niger – et sur l’Afrique équatoriale française. Il travaille en ce moment à une biographie de Barthélémy Boganda, prêtre et politicien en Oubangui-Chari (République centrafricaine), 1910-1959.
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Vient de paraître Citizenship and Antisemitism in French Colonial Algeria, 1870–1962 de Sophie B.
Roberts aux Cambridge UPLe 15 janvier 2018 à 16h25
Vient de paraître Citizenship and Antisemitism in French Colonial Algeria, 1870–1962 de Sophie B.
Roberts aux Cambridge University Press, 2017, 400 p. ISBN : 9781107188150 Prix : 90 £.
"Professor Roberts examines the relationship between antisemitism and the practices of citizenship in a colonial context. She focuses on the experience of Algerian Jews and their evolving identity as citizens as they competed with the other populations in the colony, including newly naturalised non-French settlers and Algerian Muslims, for control over the scarce resources of the colonial state. The author argues that this resulted in antisemitic violence and hotly contested debates over the nature of French identity and rights of citizenship. Tracing the ambiguities and tensions that Algerian Jews faced, the book shows that antisemitism was not coherent or stable but changed in response to influences within Algeria, and from metropolitan France, Europe and the Middle East. Written for a wide audience, this title contributes to several fields including Jewish history, colonial and empire studies, antisemitism within municipal politics, and citizenship, and adds to current debates on transnationalism and globalization."
citizenship-antisemitism-toc.pdf
Sophie B.Roberts is the Zantker Assistant Professor of Jewish History and Jewish Studies at the University of Kentucky in Lexington. She received her Ph.D. in History and Jewish Studies from the University of Toronto, Canada (thèse accessible en ligne), and has previously served as a visiting assistant professor at Stanford University. Proficient in French and Hebrew, she has received several awards and fellowships, including the 2012–2013 Sosland Foundation Fellowship at the Center for Advanced Holocaust Studies at the United States Holocaust Memorial Museum.
Livre annoncé par nos soins dès août 2017 et paru en décembre 2017. -
Vient de paraître Les Marrons de la mer. Évasions d’esclaves de la Martinique vers les îles de la Caraïbe (1833-1848) de Georges B.
Mauvois chez KarthalaLe 15 janvier 2018 à 09h59
Vient de paraître Les Marrons de la mer. Évasions d’esclaves de la Martinique vers les îles de la Caraïbe (1833-1848) de Georges B.
Mauvois chez Karthala, "Esclavages", 2017, 128 p. ISBN : 9782811119119 Prix : 13 €.
"La mer entourant les colonies insulaires de la Caraïbe n’a jamais été une barrière et encore moins un obstacle insurmontable, mais au contraire une véritable voie vers les autres colonies. En 1833, alors que la France maintient l’esclavage, l’Angleterre l’abolit et cette décision qui ouvre l’ère des abolitions européennes ultérieures provoque des évasions d’esclaves à partir des colonies françaises de la Guadeloupe et de la Martinique.
Georges Bernard Mauvois (1949-2011), dans cet ouvrage qu’il n’a pas eu le temps de parfaire avant sa disparition, traite de cette question peu documentée par la recherche historique. Patiemment, il a traqué les traces archivistiques qui permettent de retrouver ces figures d’esclaves de la Martinique qui risquèrent leur vie pour rejoindre les colonies anglaises de Sainte-Lucie ou de la Dominique. Bravant les interdictions, les menaces et surmontant leurs peurs, ces hommes et ces femmes ont rejoint, par la mer, ces terres étrangères qui étaient, pour eux, promesse de liberté.
Cette étude, bien qu’inachevée, est un document pour l’histoire car elle jette les bases pour de nouvelles recherches à venir. Sa publication est aussi un hommage à un historien et érudit dont les travaux originaux ont toujours cherché à reconstruire un sujet esclave ou affranchi agissant pour établir ou défendre sa liberté.
Honneur et respect."
Georges B.Mauvois est l’auteur de nombreux travaux sur la Martinique et la Caraïbe dont Louis des Étages (1873-1925). Itinéraire d’un homme politique martiniquais (Karthala, 1990) et Un complot d’esclaves. Martinique (Éditions les pluriels de psyché, 1998). Il a été membre de l’Atelier d’écriture et de recherches historiques sur la Caraïbe qui a publié une Histoire et Civilisation de la Caraïbe (Guadeloupe, Martinique, Petites Antilles) ; Tome 1 : Le temps des Genèses des origines à 1685 (Karthala 2015, [2004]) ; Tome 2 : Le temps des matrices : économie et cadre sociaux du long XVIIIe siècle (Karthala, 2012) ; Tome 3 : Le temps des Matrices : Dynamiques sociales, politiques et culturelles (Karthala, à paraître).















