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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Vient de paraître Une diplomatie des lointains. La France face à la mondialisation des rivalités internationales, XVIIe-XVIIIe siècles sous la direction d’Éric
Schnakenbourg et de FrançoisTernat aux Presses Universitaires de RennesLe 17 septembre 2020 à 09h50
Vient de paraître Une diplomatie des lointains. La France face à la mondialisation des rivalités internationales, XVIIe-XVIIIe siècles sous la direction d’Éric
Schnakenbourg et de FrançoisTernat aux Presses Universitaires de Rennes, coll. "Histoire", 2020, 396 p. ISBN : 978-2-7535-8007-7 Prix : 30 €.
Avec le soutien du LabEx EHNE axe 4 "L’Europe, les Européens et le monde".
"À partir du du XVIIe siècle, l’élargissement du champ d’activité de la diplomatie des cours européennes à l’Amérique, à l’Afrique et à l’Asie invite le monde à la table des grandes négociations. Mais parallèlement, au niveau local, la conduite de la diplomatie ordinaire est une affaire d’individus vivant à l’interface des mondes européens et autochtones. Qu’ils participent à la conclusion de traités de paix, à la réussite d’opérations commerciales ou à la traite des esclaves, ils sont les acteurs de terrain de la mondialisation de la diplomatie française. L’influence toujours plus importante des espaces lointains sur la conduite de la diplomatie française est un défi aux multiples dimensions dont ce volume a l’ambition de rendre compte en jouant sur les points de vue et les échelles pour comprendre l’exercice de la diplomatie française à l’écoute et à l’épreuve du monde."
une-diplomatie-des-lointains-tdm.pdf
Nous tenons à remercier, pour nous l’avoir signalé, et à féliciter chaleureusement Éric Schnakenbourg pour la direction de cet ouvrage précieux. -
Réédition d’Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie (1853-1920) d’Isabelle
Merle chez AnacharsisLe 11 septembre 2020 à 12h22
Réédition (en poche) d’Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie (1853-1920) d’Isabelle
Merle chez Anacharsis, "Griffe Essais", 2020, 576 p. ISBN : 9791027904037 Prix : 13 €.
"Isabelle Merle explore dans cet ouvrage les mécanismes de la fabrique du colon à l’âge des empires. Elle analyse la façon dont des hommes et des femmes, bagnards et « libres » déversés par la France pendant plus d’un demi-siècle sur un territoire des antipodes, sont finalement parvenus à faire souche.
À travers une plongée dans l’histoire mouvementée de ces populations enracinées en Nouvelle-Calédonie sur des terres arrachées par la force à leurs habitants originels, les Kanak, elle élabore un chapitre majoritairement ignoré de l’histoire du colonialisme, un autre chapitre de l’histoire populaire de la France.
Un passé conflictuel indélébile, pesant de tout son poids sur bien des enjeux politiques contemporains."
IsabelleMerle est historienne, directrice de recherche au CNRS et spécialiste du monde océanien. Elle a notamment publié, avec Adrian Muckle, L’Indigénat. Genèse dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie (CNRS Éditions). -
Vient de paraître Sex, Law, and Sovereignty in French Algeria, 1830–1930 de Judith
Surkis aux Cornell University PressLe 9 septembre 2020 à 14h16
Vient de paraître Sex, Law, and Sovereignty in French Algeria, 1830–1930 de Judith
Surkis aux Cornell University Press, coll. "Corpus Juris : The Humanities in Politics and Law", 2019, 354 p. ISBN : 9781501739507 Pirx : 29,95 $ (existe aussi en version électronique).
"During more than a century of colonial rule over Algeria, the French state shaped and reshaped the meaning and practice of Muslim law by regulating it and circumscribing it to the domain of family law, while applying the French Civil Code to appropriate the property of Algerians. In Sex, Law, and Sovereignty in French Algeria, 1830–1930, Judith Surkis traces how colonial authorities constructed Muslim legal difference and used it to deny Algerian Muslims full citizenship. In disconnecting Muslim law from property rights, French officials increasingly attached it to the bodies, beliefs, and personhood.
Surkis argues that powerful affective attachments to the intimate life of the family and fantasies about Algerian women and the sexual prerogatives of Muslim men, supposedly codified in the practices of polygamy and child marriage, shaped French theories and regulatory practices of Muslim law in fundamental and lasting ways. Women’s legal status in particular came to represent the dense relationship between sex and sovereignty in the colony. This book also highlights the ways in which Algerians interacted with and responded to colonial law. Ultimately, this sweeping legal genealogy of French Algeria elucidates how "the Muslim question" in France became—and remains—a question of sex."
judith-surkis-sex-lax-french-algeria-toc.pdf
JudithSurkis (https://twitter.com/JudithSurkis) is a Member of the School of Social Science, Institute for Advanced Study, Princeton.
2020 Book Prize from AMEWS (The Association for Middle East Women’s Studies) -
Vient de paraître Les métamorphoses du travail contraint. Une histoire globale XVIIIe-XIXe siècles d’Alessandro
Stanziani aux Presses de Sciences PoLe 5 septembre 2020 à 10h15
Vient de paraître Les métamorphoses du travail contraint. Une histoire globale XVIIIe-XIXe siècles d’Alessandro
Stanziani aux Presses de Sciences Po, coll. "Académique", 2020, 336 p. ISBN : 9782724626209 Prix : 24 € (existe également sous forme électronique).
"L’ouvrage montre par son approche globale que l’histoire du travail forcé ne peut se comprendre qu’en relation avec celle du travail libre. Les deux aires ne cessent de se superposer et de se répondre pour écrire une seule et même histoire encore inachevée, celle d’une difficile émancipation.
Les récits de Conrad m’accompagnent depuis mon enfance. À cette époque, j’aimais surtout l’aventure, le bruit et le parfum de la mer. […] Je pensais avoir mis de côté Conrad jusqu’à ce que, il y a quelques années, un ami […] me dise : as-tu remarqué que tes terrains de recherche suivent à peu près les périples de Conrad ?
Le livre de l’historien Alessandro Stanziani ne parle pas des voyages de Joseph Conrad, mais des travailleurs et des asservis que l’écrivain polonais a côtoyés : les serfs de Russie, les salariés et les marins des empires français et britannique, les esclaves et les immigrés de l’océan Indien. Il s’achève au Congo, dans les violences extrêmes perpétrées contre les indigènes par des compagnies coloniales en quête effrénée de profits.
De la pensée des Lumières à l’évolution du droit et à la réalité des conditions de travail, Alessandro Stanziani montre par son approche globale que l’histoire du travail forcé ne peut se comprendre qu’en relation avec celle du travail libre. Les deux aires ne cessent de se superposer et de se répondre mutuellement pour écrire une seule et même histoire encore inachevée, celle d’une difficile émancipation."
a-stanziani-travail-contraint-tdm.pdf
Directeur d’études à l’EHESS et directeur de recherche CNRS, AlessandroStanziani a notamment publié Les Entrelacements du monde. Histoire globale, pensée globale (CNRS Éditions, 2018). -
Vient de paraître Not Made by Slaves. Ethical Capitalism in the Age of Abolition de Bronwen
Everill aux Harvard University PressLe 2 septembre 2020 à 13h33
Vient de paraître Not Made by Slaves. Ethical Capitalism in the Age of Abolition de Bronwen
Everill aux Harvard University Press, 2020, 328 p. ISBN : 9780674240988 Prix : 36 €.
"How abolitionist businesses marshaled intense moral outrage over slavery to shape a new ethics of international commerce.
“East India Sugar Not Made By Slaves.” With these words on a sugar bowl, consumers of the early nineteenth century declared their power to change the global economy. Bronwen Everill examines how abolitionists from Europe to the United States to West Africa used new ideas of supply and demand, consumer credit, and branding to shape an argument for ethical capitalism.
Everill focuses on the everyday economy of the Atlantic world. Antislavery affected business operations, as companies in West Africa, including the British firm Macaulay & Babington and the American partnership of Brown & Ives, developed new tactics in order to make “legitimate” commerce pay. Everill explores how the dilemmas of conducting ethical commerce reshaped the larger moral discourse surrounding production and consumption, influencing how slavery and freedom came to be defined in the market economy. But ethical commerce was not without its ironies ; the search for supplies of goods “not made by slaves”—including East India sugar—expanded the reach of colonial empires in the relentless pursuit of cheap but “free” labor.
Not Made by Slaves illuminates the early years of global consumer society, while placing the politics of antislavery firmly in the history of capitalism. It is also a stark reminder that the struggle to ensure fair trade and labor conditions continues."
BronwenEverill (https://twitter.com/BronwenEverill) is the 1973 College Lecturer in History at Gonville & Caius College, University of Cambridge. She is the author of Abolition and Empire in Sierra Leone and Liberia and is a Fellow of the Royal Historical Society.
Ouvrage signalé sur Twitter par Vincent Hiribarren :
https://twitter.com/bixhiribarren/status/1299971690856939520
À retrouver sur le blog Libé Africa4 de Jean-Pierre Bat et Vincent Hiribarren, l’entretien de ce dernier avec Bronwen Everill à propos de son ouvrage :
http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2020/08/30/labolition-de-lesclavage-aux-origines-du-commerce-equitable/
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Vient de paraître Combattre, punir, photographier. Empires coloniaux, 1890-1914 de Daniel
Foliard à La DécouverteLe 1er septembre 2020 à 10h06
Vient de paraître Combattre, punir, photographier. Empires coloniaux, 1890-1914 de Daniel
Foliard à La Découverte, coll. "SH / histoire-monde", 2020, 380 p. ISBN : 9782348059636 Prix : 23 € (existe aussi en version électronique).
"À l’évocation des mots photojournalisme ou photographie de guerre, la mémoire convoque des icônes dont les plus anciennes remontent aux années 1920 et 1930. On imagine ainsi que les conflits d’avant la Grande Guerre n’ont été que peints, dessinés et gravés ; figés dans un héroïsme un peu innocent avant que les violences du XXe siècle ne soient saisies sur pellicule dans leur réalisme cauchemardesque.
Des albums privés des soldats coloniaux aux fonds des premières agences d’images, ce livre, véritable archéologie de la photographie de conflit, est une invitation, et une éducation, à lire l’image-choc pour la désarmer plutôt que la subir. L’auteur se focalise sur les clichés de la violence physique et de la destruction armée, pris non pas comme de simples illustrations mais comme les supports d’une relation sociale. Dans ce monde de la fin du XIXe siècle, les conflits se multiplient de façon inédite et les abus coloniaux ponctuent les conquêtes. En les capturant, l’appareil photographique, devenu portable et abordable, transforme profondément l’économie visuelle de la violence, et ce bien avant 1914.
Au-delà d’une histoire des photographies des corps brutalisés et des violences armées, cet ouvrage, loin d’une pornographie du désastre, est aussi une proposition. Comment présenter des photographies montrant les atrocités indicibles pour les penser et en faire l’histoire ? L’observateur, y compris lorsque son regard plonge au cœur des ténèbres, peut retrouver dans les photographies les hommes et les femmes du passé, et non des victimes passives et anonymes figées sur le papier. "
DanielFoliard est maître de conférences HDR à l’université Paris-Ouest-Nanterre. Il a notamment publié, en 2017, un livre sur les liens entre la cartographie britannique et l’invention du Moyen-Orient, Dislocating the Orient : British Maps and the Making of the Middle East, 1854-1921 (University of Chicago Press).
Nous tenons à remercier chaleureusement, pour l’annonce de la sortie, et à féliciter Daniel Foliard pour la publication de ce précieux ouvrage. -
Disparition d’Hélène d’Almeida-Topor, présidente d’honneur de la S
fhom Le 28 août 2020 à 08h58
C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons la disparition de notre collègue Hélène d’Almeida-Topor, survenue ce 1er août 2020.
Historienne de l’Afrique, professeur émérite à l’Université Paris 1-Sorbonne, Hélène d’Almeida-Topor (1932-2020) fut aussi la présidente de notre société, la Société française d’histoire des outre-mers, de 2001 à 2011, avant de devenir présidente d’honneur de la Sfhom .
Xavier Mauduit, dans Le cours de de l’histoire (France Culture) rend hommage à Hélène d’Almeida-Topor, avec Catherine Coquery-Vidrovitch, Odile Goerg et Chislain Moupebele Makadjoka ce vendredi 28 août 2020 à 9 heures 05 :
« Des Amazones du Dahomey aux indépendances africaines, hommage à l’historienne Hélène d’Almeida-Topor »
https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/des-amazones-du-dahomey-aux-independances-africaines-hommage-a-lhistorienne-helene-dalmeida-topor
Les obsèques ont eu lieu au cimetière du Père Lachaise,
le jeudi 6 août 2020 à 10 heures.
Parmi les messages et les hommages qui ont suivi le décès d’Hélène d’Almeida-Topor, certains de ses collègues et amis ont réagi :
« Hélène d’Almeida-Topor nous a quittés le 1er août. Elle fut de toutes les aventures du Labo tiers monde puis SEDET jusqu’aux années 1990 et notre compagnonnage d’amitié a continué bien au-delà. Quelle tristesse. Nous avons fait tant de choses ensemble, toujours en amitié, et c’est le plus souvent elle qui avait les meilleures idées. J’admirais, entre autres, la façon dont elle savait sortir un plan d’ouvrage. J’en étais incapable ! C’était une femme droite, lucide, fidèle, d’une intelligence implacable, et d’un fair-play total, ce qui est une qualité rare. Nous avons été l’une et l’autre totalement "fair play" : c’est si rare dans le milieu universitaire !! Nous nous aimions beaucoup et rêvions encore d’écrire un livre ensemble. Elle a été unique dans sa passion pour l’histoire économique africaine. Aussi bonne enseignante que solide chercheuse, elle était d’une grande modestie, et s’est volontairement effacée des équipes en activité après sa retraite. Je regrette que de ce fait un certain nombre de chercheurs l’ait un peu oubliée. Son rôle fut fondamental dans cette époque pionnière. »
Catherine Coquery-Vidrovitch.
Hélène, une « grande historienne de l’Afrique et femme de cœur »
Odile Goerg.
« J’ai eu l’occasion, ces dernières années, via les réunions de bureau et AG de la Sfhom de croiser, à l’occasion, Hélène d’Almeida-Topor. De même m’a-t-elle envoyé, pour le site, des informations d’intérêt, récemment encore à propos de littérature algérienne. J’ai eu aussi la chance, qu’elle vienne à Reims (en 1997) pour participer à ma soutenance de maîtrise sur les signares, dirigée par Monique Lakroum.
Surtout, je sais - et certainement moins que vous - ce que la Sfhom doit à Hélène d’Almeida, durant sa présidence et sa présidence d’honneur. »
Guillaume Vial.
« Hélène et moi étions ensemble sur les bancs de La Sorbonne en années de licence d’Histoire, nous avons préparé l’agrégation dans un même groupe de travail, celui des étudiants communistes.
Je ne sais comment exprimer ma profonde tristesse. »
Pierre Brocheux.
« Cher Fabrice,
Je me fais l’interprète de tous les adhérents de la la Société française d’histoire des Outre-mers pour te présenter nos plus vives condoléances : il n’est en effet pas nécessaire de tous les réunir pour savoir l’empreinte qu’Hélène d’Almeida-Topor laisse, outre à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sur l’histoire de l’Afrique et sur celle de la SFHOM. Merci également à Odile et à Guillaume pour avoir diffusé cette mauvaise nouvelle.
Hélène m’avait transmis la présidence de la SFHOM en 2011 et ce n’est pas pour rien qu’elle y gardait la Présidence d’honneur : bien sûr, nous allons lui rendre l’hommage qu’elle mérite, le temps d’organiser ce dernier dans les jours qui viennent.
En attendant, je me permets de te transmettre nos sentiments les plus cordiaux et infiniment tristes. »
Hugues Tertrais,
Président de la SFHOM.
« Cher Hugues,
Merci beaucoup de ce message qui nous touche beaucoup !
Maman nous avait dit l’importance de l’association et de la revue et elle était fière d’y contribuer autant qu’heureuse des personnes avec qui elle y travaillait.
Merci de votre hommage.
Sincèrement Vôtre, »Fabrice D’Almeida.
« Une anecdote au sujet de la couverture [Les Amazones. Une armée de femmes dans l’Afrique précoloniale]. En entrant en master, je me promenais dans la rue des Écoles où se trouvait un soldeur de livre, et je suis tombé sur ce bouquin en flânant. C’est là que j’ai compris le lien entre Hélène et Roland, que j’admirais. J’ai eu alors une sorte de flash, et j’ai imaginé mon sujet de thèse, publié sous forme de livre, avec une couverture de Topor, et je me suis lancé. Je n’en ai jamais parlé à personne. Mais en arrivant en Turquie, j’ai découvert à quel point Topor y était aimé et admiré. Au bout de deux ans, j’ai pris ma plume (on utilisait pas encore internet à l’époque), j’ai eu le courage de raconter cette histoire à Hélène qui m’a répondu : "j’ai montré votre lettre à Roland que cela a beaucoup amusé et il vous attend cet été pour vous faire votre dessin !" Je préparais alors la publication de ma thèse. Peu après j’ai invité Hélène à faire un cycle de conférences à l’université Galatasaray. Elle habitait chez moi. Une nuit, à deux heures du matin, j’ai reçu un coup de fil disant qu’Hélène devait rentrer d’urgence, son frère venant de faire un avc. Je l’ai mise dans l’avion le matin même, et Roland est mort quelques jours après. J’ai alors décidé que ma thèse ne serait jamais publiée...
Hélène a accompagné mes premiers pas, a vu naître mes enfants, est venue me voir en Turquie et en Guadeloupe, m’a fait connaître une éditrice chez qui j’ai fondé une collection pour instituteur. Quand je l’ai rencontré pour la première fois en 1989, elle avait l’âge que Fabrice et moi avons aujourd’hui...
Voilà, je me suis épanché comme un petit vieux, mais cela m’a fait du bien. Et je vais reprendre un verre de punch malgré l’heure : Hélène et Roland auraient aimé cela !
Je sais ce que je lui dois. C’est elle qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. »Francis Simonis.
« Je suis attristé de ce décès, j’ai bien connu Hélène à la Sorbonne, à la présidence de la SFHOM, et j’ai pu la côtoyer lors de sa venue au (modeste) Salon du livre d’Autun (dans le Morvan qu’elle connaissait bien), il y a quelques années, où elle présenta l’un de ses derniers livres, Le goût de l’étranger : les saveurs venues d’ailleurs depuis la fin du XVIIIe siècle (Armand Colin, 2006), belle ouverture sur la diversité du monde et le croisement des cultures. »
Marcel Dorigny.
« Ayant œuvré comme trésorier et membre du Bureau de la S
fhom auprès de la présidente Hélène, j’ai pu apprécié son empathie, son art de la discussion savante, et son mode de l’organisation (au centre Mahler, dans le Marais). Dur cycle de la vie ! »
Hubert Bonin.
« Hélène,
Ton départ laisse un vide, un vide d’estime scientifique, d’amitié fraternelle. J’ai l’impression que nous nous sommes toujours connus, en tout cas depuis plus d’un demi-siècle, depuis le temps des indépendances en Afrique jusqu’à aujourd’hui où tu nous quittes. Je n’insisterai pas sur l’autorité de la femme de science, sinon pour en souligner l’immense curiosité, la valeur et l’originalité. D’abord, tu as été une des meilleures spécialistes de l’histoire économique de l’Afrique contemporaine et je garde toujours de tes premiers travaux un tableau de calcul de ce que tu appelé « termes de l’échange social », un concept neuf dont j’ai admiré - et dont j’admire toujours - , la fécondité. Et puis, aussi, Hélène tu as été de toutes les avant-gardes, non celles qui font parler d’elles parce qu’elles partent à la guerre avec des slogans, mais de celles qui apportent du neuf, ouvrent des pistes. Car, il ne faut pas s’y tromper ; tu étais, Hélène, historienne ; à cet égard, un de tes livres les plus connus, sur les Amazones du Dahomey n’est pas un hommage aux femmes en guerre et aux « guerrières » mais un démontage des images trop faciles ; tes guerrières « plus qu’aux héroïnes de l’Antiquité, c’est peut-être aux troupes féminines d’aujourd’hui, aux jeunes filles qui, dans plusieurs pays du monde, suivent une instruction militaire obligatoire, aux femmes gardes du corps, prêtes à tuer à la moindre alerte que s’apparentent les amazones du Danhomè. Et dès lors, peuvent-elles encore faire rêver ? », écrivais-tu en conclusion de ton livre, en 1984. De ton œuvre, je voudrais aussi extraire un des plus remarquables apports, le volume que tu as consacré aux « saveurs venues d’ailleurs depuis la fin du XVIIIème siècle » sous le joli titre Le goût des autres » ; « la meilleure façon de découvrir un plat, la plus véridique, est sans doute celle que confectionne un hôte étranger pour ses invités. » Non seulement ce bel essai est, selon moi, un livre majeur, mais aussi un recueil de recettes étonnant pour tous ceux et celles qui croient que manger ensemble est le premier pas vers la reconnaissance de l’Autre.
A ce propos, là vraiment le privé et le public se sont rejoints ; je me souviendrai toujours et nos enfants je l’espère également d’un fameux repas dans l’appartement que tu avais boulevard Saint-Denis ; encombré des souvenirs africains, de livres et des tableaux de ton père et de ceux de ton frère. Tu n’avais peut-être pas encore rejoint l’Université Paris 1 et moi, celle d’Aix-en-Provence ; nous avions l’Afrique au cœur. Nous avions tous deux connus l’expérience exaltante, bien que parfois ingrate et frustrante de l’installation des premières Universités francophones en Afrique. Nous avions des connaissances communes, de grands noms de l’anthropologie, Claude Tardits ou Philippe Laburthe-Tolra que tu avais connus au Dahomey et au Togo de l’époque, et moi au Cameroun. Nos domaines de recherches voisinaient ; j’appréciais ton franc-parler, ta chaleur, un rire, en tout cas une gaieté que tu partageais presque avec ton frère qu’hélas je n’ai pas rencontré. Plus tard, tu m’as témoigné ton amitié dans une lourde épreuve. Après ton passage à la Rue Malher, je suis allé te voir avenue de Tolbiac ; tu avais conservé ton franc-parler et ton optimisme. Merci Hélène. Que tes enfants trouvent ici l’expression de ma fidèle amitié avec toi. »
Marc Michel.
« Hommage amical à Hélène d’Almeida-Topor
Hélène d’Almeida-Topor, historienne, a participé au lancement des Universités du Dahomey et du Togo, au lendemain des Indépendances, dont on célèbre les 60 ans cette année. Rentrée en France, elle poursuivit sa carrière universitaire, devenant professeur d’histoire contemporaine africaine à l’Université de Paris I. Elle a formé des étudiants tant africains que français à cette spécialité, entretenant de relations de sympathie et d’amitiés avec nombre d’entre eux. Au début des années 1970, elle m’a conseillé avec bienveillance alors que je prenais en main le département d’histoire de ce qui est maintenant l’Université du Bénin, consciente d’avoir de lourdes responsabilités vis-à-vis de jeunes dans un univers où tout était à créer.
Puis nous sommes devenues presque voisines. L’une et l’autre membres de la Société française d’histoire d’outre-mer depuis de nombreuses années, nous étions présentes lors de l’assemblée générale de 2000 où la situation critique de l’association s’est révélée de façon criante. La poignée de présents s’est répartie les responsabilités et Hélène a accepté de devenir présidente : presque tout était à remettre sur les rails, avec pour objectif de permettre aux historiens travaillant sur l’histoire coloniale de trouver un accueil dans les pages de la revue, seule façon de faire connaître leurs travaux, leurs réflexions et les documents disponibles. L’objectif était aussi d’en faire bénéficier un large public tant universitaire qu’érudit ou simples curieux. Se transformer en éditeur, en commercial, a été une aventure collective passionnante, créatrice de liens d’amitiés et de convivialité durables. »Josette Rivallain.
Article mis en ligne le 2 août 2020 et mis à jour périodiquement. -
Vient de paraître L’Afrique des routes. Histoire de la circulation des hommes, des richesses et des idées à travers le continent africain sous la direction de Gaëlle
Beaujean et CatherineCoquery-Vidrovitch en co-édition Actes Sud et Musée du Quai BranlyLe 28 août 2020 à 08h52
Vient de paraître L’Afrique des routes. Histoire de la circulation des hommes, des richesses et des idées à travers le continent africain sous la direction de Gaëlle
Beaujean et CatherineCoquery-Vidrovitch en co-édition Actes Sud et Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, 2017, 256 p. ISBN : 978-2-330-05704-6 Prix : 37,90 €.
"Du Ve millénaire avant notre ère à aujourd’hui, le continent africain n’a jamais vécu dans l’isolement. De multiples routes fluviales, terrestres et maritimes ont contribué aux échanges commerciaux, religieux ou encore esthétiques, et ce, bien avant l’arrivée des premiers navires portugais au XVe siècle.
Sculptures, pièces d’orfèvrerie ou d’ivoire, peintures, photographies présentées lors de cette exposition inscrivent l’Afrique dans l’Histoire du monde et dressent le portrait d’un continent aux multiples voies d’échanges.
Au cœur de cette Afrique ouverte et perméable, les artistes africains contemporaines sont désormais membres à part entière de la "Nation des artistes" du monde. Véritable lieu de confluence, l’Afrique retrouve dans l’histoire collective sa place légitime !"
"Ce catalogue accompagne une exposition qui se tient au musée du quai Branly du 31 janvier au 19 novembre 2017. L’un et l’autre ont pour objectif de faire connaître et reconnaître l’Afrique en tant que continent impliqué dans l’histoire du monde. Ici, les “routes” de l’Afrique sont fluviales, terrestres, maritimes, commerciales, migratoires, coloniales, parfois spirituelles ; elles ont contribué à la circulation et aux contacts des hommes, des matériaux et des œuvres. De la préhistoire à l’époque contemporaine, l’Afrique a donné et a reçu de l’extérieur. La sélection d’œuvres, fondée sur l’esthétique et la pédagogie, met en lumière la richesse de ces échanges, qui ont depuis toujours nourri les cultures et les arts du continent africain et de ses voisins."
afrique-routes-tdm.pdf
Article mis en ligne le 9 février 2017 et mis à jour le 28 août 2020, grâce aux belles suggestions de Catherine Coquery-Vidrovitch, que nous saluons chaleureusement. -
Vient de paraître La France et l’Inde des origines à nos jours. Tome 2 : Les comptoirs sous trois Républiques (1870-1963) de Jacques
Weber aux Indes savantesLe 27 août 2020 à 14h08
Vient de paraître La France et l’Inde des origines à nos jours. Tome 2 : Les comptoirs sous trois Républiques (1870-1963) de Jacques
Weber aux Indes savantes, coll. "Études sur l’Asie", 2020, 830 p., 288 illustrations. ISBN : 978-2-84654-549-5 Prix : 40,00 €.
Cet ouvrage fait suite au tome 1 : L’Inde entrevue.
"Évincée des Indes et confinée dans ses minuscules comptoirs, la France y suit entre 1816 et 1871 une politique indigène prudente, respectueuse des cultes et des castes, des usages et des coutumes, qui lui vaut, sinon l’adhésion, du moins la confiance des Indiens. Renouant avec le dogme révolutionnaire de l’assimilation par les institutions, la Troisième République rompt avec cette politique en invitant les Indiens à élire au suffrage universel, sans distinction de couleur, de religion ni de caste, un député et un sénateur, un conseil général et des conseils municipaux. Imposée sans concertation préalable et sans la moindre tentative d’assimilation culturelle, cette politique, qui se veut décentralisatrice et émancipatrice des intouchables, produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un « parti indien » bien décidé à asseoir la domination des hautes castes. Dans les années 1890, un « parti français » s’allie aux basses castes et aux musulmans pour évincer l’oligarchie hindoue. Dès lors, chaque élection donne lieu à de gigantesques fraudes et à des violences meurtrières entre castes et communautés.
C’est parce que la minuscule Inde française est devenue la terre des fraudes et des violences électorales, que le parti du Congrès peut s’opposer à l’organisation d’un référendum d’autodétermination après l’accession de l’Union indienne à l’indépendance en 1947.
Le traité de cession ne sera signé qu’en 1956, mais dès avant le transfert de facto du 1er novembre 1954, l’essentiel est décidé : les ressortissants des comptoirs auront la faculté d’opter pour la France, ce que feront quelques milliers d’entre eux, à l’origine de la communauté franco-pondichérienne ; les anciens Établissements français, Pondichéry, Karikal, Mahé et Yanaon, dont les habitants sont attachés à leur particularisme seront érigés en Territoire de l’Union indienne ; les institutions culturelles françaises seront maintenues et contribueront au cachet de Pondichéry, dont la géométrie urbaine et la French Touch attirent aujourd’hui des visiteurs indiens et français de plus en plus nombreux."
JacquesWeber , ancien professeur d’histoire contemporaine à l’université de Nantes, grand spécialiste de l’Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l’histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes Les Relations entre l’Inde et la France depuis 1673, Littérature et histoire coloniale, Le Siècle d’Albion. L’Empire britannique au XIXe siècle, Les Élections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly.
Nous tenons à féliciter et à remercier chaleureusement Jacques Weber de nous avoir signalé ce deuxième volume de la trilogie qu’il consacre aux relations de la France et de l’Inde. -
Vient de paraître La "mission C". Alger, décembre 1961 - juin 1962. De Gaulle contre l’OAS. Histoire d’une répression de Roger
Le Doussal aux éditions FauvesLe 27 août 2020 à 13h23
Vient de paraître La "mission C". Alger, décembre 1961 - juin 1962. De Gaulle contre l’OAS. Histoire d’une répression de Roger
Le Doussal aux éditions Fauves, coll. "Document", 2020, 560 p. ISBN : 979-10-302-0337-0 Prix : 30 € (existe aussi en version électronique).
"La « mission C » (comme choc) est le service de police judiciaire qui, de décembre 1961 à juillet 1962, participa en Algérie à la lutte sans merci que le général de Gaulle conduisit contre l’OAS, en réplique à celle que cette organisation terroriste menait contre sa politique et sa personne.
Restituant l’apocalyptique climat de guerre civile des derniers mois de la souveraineté française en Algérie, ce livre éclaire certains sujets qui continuent à faire polémique : la mission C a-t-elle torturé ? Quelle fut la nature de ses rapports avec les barbouzes ? Et avec le FLN, ennemi avant le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et « allié » ensuite ? Pourquoi n’a-t-elle joué aucun rôle dans la recherche des quelque 1800 européens enlevés par le FLN à partir d’avril, en violation des accords d’Evian ?"
Directeur de I’Inspection Générale de la Police Nationale en 1989, RogerLe Doussal a été dix ans commissaire de police en Algérie. Il a publié ses Mémoires aux éditions Riveneuve en 2011. Il est président de la délégation « Guerre d’Algérie » de la Société Française d’Histoire de la Police.
Nous tenons à nouveau à remercier chaleureusement Jacques Frémeaux pour ce précieux signalement.
















