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Vient de paraître L’histoire de l’AFD en Haïti. À la recherche de la juste distance de François
Pacquement et MargauxLombard chez KarthalaLe 26 septembre 2018 à 11h19
Vient de paraître L’histoire de l’AFD en Haïti. À la recherche de la juste distance de François
Pacquement et MargauxLombard chez Karthala, coll. "Les Terrains du Siècle", 2018, 266 p. ISBN : 9782811119744 Prix : 23 €.
"Haïti paraît inextricablement noué à l’aide internationale, dont les montants et les effectifs enflent à mesure des années. Le terrible séisme de 2010 a conforté, parfois décuplé, des tendances qui étaient déjà perceptibles auparavant. Les acteurs humanitaires y ont notamment connu un essor sans précédent, l’urgence semblant prendre le pas sur les visions de plus long terme.
Cet ouvrage retrace l’histoire d’un bailleur de fonds intermédiaire en Haïti, l’Agence française de développement (AFD), de 1975 à nos jours. Il dévoile les ressorts du financement du développement, en prenant appui sur des archives internes et des témoignages. Il vise à interroger la politique d’aide au plus près des personnes qui la mettent en oeuvre, à partir de l’un de ses « terrains ».
Pays évidemment singulier, Haïti apparaît comme un cas symptomatique des limites de l’aide au développement, redoublées d’obstacles spécifiques. En découle un sentiment de fatalité diffus, qu’il convient de remettre en question. Dans sa démarche historique, ce livre s’attache à révéler les termes d’une étrange hybridation entre engagement et déception, volonté d’agir et sentiment d’impuissance. Il laisse entrevoir les perspectives qui se dégagent des défis surmontés autant que des failles et des forces de la coopération avec Haïti."
afd-haiti_pacquement_lombard-201807-tdm.pdf
FrançoisPacquement est chargé de mission Histoire et Réflexion stratégique à l’AFD. Il a exercé aussi bien au siège que sur le terrain, ainsi qu’au Trésor, à la Commission européenne et aux Affaires étrangères.
MargauxLombard , diplômée de Sciences Po Lille, est consultante à l’AFD depuis 2017.
Nous tenons à remercier chaleureusement François Pacquement et Margaux Lombard pour nous avoir signalé la parution de leur ouvrage précieux et tant utile ! -
Colloque ’L’exotisme, le colonialisme et la décadence autour de la fin du siècle (Université d’Oxford, Christ Church, 25–26 septembre 2018)
Le 23 septembre 2018 à 16h24
Colloque ’L’exotisme, le colonialisme et la décadence
Autour de la fin du siècle
Université d’Oxford, Christ Church
Mardi 25 et mercredi 26 septembre 2018
Welcome to Exoticism, Colonialism and Decadence around the fin de siècle, a conference to be held at the University of Oxford (Christ Church) on the 25 and 26th September 2018.
The conference aims to explore the intersections between ideas of decadence and the experience and discourses of colonialism, the latter being understood to include neo-colonialism, or cultural and economic imperialism in the broader sense. ‘Exoticism’, though at first reading the term might seem evocative of a Romantic attitude that is already out-dated by the fin de siècle, continues to arise at the intersections of far-flung colonial realities and the predominantly urban, metropolitan phenomena of decadence. Shifting between nostalgia, parody, and polemic, literary exoticism is also held up as a foil for ‘true’ colonialism. Decadence, meanwhile, is a concept that is more provocative than prescriptive. Ideas of a decline since a hypothetical Golden Age sit uneasily with the doctrine of progress and the mission civilisatrice that underpin colonial ideology. The conception of French or European society itself as being in a state of social, physiological and moral degeneration (Nordau) casts other cultures as either a model of decadence, or a source of potential regeneration. Even regeneration has two faces : while some remain attached to the earlier, essentially Romantic, idea of a ‘renaissance orientale’ (Quinet) that draws on the Islamic world or ancient oriental civilisations, others see in the colonies a source of energy for the coloniser, and thus a means of combatting metropolitan decadence (an ‘école de la virilité’, Psichari). And anxieties about metropolitan sexual identity likewise draw on colonial territories and ‘exotic’ lands in widely differing – indeed, contradictory – ways, torn between hopes of regeneration and a displacement of sexual menace.Decadence is often expressed in medical or historical terms, although literary decadence can also be understood as a style. It has been described as an art of sophistication and self-consciousness that rejects mere nature (Baudelaire), or a beautiful new disease (Arthur Symons). Paul Bourget defines decadent style in formal terms as one in which the unity of the book decomposes to give way to the independence of the page, while the unity of the page decomposes to give way to the independence of the word. For Gautier, summing up Baudelaire’s achievement after his death, decadent style – complex, nuanced, knowing – is a characteristic of aging civilisations.
Alongside this foregrounding of stylistic, historical and medical concerns, decadence is also understood in terms of geographical and cultural difference. This intersection of decadence with the exotic is constantly revisited during the nineteenth century and well into the twentieth, a period that is much broader than the narrow period of time most obviously associated with the decadent ‘movement’. Romantic Orientalism, whose rise corresponds with the first steps towards France’s modern colonial era (the abortive 1798–1801 Napoleonic campaign in Egypt and Syria ; the conquest of Algeria in the 1830s and 1840s), already contains many of the traits of later decadence. It is however in the 1880s and 1890s that the decadent literary movement asserts its existence most explicitly, and this is exactly the period when a truly colonial ideology begins to take on importance in French popular culture.
programme_exoticism.pdf
You can find here out how to register.
Pour mémoire, l’appel à communication.
Merci à à Wanrug Suwanwattana pour nous avoir signalé ce colloque !
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Appel à communication pour le colloque international « Thiaroye 44. Le prix de la Liberté (1943-1969) » (Dakar, 18-19 décembre 2018)
Le 23 septembre 2018 à 15h50
Appel à communication pour le colloque international
« Thiaroye 44. Le prix de la Liberté (1943-1969) »
Organisé par le COVART44
Comité pour la valorisation des
Archives de Thiaroye 1944
Dakar, 18-19 décembre 2018
Délai de soumission des propositions de communication :
30 septembre 2018
"Qu’est-ce que Thiaroye 44 ? Alors que la victoire des Alliés paraît inéluctable, les autorités françaises, au nom du principe du « blanchiment de l’armée » retirent les troupes coloniales du front et décident de les rapatrier en Afrique. Du camp de Morlaix, en Bretagne où les tirailleurs étaient stationnés, ils sont embarqués et dirigés vers Dakar. Ils y arrivent le 21 novembre 1944. Combien étaient-ils ? On a dit 1280 soldats mais la question demeure.
Ces tirailleurs convaincus de leur bon droit réclament le paiement de leur solde (salaire), un rappel de solde de captivité (à partir de mai-juin 1940) et un pécule de démobilisation. Il semble qu’il leur était déjà versé, en France, avant leur embarquement, ¼ de leur solde, le reste devant leur être remis, une fois arrivés à Dakar.
Y eut-il des lenteurs administratives, calculées ou non de la part des autorités, une demande jugée insistante des tirailleurs ? Ce qui arriva, c’est que le 1er décembre 1944, à l’aube, le camp de Thiaroye est encerclé et l’armée française tire sur les tirailleurs, sans armes. Combien de morts y eut-il ? 35 selon certains rapports, 70 selon d’autres, ou plus. Combien de blessés transportés à l’hôpital ? De toute façon, le bilan est lourd d’autant que du côté des forces françaises, on ne déplore aucun mort. S’agissait-il d’un « massacre » organisé, d’une « tuerie », d’une exécution ? « d’une répression », d’une « mutinerie » ? Qui a donné l’ordre d’investir le camp et de tirer sur les tirailleurs ? Est-ce l’autorité militaire de Dakar, en l’occurrence le Général Dagnan et son supérieur hiérarchique, le Général de Boisboissel, commandant supérieur des armées en AOF ? Ou a-t-elle agi avec l’aval, voire l’ordre des autorités françaises de la Métropole ? Quoiqu’il en soit, c’est une véritable tragédie où des Français, sur la terre d’Afrique, ont tiré sur des Africains qui ont versé leur sang, sur les champs de bataille en Europe, pour la défense de la liberté et du « monde libre ».
Une autre question reste à ce jour non résolue, c’est celle de la localisation des sépultures des tirailleurs tués à l’aube de ce 1er décembre 1944 ; Il n’est pas impossible que la télédétection associée à l’archéologie puisse être mise utilement à contribution.
Il y eut 34 arrestations. Le procès intervient le 6 mars 1945 devant le Tribunal militaire Permanent de Dakar où Maître Lamine Gueye assure la défense des prévenus. Certains furent condamnés à de lourdes peines allant d’un à dix ans de prison, à une amende, perdant leurs droits à l’indemnité de démobilisation. Ils sont graciés en juin 1947 lors de la venue à Dakar du Président Vincent Auriol.
Thiaroye 44 est l’illustration d’une douloureuse page d’histoire qu’il convient d’élucider pour qu’une fois la lumière faite, Africains et Français puissent continuer à alimenter « la mémoire partagée » qui est la leur.
La tragédie de Thiaroye soulève de nombreuses questions qu’il appartient aux historiens et chercheurs de démêler à travers ce Colloque tout en gardant à l’esprit qu’une telle rencontre, quelles qu’en soient l’opportunité et la richesse, n’aura ni le temps, ni les ressources nécessaires pour capter et dévoiler toute la vérité. Mais il aura le mérite de confronter des points de vue, de faire avancer la réflexion et éventuellement de trouver des points de convergence et partant, de dégager de nouvelles pistes de recherche dans la voie de la reconstitution de la vérité.
Il aura également l’avantage de mettre en perspective toute l’Afrique francophone subsaharienne, dans sa diversité mais aussi et surtout dans sa volonté d’aller ensemble à l’assaut des nombreux défis auxquels elle est confrontée, parmi lesquels, figurent en bonne place, l’aspect sécuritaire et la culture de la paix et de la démocratie.
Ce Colloque s’adresse aux civils, enseignants, chercheurs, politologues mais aussi, aux militaires en activité ou à la retraite pour que des éclairages soient apportés par des spécialistes.
Quatre axes de réflexion sont dégagés1) La première question porte sur la reconstitution des faits et la présentation de la situation politique en Afrique et en France.
• Situation et état d’esprit des tirailleurs en 1944 au moment où la fin de la Guerre s’annonce.
• Conférence de Brazzaville (janvier-février 1944) et l’état d’esprit des populations africaines.
• Nouvelles autorités politiques et militaires en AOF en 1944.
• En France, les forces de résistance en face des forces du mouvement.
2) Le camp de Thiaroye : les faits
• « Rébellion » « Massacre » « Tuerie », Mutinerie » ?
• Autres faits similaires dans d’autres colonies françaises ou relevant d’autres puissances.
• Le droit des colonisés : Justice locale, justice militaire, Relations entre populations locales et autorités coloniales.
• La chaîne de commandement en AOF. Étude institutionnelle des relations entre le commandement en AOF et la hiérarchie militaire en France. Qui a donné les ordres pour la répression ?
3) L’après Thiaroye 44 : ou la lutte pour l’émancipation.
• Luttes politiques, syndicales, étudiants, femmes.
• En Afrique.
• Dans les autres colonies (françaises et autres).
4) Les enseignements de Thiaroye 44
• pour la sécurité actuelle dans la sous-région et en Afrique.
• pour la défense de la Démocratie et des Droits de l’Homme.
• pour la « mémoire partagée » entre la France et ses anciennes colonies : enjeux de la restitution des « biens culturels ».
MODALITÉS PRATIQUES
1) Dates à retenir :
Le vernissage de l’Exposition aura lieu le lundi 17 décembre 2018 au Musée Théodore Monod (IFAN) à 18 heures.
Le Colloque se tiendra les mardi 18 et mercredi 19 décembre 2018 à Dakar, dans un Hôtel de la place.
30 septembre 2018 : délai de soumission des propositions de communication. Elles seront accompagnées d’un résumé en français et en anglais » en 300 mots et d’une notice biographique de 100 mots. Elles doivent parvenir au Secrétariat du Colloque le 30 septembre 2018, au plus tard, par courriel sur les adresses suivantes : covart1944@gmail.como ou archivesdusenegal@gmail.com
15 novembre 2018 : délai d’envoi du texte de la communication
Les chercheurs, historiens, politologues, juristes, archivistes et autres experts intéressés, civils et militaires sont cordialement invités à cette manifestation.
2) Les principes régissant les communications sont les suivants :
• Les personnes qui souhaitent participer au Colloque (Dakar, 18 et 19 décembre 2018) sont encouragées à s’inscrire. Être inscrit donne la possibilité de recevoir les informations et documents préparatoires du Colloque. Aucun droit d’inscription ne sera exigé des participants.
• Les communications seront soumises à l’approbation du Comité scientifique ; Elles se présentent en format Word, avec notice biographique, sources et bibliographie, sur support papier et/ou électronique. Les communications retenues seront publiées à l’issue du Colloque dans les Actes du Colloque « Thiaroye 44. Le prix de la Liberté (1943-1969) ».
• Les auteurs des communications écrites soumettront la version originale et non publiée de leur texte d’au plus 7000 mots, au plus tard le 15 novembre 2018.
• Les communications écrites seront soumises, autant que possible, par voie électronique aux adresses suivantes : covart1944@gmail.com ou archivesdusenegal@gmail.com. Les personnes intéressées peuvent envoyer un message électronique au secrétariat du colloque : Archives du Sénégal/ NdèyeMarème Diallo : mamyadiallo@gmail.com.
• Les auteurs des communications écrites inscrites sur le programme recevront ledit programme avant l’ouverture du Colloque. Les autres participants au Colloque recevront le programme final à l’ouverture du Colloque.
Comité scientifique
1. Professeur Iba Der Thiam, agrégé de l’université, Président du COVART
2. Professeur Saliou Mbaye, ancien Directeur des Archives du Sénégal, Président du comité scientifique
3. Professeur Ibrahima Thioub, recteur de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar
4. Professeur Cheikh Faty Faye, Historien
5. Professeur Hamady Bocoum, Directeur général du Musée des civilisations noires
6. Madame Fatoumata Cissé Diarra, Directrice des Archives du Sénégal
7. Capitaine de vaisseau Souleymane Diamé Guéye, ancien Directeur des Archives et du Patrimoine historique des Armées
8. Monsieur Mamadou Koné, secrétaire général de l’Association des Professeurs d’histoire et de géographie
9. Madame Khady Niang, Département histoire, faculté des lettres et sciences humaines, université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Pour le Comité scientifique
Professeur Saliou MBAYE
covart_appel_a_communication_officiel_1_relu_sm_17_septembre.pdf
committee_for_the_enhancement_of_the_archive_of_thiaroye_1944_covart_44_appel_a_communications_en_anglais20_sept.pdf
Nous tenons à remercier très chaleureusement au Professeur Saliou Mbaye pour nous avoir fait parvenir cet appel à communication important et précieux ! -
Conférence « La fin des empires ou l’impérialisme triomphant : le monde colonial redessiné » du cycle de conférences « Les sorties de guerre. France, Allemagne, Europe 1917-1923 » (Paris, 25 septembre 2018)
Le 23 septembre 2018 à 14h52
Conférence « La fin des empires ou l’impérialisme triomphant :
le monde colonial redessiné »
Cycle de conférences « Les sorties de guerre
France, Allemagne, Europe 1917-1923 »
Institut historique allemand
8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris
Mardi 25 septembre 2018 à 18h30
Information et réservation :
event@dhi-paris.frPierre Vermeren (université Panthéon-Sorbonne)
Christian Koller (université de Zurich),
»Fin de la guerre – transformation du colonialisme ?«
Christian Koller (université de Zurich) étudiera la « Fin de la guerre – transformation du colonialisme ? » tout en soulignant que la fin de la Première Guerre mondiale évoqua multiples questions sur le futur des colonies. D’une part, les colonies de l’Entente qui avaient contribué énormément à l’effort de guerre étaient aussi bouleversées que les sociétés européennes. D’autre part, les intentions des puissances victorieuses concernant les anciennes colonies allemandes n’étaient pas du tout homogènes. Ces enjeux-ci sont discutés à travers les exemples de l’Inde anglaise et du Sud-Ouest africain allemand.
Pierre Vermeren (université Panthéon-Sorbonne) évoquera « L’apogée coloniale française dans le monde arabe ». La fin de la Grande guerre signe le triomphe militaire et colonial d’une France pourtant très affaiblie. Jamais la France n’a été à la fois si puissante (militairement et politiquement) ni si affaiblie (humainement et économiquement). Pourtant, Clemenceau et les dirigeants français, poussent à fond leur avantage en poursuivant l’œuvre séculaire de démantèlement de l’Empire ottoman. Dans les anciennes possessions ottomanes d’Afrique du nord, ils renforcent leur emprise coloniale en dépit des promesses de 1914 ; et au Levant, ils en profitent pour s’emparer de la grande Syrie et briser le royaume arabe, pour créer un État libanais client, et ils essayent de se réconcilier avec la Turquie naissante.
Le Cycle de conférences »Les sorties de guerre – France, Allemagne, Europe 1917–1923« est organisé conjointement par l’IHA et la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale.
L’armistice du 11 novembre 1918 ouvre une période plus ou moins longue de règlement de la paix sur fond de recomposition des frontières en Europe et plus largement dans le reste du monde. Il est loin de clore cependant les violences militaires et politiques mais laisse la place à des épisodes révolutionnaires et de tensions qui pèsent durablement sur l’histoire de l’entre-deux-guerres. En parallèle, les sociétés européennes se reconstruisent sur les ruines de la Grande Guerre, en cultivant des mémoires parfois contradictoires du conflit, tout à la fois creuset d’un renouveau social et politique ; fossoyeur de l’Europe d’une Belle Époque révolue qui nourrit l’internationalisme et le pacifisme des années 20 et 30.
Quatre axes de réflexion dont les développements entrent en résonance se dégagent de la problématique générale exposée ci-dessus : Révolutions, Traités de paix, Reconstructions et Mémoires.
2018_sorties_de_guerre_flyer_2018_web_final.pdf
Source de l’information :
https://www.dhi-paris.fr/fr/informations-detaillees/seminare/SeminarTime/detail/das-ende-des-krieges-frankreich-deutschland-und-europa-1917-19233053.html
www.dhi-paris.fr/fileadmin/user_upload/DHI_Paris/05_Veranstaltungen/01_Vortrag/2018/2018_Sorties_de_Guerre_Flyer_2018_web_Final.pdf
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Vient de paraître Sexe, race & colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours sous la direction de Pascal
Blanchard , NicolasBancel , GillesBoëtsch , DominicThomas et ChristelleTaraud à La DécouverteLe 23 septembre 2018 à 12h21
Vient de paraître Sexe, race & colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours sous la direction de Pascal
Blanchard , NicolasBancel , GillesBoëtsch , DominicThomas et ChristelleTaraud à La Découverte, 2018, 544 p. ISBN : 9782348036002 Prix : 65 €.
Post-face de LeïlaSlimani
"Reposant sur plus de mille peintures, illustrations, photographies et objets répartis sur six siècles d’histoire au creuset de tous les empires coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes, notamment aux États-Unis, et jusqu’aux décolonisations, ce livre s’attache à une histoire complexe et taboue. Une histoire dont les traces sont toujours visibles de nos jours, dans les enjeux postcoloniaux, les questions migratoires ou le métissage des identités.
C’est le récit d’une fascination et d’une violence multiforme. C’est aussi la révélation de l’incroyable production d’images qui ont fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l’Occident. Projet inédit tant par son ambition éditoriale, que par sa volonté de rassembler les meilleurs spécialistes internationaux, l’objectif de Sexe, race & colonies est de dresser un panorama complet de ce passé oublié et ignoré, en suivant pas à pas ce long récit de la domination des corps. "
PascalBlanchard est historien, chercheur associé au Laboratoire communication et politique (CNRS), spécialiste du « fait colonial » et des immigrations. Il a codirigé l’édition des huit ouvrages du coffret Un siècle d’immigration des Suds en France (GRA, 2009) et des ouvrages tels Le Paris arabe. Deux siècles de présence des Orientaux et des Maghrébins en France (La Découverte, 2003), La France noire. Trois siècles de présences (La Découverte, 2011). Documentariste, il a proposé les films Paris couleurs (France 3, 2005) et Noirs de France (France 5, 2012) et il a été co-commissaire scientifique de l’exposition « Exhibitions. L’invention du sauvage » (2012).
NicolasBancel est historien, professeur à l’université de Lausanne, directeur du laboratoire plurisciplinaire Grissul et et vice-président du groupe de recherche Achac (Association pour la connaissance de l’histoire de l’Afrique contemporaine). Il a co-dirigé Ruptures postcoloniales. Les nouveaux visages de la société française (La Découverte, 2010), Culture postcoloniale (Autrement, 2007), La fracture coloniale. La société française au prisme de l’héritage colonial (La Découverte, 2005) et Lyon, capitale des outre-mers. Immigration des Suds & culture coloniale en Rhône-Alpes & Auvergne (La Découverte, 2007).
GillesBoëtsch anthropologue, directeur de recherche au CNRS, il dirige l’UMR 6 578 Anthropologie : Adaptabilité biologique et culturelle (CNRS, Université de la Méditerranée) et le GDR 2 322 du CNRS, Anthropologie des représentations du corps (Marseille). Ses domaines de recherches concernent l’anthropologie biologique, l’anthropologie démographique, l’anthropologie coloniale et des représentations.
DominicThomas , directeur du département d’études françaises et francophones de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), est spécialiste des politiques d’échanges culturels entre l’Afrique et la France et des questions d’immigration et de racisme en Europe. Il a notamment publié La France noire (avec Pascal Blanchard, La Découverte, 2011) et Africa and France : Postcolonial Cultures, Migration, and Racism (Indiana University Press, 2013).
ChristelleTaraud est historienne, enseignante dans les programmes parisiens de Columbia University et de New York University et membre associé du Centre d’histoire du XIXe siècle des Universités Paris I et Paris IV. Spécialiste des questions de genre et de sexualité(s) dans les espaces coloniaux, tout particulièrement au Maghreb, elle a notamment publié La prostitution coloniale. Algérie, Tunisie, Maroc (1830-1962) (Payot, 2009 [2003]), Mauresques. Femmes orientales dans la photographie coloniale (1860-1910) (Albin Michel, 2003) et « Amour interdit ». Prostitution, marginalité et colonialisme. Maghreb (1830-1962) (Payot, 2012). -
Vient de paraître La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-Calédonie de Frédéric
Angleviel chez VendémiaireLe 21 septembre 2018 à 19h22
Vient de paraître La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-Calédonie de Frédéric
Angleviel chez Vendémiaire, coll. "Chroniques", 2018, 396 p. ISBN : 978-2-36358-306-2 Prix : 25 €.
"« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Telle est, le 4 novembre 2018, la question officiellement posée aux habitants de l’archipel, appelés aux urnes pour se prononcer sur leur avenir.
Complexe, fascinante et pourtant largement méconnue, l’histoire de ces territoires si éloignés de la métropole est indispensable pour comprendre la situation actuelle, aboutissement de plusieurs décennies de conflits et de malentendus.
De l’arrivée des civilisations austronésiennes, il y a trois mille ans, aux « années de cendre » et au drame d’Ouvéa en 1988, en passant par les terribles épidémies du XVIIIe siècle, les missions d’évangélisation, l’implantation du bagne et l’exploitation du nickel, Frédéric Angleviel retrace l’évolution de cette terre qui fut, avec l’Algérie, la deuxième colonie de peuplement de l’Empire français."
Né à Nouméa, FrédéricAngleviel est spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique. Appartenant à la communauté caldoche, il est aussi reconnu pour ses travaux par la communauté kanak. Il dirige la revue Annales d’histoire Calédonienne. -
Vient de paraître Pacifique. À la croisée des empires de Bernard
Lavallé chez VendémiaireLe 21 septembre 2018 à 19h14
Vient de paraître Pacifique. À la croisée des empires de Bernard
Lavallé chez Vendémiaire, coll. "Chroniques", 2018, 360 p. ISBN : 978-2-36358-309-3 Prix : 23 €.
"Depuis sa « découverte » en 1513 au-delà de l’isthme de Panamá par des conquistadors en quête d’une mythique mer du Sud, le Pacifique fait l’objet de toutes les convoitises. Grâce au voyage de Magellan quelques années plus tard, à la conquête des Philippines et à la colonisation des côtes américaines du Mexique au Chili, l’Espagne s’impose comme la maîtresse incontestée de cet « autre océan », porte d’entrée vers l’Asie. Mais les rivalités internationales sont féroces. Après la concurrence avec le Portugal autour du Japon, arrivent au XVIIe siècle les Hollandais de la Compagnie des Indes, puis les razzias sans merci des pirates et des corsaires anglais. Sans oublier l’irruption au XVIIIe siècle de navires marchands français attirés par l’argent du Pérou, et les partages coloniaux du XIXe siècle.
Cette histoire du Pacifique, celle d’une lutte impitoyable entre empires, n’avait jusqu’à présent fait l’objet d’aucune étude globale."
Professeur émérite de civilisation hispano-américaine à l’université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III, BernardLavallé est spécialiste de l’Amérique coloniale. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont le classique L’Amérique espagnole de Colomb à Bolivar (Belin, 2003) et les biographies Francisco Pizarro. Conquistador de l’extrême (Payot, 2004) et Bartolomé de Las Casas. Entre l’épée et la croix (Payot, 2007). -
Vient de paraître Imperial Boredom. Monotony and the British Empire de Jeffrey A.
Auerbach aux Oxford UPLe 20 septembre 2018 à 22h56
Vient de paraître Imperial Boredom. Monotony and the British Empire de Jeffrey A.
Auerbach aux Oxford University Press, 2018, 320 p. ISBN : 9780198827375 Prix : 35 £ (existe aussi en version électronique).
"Imperial Boredom offers a radical reconsideration of the British Empire during its heyday in the nineteenth century. Challenging the long-established view that that the Empire was about adventure and excitement, with heroic men and intrepid women settling new lands and spreading commerce and civilization around the globe, this thoroughly researched, engagingly written, and lavishly illustrated analysis instead argues that boredom was central to the imperial experience.
This volume looks at what it was actually like to sail to Australia, to serve as a soldier in South Africa, or to accompany a colonial official to the hill stations of India. It demonstrates that for numerous men and women, from governors to convicts, explorers to tourists, the Victorian Empire was dull and disappointing. Drawing on diaries, letters, memoirs, and travelogues, it shows that all across the empire, men and women found the landscapes monotonous, the physical and psychological distance from home debilitating, the routines of everyday life wearisome, and their work unfulfilling. Ocean voyages were tedious ; colonial rule was bureaucratic ; warfare was infrequent ; economic opportunity was limited ; and indigenous people were largely invisible. The seventeenth-century Empire may have been about wonder and marvel, but the Victorian Empire was a far less exciting project."
imperial-boredom-toc.pdf
Jeffrey A. Auerbach, Professor of History, California State University, Northridge. He received his BA from Oberlin College (1987) and his PhD from Yale University (1995). The recipient of numerous fellowships, his first book The Great Exhibition of 1851, was heralded as ’an exemplary piece of cultural history’ (David Vincent, American Historical Review). Since then his research and writing has focused on the British Empire ; he contributed an essay entitled ’Art and Empire’ to the Oxford History of the British Empire : Volume V. He was also the founding world history editor for History Compass, an e-journal for history, and has served as a consultant for the History Channel and the BBC.
Information précieuse signalée sur Twitter par Florian Louis :
https://twitter.com/flr_louis/status/1042818615186210816 -
L’actualité de l’OSOI mise en perspective, avec notamment la création d’un Consortium Océan Indien et un colloque international en 2019 !
Le 20 septembre 2018 à 22h23
"La conférence internationale organisée par l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien organisé à l’Université de La Réunion en novembre 2017 avait été un lieu et un temps de rencontres entre les chercheurs travaillant sur l’espace océan Indien (voir l’article dans la revue Outre-mers. Revue d’histoire du premier semestre 2018). Le principe de la Conférence avait pour objectif premier de mettre en relations et en synergie les chercheurs afin de valoriser et d’internationaliser les connaissances sur les sociétés de l’océan Indien. Des chercheurs en provenance de 14 pays différents (Afrique du Sud, Australie, Canada, Comores, Djibouti, France (Mayotte), Inde, Madagascar, Maurice, Mozambique, Pays-Bas, Seychelles, Sri Lanka…), et d’une quinzaine de structures de recherches, étaient présents afin de faire partager leurs travaux.
Parmi les objectifs de cette conférence, la mise en place d’un comité scientifique international, l’élargissement du comité éditorial de la Revue numérique de l’OSOI (Carnets de recherches de l’Océan Indien). Le premier numéro de la revue est paru en avril 2018, le deuxième sort en novembre prochain.
Cette rencontre internationale a ainsi permis d’échanger sur les programmes de recherches, de confronter des expériences et de se réunir sur les projets communs (colloques, séminaires, études doctorales, publications…) à l’échelle de l’océan Indien. Avec le succès de cette conférence, l’OSOI a décidé d’élargir encore ses axes et ses recherches sur l’océan Indien.
En 2018, l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien prolonge les dynamiques de la conférence internationale. Il a affirmé sa volonté d’intensifier les partenariats et d’internationaliser leurs recherches.
La fédération de recherches en SHS de l’Université de La Réunion compte parmi les organisateurs du colloque de Dar es Salam (Tanzanie) les 20 et 22 septembre sur le thème « Africa-Asia ’A New Axis of Knowledge”. Plusieurs panels portent sur les recherches dans l’espace ocean Indien avec des chercheurs de l’O.S.O.I.
Sur la ligne de cette politique scientifique, l’O.S.O.I. a intégré le projet de Consortium Océan Indien qui réunit de multiples institutions universitaires (Afrique, Inde, Chine, Europe, États Unis…). Dans le cadre de la création du Consortium Océan Indien, l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien prépare une première grande manifestation avec un colloque international en novembre 2019 à l’Université de La Réunion."
Nous tenons à nouveau à remercier chaleureusement et amicalement notre collègue Yvan Combeau, directeur de l’OSOI, pour nous avoir communiqué cette riche actualité et ces beaux projets de recherche et de rencontre ! -
Colloque international "Africa-Asia ’A New Axis of Knowledge’ Second edition " (Dar es Salaam, 20-22 September 2018)
Le 20 septembre 2018 à 16h55
Colloque international "Africa-Asia
’A New Axis of Knowledge’ Second edition"
University of Dar es Salaam
Dar es Salaam, Tanzania
Du jeudi 20 au samedi 22 septembre 2018
Organized by : University of Dar es Salaam (UDSM, Tanzania), Association for Asian Studies in Africa (A-Asia, Accra, Ghana) and the International Convention of Asia Scholars (ICAS, Leiden, the Netherlands) In Partnership With : Muziris Institute for the Indian Ocean Studies, University of Calicut (Calicut, Kerala, India), International Institute for Asian Studies (Leiden, the Netherlands), Leiden University (Leiden, the Netherlands), University of Michigan (UM, Ann Arbor, U.S.), O.S.O.I. - Observatoire des sociétés de l’océan Indien, Université de La Réunion (France), National University of Singapore (NUS, Singapore), Social Science Research Council (SSRC, New York, U.S.), Center for Asian Studies (CAS), University of Ghana, (Accra, Ghana), Shanghai Academy of Social Sciences (SASS, Shanghai, China), Henry Luce Foundation (U.S.) and the African Studies Center - Tokyo University of Foreign Studies (Japan)
Plusieurs panels portent sur les recherches dans l’espace ocean Indien avec des chercheurs de l’O.S.O.I.
program_abstracts_africa_asia.pdf
Source de l’information :
Nous tenons à remercier grandement et chaleureusement Yvan Combeau pour nous avoir signalé la tenue de colloque international de Dar es Salaam et le rôle de co-organisateur de l’OSOI-Observatoire des sociétés de l’océan Indien de l’Université de La Réunion.
https://icas.asia/en/africa-asia-new-axis-knowledge-second-edition














