Le site web de la Société française d’histoire des outre-mers (S
Articles les plus récents
-
Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Vient de paraître Dévoiler l’Afrique ? Lieux et pratiques de l’exploration (Afrique occidentale, 1780-1880) d’Isabelle
Surun aux Éditions de la SorbonneLe 17 juillet 2018 à 18h19
Vient de paraître Dévoiler l’Afrique ? Lieux et pratiques de l’exploration (Afrique occidentale, 1780-1880) d’Isabelle
Surun aux Éditions de la Sorbonne, "Histoire contemporaine", 2018, 384 p. ISBN : 979-10-351-0075-9 Prix : 25 €.
"À partir des années 1780, l’Afrique devient l’objet d’attention de sociétés savantes européennes qui se donnent pour tâche de lever le voile de l’ignorance sur ce continent si proche et pourtant encore inconnu. Dévoiler l’Afrique, c’est envoyer des voyageurs la parcourir, encadrer à distance la collecte scientifique et recueillir au retour l’information géographique pour remplir les blancs de la carte. L’Afrique occidentale fut la première région traversée par des explorateurs européens munis d’instructions scientifiques, et la seule qui le fût pendant presque un siècle avant que l’entreprise ne se mue en conquête. Dans cette « Afrique intérieure », les voyageurs dépendent entièrement des souverains africains qui ont le pouvoir d’ouvrir ou de fermer les routes, des guides et interprètes qui facilitent le voyage et des sociétés locales qui fournissent la case et le mil. Pour parcourir cet espace, le voyageur s’engage dans une expérience totale, physique, psychologique, sociale et culturelle, où les savoirs se construisent à travers des pratiques concrètes et dans l’interaction. L’exploration est la somme des lieux où se déploient ces pratiques : le cabinet d’un géographe, la salle de réunion d’une société de géographie, l’horizon qui oriente le regard, l’itinéraire projeté, le chemin parcouru, la rive d’un fleuve, la maison d’un dignitaire qui reçoit un voyageur, la tente où il bavarde avec un guide, la collection de spécimens, le carnet de notes, la carte tracée dans le sable ou sur du papier…"
IsabelleSurun est professeur en histoire contemporaine à l’université de Lille (UMR 8529-IRHiS, Institut de recherches historiques du Septentrion). Elle a travaillé sur l’histoire de la géographie et des espaces coloniaux. Elle a publié notamment Naissances de la géographie moderne. Lieux, pratiques et formation des savoirs de l’espace en France, 1760-1860 (avec Jean-Marc Besse et Hélène Blais, ENS Éditions, 2010), Les sociétés coloniales. Afrique, Antilles, Asie (1850-1950) (Atlande, 2012) et Histoires d’espaces. Territoires et limites (avec Hélène Blais, Claire Fredj et Alain Messaoudi, Éditions Bouchène, 2018).
Parution signalée sur Twitter par Pierre Singaravélou (https://twitter.com/Singaravelou_P/status/1015894045166592000), que nous saluons chaleureusement, ainsi qu’Isabelle Surun, notre collègue de la SFHOM (co-rédactrice-en-chef de notre revue Outre-mers. Revue d’histoire et responsable des comptes rendus, pour cette parution attendue !
-
À suivre la série d’été "L’histoire de grandes figures de l’histoire africaine du Moyen Âge à la période coloniale" dans Charlie Hebdo
Le 17 juillet 2018 à 17h52
Cet été, l’hebdomadaire Charlie Hebdo propos une série hebdomadaire sur "l’histoire de grandes figures de l’histoire africaine du moyen-âge à la période coloniale", racontée par l’historien Francis Simonis.
1er épisode : Mercredi 11 juillet 2018 :
Soundiata Keita, fondateur de l’empire du Mali et premier des libéraux.
2e épisode : Mercredi 18 juillet 2018 :
Kankou Moussa, le roi pèlerin
3e épisode : Mercredi 25 juillet 2018 :
Sonni Ali Ber, fondateur de l’empire de Gao
Merci à l’ami Francis de nous avoir signalé ce feuilleton oh ! combien intéressant ! -
La remarquable recension Histoires coloni@les de Thierry Anjubault est en ligne ! (édition de juin 2018)
Le 5 juillet 2018 à 17h53
La cinquième version (juin 2018)
, mise à jour, du riche travail de recension de Thierry Anjubault, Histoires coloni@les, concernant l’histoire coloniale, impériale et ultramarine, est disponible sur le site de la Sfhom, en ce début d’année 2018.
Nous en remercions vivement et chaleureusement son auteur !
"Le présent document a d’abord été conçu à des fins strictement personnelles : il permet de recenser et d’identifier les données textuelles concernant l’histoire coloniale, publiées en français après 1945 et téléchargeables ou imprimables en accès gratuit sur internet, qui ont retenu mon attention."
ThierryAnjubault
histoires_coloni_les_juin_2018_sfhom.pdf
Thierry Anjubault ajoute, pour notre grand bonheur, dans sa recension, 50 pages de nouveautés !
Il est difficile de donner le résumé des principaux éléments mais l’on retiendra au moins les ajouts suivants, non des moindres :
– le numéro du centenaire de la Sfhom Outre-Mers. Revue d’histoire (enfin sur Persée !)
– les Bulletins de la Société d’histoire de la Guadeloupe (à l’exception des premiers numéros qui seront ajoutés dans le prochain Histoires coloni@ales
Plusieurs thèses et ouvrages dont :
– Gayibor (Nicoué Lodjou) (sous la direction de), Le Togo sous domination coloniale
(1884-1960), Les Presses de l’UB, 1997, 244p.
La "refonte du site des thèses en ligne de l’université Laval, qui permet d’accéder à des thèses et mémoires antérieurs à 2007 : j’en ai répertorié une trentaine, portant souvent sur la Nouvelle-France, mais pas seulement…"
On pourra toujours consulter, avec grand intérêt, les éditions antérieures de la recension de Thierry Anjubault Histoires coloni@les :
Première édition : février 2017
Deuxième édition : mai 2017
Troisième édition : octobre 2017
Quatrième édition : janvier 2018 -
Vient de paraître (en ligne) le n° 44 de Sociétés politiques comparées. Revue européenne d’analyse des sociétés politiques (2018)
Le 4 juillet 2018 à 12h22
Vient de paraître (en ligne) le n° 44 de Sociétés politiques comparées. Revue européenne d’analyse des sociétés politiques (2018), ISSN : 2429-1714.
Varia
Overcoming Institutional Voids during Market Transition : Private Sector Financing in China
Tak-Wing Ngo
"Dans les pays en développement, l’absence de dispositifs institutionnels indispensables pour réguler les échanges marchands, mobiliser les ressources économiques, coordonner la mise en œuvre des politiques et administrer les programmes de développement est récurrente. Le développement économique dépend en grande partie de la manière dont ces vides institutionnels peuvent être comblés d’une manière ou d’une autre. A partir du cas exemplaire de la Chine, cet article analyse comment des acteurs et des organismes non conventionnels comblent ces vides institutionnels et participent à l’émergence de modes de gouvernement alternatifs en négociant les règles ainsi que l’allocation des ressources, et en ajustant leurs discours avec des circuits de pouvoir formels et informels. En se penchant sur la question du financement du secteur privé, il étudie une série d’initiatives visant à remédier aux défaillances du système financier et générant des solutions innovatrices telles que des monts-de-piété, des consortiums informels d’investissement, des dépôts-ventes, des sociétés de gestion de capitaux, ou du crowdfunding. Le secteur privé, mais également des acteurs étatiques à l’échelle centrale et locale sont à l’origine de cet entrepreneuriat institutionnel. Cet article soutient que les solutions retenues dépendront des structures sociopolitiques dans lesquelles elles s’insèrent : une nouvelle pratique sera ou non institutionnalisée selon qu’elle entrera ou non en résonance avec ce contexte."
Lire
Autour des manuscrits de Tombouctou
Jean-Louis Triaud
Un état des lieux
"Bien qu’ils soient connus depuis longtemps par les chercheurs, les manuscrits de Tombouctou, qui représentent plusieurs milliers de documents, pour la plupart en arabe, répartis entre une soixantaine de fonds, l’un public et les autres privés, ont retenu, depuis une vingtaine d’années, l’intérêt des médias. Les attaques jihadistes, en 2012, ont relancé les préoccupations autour de ce capital culturel. Le décalage entre le rythme de la recherche et celui de la découverte par les médias est au centre de notre analyse, qui insiste sur les conflits qui en découlent. L’exposition médiatique apporte une meilleure visibilité à ces fonds, stimule l’engagement des États et des bailleurs de fonds, tout en faisant monter les enchères locales, transformant les manuscrits de Tombouctou en objet d’ostentation, de distinction urbaine, de « business », de géopolitique, tandis que les exigences scientifiques viennent en second plan. Les travaux récents tendent, d’autre part, à réduire la centralité de Tombouctou dans la conservation des héritages manuscrits subsahariens."
Lire
Charivaria
Une lecture des migrations sahéliennes contemporaines à l’aune de la traite esclavagiste
Ibrahima Thioub
"Dans le discours de réception qu’il prononça le 12 décembre 2017 en recevant le titre de docteur honoris causa de Sciences Po, Ibrahima Thioub s’est appuyé sur ses travaux pionniers sur la traite esclavagiste pour décrypter la tragédie des migrations sahéliennes. Il montre comment, dans des contextes historiques radicalement différents, le moteur des migrations contemporaines demeure la demande des économies consommatrices : elles prennent appui sur des groupes locaux qui, tout à la fois, impulsent et contrôlent le commerce de longue distance. Dans son discours, Ibrahima Thioub met à nu des pratiques qui s’inscrivent dans dix siècles de trafic esclavagiste, un héritage sur lequel pèse une chape de plomb dans les récits nationaux et qui reste, dès lors, très peu interrogé."
Lire
On tient à remercier chaleureusement l’ami et "vieux sage du Lubéron" Francis Simonis pour nous avoir signalé l’article de Jean-Louis Triaud - "un article remarquable sur les manuscrits de Tombouctou" - et par voie de conséquence la revue Sociétés politiques comparées. Revue européenne d’analyse des sociétés politiques et la richesse des activités du FASOP.
Nous sommes tout aussi ravi de signaler le discours de réception d’Ibrahima Thioub lors de la remise du titre de docteur honoris causa de Sciences Po, le 12 décembre 2017. C’est pour nous l’occasion de féliciter Ibrahima Thioub pour ce titre honorifique ! -
À signaler la revue en ligne Sociétés politiques comparées. Revue européenne d’analyse des sociétés politiques du FASOPO (Fonds d’analyse des sociétés politiques)
Le 4 juillet 2018 à 11h59
À signaler la revue en ligne Sociétés politiques comparées. Revue européenne d’analyse des sociétés politiques du FASOPO (Fonds d’analyse des sociétés politiques).
"Sociétés politiques comparées – nouvelle série, est une revue en ligne à comité de lecture qui couvre l’ensemble des disciplines des sciences de l’homme et de la société. Elle revendique une approche au comparatisme réfléchie et problématisée et une conception décloisonnée des sciences sociales du politique.
A l’origine conçue comme un working journal, elle devient à partir du numéro 37|2015 une publication scientifique. Elle se veut un espace de résistance par rapport aux tendances actuelles à la normalisation des façons de mener des recherches, de les conceptualiser, et de les restituer. Elle est sensible aux différentes expressions de la recherche de terrain, à la dialectique entre analyse empirique et analyse conceptuelle, et à l’apport des approches militantes, esthétiques et culturelles dans l’appréhension des sociétés politiques contemporaines.
La revue s’articule en deux rubriques : la rubrique Varia accueille des essais inédits issus de différentes expressions de la recherche de terrain, de la dialectique entre analyse empirique et analyse conceptuelle et de réflexions théoriques originales. La rubrique Charivaria publie des contributions au format texte, image, vidéo, photo ou musique, qui réfléchissent sur les sociétés politiques contemporaines à partir d’approches militantes, esthétiques ou culturelles.
Elle publie trois numéros par an (octobre-novembre, février-mars, juin-juillet) dans les principales langues européennes.
Elle soumet ses articles à l’évaluation préalable de referees. Editée par le Fonds d’analyse des sociétés politiques, le FASOPO, elle s’appuie sur le Conseil scientifique de son réseau européen, le REASOPO."
ISSN : 2429-1714
CONTACT
spc.fasopo@gmail.com
"Le FASOPO/Fonds d’analyse des sociétés politiques est une association à but non lucratif (Loi de 1901). Elle a été créée en 2003 (J. O. du 16 août 2003) à l’initiative de neuf chercheurs du CNRS, de la Fondation nationale des sciences politiques et de l’Université Paris-I. Elle constitue ce que l’on appelait jadis une « société savante ». Son principal objectif est de contribuer à une meilleure connaissance des sociétés politiques, à un moment où la contractualisation croissante de la recherche tend à négliger l’analyse de ces dernières pour favoriser l’étude des relations internationales et de la « gouvernance globale ». Sa méthodologie est celle de la sociologie historique du politique et de l’économique, sans exclusive théorique ni idéologique : elle s’appuie aussi bien sur la tradition wébérienne de celle-ci que sur son inspiration marxienne ou tocquevillienne.
Le Fasopo est un réseau transinstitutionnel et pluridisciplinaire. Il est actuellement dirigé par un bureau composé de : Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS (président) ; Françoise Mengin, directrice de recherche à la FNSP (trésorière) ; Richard Banégas, professeur à SciencesPo (Vice président) ; Boris Samuel, SciencesPo CERI (Secrétaire général)."
Source de l’information :
http://fasopo.org/apropos_revue -
Atelier numérique "Base de données" L’esclavage en Afrique : dialogue entre l’Europe et l’Afrique (Nantes, 3-4 juillet 2018)
Le 4 juillet 2018 à 11h09
Atelier numérique "Base de données"
L’esclavage en Afrique
Dialogue entre l’Europe et l’Afrique
Université de Nantes &
Centre des Archives diplomatiques de Nantes
Lundi 3 et mardi 4 juillet 2018
Organisé par Wilfrid Cariou, Agnès Chablat-Beylot et António de Almeida Mendes,
À Nantes : Université de Nantes - campus Tertre - Chemin de la Censive du Tertre • Centre des Archives diplomatiques de Nantes - 17, rue du Casterneau
Objectif :
Réunir les éléments nécessaires à la conception d’une première approche d’exploration cartographique en ligne des données de la recherche sur l’esclave (île Maurice et d’Éthiopie). Ces éléments déboucheront sur la conception d’une application basée sur les technologies du langage R par Wilfrid Cariou (Université de Nantes) au cours du second semestre 2018
Prérequis :
Disposer d’un échantillon de données
affiche_atelier_numerique_base_de_donnees_vf.pdf
Cet atelier s’inscrit dans la suite de l’Université d’été « De quoi l’esclavage est-il le nom ? (XVe-XXIe siècle) » qui s’est tenue au Château des ducs de Bretagne (Nantes), du lundi 25 au jeudi 28 juin 2018.
Source de l’information :
https://www.crhia.fr/doc_upload/Affiche_Atelier%20numerique%20base%20de%20donnees_vf.pdf -
Vient de paraître Bordeaux et la traite des noirs d’Éric
Saugera aux éditions de La Geste (Girondine)Le 4 juillet 2018 à 10h51
Vient de paraître Bordeaux et la traite des noirs d’Éric
Saugera , Éditions de La Geste (Girondine), "Tout comprendre", 2018, 56 p. ISBN : 979-10-353-0016-6 Prix : 4,90 €.
"Durant un siècle et demi, Bordeaux fut à l’origine d’environ 500 expéditions qui déportèrent quelque 150 000 captifs des côtes occidentales et orientales de l’Afrique vers les Amériques et les Mascareignes, ce qui place le port girondin en haut de la hiérarchie négrière française à égalité avec Le Havre et La Rochelle.
Pendant longtemps, Bordeaux a évacué de sa mémoire sa participation à la traite tant il lui était commode de la juger marginale, surtout comparée à celle de Nantes, chef de file inconstesté des ports négriers nationaux. En dépit de réelles avancées, au début du XXIe siècle, la Ville de Bordeaux n’assume encore que pas à pas une activité en dissonance avec la renommée mondiale que lui vaut son excellence viticole. Contre l’oubli, ce livre recense les quelques traces encore visibles de ce passé à Bordeaux et dans ses alentours."
ÉricSaugera est docteur en histoire de l’Université de Nantes. Ses recherches et ses publications concernent depuis trois décennies l’histoire de la traite négrière française. Plusieurs fois réédité depuis sa parution en 1995, son ouvrage, Bordeaux, port négrier, XVIIe-XIXe siècles (Karthala), est devenu l’ouvrage de référence, qui, le premier, a rompu le silence sur un sujet jusque-là tabou.
Ouvrage signalé sur Twitter par Fabrice Bonnifait (https://twitter.com/FBonnifait/), que nous saluons chaleureusement :
https://twitter.com/FBonnifait/status/1014093013302292480
-
Conférence de Denis Lamaison "Frontières : les Guyanes Kali’na et française du XVIIe au XIXe siècle" (Awala-Yalimapo, Guyane, 29 juin 2018)
Le 29 juin 2018 à 14h26
Conférence de Denis Lamaison
’Frontières : les Guyanes Kali’na et française
du XVIIe au XIXe siècle’
Salle polyvalente de la Mairie
Awala-Yalimapo, Guyane
Vendredi 29 juin 2018, de 18h à 20h
Service patrimoine de Awala-Yalimapo
josy.joseph@awala-yalimapo.fr
Tél : 06.94.45.03.18 -
Université d’été « De quoi l’esclavage est-il le nom ? (XVe-XXIe siècle) » (Nantes, 25-28 juin 2018)
Le 25 juin 2018 à 15h40
Université d’été « De quoi l’esclavage est-il le nom ?
(XVe-XXIe siècle) »
Château des ducs de Bretagne - Nantes
Du lundi 25 au jeudi 28 juin 2018
"Dans le cadre du projet européen SLAFNET (H2020-MSCA-RISE), António de Almeida Mendes, maître de conférences en histoire moderne au CRHIA (Université de Nantes), détaché à l’IEA en 2017-2018, organise une université d’été sur le thème : « De quoi l’esclavage est-il le nom ? (XVe-XXIe siècle) ».
Cette université d’été souhaite interroger l’usage qui a été fait à travers le temps, en fonction des lieux et des contextes du mot « esclavage ». A bien des égards, le terme esclavage apparaît aujourd’hui comme le moins approprié pour qualifier des situations, des pratiques et des représentations qui traversent les siècles, s’inscrivent dans la densité des terrains, des espaces et des tissus sociaux. Dans quelle mesure une lecture de l’esclavage à l’échelle globale, mais caractérisée par le refus du récit de la modernité occidentale, et une relecture des sources coloniales et orales peuvent-elles offrir de nouvelles possibilités pour écrire une autre histoire, qui serait soucieuse de la singularité des expériences et des contextes ? Sous quelles conditions et selon quelles modalités la relocalisation de l’esclavage et de ces questionnements ouvre-t-elle de nouvelles perspectives heuristiques ?
Cette manifestation est l’occasion pour des spécialistes des mondes africains, américains et européens, en résidence à l’Institut d’études avancées de Nantes et/ou membres du projet européen SLAFNET, voire spécialement conviés à Nantes à cette occasion, de réfléchir à la construction des catégories, des identités et au passé colonial de la ville de Nantes."
programme_universite_d_ete_slafnet_1.pdf
programme_universite_d_ete_slafnet_2.pdf
Pour aller plus loin :
Projet européen SLAFNET, Slavery in Africa : A dialogue between Europe and Africa (Horizon 2020)
Casa de Velazquez
Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes
Institut d’Études Avancées de Nantes – Nantes
À la suite de l’université d’été, poursuite des activités par un atelier "base de données" organisé les 3 et 4 juillet à l’Université de Nantes et au Centre des Archives diplomatiques de Nantes sous la coordination de Wilfrid CARIOU.
Consulter le programme
Lieu : Château des ducs de Bretagne / Musée d’histoire de Nantes - 4, place Marc Elder - 44000 NANTES
Partenaire : SLAFNET (H2020-MSCA-RISE), Casa de Velazquez, Institut d’Études Avancées de Nantes, Château des Ducs de Bretagne - Musée d’histoire de Nantes, CIRESC, programme PRALT
Contact : António deAlmeida Mendes :
antonio.dealmeidamendes@univ-nantes.fr
Source de l’information :
https://www.crhia.fr/actu.php?num_actu=800#bloc
https://www.iea-nantes.fr/fr/actualites/de-quoi-l-esclavage-est-il-le-nom_801
Nous remercions chaleureusement Gildas Salaün (https://twitter.com/GildasSalaun) pour nous avoir communiqué via Twitter cette précieuse information. -
Appel à communication pour la Journées d’étude "Entre Exclusif et contrebande : le commerce maritime aux Petites Antilles (fin XVIIe - début XIXe siècle)" (Université des Antilles, Martinique, 24-26 octobre 2018)
Le 23 juin 2018 à 14h10
Appel à communication pour la Journées d’étude
Organisée à l’Université des Antilles
’Entre Exclusif et contrebande : le commerce maritime
aux Petites Antilles (fin XVIIe - début XIXe siècle)
Campus Schœlcher (Martinique)
Du 24 au 26 octobre 2018 (dates prévisionnelles)
Appel à communication valable jusqu’au 30 août 2018.
"L’historiographie a longtemps insisté sur la constitution d’espaces économiques clos dans des logiques impériales qu’on a tendance à résumer sous l’appellation d’Exclusif. Sans considérer que les dispositifs de contrôle furent évolutifs, et surtout loin d’être absolus dans leur volonté d’exclure les nations étrangères De même, la vision que nous avons du commerce colonial dans les Antilles est héritée de travaux sur l’économie portuaire européenne, principalement issue de l’histoire sérielle ou administrative des années 1970. Utile pour comprendre l’essor de ce commerce comme son impact sur les sociétés européennes, elle laisse pourtant de côté le commerce inter insulaire, comme les économies d’échanges frontalières, ou encore les circulations maritimes au sein de l’espace américain.
On assiste aujourd’hui à un renouvellement de recherches qui tendent à faire émerger ces flux. On pourrait citer de manière non exhaustive les travaux de Peggy Liss, de Marcus Rediker, ou de Shannon Lee Dawdy, ou autour des îles neutres ceux de Wim Klooster ou d’Éric Schnakenbourg. Ces contributions tendent à montrer que le système de l’Exclusif était officiellement contourné, dans une proportion grandissante, démontrant l’impossibilité de réglementer le commerce aux Antilles. De l’Exclusif à l’Exclusif mitigé, de la mise en place des ports francs à l’ouverture au libre-échange en 1829, tout nuance l’idée que la contrebande et le commerce illégal soient une conséquence de l’Exclusif. Au contraire, la contrebande, et le commerce illégal, ou plus largement le commerce à l’échelle régionale, sont peut-être aussi dus à l’existence de logiques de navigation propres à l’espace considéré, en tout cas différentes des stricts flux transatlantiques, voire d’un système économique régional comme l’archéologie semble le suggérer.
Dans la perspective de Journées d’études consacrées aux navigations antillaises, on se propose d’adopter ce même changement d’échelle au sein du monde atlantique et de nous concentrer sur l’espace de navigation de la Caraïbe. Les approches peuvent être multiples et pluridisciplinaires. Tout d’abord autour des acteurs, en s’intéressant aux négociants locaux, ou aux communautés marchandes, et à leurs réseaux, ce qui peut déboucher sur des travaux portant sur les approvisionnements en marchandises ou sur la redistribution dans cet espace, afin de porter une première esquisse à une redéfinition de la géographie commerciale de la zone. En corollaire, les produits échangés et les techniques commerciales usitées (troc, lettres de changes, numéraires…) sont également dignes d’intérêt. Ensuite, ce sont les conditions même de la navigation qui peuvent faire l’objet de travaux, tant le rapport dialectique entre commerce légal et illégal, avec leurs avatars que sont l’interlope et la contrebande apparaissent comme des pistes fécondes à explorer en essayant de mieux comprendre les logiques à l’œuvre au sein de nombreuses situations dans une « zone grise ». Enfin, une dernière approche serait celle des techniques de navigation ; on veut évoquer par là à la fois les savoirs empiriques ou savants des marins quant aux caractéristiques de l’espace de la Caraïbe (géographique, sanitaire…) mais aussi peut-être, sur les innovations particulières qui y sont apparues à la fois en ce qui concernait la construction navale ou des infrastructures portuaires.
Toutes les approches suggérées ici sont de simples indications qui n’épuisent pas le questionnement que l’on souhaite développer autour d’une thématique vaste et que l’on souhaite renouvelée, autour des navigations commerciales aux Antilles (fin XVIIe siècle-début XIXe siècle), lors de Journées d’études organisées à l’université des Antilles (campus de Schœlcher). Les chercheurs intéressés doivent faire acte de candidature avant le 30 août 2018 à l’adresse suivante en adressant un projet de communication (titre, résumé et affiliation) à : jean-sebastien.guibert@univ-antilles.fr
Les réponses seront adressées aux contributeurs au plus tard le 10 septembre 2018.
Les communications feront l’objet d’une publication.
Dates prévisionnelles : 24-26 octobre 2018
Lieu : Campus de Schœlcher (Martinique)
Organisation : Colette Médouze, Boris Lesueur et Jean-Sébastien Guibert
aac-exclusif-contrebande.pdf
call_for_papers_exclusif_contrebande.pdf
Nous tenons à saluer chaleureusement Jean-Sébastien Guibert pour nous avoir communiqué cette information précieuse.















