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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Vient de paraître Kankan Nabaya. Ville de l’hospitalité, Guinée de Catherine et Bernard
Desjeux aux éditions GrandvauxLe 23 juin 2018 à 13h39
Vient de paraître Kankan Nabaya. Ville de l’hospitalité, Guinée de Catherine et Bernard
Desjeux aux éditions Grandvaux, "Voyage", 2018, 192 p. Inclus un DVD offert comprenant un film du réalisateur Éric Desjeux ISBN : : 978-2- 37163-014-7 Prix : 24 €.
Préface de LansinéKaba .
"Ce livre/film est le témoignage de nos rencontres avec les femmes et les hommes qui font cette ville de Kankan Nabaya. Ce livre accompagné d’un film propose un voyage à la découverte de Kankan Nabaya, ville de l’hospitalité en Guinée. Un voyage dans l’histoire contemporaine de cette terre d’islam, où il est question de paix et d’amour dans la logique de la charte du Mandé. Elle conforte les règles du « vivre ensemble », règles fragiles et vitales à l’heure où les migrations se transforment en drames quotidiens pour des millions de personnes dans le monde entier.
Kankan Nabaya est un carrefour où musulmans, chrétiens et animistes cohabitent dans un dialogue permanent. C’est aussi un grand marché international, une cité universitaire où la culture irrigue la vie. La mamaya, la grande fête d’après l’Aïd el-Kébir, est l’occasion de se retrouver dans la joie. Ce livre/film est le témoignage de nos rencontres avec les femmes et les hommes qui font cette ville."
kankan_fiche.pdf
Catherine et BernardDesjeux , journalistes reporters photographes indépendants, sont connus pour leur regard humaniste sur le monde. Ils s’intéressent plus particulièrement aux rapports de l’homme et de l’environnement au Sahara, en Afrique noire et en France. Curieux de tout, ils effectuent de longs séjours, attentifs aux autres, ce qui leur vaut de nombreuses amitiés.
Auteurs d’une trentaine de livres, parmi lesquels : Sahara, la passion de la vie, Nathan-image, La France rurale, Chêne, Fleuve Niger, cœur du Mali ; Vodun et Orisha, la voix des dieux ; Mali ; Casamance ; Seine de vies, Grandvaux.
Un merci chaleureux à Catherine et Bernard Desjeux pour nous avoir diffusé l’information de cette belle parution ! -
"Femmes africaines : femmes puissantes’, dossier du Point Afrique
Le 23 juin 2018 à 11h07
À suivre le dossier "Femmes africaines : femmes puissantes’, du Point Afrique
"Princesses guerrières, souveraines intraitables, amantes passionnées, écrivaines engagées : nombreuses sont les femmes qui ont joué un rôle majeur, voir exceptionnel, dans la vie des nations africaines. Aujourd’hui, dans le sillage de figures féminines déterminantes dans les luttes politiques,..."
Le dossier comprend déjà 8 articles, le dernier en date, signé Francis Simonis, est consacré à "Sogolon Conté, la mère du héros" — "De la Gambie au Burkina Faso en passant par le Mali et la Guinée, la mère du fondateur de l’empire du Mali est encore considérée comme un modèle pour la société." :
– Sogolon Conté, la mère du héros par Francis Simonis
– Les amazones du Danhomè : une troupe d’élite au service de son roi par Francis Simonis
– Afrique du Sud - Winnie Mandela : derrière l’icône, une militante déterminée par Marianne Severin
– Aminata Dramane Traoré : celle qui dit « non » par Francis Simonis
– La reine Sarraounia : modèle à suivre par Francis Simonis
– Aoua Kéita : grande militante de l’indépendance africaine par Francis Simonis
– Guimbi Ouattara : « l’amie » des Français par Francis Simonis
– Littérature - À Lagos, avec Chimamanda par Valérie Marin la MesléeSource de l’information :
http://afrique.lepoint.fr/dossiers/femmes-africaines-femmes-puissantes/
Merci chaleureux à l’ami (et lieutenant-colonel de réserve !) Francis Simonis. -
Ressources pédagogiques sur "Les mémoires de la guerre d’Algérie" (Académie de Reims)
Le 22 juin 2018 à 17h11
Ressources pédagogiques sur "Les mémoires de la guerre d’Algérie"
Académie de Reims - 6 avril 2018
"L’Éducation nationale, l’Atelier Canopé 51 de Reims et l’ONACVG ont co-organisé une session de formation pour les enseignants d’Histoire-Géographie de l’académie de Reims.
Vous trouverez un certain nombre de ressources à la suite de cette journée de formation du 6 avril 2018 :"
– vidéo (interview de Raphaëlle Branche (historienne, Université de Rouen) et d’Abderahmen Moumen (chargé de mission - Mémoires de la guerre d’Algérie Direction générale de l’ONACVG)
– compte rendu de cette session de formation sur le site de l’ONACVG
– une séance pédagogique proposée par Farida Gillot, professeure de Lettres-Histoire autour de l’utilisation de la BD : de la BD à la connaissance historique
– une sélection de BD proposée par Farida Gillot (professeure de Lettres-Histoire)
– un scénario pédagogique proposé par Antoine Béra (professeur au lycée Herriot, Sainte Savine)
– une bibliographie proposée par Guillaume Vial (professeur au lycée Chrestien de Troyes, Troyes)
Source de l’information :
https://pedagogie.ac-reims.fr/index.php/lycee/arts-et-sc-humaines/hist-geo-lycee/97-se-former-histoire-geographie-lycee/4626-les-memoires-de-la-guerre-d-algerie
Remerciements chaleureux à Mélanie Batteux-Baillon et à Jean-François Mabile, IA-IPR d’histoire et géographie de l’Académie de Reims pour la diffusion de cette information, ainsi qu’aux participants de cette journée de formation. -
Appel à contribution pour le workshop "Empire et globalisation(s). Circulations, échanges et coopérations trans-impériales en Afrique, XIXe-XXe siècles" (Université de Lausanne, 9-10 mai 2019)
Le 21 juin 2018 à 18h03
Appel à contribution pour le workshop ’Empire et globalisation(s)
Circulations, échanges et coopérations trans-impériales
en Afrique, XIXe-XXe siècles’
Université de Lausanne, 9-10 mai 2019
La date limite d’envoi des propositions (300 mots) est fixée au 1 novembre 2018. Les langues de travail sont le français et l’anglais.
"Le tournant transnational et global des sciences sociales de ces dernières années a stimulé un profond renouvellement de l’histoire coloniale et impériale (Kreienbaum, Kamissek, 2016). De nombreux travaux ont mis en lumière les dynamiques de la « globalisation impériale » (Bandeira Jerónimo, 2016 ; Thomas, Thompson, 2014) ainsi que les acteurs qui, agissant dans les interstices des espaces coloniaux, ont alimenté les processus d’interconnexion entre les pays et des régions du monde (Barth, Cvetkovski, 2015). Ce type d’analyse peut ainsi constituer un « pont » vers l’histoire dite globale et permet d’amener un regard original sur les mécanismes idéologiques, institutionnels et technologiques au cœur de la mondialisation contemporaine (Akita, 2002).
Ce workshop souhaite approfondir et prolonger ces réflexions. Il se focalise plus précisément sur l’histoire de la coopération politique, scientifique et technique en Afrique aux XIXe et XXe siècles. Il vise, d’une part, à élaborer une approche décloisonnée à l’étude des empires, attentive aux circulations et aux collaborations qui se sont tissées entre et par-delà les administrations coloniales européennes dans
une multitude de domaines (santé, agriculture, travail, sécurité, éducation, sciences naturelles, humaines et sociales). Le workshop aspire, d’autre part, à connecter l’histoire de l’impérialisme et de l’internationalisme (Bandeira Jerónimo, Monteiro, 2018). La focale sera placée sur le rôle joué par les acteurs transnationaux – à l’instar des organisations internationales et des organismes de nature non gouvernementale issus des milieux philanthropiques, missionnaires et humanitaires – dans la co-production de savoirs et la structuration des « circuits coloniaux » (Stoler, Cooper, 1997)."
Les propositions pourront porter sur les thématiques suivantes :
• Acteurs (individuels/collectifs, formels/informels) et contenus de la coopération trans-impériale
• Réseaux transnationaux et organisations internationales en Afrique coloniale
• « Imperial learning », circulations et co-production de savoirs entre instances coloniales et non-coloniales
• Activismes politiques trans-impériaux
• Initiatives et réponses africaines
• Historiographie et méthodologie de l’histoire trans-impériale
Les professeurs Cyrus Schayegh (IHEID Genève-université de Princeton) et Miguel Bandeira Jerónimo (université de Coimbra) prononceront deux keynote lectures. Les remarques conclusives seront assurées par le professeur Alexander Keese (université de Genève).
Une publication est prévue à l’issue du workshop. Les frais de déplacement et d’hébergement des participant-e-s seront pris en charge par l’université de Lausanne, partiellement ou totalement.
Les propositions de papiers, en français ou en anglais (300 mots), et une courte présentation biographique (100 mots) devront être envoyées avant le 1 novembre 2018 à l’adresse suivante :
damiano.matasci@unil.ch.
workshop_2019_-_lausanne.pdf
Source de l’information :
https://news.unil.ch/display/1529327907629
Nous tenons à remercier chaleureusement Damiano Matasci pour nous avoir communiqué cet appel à contribution précieux. -
Soirée-Hommage à Pierrette et Gilbert Meynier (Lyon, 23 juin 2018)
Le 21 juin 2018 à 15h12
Soirée-Hommage à Pierrette et Gilbert Meynier
Maison des passages
44 Rue Saint-Georges, 69005 Lyon
(Métro vieux Lyon)
Samedi 23 juin 2018 à partir de 18 heures
Hommage à Pierrette et Gilbert Meynier
La disparition soudaine et successive de Pierrette puis de Gilbert Meynier en novembre et décembre 2017 a suscité beaucoup d’émoi chez celles et ceux qui les ont connus et a laissé un vide qui se fait déjà sentir dans nos associations. Tant il est vrai que leur engagement dans le tissu associatif lyonnais agissant sur la question de la défense des droits humains était pluriel et intense. Très sensibles à la misère humaine, aux difficultés des populations des pays de la rive sud de la Méditerranée, ils ne pouvaient être indifférents dès lors qu’il s’agit de la défense des migrants, demandeurs d’asile, réfugiés… bref de la dignité humaine. Leurs réflexions et leurs luttes sont une invitation à reconnaître en nous l’humanité de l’autre.
Présidente de la section Rhône Alpes de la Cimade pendant plusieurs années, Pierrette ne ménageait pas ses efforts pour assurer un accompagnement juridique et social aux étrangers sans papiers et en situation difficile. Grand serviteur de l’histoire et éminent spécialiste de l’histoire franco-algérienne, Gilbert a consacré plus de quarante ans de sa vie à faire connaître, par ses abondantes et denses publications, les résultats de ses recherches sur l’histoire de l’Algérie depuis l’Antiquité à 2017. La retraite de Pierrette et Gilbert est entièrement dédiée à l’activité associative, et de recherche pour Gilbert. Ils étaient des traits d’union entre nos associations et ont œuvré au rapprochement entre l’Algérie et la France.
En reconnaissance de leur engagement pour le respect de la dignité humaine et pour le rapprochement franco-algérien, les associations (Cimade, Coup de Soleil, Forsem, Afara, Cara, Maison des passages, Images des temps présents…) leur rendront hommage le 23 juin prochain à partir de 18h00 à la Maison des passages, sis 44 Rue Saint-Georges, 69005 Lyon. Métro vieux Lyon.
Hommage auquel vous êtes cordialement invités, soyons nombreux.
Programme de la journée du 23 juin 2018
Déroulement de l’hommage :
18h00 : réception des invités avec thé et gâteau.
Exposition des livres de Gilbert Meynier
18h15 : Jacques Walter (ami de la famille Meynier) prononcera un discours d’ouverture, de bienvenue aux invités, et dira un mot en hommage à Pierrette et Gilbert).
18h30 : film documentaire sur GM (55 mn)
19h20 : diaporamas sur Pierrette Meynier et intervention d’Éva Ottavy (cimade)
19h 40 : Hommage à P et G par des prises de parole courtes, de 4 à 5 mn pour chaque intervenant (élus, enfants Meynier, historiens, amis, représentants d’associations…). Installer une douzaine de chaises sur l’estrade à l’entrée de la salle pour que tous les intervenants soient placés en face du public. Chaque intervenant passera le micro à l’intervenant suivant. Cette méthode nous fera gagner du temps.
Parmi les personnes pressenties à prendre la parole :
Maître de séance : Jacques Walter
– Hélène et Pierre-Antoine (enfants de Pierrette et Gilbert)
– les élus (1er arrondissement, ville de Lyon, Villeurbanne et le consul algérien à Lyon)
– Jean-Loup Saletes, (ami Meynier), a milité avec Gilbert au sein de l’UNEF pour l’indépendance de l’Algérie
– Renault Armand, artiste peintre, ami Meynier
– Mohamed Harbi, historien (envoie un texte)
– Jean-Charles Jauffret, historien
– Dalila Ait El Djoudi, historienne
– Daniel Rivet, historien
– Christian Delorme, prêtre
– Lahouari Addi, sociologue
– Belaid Abane, professeur de médecine et politologue
– Tahar Khalfoune, juriste
Représentants d’associations :
Maison des passages, Cimade, Coup de soleil, Forsem, AFARA, CARA, CCO, EPI, Images des temps présents…
20 h30 : collation, (gâteaux, boissons…)
20h45 : Musique
23h00 : Clôture
Nous tenons à remercier chaleureusement Jacques Frémeaux pour nous avoir signalé cet événement précieux.
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Vient de paraître La geste d’El-Hadj Omar et l’islamisation de l’épopée peule de Samba
Dieng chez KarthalaLe 21 juin 2018 à 13h51
Vient de paraître La geste d’El-Hadj Omar et l’islamisation de l’épopée peule de Samba
Dieng chez Karthala, "Tradition orale", 2018, 478 p. ISBN : 9782811119157 Prix : 30 €.
"El-Hadj Omar Tall est né vers 1794 à Halwâr, village du Foûta-Tôro sénégalais situé à quelques dizaines de kilomètres en amont de Podor, dans une famille maraboutique. Il est mort mystérieusement à Déguembéré, dans la falaise de Bandiagara, le 12 février 1864.
La genèse du jihâd d’El-Hadj Omar le rattache aux mouvements similaires qui l’ont précédé : Sokoto, Foûta-Djallon, Mâcina, Foûta-Tôro entre autres. À l’instar de ses illustres devanciers, Omar prépara sérieusement son action en multipliant lettres, discours, sermons, messages, largesses et prières, puis il réussit à lever une armée avec laquelle il se lança à la conquête de ce qu’il est convenu d’appeler le Soudan central.
L’action d’El-Hadj Omar, érudit musulman et redoutable conquérant, a profondément modifié l’aire du jihâd et détourné le cours de son histoire jusqu’à la conquête coloniale. Cela lui valut d’être au centre d’une vaste littérature, et en particulier d’une épopée toujours vivante, aux multiples versions, où l’oralité interfère sans cesse avec l’écriture.
Après avoir quadrillé systématiquement l’espace géographique omarien – Sénégal, Mauritanie, Gambie, Guinée, Mali – Samba Dieng a recueilli une quantité très importante de ces versions orales et manuscrites de textes se rapportant au jihâd et à la geste d’Omar. Puis, il a organisé l’analyse de cette vaste documentation autour de trois grands axes. Le premier étudie les rapports entre l’épopée d’El-Hadj Omar et l’épopée peule traditionnelle. Envisagée sous l’angle de l’intertextualité, la geste d’Omar apparaît en effet comme une formalisation de la tradition épique peule et le produit de formes littéraires alors dominantes en milieu pulaar. Mais la geste du jihâd déborde le modèle peul traditionnel, là où l’Islam affirme sa présence. L’analyse littéraire du corpus occupe la deuxième partie du livre. L’étude du héros et des personnages conjoints éclaire certains mécanismes d’islamisation de l’épopée peule traditionnelle. Enfin, la dernière partie, consacrée à l’édition de textes, donne la transcription et la traduction annotée des principales pièces inédites du corpus."
SambaDieng est professeur titulaire au Département de Lettres modernes de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop (Dakar). Spécialiste de l’Islam et expert en soufisme, il a déjà publié à Dakar, sur le même thème, El-Hadj Omar la perle de l’Islam (2010) et Sur les traces d’El-Hadj Omar (2009) aux Nouvelles Éditions africaines du Sénégal (Dakar). -
Appel à communication pour la Commémoration du 50e anniversaire de la disparition de Maître Lamine Guèye
Le 20 juin 2018 à 22h34
Appel à communication pour la Commémoration du
50e anniversaire de la disparition de Maître Lamine Guèye
« Maître Lamine Guèye, Itinéraire panafricain (1891-1968) »
Dakar, les 13 et 14 novembre 2018
Délai de soumission des propositions de communication en français et en anglais : 30 juin 2018
"Maître Lamine Guèye s’est éteint, à Dakar, le 10 juin 1968, à l’âge de 76 ans. Ce jour-là, le Sénégal perd le premier président de son Assemblée nationale. Sa disparition survient au moment où la jeune république est confrontée à un mouvement social sans précédent.
Cinquante années après, lorsque les soixante huitards se souviennent, ils ne peuvent oublier que la même année, le Sénégal a aussi pleuré Serigne Falilou Mbacké et Maître Lamine Guèye. L’Association pour la Pérennisation de la Pensée et de l’Œuvre du Président Lamine Guèye , dans sa volonté d’honorer la mémoire de l’illustre disparu, de mettre en lumière ses multiples facettes et de valoriser son héritage, a pris l’initiative d’organiser un certain nombre de manifestations dont un colloque et une exposition à Dakar, les 13 et 14 novembre 2018, sous le thème : « Maître Lamine Guèye, Itinéraire panafricain (1891-1968) »."
commemoration_du_50e_anniversaire_de_la_disparition_de_maitre_lamine_gueye.pdf
Le colloque se décline à travers des communications en plénières et en un Forum ouvert aux acteurs et témoins éventuels des différentes étapes de la vie de Maître Lamine Guèye, autour de cinq axes :
Axe 1 : Maître Lamine Guèye, le témoin de son temps
Lamine Guèye n’a certes pas beaucoup écrit, (un livre, une thèse et des articles de journaux) il n’en demeure pas moins qu’il est un véritable témoin de son temps. Il a vécu de près les multiples péripéties de l’évolution de la politique sénégalaise, ayant été allié et adversaire de Blaise Diagne, de Galandou Diouf et de Léopold Sédar Senghor, témoin et acteur d’évènements historiques. Par exemple, lors de l’éclatement de la Fédération du Mali, au mois d’août 1960, ou de la crise de décembre 1962. Lamine Guèye n’ayant pas laissé une autobiographie, le colloque offre l’occasion de réfléchir sur les positions qu’il a défendues lors d’évènements marquants pour les Sénégalais et pour les Africains.
Axe 2 : Maître Lamine Guèye, l’avocat défenseur et le juge
De Maître Lamine Guèye, on retient le plus l’Avocat - défenseur. Il fut en effet le premier avocat-défenseur noir près la Cour d’Appel et les tribunaux de l’AOF. Comme tel, Maître Lamine Guèye plaida dans de nombreuses affaires phares de l’époque : procès des tirailleurs sénégalais lors des évènements de Tiaroye, conflit opposant les municipalités de Dakar et Rufisque aux maisons de commerce bordelaises. Parmi les actes majeurs qui ont contribué à forger sa réputation d’Africain au service des bonnes causes, il convient d’intégrer sa solidarité avec des hommes politiques : Amadou Duguay Clédor Ndiaye et Galandou Diouf au Sénégal, les parlementaires malgaches à Tananarive. D’avocat-défenseur, Maître Lamine Guèye a, un moment, troqué sa robe d’avocat contre sa toge de magistrat, comme Président de la Chambre correctionnelle d’Appel de la magistrature en Martinique. Au moment de revenir sur l’histoire de Maître Lamine Guèye, il est donc pertinent de se pencher sur l’origine de ses choix professionnels et ses motivations profondes.
Axe 3 : Maître Lamine Guèye, l’homme d’État
Maître Lamine Guèye est identifié à une certaine idée de la vie publique au Sénégal, pour avoir occupé beaucoup de fonctions au sommet de la République française d’abord, puis du Sénégal ; maire de Saint-Louis (1925-1927) et de Dakar (1945-1961), sous-Secrétaire d’État à la Présidence du Conseil (1946-1947), député du Sénégal au Palais Bourbon (1945-1951), Sénateur de la Communauté (1958-1959), Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal (1961-1968). Malgré ce cursus politique, Lamine Guèye ne semble pas occuper au panthéon de l’histoire du Sénégal, la place qu’il aurait pu revendiquer Il y aurait ainsi une sorte d’énigme Lamine Guèye à résoudre : Quel est le véritable sens du parcours politique de Lamine Guèye ? Pourquoi et comment ce républicain s’est engagé dans la vie politique ? Quelle part lui revient dans la construction de la Nation sénégalaise ?
Axe 4 : Maître Lamine Guèye et la société
Maître Lamine Guèye est connu pour son engagement dans le mouvement associatif avec notamment le Mouvement Jeunes Sénégal et l’Aurore de Saint-Louis. Cet engagement l’a amené, lui Originaire des Quatre Communes, à prendre la défense de la cause des populations noires des colonies françaises. On retient de lui en particulier la loi qui a étendu la qualité de citoyen à l’ensemble des ressortissants des Territoires d’Outre-mer ( Loi du 7 mai 1946) et surtout celle sur l’égalité de traitements et d’avantages à tous les fonctionnaires civils et militaires Outre-mer (Loi du 30 juin 1950), sans distinction de race, de religion, de statut. Maître Lamine Guèye a été aussi précurseur des mouvements féminins en politique (vote des femmes citoyennes en 1945), et en sa qualité de maire de Dakar, il a contribué, de manière significative, à la formation académique de cadres sénégalais en leur octroyant des bourses d’études. Ces actions positives doivent absolument susciter une réflexion sur les rapports entre l’homme politique et la société
Axe 5 : Lamine Guèye, inspirateur ou icône ?
Face à la crise politique et sociale, exacerbée par une perte de repères, notamment parmi la jeunesse sénégalaise et africaine puiser dans le passé du pays les principes et les idées qui ont permis de bâtir une Nation dont les fondamentaux doivent être préservés, est devenu une nécessité. Il convient en particulier dans cette remontée du temps, de penser aux hommes et femmes qui ont incarné ces principes et idées. On a coutume de dire qu’ignorer le passé et ne pas le comprendre obère toute maîtrise du présent et du futur. Maître Lamine Guèye, eu égard à son parcours compte parmi ces hommes dont la vie doit être explorée. Ses amis et sympathisants voient en lui un symbole, et souhaitent que d’autres Sénégalais, voire d’autres Africains, pour lesquels il est moins familier, s’inspirent du modèle qu’il nous offre, puis se l’approprient. D’autres observateurs portent un regard critique sur sa personne, conformément à l’adage wolof gaynde waay, xarum waay »1. (« Lion pour les uns, moutons pour les autres »). Par conséquent, il est juste et pertinent de se questionner sur la nature de l’homme. Lamine Guèye peut-il être une véritable figure d’inspiration pour faire face aux crises multiples que traversent le Sénégal et l’Afrique, voire notre planète ?
Dates à retenir
Le vernissage de l’Exposition aura lieu le lundi 12 novembre à 18 heures
Le colloque se tiendra mardi 13 et mercredi 14 novembre à l’Hôtel Terrou bi à Dakar.
30 juin 2018 : délai de soumission des propositions de communication en français et en anglais
1er octobre 2018 : délai d’envoi du texte de communication
Les amis de l’Association pour la Pérennisation de la Pensée et de l’Œuvre du Président Lamine Gueye, les parlementaires, les juristes, les universitaires, et autres experts intéressés sont cordialement invités à cette manifestation.
Les principes régissant les communications sont les suivants :
1. Les personnes qui souhaitent participer au Colloque (Dakar, Terrou Bi, 13 et 14 novembre 2018) sont encouragées à s’inscrire. Être inscrit donne la possibilité de recevoir les informations et documents préparatoires du Colloque. Aucun droit d’inscription ne sera exigé des participants.
2. Les communications retenues par le Comité scientifique, soumises en format Word, avec références et bibliographie, sur support papier et/ou électronique, seront publiées dans les actes du Colloque de la Commémoration du cinquantenaire de la disparition de Maître Lamine Guèye. Un résumé des communications en 300 mots, accompagné d’une notice biographique de 100 mots, doit parvenir au Secrétariat du Colloque le 30 juin 2018 au plus tard.
3. Les auteurs des communications écrites soumettront la version originale et non publiée de leur texte d’au plus 7000 mots, au plus tard le 1er octobre 2018
4. Les communications écrites seront soumises, autant que possible, par voie électronique à l’adresse suivante : mbaye.saliou@gmail.com.
Les dispositions seront prises par le secrétariat du colloque pour collecter les communications qui ne peuvent pas être envoyées par la voie électronique. Les personnes intéressées peuvent envoyer un message électronique au secrétariat du colloque pour les dispositions à prendre à cet effet.
5. Les auteurs des communications écrites inscrites sur le programme recevront ledit programme avant l’ouverture du Colloque. Les autres participants au Colloque recevront le programme final à l’ouverture du Colloque.
Les documents du Colloque et toutes autres informations sont disponibles sur simple demande au secrétariat du Colloque : Mbaye Laye Mbengue : baye@maximizgroup.com
Prise en charge des participants :
Les personnes qui souhaitent participer à la Commémoration du Cinquantenaire doivent préciser :
– si elles ont la possibilité, soit par elles-mêmes, soit par leur institution de rattachement, de se prendre totalement en charge (billet d’avion et frais de séjour)
– si elles ont besoin d’une prise en charge partielle (billet ou séjour)
– si elles ont besoin d’une prise en charge totale (billet et séjour)
En tous les cas, l’Organisation offre le déjeuner quotidien et assure le transport local de l’aéroport à l’hôtel et de l’hôtel au lieu du colloque.
Cependant la situation financière étant difficile, il est à craindre que l’Organisation ne puisse assurer la prise en charge des voyages internationaux.
Comité scientifique
Yoro BA, écrivain, administrateur de société
Hamet BA, conservateur documentaliste, Directeur-Conseiller DG/RTS (Radiodiffusion Télévision Sénégalaise) au Patrimoine Audiovisuel
Alioune BADIANE, artiste, Académie internationale des Arts (AIA)
Mamadou BADJI, professeur, doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques-UCAD
Adrien Ndiouga BENGA, professeur, département Histoire, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, UCAD
Amadou Abdoulaye DIOP, professeur, Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (UCAD)
Anta Germaine GAYE, artiste plasticienne
Babacar DIOP Buuba, professeur d’histoire ancienne, ancien médiateur de l’UCAD
Magueye KASSE, professeur des Universités au Département de Langues et Civilisations Germaniques, UCAD
Abdoulaye Elimane KANE, professeur de philosophie, Université Cheikh Anta Diop, Dakar
Saliou MBAYE, archiviste-paléographe, professeur Université Cheikh Anta Diop, Ancien Directeur des Archives du Sénégal
Penda MBOW, Ministre-Conseiller, professeur département d’histoire, UCAD
El Hadji Ibrahima NDAO, historien
Waly NDIAYE, conservateur documentaliste
Ahmeth NDIAYE, professeur d’archivistique, Directeur du Laboratoire de Science de
l’information et de la communication (LARSIC), EBAD/UCAD
Atoumane NDIAYE, conservateur documentaliste
Raphaël NDIAYE, Directeur Général Fondation Léopold Sédar SENGHOR
Bouna Semou NDIAYE, Communauté africaine de culture/section sénégalaise (CACSEN)
Marthe NDIAYE, documentaliste, Radiotélévision du Sénégal
Babacar NDIAYE, conservateur d’archives, ancien directeur des Archives du Sénégal
Fatou Kiné SENE, journaliste, membre de la CACSEN
Madeleine Devès SENGHOR, juriste, membre de la CACSEN
Cécile SOW, journaliste, directrice LAZULIU Communication
Alpha Amadou SY, philosophe–écrivain Président de la CACSEN
Atoumane Ndiaye Doumbia, conservateur d’archives
Comité d’organisation
L’Association pour la Pérennisation de la Pensée et de l’Œuvre du Président Lamine Guèye
Le Président du Comité scientifique :
Professeur Saliou MBAYE
Nous tenons à remercier vivement et chaleureusement Ahmeth Ndiaye et Saliou Mbaye pour nous avoir communiqué ces informations tant précieuses. -
Vient de paraître Indochine années vingt. Vol. 4 - Le proconsulat "socialiste" d’Alexandre Varenne" de Patrice
Morlat aux Indes savantesLe 19 juin 2018 à 18h29
Vient de paraître Indochine années vingt. Vol. 4 - Le proconsulat "socialiste" d’Alexandre Varenne" de Patrice
Morlat aux Indes savantes, "Le temps colonial", 2018, 732 p. ISBN : 978-2-84654-465-8 Prix : 35 €.
"Cet ouvrage achève le cycle de quatre tomes, que nous avons consacré à l’histoire de l’Union indochinoise, couvrant la période de 1918 à 1928. Le choix de la date de clôture avait été fait, dès le départ, en fonction même de la fin de la mission parlementaire d’Alexandre Varenne en Indochine.
Le proconsulat de Varenne en Indochine correspond à la dernière cartouche du projet colonial associatif et progressiste, lancé par le Congrès radical de 1907, et animé par des gouverneurs généraux éclairés comme Paul Beau, Albert Sarraut, Maurice Long, puis enfin Alexandre Varenne. Mais comme souvent, une fin préfigure un renouveau, elle inaugure en même temps la naissance de la doctrine socialiste en matière de politique coloniale.
L’ouvrage étudie plusieurs aspects du gouvernement Varenne : la personnalité même du nouveau gouverneur général, et les conditions de sa nomination, son œuvre réformatrice, la lutte politique qu’il sera amené à engager contre toutes les formes de conservatisme en Indochine ; mais aussi à Paris au sein du département des Colonies, et même au Conseil des ministres. Pour faire échouer le projet réformateur de Varenne, un certain nombre d’aigrefins réactionnaires de la politique, et de la presse coloniale, n’hésiteront pas à déclencher contre lui une campagne de dénonciation de prétendus scandales, tous plus tapageurs les uns que les autres, et qui à la fin ne déboucheront sur rien.
On ne peut s’empêcher de penser que l’œuvre de Varenne est aussi une ébauche de ce que pourrait être une politique coloniale socialiste. Le travail réalisé par lui, n’aurait-il pas servi de base de réflexion pour les socialistes qui arriveront au pouvoir en 1936 ?"
presentation_varenne.pdf
Le Quadriptyque Indochine années vingt de Patrice Morlat :
Indochine années vingt Vol. 1 - Le balcon de la France sur le Pacifique (2001)
Indochine années vingt Vol. 2 - Le rendez-vous manqué La politique indigène des grands commis au service de la mise en valeur (2006)
Indochine années vingt Vol. 3 - L’âge d’or de l’affairisme colonial (1918-1928) (2016)
Indochine années vingt Vol. 4 - Le proconsulat "socialiste" d’Alexandre Varenne (2018)
Patrice Morlat a également publié aux Indes savantes :
La Question religieuse dans l’empire colonial français (2003)
Les Grands Commis de l’Empire colonial français (2009)
Le Crime de la rue Barbier (2011)
Le Krach de la banque industrielle de Chine (2012)
Les Forbans de la piastre (2014)
PatriceMorlat est historien spécialisé sur l’Indochine en particulier et la période coloniale dans son ensemble. Il a publié, dirigé ou codirigé une douzaine de livres sur la question.
Nous sommes heureux de vous annoncer, par la plume (électronique !) de Patrice Morlat que nous saluons amicalement et chaleureusement, la parution du quatrième et dernier volume du quadriptyque Indochine années vingt ! -
Vient de paraître notre n° 398-399 : Regards sur le corps aux colonies (juin 2018)
Le 19 juin 2018 à 17h43
Vient de paraître notre n° 398-399 : Regards sur le corps aux colonies (juin 2018)
Un dossier porté par Jacques Dumont et Colette Zytnicki, correspondant à la journée d’étude 2016 de la SFHOM.
15947rhom1-2018_bd_-_sommaire.pdf
"Le corps des colonisés n’a cessé d’être sous le regard du colonisateur. Dans son apparence physique tout comme dans sa vêture, le corps dit, selon le point de vue des Occidentaux qui le scrutent, le degré de civilisation des peuples dominés. Sur lui repose, en partie, la hiérarchie raciale qui s’établit au XIXe sic-le, entre quasi animalité et raffinement des peuples considérés comme supérieurs. L’article de Marcel Mauss sur les "techniques du corps", relu à cette aune, constitue le fil rouge de cette exploration des représentations du corps dans les sociétés coloniales. Le présent dossier s’attache en effet à décrypter le regard des médecins ou des hommes politiques, qu’ils appartiennent aux élites colonisatrices ou autochtones. Il met l’accent sur la diversité des représentations selon les régions (Océanie, Afrique, Indochine ou Antilles), les enjeux sociaux et politiques et enfin l’évolution du contexte. Il s’interroge également sur la place du corps dans l’écriture de l’histoire sociale de l’Algérie coloniale." -
À (ré)écouter Catherine Coquery-Vidrovitch ("Esclavage en Afrique") dans l’émission "Idées" de Pierre-Édouard Deldique sur RFI
Le 19 juin 2018 à 16h15
À (ré)écouter Catherine Coquery-Vidrovitch ("Esclavage en Afrique") dans l’émission "Idées" de Pierre-Édouard Deldique sur RFI.
Catherine Coquery-Vidrovitch, qui vient de publier Les Routes de l’esclavage. Histoire des traites africaines, VIe-XXe siècle chez Albin Michel, était l’invitée de Pierre-Édouard Deldique dans son émission "Idées", ce dimanche 10 juin 2018.
Une émission à (ré)écouter et à podcaster.
"La parole à ceux qui pensent le monde. Chaque dimanche, "Idées" prend le temps d’écouter celles et ceux qui décryptent le monde contemporain. Lors d’un entretien de près d’une heure, mené par Pierre-Édouard Deldique, ces « témoins du siècle », intellectuels francophones, auteurs d’essais pour la plupart, livrent leurs pensées. Une exigence : la clarté, afin de répondre à la curiosité des auditeurs de RFI. Ceux-ci sont d’ailleurs invités à réagir à leurs propos et à dialoguer avec eux."
Source de l’information :
http://www.rfi.fr/emission/20180610-afrique-esclavage-routes-coquery-vidrovitch-esclaves
Nous remercions amicalement et chaleureusement Catherine Coquery-Vidrovitch pour nous avoir signalé son entretien radiophonique avec Pierre-Édouard Deldique.
















