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Soutenance de thèse d’Anthony Guyon "De l’indigène au soldat. Les tirailleurs sénégalais en France de 1919 à 1940. Approche anthropologique et prosopographique" (Montpellier, 15 décembre 2017)
Le 6 décembre 2017 à 17h41
Soutenance de thèse d’Anthony Guyon
’De l’indigène au soldat
Les tirailleurs sénégalais en France de 1919 à 1940
Approche anthropologique et prosopographique’
Salle des Actes - Site Saint-Charles
Rue du professeur Henri Serre
Université Montpellier 3
Vendredi 15 décembre 2017 à 14 heures
Résumé de la thèse : "Le rapatriement des archives de Moscou en deux temps devrait permettre un formidable renouvellement du questionnement sur la période de l’entre-deux-guerres. Pour les troupes coloniales et plus précisément les tirailleurs sénégalais, ces archives offrent d’une part des informations sur les effectifs de ces troupes, leur positionnement et leur recrutement. D’autre part, elles ouvrent des perspectives sur un champ jusqu’ici peu travaillé : la formation des tirailleurs sénégalais. En effet, nous disposons désormais de sources comptables (budgets, devis) pour évaluer le coût des camps de formation ainsi que des hôpitaux réservés à ces troupes. Par ailleurs, les rapports d’inspection d’officiers sur la tenue de ces camps, ainsi que les conseils de médecins reconnus montrent à quel point l’état-major a eu pour souci d’améliorer l’hygiène des camps. Puis, nous disposons de fichiers individuels sur le personnel sous-officier postulant à l’école des sous-officiers indigènes de l’école de Fréjus-Saint-Raphaël. Le tout sera complété par des archives départementales dépouillées dans le Var et l’Hérault, ceci permettra d’apporter un point de vue local à ce travail de recherche. nous cherchons à nous inscrire dans une approche militaire initiée par Jean-Charles Jauffret avec les combattants d’Algérie, Hubert Heyriès avec les garibaldiens et Jean-François Muracciole avec les Français libres. Nous espérons replacer le combattant dans un cadre général en analysant ce qui se passe dans les périodes hors-combat, comment ont été formés les tirailleurs sénégalais ? Quel était la stratégie de l’état-major concernant leur utilisation ? Quelle a été la place de ces soldats au sein de l’armée française ?"
Anthony GUYON vous annonce avec plaisir, la soutenance de sa thèse de
doctorat, réalisée sous la direction du Professeur Hubert HEYRIÈS
et intitulée :
« De l’indigène au soldat. Les tirailleurs sénégalais en France de 1919 à 1940. Approche anthropologique et prosopographique »
Le vendredi 15 décembre 2017 à 14 heures
Salle des Actes- Site Saint-Charles- Université Montpellier 3-
Rue du Professeur Henri Serre
Le jury est composé de :
– Madame Julie d’ANDURAIN, Professeur d’histoire contemporaine, Université de Lorraine-Metz
– Monsieur François COCHET, Professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Lorraine-Metz
– Madame Anne-Marie GRANET-ABISSET, Professeur d’histoire contemporaine, Université de Grenoble
Alpes
– Monsieur Hubert HEYRIÈS, Professeur d’histoire contemporaine, Montpellier 3
– Monsieur Jean-François MURACCIOLE, Professeur d’histoire contemporaine, Montpellier 3
Vous êtes cordialement invités à la soutenance, ainsi qu’au pot qui la suivra
(réponse si possible avant le 7 décembre ag.anthonyguyon@gmail.com)
invitation_these.pdf
resume_these_m._guyon.pdf
Un grand merci à notre collègue Anthony Guyon (cf. la fiche de présentation sur le site nonfiction.fr) pour le signalement de la soutenance de sa thèse et pour lequel nous formulons les vœux les meilleurs. -
Appels à communication de l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien (O.S.O.I.)
Le 5 décembre 2017 à 16h35
Appels à communication de l’O.S.O.I.
Observatoire des sociétés de l’océan Indien
Nous vous informons que la fédération de recherches Observatoire des sociétés de l’océan Indien (O.S.O.I.) a programmé lors de sa conférence internationale (23 et 24 novembre) plusieurs manifestations scientifiques (colloques, séminaires, journées d’études...).
Nous vous indiquons les appels à communication sur les manifestations de l’année 2018. Cinq colloques sont déjà sur l’agenda de la fédération de recherches O.S.O.I. (Université de La Réunion) :- Océan Indien : écotones, zone de contact et tiers-espaces (Date limite de soumission des résumés : 15 décembre 2017)
- Définir l’Indianocéanie (propositions jusqu’au 1er février 2018)
- Du gage d’affection à l’archive : culture matérielle et domaine de l’intime dans les sociétés de l’océan Indien (propositions jusqu’au 30 janvier 2018)
- Mouvements culturels et supports médiatiques océan Indien (XIXe-XXe) (propositions de communication à envoyer avant le 1er décembre 2017 )
- Mozambique pluriel : un pays à l’heure des opportunités et défis (propositions jusqu’au 1er janvier 2018.)
Vous pouvez retrouver le détail de chacun de ces appels à communication sur les pages du site de l’Observatoire des sociétés de l’océan Indien :
http://osoi.univ-reunion.fr/actualites-osoi/osoi-appels-a-communication/
Un grand et chaleureux merci à Yvan Combeau (direction O.S.O.I., Université de La Réunion) pour la communication de ces appels à communication.>/small> -
Vient de paraître Manger le pouvoir au Burkina Faso. La noblesse mossi à l’épreuve de l’Histoire de Benoit
Beucher chez KarthalaLe 4 décembre 2017 à 02h27
Vient de paraître Manger le pouvoir au Burkina Faso. La noblesse mossi à l’épreuve de l’Histoire de Benoit
Beucher chez Karthala, "Les Afriques", 2017, 360 p. ISBN : 9782811116934 Prix : 29 €.
"Les monarchies africaines sont-elles solubles dans la modernité républicaine de l’État-nation ? Depuis que des groupes de cavaliers ont fondé les premiers royaumes mossi vers la fin du XVe siècle, des souverains n’ont cessé de se succéder sur le trône. Cependant, leur histoire est loin d’avoir été immobile. L’ensemble de leurs formations politiques, qu’ils nomment le « Moogo » ou le « Monde », n’a pas été l’espace parfaitement isolé que s’est longtemps plu à rappeler toute une littérature coloniale. En réalisant l’une des premières histoires synthétiques de ces royaumes sur la longue durée, Benoit Beucher montre comment ceux « qui ont mangé le pouvoir », les nobles mossi, ainsi que leurs sujets, ont fait face à des transformations dépassant de très loin les frontières de leurs seuls royaumes.
L’expansion de l’islam, du christianisme, l’irruption des troupes coloniales françaises, deux conflits mondiaux, la tenue des premières élections, l’indépendance et l’instabilité des régimes postcoloniaux ne se sont pas soldés par la dissolution des royautés dans la durée, mais par la coexistence de systèmes monarchiques de droit divin et d’un régime républicain.
Benoit Beucher invite précisément à se départir d’une vision « exotique » du politique au sud du Sahara qui pousserait à n’y voir qu’une anomalie. S’appuyant sur une importante collecte de sources écrites, audiovisuelles et orales, il montre comment se sont entremêlées des trajectoires européennes et africaines de l’empire, de l’État, de l’ethnicité et de la nation – bien souvent sur le mode du malentendu et du conflit – dont la compréhension des effets peut seule permettre de saisir la complexité de l’histoire présente du Burkina Faso."
BenoitBeucher , docteur en histoire et en science politique, est membre de l’Institut des Mondes africains (UMR CNRS 8171-IRD 243). -
Colloque "Retour d’Afrique : perspectives. Fin d’une culture de colons, lieu(x) de mémoire(s), expérience européenne à partir de la décolonisation portugaise" (Genève, 7-8 décembre 2017)
Le 4 décembre 2017 à 02h15
Colloque ’Retour d’Afrique : perspectives
Fin d’une culture de colons, lieu(x) de mémoire(s),
Expérience européenne à partir de la décolonisation portugaise’
Uni Bastions, salle B111
Université de Genève
Jeudi 7 et vendredi 8 décembre 2017
ORGANISATEURS | ORGANIZADORES :
Alexander Keese, Département d’Histoire générale
Nazaré Torrão, Département des langues et des littératures romanes, Unité de portugais
Pedro Cerdeira, Département d’Histoire générale
Source de l’information :
Christoph Kalter :
https://twitter.com/chrkalter/status/928568264321531904 -
Séminaire de la Société d’Histoire de la Guadeloupe (SHG) "L’abolition de la traite dans les colonies françaises : portées et conséquences" (Saint-Claude, 6 décembre 2017)
Le 4 décembre 2017 à 02h00
Séminaire de la Société d’Histoire de la Guadeloupe (SHG)
’L’abolition de la traite dans les colonies françaises
Portées et conséquences"
Campus du Camp-Jacob
Saint-Claude, Mercredi 6 décembre 2017
"Le mouvement abolitionniste commence dès le XVIIIe siècle et touche tous les pays européens, la Grande-Bretagne en particulier. Obéissant à des logiques religieuses, politiques, idéologiques et économiques, le mouvement abolitionniste connaît des soubresauts avant d’aboutir progressivement à des abolitions concrètes tout au long du XIXe siècle.
Dès les années 1799-1800, l’abolition de l’esclavage décrétée par la France en 1794 est remise en question dans les colonies où elle a été appliquée. Elle est annulée officiellement en Guadeloupe le 17 juillet 1802 par le général Richepance qui anticipait la réception de l’arrêté consulaire de Napoléon du 16 juillet 1802 et sa promulgation par le gouverneur Ernouf le 14 mai 1803.
En 1807, l’abolition de la traite est votée par le Parlement britannique et en 1815, les Etats représentés au Congrès de Vienne s’accordent pour étendre cette interdiction.
Si l’on retient que la Grande-Bretagne fut à la pointe de l’abolition de la traite négrière, car elle avait entamé sa Révolution industrielle, c’est le Danemark qui le premier l’abolit en 1792 mais en prévoyant une période transitoire de 10 ans. Abolition qui devint effective avec la loi du 1 er janvier 1803.
La France, par son activisme diplomatique intense obtint un sursis à l’application de la décision du Congrès d’abolir la traite des Noirs.
C’est par l’ordonnance royale du 8 janvier 1817 qu’elle fut officiellement abolie pour et dans les territoires français. L’ordonnance sera reprise et précisée plus tard.
Son préambule est explicite. « Voulant pourvoir au cas où il serait contrevenu à nos ordres concernant l’abolition de la traite des Noirs », l’ordonnance décidait la confiscation des navires qui les introduiraient dans les colonies, interdisait le capitaine de tout commandement, confisquait la « cargaison » et prévoyait d’employer les Noirs « aux travaux d’utilité publique ».
Nous savons que jusqu’en 1830, la traite clandestine se poursuivit intensément, et qu’elle devint plus difficile sous la Monarchie de Juillet.
Ce séminaire qui réunira plusieurs chercheurs, a pour but de faire le point sur la portée et les conséquences sociales, politiques, économiques, juridiques et financières de cette interdiction.
Il s’agit également de voir comment et dans quelle mesure elle a été appliquée dans les territoires français et particulièrement aux Antilles."
programme-shg-mail.pdf
Pour mémoire, l’appel à communications.
Information diffusée par la Société d’Histoire de la Guadeloupe dans sa liste de diffusion.
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Colloque international "Mariages mixtes et métissage dans l’histoire XIXe-XXe siècle" (Paris, 4-6 décembre 2017)
Le 30 novembre 2017 à 16h40
Colloque international ’Mariages mixtes et métissage
Dans l’histoire XIXe-XXe siècle’
CHSP & site Pouchet-CNRS (Paris)
Du lundi 4 au mercredi 6 décembre 2017
Lundi 4 décembre 2017
Centre d’Histoire de Sciences-Po (CHSP) - Salle de conférence,
56, rue Jacob - 75006 Paris
Mardi 5, Mercredi 6 décembre 2017
CNRS, Site Pouchet, salle de conférences
59/61, rue Pouchet - 75017 Paris
Colloque international organisé par l’IHTP (CERA) –Université Paris 8
en collaboration avec l’Institut universitaire de France, le Centre d’Histoire de Sciences-Po & le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (UVSQ)
prog_mariages_nov_2017.pdf
"La figure du “métis” et la hantise du métissage occupent une place centrale dans l’imaginaire raciste et antisémite. Le foisonnement terminologique autour de ces catégories atteste tout à la fois de leur centralité et du caractère universel des pratiques auxquelles elles renvoient : half-cast, mulâtre, quarteron, chabin… Dénuées de tout fondement biologique, les notions de « métissage » ou de « mariages mixtes » sont des constructions sociales qui n’en ont pas moins joué un rôle important dans la formation et l’assignation des identités et dans l’élaboration de « biopolitiques ». En Europe occidentale comme dans les Empires coloniaux, les « métissages » étaient le plus souvent réprouvés qu’il s’agisse de mariages entre personnes de différentes religions, nationalités ou « races » -suivant la terminologie d’usage. Perçue comme autant de menaces sur un ordre social protégé par des frontières de diverse nature, la pratique du « métissage » suscita différents types de législations entre politiques d’assimilation des rejetons issus des unions mixtes ou relégation dans une altérité radicale. Au sein des États assumant ouvertement une politique raciste et/ou antisémite, les mariages mixtes furent souvent interdits. Ainsi, au cours des années trente et pendant la Seconde Guerre mondiale, la question des “mischlinge”, des « demi-juifs » fut une obsession pour les nazis et un véritable casse-tête pour la plupart des États antisémites, dans le contexte des années trente et de la Seconde Guerre mondiale. Même lorsqu’il n’existait pas de statut spécifique pour les conjoints ou les descendants de mariages mixtes, ceux-ci subirent aussi, dans la plupart des cas, des discriminations quoique moins sévères, en général que les celles qui frappaient les conjoints juifs.
Dans les dernières décennies du XXe siècle, la notion de métissage a fait l’objet d’une re-sémantisation chargée de connotations positives. Vue comme un processus irrépressible, la mixité a été valorisée dans le champ culturel, les notions de métissage ou de transferts étant objectivées comme autant de processus constitutifs de l’histoire de l’humanité, perçus comme facteurs d’enrichissement plutôt que comme vecteurs de corruption ou de déperdition des patrimoines culturels et artistiques. Elle a également été investie d’espoirs politiques et philosophiques, notamment par des organisations internationales telles que l’UNESCO, ou encore théorisée à travers, par exemple, la notion connexe de créolisation développée par Édouard Glissant.
En dépit (ou peut-être en raison) du processus de mondialisation et de l’intensification des migrations au long cours, les résistances n’ont pas disparu. Métissage et mixité suscitent encore aujourd’hui, fantasmes, craintes et rejet. À droite et à l’extrême-droite, ils sont perçus comme un facteur de décadence des sociétés occidentales confrontées à la perte de leur identité. À gauche, non sans paradoxe, le refus de la mixité est porté par certains mouvements antiracistes tandis que sur la scène artistique, certains mouvements livrent bataille contre les phénomènes qualifiés « d’appropriation culturelle ».
Ce colloque international voudrait, moyennant une approche principalement, mais non exclusivement, historique, appréhender la « question du métissage » dans une perspective qui mette en relations les enjeux idéologiques, politiques, sociaux et culturels. Sans nous priver d’éclairages de longue durée, nous voudrions analyser les enjeux et les pratiques relatifs à la question du métissage lors des XIXe et XXe siècles, et dans une perspective d’histoire du temps présent. Il s’agira moins de proposer un tableau évolutif à visée exhaustive que d’interroger les facettes multiples d’une question, de considérer ce qui se noue (et se dénoue) autour de la mixité et du métissage dans différents contextes spatiaux-temporels.
Quatre approches seront ainsi privilégiées :
- Représentations
Entre mixophobie et mixophilie (Taguieff), on confrontera les différents types d’imaginaires associés à l’idée de “croisement” entre des individus d’origine, de culture ou de religions différentes de qu’ils se dégagent de textes savants, littéraires, de discours religieux ou politiques ou de productions des médias.
- Pratiques
Une deuxième approche consistera à aborder la question du métissage dans une perspective d’histoire sociale en examinant ce que signifie la mixité –ou son refus- en terme de stratégie d’élévation sociale , de subversion d’un ordre établi ou d’affirmation de valeurs alternatives. Le prisme du genre devra nécessairement être considéré, la mixité pouvant conduire à certaines formes d’émancipation ou venir aggraver des rapports de domination.
- Politiques
Une troisième section s’attachera à explorer les ressorts des politiques relatives à la mixité, au niveau des États, des autorités religieuses et des instances s’exprimant au nom des groupes communautaires ou des mouvements antiracistes.
- Métissages et transferts culturels
Une dernière section reviendra sur les enjeux culturels du métissage, ou des mouvements hostiles de dénonciation de différentes formes « d’appropriation culturelle » à partir de quelques études de cas paradigmatiques sur leurs mécanismes."
Comité scientifique :
Christian Delage (Paris 8-IHTP), Anaïs Fléchet (UVSQ), Christian Ingrao (CNRS-IHTP), Laurent Joly (CNRS-EHESS-CRH), Frédérique Langue (IHTP-CNRS), Pap Ndiaye (Sciences-Po-Centre d’Histoire), Catherine Milkovitch-Rioux, (Clermont-Ferrand-CELIS), Pauline Peretz (Paris 8-IHTP), Samuel Ghiles-Meilhac (IHTP-CERA)
Coordination scientifique :
Marie-Anne Matard-Bonucci (Paris-8-IUF, IHTP-CERA)
matard-bonucci@orange.fr
Pour mémoire, l’appel à communication.
Source de l’information :
http://www.ihtp.cnrs.fr/content/colloque-mariages-mixtes-et-metissage-dans-lhistoire
Un grand et chaleureux merci à Marie-Anne Matard-Bonucci pour la communication de l’affiche et du programme, et pour l’organisation de ce précieux colloque. -
Paru récemment Le passé colonial et les héritages actuels en Mauritanie. État des lieux de recherches nouvelles en histoire et anthropologie sociale sous la direction de Mariella
Villasante Cervello chez L’HarmattanLe 30 novembre 2017 à 11h33
Paru récemment Le passé colonial et les héritages actuels en Mauritanie. État des lieux de recherches nouvelles en histoire et anthropologie sociale sous la direction de Mariella
Villasante Cervello , avec la collaboration de Christophe deBeauvais chez L’Harmattan, "Études africaines", 2014, 572 p. ISBN : 978-2-343-01767-9 Prix : 48,93 € (existe aussi en version électronique).
"Dans cet ouvrage collectif, nous voulons proposer une nouvelle manière d’analyser la question coloniale et les héritages contemporains postcoloniaux en Mauritanie, en prêtant une attention spéciale aux cadres comparatifs et interdisciplinaires. Notre ouvrage propose une analyse à partir d’une distinction entre les questions de méthode (Première partie) et les interprétations des données d’histoire et d’anthropologie (Deuxième partie). L’horizon temporel couvre le XIXe siècle, le XXe siècle et le début du XXI e siècle. Les contributions sont le fait de chercheurs qui travaillent sur la Mauritanie depuis les années 1980 (Mc Dougall), et les années 1990 (Acloque, Bhrane, Cleaveland, El Bara, López Bargados, Taylor et Villasante Cervello). Nous comptons aussi avec la participation de deux collègues africanistes, Christopher Harrison et (feu) James Searing. Les reconstructions historiques du passé et les examens du présent, se fondent sur des sources d’archives, sur des entretiens et sur des analyses des discours, des idéologies et des stratégies politiques utilisées par les administrateurs coloniaux, puis re-appropriées et manipulées par les administrateurs et par les populations locaux. Le passé colonial mauritanien a laissé des héritages nombreux dans la société et dans l’ordre politique, mais également dans les manières de concevoir et d’écrire l’histoire. Une certaine influence orientaliste, au sens d’Edward Said, centrée sur la seule société arabophone bidân, au détriment des communautés noires du pays [halpular’en, soninké, wolof, mandé], a prédominé dans les études mauritaniennes. Et l’on peut dire également que l’histoire saharienne s’est développée au détriment de l’histoire sahélienne du pays. Les diverses communautés bidân et noires de la société mauritanienne, restent ainsi encore mal connues et peu étudiées. Enfin, les idéologies ethnicistes et/ou les propagandes officielles sur l’esclavage local [officiellement disparu] et sur les violences ethniques des années 1980-90 remplacent souvent l’analyse distancée des faits. Nous espérons que cet ouvrage collectif pourra apporter des idées novatrices et stimuler la recherche, notamment chez les jeunes chercheurs. Le passé historique colonial reste un territoire sujet à des inventions et à des re-créations idéologiques, souvent à des fins de politique politicienne. Dans ce processus de connaissance et d’appréhension du passé colonial et du présent postcolonial, notre rôle en tant que chercheurs et en tant que citoyens est crucial dans la mesure où notre production académique participe directement dans la construction des savoirs sur l’histoire mauritanienne. "
passe-colonial-mauritanie-tdm.pdf
MariellaVillasante Cervello , anthropologue (EHESS), chercheuse associée à l’Institut de démocratie et droits humains (Lima, Pérou), travaille sur la Mauritanie depuis 1986. Elle a repris ses recherches au Pérou, son pays d’origine, depuis 2007. Actuellement, elle prépare une étude sur les violences politiques contemporaines au Pérou et en Mauritanie.
La table des matières provient de la page de Mariella Villasante Cervello sur academia-edu
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Journée d’étude "Les églises chrétiennes et la question noire : nouvelles perspectives, XVe-XIXe siècles" (Paris, 4 décembre 2017)
Le 30 novembre 2017 à 10h14
Journée d’étude ’Les églises chrétiennes et la question noire
Nouvelles perspectives, XVe-XIXe siècles’
Université Paris Diderot
Bâtiment Olympe de Gouges
8 place Paul Ricoeur, Paris 13e
Lundi 4 décembre 2017
"En 1518, Henrique, fils du roi du Congo Afonso Ier, est nommé évêque d’Utique par le pape Léon X. Il obtient une dispense spéciale, non pas parce qu’il est noir mais parce qu’il n’a pas l’âge requis. Progressivement, et en lien avec la traite et la mise en servitude massive des Noirs, la couleur noire commence à être considérée par l’Église comme un élément discriminant.
La journée d’étude cherche à analyser cette évolution, diverse selon les confessions chrétiennes, et diverse selon les lieux, au sein d’une même confession malgré l’universalisme que revendique par exemple le catholicisme.
La couleur a pu être ainsi parfois considérée comme un « défaut » au sens canonique, c’est à dire ce qui qui rend irrégulier. On parle ainsi de défaut de naissance, défaut d’esprit, défaut du corps, défaut d’âge… Alors que l’esclavage est un statut juridique reconnu depuis l’Antiquité et en particulier dans le droit romain toujours actuel à l’époque moderne, la couleur noire de la peau n’a pas de réelle signification et pourtant elle acquiert une importance sociale considérable et s’entrecroise avec la question de l’esclavage. Comment les différentes institutions ecclésiastiques considèrent-elles les chrétiens noirs ? Comment ces derniers ont-ils tenté de contourner ou d’utiliser l’institution ecclésiastique pour affirmer leur place dans le christianisme ?
À partir d’une réflexion sur des sources précises, européennes, américaines ou africaines, cette journée d’études a pour ambition de réfléchir, dans la longue durée de la traite et de l’esclavage atlantique, du XVIIe au XIXe siècles, à la signification religieuse de la couleur dans les différents christianismes."
2017_flyer_a5_eglise_quest_noire.pdf
ORGANISATION :
Charlotte de Castelnau L’Estoile (ICT Paris Diderot),
Marie-Jeanne Rossignol (LARCA Paris Diderot).
Source de l’information :
http://www.ict.univ-paris-diderot.fr/node/864
Via la liste de diffusion de l’AHMUF (Liliane Pérez) -
Journée d’étude "La France et les Amériques entre révolutions et nations, 1776-1865" (Nantes, 30 novembre 2017)
Le 30 novembre 2017 à 09h23
Journée d’étude ’La France et les Amériques
Entre révolutions et nations, 1776-1865’
Centre des Archives diplomatiques de Nantes
Jeudi 30 novembre 2017
"Pour prendre la suite de la journée organisée à l’Université de La Rochelle le 13 novembre 2015 (Marchands, exilés, missionnaires et diplomates : Les Français et les États-Unis, 1789-1815) – dont les actes viennent d’être publiées – , cette manifestation élargira le regard en posant la question de l’usage des sources, dans les Amériques comme en France (et ailleurs) pour l’étude des relations internationales au sens large, des circulations des personnes, c’est-à-dire des migrations de toutes sortes mais aussi des voyages d’affaire, d’agrément ou d’étude, des circulations culturelles, qu’elles soient de biens ou d’idées, du commerce atlantique...
Inscription obligatoire avant le 28 novembre : archives.cadn@diplomatie.gouv.fr et/ou 02 51 77 24 59
Pour aller plus loin :
Université de La Rochelle
Centre des Archives diplomatiques de Nantes
LabEx EHNE, axe "L’Europe, les Européens et le monde" et Encyclopédie numérique pour une histoire nouvelle de l’Europe
Lieu : Centre des Archives diplomatiques de Nantes - Salle d’exposition - 17, rue du Casterneau - 44000 Nantes
Contact : archives.cadn@diplomatie.gouv.fr
Source de l’information :
https://www.crhia.fr/actu.php?num_actu=730#bloc -
Paru récemment Abdallah, tirailleur tunisien en 14/18 aux éditions Cap Régions
Le 25 novembre 2017 à 16h47
Paru récemment Abdallah, tirailleur tunisien en 14/18 aux éditions Cap Régions, 2014, 142 p. ISBN : 978-2918956136 Prix : 20 €.
Livre de 142 pages abondamment illustré de photos inédites et de reproductions d’archives. Relié, couverture cartonnée souple – 150 x 210 mm
" Véritable hommage à tous ceux qui ont payé de leur vie pour défendre la paix, ce livre est l’aboutissement d’un travail collectif des élèves du Lycée Gustave Flaubert de Tunis et leur excellent enseignant, soutenu par le Président de la République Tunisienne, l’Ambassadeur de France, le Proviseur et tous ceux qui ont témoigné avec leur cœur."
Un grand merci à Philippe Comby pour nous avoir signalé cet ouvrage, via Twitter : https://twitter.com/CombyPhilippe/status/931089500616450048















