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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Vient de paraître Entre horizons terrestres et marins. Sociétés, campagnes et littoraux de l’Ouest atlantique sous la direction de Frédérique
Laget , PhilippeJosserand et BriceRabot aux PU de RennesLe 5 janvier 2018 à 15h34
Vient de paraître Entre horizons terrestres et marins. Sociétés, campagnes et littoraux de l’Ouest atlantique sous la direction de Frédérique
Laget , PhilippeJosserand et BriceRabot aux Presses Universitaires de Rennes, "Hors-Série", 2017, 344 p. ISBN : 978-2-7535-6469-5 Prix : 25 €.
"Cet ouvrage est l’occasion de revenir sur des thèmes chers au médiéviste Jean-Luc Sarrazin, longtemps professeur à l’université de Nantes, qui ont connu, pour bon nombre, de profonds renouvellements historiographiques au cours des dernières années. L’Ouest atlantique est ici entendu dans un cadre large, de la mer du Nord à la péninsule Ibérique, avec pour dénominateur commun les rapports entre les hommes, les territoires, les sociétés et les espaces maritimes. L’époque envisagée, de l’Antiquité tardive à la période contemporaine, invite à se pencher sur les thématiques étudiées par Jean-Luc Sarrazin tant dans ses investigations personnelles que dans les travaux de recherche qu’il a encadrés au long de sa carrière universitaire : les circuits économiques, les trajectoires commerciales, leurs évolutions entre Moyen Âge et
temps modernes, mais aussi les circuits du sel ou l’organisation et la construction d’un espace littoral et portuaire, sans oublier l’élaboration d’imaginaires maritimes qui confinent, pour partie, à l’identité des sociétés."
horizons-ouest-atlantique-tdm.pdf
Merci à Gildas Salaün (https://twitter.com/GildasSalaun/) pour le signalement de cet ouvrage, dans lequel il signe l’article : "Le cauri : monnaie de la traite atlantique, son usage monétaire à Ouidah (Bénin) au XVIIIe siècle". -
Paru récemment Native to the Republic. Empire, Social Citizenship, and Everyday Life in Marseille since 1945 de Minayo
Nasiali aux Cornell University PressLe 5 janvier 2018 à 15h11
Paru récemment Native to the Republic. Empire, Social Citizenship, and Everyday Life in Marseille since 1945 de Minayo
Nasiali aux Cornell University Press, 2016, 248 p. ISBN : 978-1-5017-0477-2 Prix : 49,95 $.
"In Native to the Republic, Minayo Nasiali traces the process through which expectations about living standards and decent housing came to be understood as social rights in late twentieth-century France. These ideas evolved through everyday negotiations between ordinary people, municipal authorities, central state bureaucrats, elected officials, and social scientists in postwar Marseille. Nasiali shows how these local-level interactions fundamentally informed evolving ideas about French citizenship and the built environment, namely that the institutionalization of social citizenship also created new spaces for exclusion. Although everyone deserved social rights, some were supposedly more deserving than others.
From the 1940s through the early 1990s, metropolitan discussions about the potential for town planning to transform everyday life were shaped by colonial and, later, postcolonial migration within the changing empire. As a port and the historical gateway to and from the colonies, Marseille’s interrelated projects to develop welfare institutions and manage urban space make it a particularly significant site for exploring this uneven process. Neighborhood debates about the meaning and goals of modernization contributed to normative understandings about which residents deserved access to expanding social rights. Nasiali argues that assumptions about racial, social, and spatial differences profoundly structured a differential system of housing in postwar France. Native to the Republic highlights the value of new approaches to studying empire, membership in the nation, and the welfare state by showing how social citizenship was not simply constituted within "imagined communities" but also through practices involving the contestation of spaces and the enjoyment of rights."
nasiali-marseille-toc.pdf
MinayoNasiali is Assistant Professor of History at the University of California, Los Angeles.
Un grand merci pour le signalement au blog ’Global Urban History’ (Berlin, Germany) édité par Michael Goebel (https://twitter.com/mgoebel29), Tracy Neumann et Joseph Ben Prestel :
https://twitter.com/urbanhist/status/948551104920457216, qui propose un article de Minayo Nasiali concernant la construction de l’espace social à Marseille : "Building Social Space in Marseille"
https://globalurbanhistory.com/2018/01/03/building-social-space-in-marseille/ -
Vient de paraître Guerre d’Algérie. L’impossible commémoration de Rémi
Dalisson chez Armand ColinLe 5 janvier 2018 à 14h46
Vient de paraître Guerre d’Algérie. L’impossible commémoration de Rémi
Dalisson chez Armand Colin, 2018, 320 p. ISBN : 9782200617134 Prix : 24,90 € (existe aussi en version électronique).
"Depuis 1962 et la signature des accords d’Évian, pas une année ne passe sans que la mémoire de la guerre d’Algérie ne revienne dans le débat public, y compris lors des campagnes électorales ou chaque mois de mars, quand des maires refusent de la célébrer. Depuis 1962, pas une inauguration de rue « 19 mars, fin de la guerre d’Algérie » ne se passe sans qu’elle ne soit perturbée par des incidents ou que sa dénomination n’en soit changée lors de « contre-inaugurations ». Et les querelles rebondissent jusque dans le domaine éducatif où les élèves de terminale doivent étudier « les mémoires de la guerre d’Algérie ». La mémoire du conflit semble donc hanter la société française comme si, entre histoire et mémoire, rien n’avait été encore tranché.
Or, il n’est pas de meilleur indice de cette omniprésence et des enjeux de cette mémoire complexe, loin des simplifications et instrumentalisations dont elle est l’objet, que la question de la commémoration de la fin de la guerre. Dans un pays comme la France, friand de cérémonies publiques et de pédagogie civique par la fête, la question de la commémoration de la fin de la guerre synthétise tous les enjeux mémoriaux, identitaires et historiques de la question algérienne. En replaçant cette « impossible commémoration » dans son contexte national, en étudiant les divers groupes mémoriaux concernés, les nombreux héritages commémoratifs et les pratiques cérémonielles de terrain, Rémi Dalisson montre les stigmates de la guerre, le poids de sa mémoire et son enjeu pour une nation traversée par de multiples interrogations identitaires et un rapport complexe au passé, y compris colonial."
algerie-dalisson-tdm.pdf
RémiDalisson est professeur des Universités à l’université/Espe de Rouen, spécialiste des rapports entre histoire et mémoire, des mémoires de guerres, des politiques commémoratives et symboliques. Il travaille également sur l’histoire de l’école et sur les diverses sociabilités aux XIXe-XXe siècles. -
Décès de notre collègue Gilbert Meynier, historien de l’Algérie
Le 29 décembre 2017 à 18h31
Guy Pervillé vient de nous apprendre la triste nouvelle du décès, le mercredi 13 décembre, de notre collègue Gilbert Meynier (1942-2017).
Benjamin Stora nous signale l’hommage (radiophonique) qu’il a rendu à son ami Gilbert Meynier, au début de l’émission "La Fabrique de l’histoire", sur France culture, le vendredi 15 décembre. Entretien avec Emmanuel Laurentin :
http://rf.proxycast.org/1378602195779330048/10076-15.12.2017-ITEMA_21525173-1.mp3 (lien pour le téléchargement de l’émission)
On lira avec le plus grand intérêt, le long et riche dossier publié par Michel Renard sur le site Études coloniales le 14 décembre (dossier signalé par Guy Pervillé).
Nous nous permettons de mettre en ligne l’article publié par Salim Benalia, paru dans L’Expression. Le Quotidien. Nous remercions vivement Benjamin Stora pour le signalement de cet article :
l_expression_-_le_quotidien_-_un_historien_double_d_un_grand_militant.pdf
Notre collègue Guy Pervillé nous signale plusieurs articles de Gilbert Meynier, parus dans le blog Études coloniales, pour lesquels Gilbert Meynier avait fourni une photographie (que nous reproduisons en tête d’article) :
"Lettre ouverte à Arte au sujet des "Trois couleurs de l’Empire"" (Gilbert Meynier, mercredi 1er mars 2006)
"Coloniser, exterminer : de vérités bonnes à dire à l’art de la simplification idéologique - critique du livre d’Olivier Le Cour Grandmaison" (Gilbert Meynier avec Pierre Vidal-Naquet, mercredi 31 mai 2006)
"Avant-propos à L’Algérie des origines (2006). De la préhistoire à l’avènement de l’islam" (Gilbert Meynier, samedi 16 décembre 2006)
– "Du bon usage politique du passé colonial" (Gilbert Meynier, samedi 2 juin 2007)
– "Italiani, brava gente ?" (Gilbert Meynier, vendredi 4 janvier 2008).
On mettra en exergue ce bel article de Gilbert Meynier co-signé avec Claude Liauzu : « Vérités et mensonges des crimes de la colonisation » (paru le 2 juin 2005 dans Le Nouvel Observateur, n° 2117, et reproduit sur le site "Études coloniales"), à propos duquel Guy Pervillé écrit qu’il lui "semble particulièrement important pour démontrer qu’ils n’étaient pas des anticolonialistes sectaires" :
claude_liauzu_et_gilbert_meynier.pdf
Nous nous permettons de citer l’article nécrologique du Monde Afrique, dont l’imminence de la publication nous a été signalée par Benjamin Stora :
« Disparition de Gilbert Meynier, "passeur" de l’histoire algérienne » de Charlotte Bozonnet :
disparition_de_gilbert_meynier_de_l_histoire_algerienne.pdf
Benjamin Stora nous rappelle ce texte, "L’Algérie que rêvait l’armée française", rédigé par Gilbert Meynier (et signé par Omar Carlier, Michel Cornaton, Mohammed Harbi, Jean-Charles Jauffret, André Nouschi et Pierre Sorlin) publié par le journal Le Monde le 22 décembre 2009 :
l_algerie_que_revait_l_armee_francaise_par_gilbert_meynier.pdf
Guy Pervillé nous propose un premier texte hommage à Gilbert Meynier, riche et évocateur :
hommage_a_gilbert_meynier_1_-_v2.pdf
Article mis en ligne le 16 décembre 2017.
La famille Meynier-Moreau nous a communiqué les informations suivantes, concernant les obsèques : "Elles se dérouleront le jeudi 21 décembre, à 9h, au Temple Bancel au 50 rue Bancel à Lyon 7ieme (juste à côté de l’arrêt de tramway Centre Berthelot). Les obsèques débuteront rue Bancel par une cérémonie de 9h à 11h. Elles continueront par l’inhumation à l’ancien cimetière de la Guillotiere. Enfin nous pourrons tous nous retrouver, comme après les obsèques de ma grand-mère, dans une salle rue Bancel pour partager un moment convivial."
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Vient de paraître L’Océanie convoitée. Histoire, géopolitique et sociétés sous la direction de Sémir al
Wardi , Jean-MarcRegnault et Jean-FrançoisSabouret aux éditions du CNRSLe 29 décembre 2017 à 18h20
Vient de paraître L’Océanie convoitée. Histoire, géopolitique et sociétés sous la direction de Sémir al
Wardi , Jean-MarcRegnault et Jean-FrançoisSabouret aux éditions du CNRS, "CNRS Alpha", 2017, 636 p. ISBN : 978-2-271-11816-5 Prix : 35 €.
Cet ouvrage correspond à la publication des actes du colloque international "L’Océanie convoitée / Oceania coveted" (Université de la Polynésie française, 24-26 novembre 2016).
L’ouvrage a déjà fait l’objet d’une publication dès le mois de juillet aux éditions ’Api Tahiti, dans une édition locale.
"Continent immense, mais encore « invisible », l’Océanie attise les convoitises. S’aventurant dans cet espace-océan, les hommes se sont peu à peu établis dans des îles dispersées : ils atteignent d’abord la Papouasie-Nouvelle-Guinée il y a 60 000 ans, puis la Polynésie au IIIe siècle et l’île de Pâques vers 700. L’élan donné par les chasseurs- cueilleurs s’est poursuivi sans relâche, amplifié à partir du XVIe siècle par des navigateurs européens en quête de paradis sur terre et de ressources à échanger.
Cet ouvrage, réunissant une quarantaine de spécialistes, analyse cette Océanie « convoitée » sous l’angle historique, politique, religieux, économique, et culturel. Tentant d’aller au-delà du mythe, toujours vivace, d’îles paradisiaques retrouvées, il dévoile les convoitises inconciliables d’une multitude d’acteurs, parfois inattendus, tout autant que les ambitions hégémoniques des grandes puissances. Car si l’Océanie est devenue l’une des nouvelles « routes de la soie » de la République populaire chinoise, dans le cadre de sa stratégie-Monde, elle n’en reste pas moins un univers largement américanisé et anglophone. Et, alors que nous sommes à la veille d’un important aggiornamento politique en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, ce livre inédit interroge aussi les tentatives des peuples de l’Océanie pour se rassembler et défendre leurs identités dans un monde bouleversé par les effets des changements climatiques et la montée des eaux." -
Vient de paraître Léopold II, potentat congolais. L’action royale face à la violence coloniale de Pierre-Luc
Plasman chez RacineLe 29 décembre 2017 à 17h28
Vient de paraître Léopold II, potentat congolais. L’action royale face à la violence coloniale de Pierre-Luc
Plasman chez Racine, 2017, 300 p. ISBN : 9782390250098 Prix : 24,95 €.
Préface de Michel Dumoulin.
"D’une grande figure héroïque belge, Léopold II est devenu le méchant de l’Histoire, jugé coupable de crimes contre l’humanité. Croqué par la plume, le crayon et fixé sur la pellicule, le Roi est de plus en plus réduit aux traits romanesques et caricaturaux de sa vie comme de son règne.
Ce livre aborde pour la première fois le fonctionnement de l’État indépendant du Congo et le rôle de Léopold II en vue de mieux comprendre les atrocités liées à la récolte du caoutchouc ainsi que les actions du souverain.
Enrichie par de nombreux témoignages inédits, de documents confidentiels et même d’anecdotes, cette étude nuance notre vision du Congo léopoldien, tout en n’évitant pas les questions qui fâchent, telles le nombre de victimes, la responsabilité de Léopold II ou encore son enrichissement personnel."
beyondthestate-toc.pdf
Docteur en histoire et collaborateur de l’Institut sciences-politiques Louvain-Europe, Pierre-LucPlasman consacre ses recherches à la gouvernance des États coloniaux et s’intéresse plus particulièrement au Congo léopoldien. Il a dirigé et participé à plusieurs ouvrages sur le passé colonial belge.
Un grand et amical remerciement à Isabelle Surun pour le signalement de ce livre important.
On peut consulter la préface de Michel Dumoulin et l’introduction de l’ouvrage sur la page Academia de Pierre-Luc Plasman :
https://www.academia.edu/35512088/Leopold_II_potentat_africain._Laction_royale_face_%C3%A0_la_violence_coloniale?auto=download
ou sur le site de l’éditeur
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Vient de paraître notre n° 396-397 : La réforme au temps des empires. Approche critique et comparative, XIXe-XXe siècles (décembre 2017)
Le 26 décembre 2017 à 17h34
om-396-397-tdm.pdf
"Dès lors qu’on s’intéresse aux conditions d’exercice du gouvernement impérial à la période contemporaine, la référence à la réforme apparaît comme une constante. Elle se présente à la fois comme un facteur de renouvellement des pratiques de pouvoir et un révélateur des évolutions en cours. Les politiques de réforme dans les domaines aussi variés que ceux de l’administration, de la justice, de l’éducation de la fiscalité ou de l’économie, etc., sont souvent perçues comme des politiques d’adaptation destinées à remédier à des dysfonctionnements objectifs de l’appareil d’État en tentant de réorganiser, voire d’améliorer le fonctionnement des institutions et leurs résultats. La réforme est aussi considérée comme un vecteur de la "modernisation" de l’État et comme un mode d’émancipation de la société.
L’objectif du présent dossier est d’apporter un regard critique sur les modalités d’usage et d’appropriation du concept de réforme par des acteurs diversifiés, de mettre en évidence ses enjeux et ses finalités, de même que les conflits et les clivages qu’elle peut susciter dans les empires, l’empire ottoman d’un côté, les empires coloniaux français et britannique de l’autre. En situation impériale le réformisme est-il le produit de transformations de l’administration ou des jeux de pouvoir en métropole ou bien s’agit-il de défendre un ordre colonial ou impérial par le moyen de la réforme ? C’est à la manière dont s’est construite et a été "traduite" la nécessité de la réforme, présentée comme la clef du changement, voire du progrès, en contexte impérial qu’est donc consacré ce dossier, porté par des spécialistes de l’empire ottoman et des empires coloniaux de France et de Grande-Bretagne." -
Colloque international de la SFHOM "Sortie de guerre et colonies" (Paris, 8 et 9 décembre 2017)
Le 8 décembre 2017 à 07h25
Colloque international de la SFHOM
— Société française d’histoire des outre-mers —
’Sortie de guerre et colonies’
Vendredi 8 décembre 2017
Maison de la Recherche, Paris 6e
Samedi 9 décembre 2017
Centre Panthéon, Paris 5e
Vendredi 8 décembre 2017
Université Paris-Sorbonne
Maison de la Recherche, salle D035
28, rue Serpente, Paris 6e
8h45 Introduction 1 : Julie d’Andurain– La démobilisation en situation coloniale – Francis Simonis > Quand le Soudanais découvre qu’il est colonisé
Anthony Guyon > 1919 : du combattant au soldat africain
Laurent Jolly > L’après-guerre à Djibouti : valoriser une expérience fondatrice
Henri Eckert > Entre sortie de guerre et retour en Europe : les contingents d’Indochine de 1918 à 1922
Laurent Dornel > La démobilisation des travailleurs coloniaux et étrangers (1918-1920)Pause déjeuner
– La mise en valeur des colonies, mythe ou réalité ? –Hubert Bonin > L’économie de l’outre-mer colonial : retour à la normale ou changements ?
Thomas Vaisset > Le port de Bizerte, moteur de l’industrialisation de l’Afrique du Nord au lendemain de la Première Guerre mondiale ?
Mohamed Lazhar Gharbi > La Tunisie et l’Égypte pendant l’après-guerre : les prémisses d’une économie nationale ?
15h45-17h45 > Réunion scientifique – Maison de la Recherche, D 035
18h-19h30 > Assemblée générale – Centre Panthéon, salle 216
Samedi 9 décembre 2017
Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Centre Panthéon, Aile Cujas, salle 216
12, place du Panthéon, Paris 5e
9h00 > Introduction 2 : Hugues Tertrais– Le mandat, un concept post-colonial ? – Sarah Mohamed-Gaillard > L’Australie, la sécurisation de l’Océanie et la catégorie C des mandats
Gwendal Rannou > Les mandats australasiens après 1918 : l’impossible sortie de guerre des Samoa et du territoire de Nouvelle-Guinée (1918-1939)
Antoine Perrier > Le Protectorat marocain prisonnier de lui-même. Les catégories administratives de la « coutume musulmane » à l’épreuve de la politique des pensions après la Première Guerre mondiale
Pierre-Jean Le Foll-Luciani > Les notables juifs d’Algérie et « l’impôt du sang ». Usages et enjeux d’un discours d’après-guerrePause déjeuner – Des mémoires de guerre impériales ? – Nathalie Rezzi > Les troupes coloniales de la Grande Guerre dans les ouvrages destinés à la jeunesse
Mourad Djebabla > De Dominion à Nation : la mémoire de la Première Guerre mondiale au service d’un idéal national canadien (1919-2014)
Oliver R. Coates > La mémoire de la Première Guerre mondiale sur la Seconde, 1935-1945
Lucas Latchoumaya > Du souvenir aux monuments. Comparaison de la commémoration des soldats réunionnais de la Première Guerre mondiale (1918-1922)
– Conclusion des 2 journées : Jacques Frémeaux –
colloque-sfhom-sortie-de-guerre-et-colonies.pdf
Une première journée d’étude organisée par la Société française d’histoire des outre-mers (SFHOM) et portant sur la Première Guerre mondiale dans les colonies a permis de publier un numéro spécial sur "Les empires dans la Grande Guerre" (1-2016) dans la revue Outre-Mers. Revue d’histoire. Un second volet devait suivre de façon à clore ce cycle d’études.
Ce colloque souhaite aborder la question des sorties de guerres aux colonies, sous un angle comparatif incluant l’espace colonial français et les espaces coloniaux des autres pays. Quatre axes sont privilégiés.
1/ La démobilisation des troupes coloniales
Une première analyse sur les démobilisations souhaiterait questionner à la fois le moment et les modalités des « retours au pays ». Il s’agit d’abord de s’interroger sur le moment où les soldats sortent effectivement de la guerre et de se demander si les guerres coloniales qui se poursuivent en Orient (Syrie) ou en Afrique du Nord (Rif) n’entraînent pas de nouveau des recrutements importants alors même que la démobilisation des Blancs s’effectue en Europe. Il serait également souhaitable de questionner la manière dont les tirailleurs ont été maintenus sur le Rhin, alimentant, comme on le sait déjà, les fantasmes sur la ‘honte noire’. Dans ce contexte, et à titre d’exemple, quel a été le sort du petit contingent siamois déployé à la fin du conflit, quel a été celui des prisonniers indiens du camp de Wünsdorf ? Globalement, ces hommes ont-ils été les premiers à partir, ou au contraire les derniers à quitter la métropole après avoir enseveli les corps, retrouvé les disparus, subi pour certains vexations et accusations, mais aussi fait des rencontres nouvelles ? En d’autres termes, a-t-il existé pour les troupes dites de couleur une autre démobilisation, une sorte de démobilisation-seconde qui aurait transformé leur retour au pays en une véritable odyssée à l’instar de celle qu’a vécue Ulysse en revenant de Troie ?
2/ Les retombées économiques de la Première Guerre mondiale dans les colonies
Au-delà de la question des flux des rapatriements, des transferts d’un front à un autre qui amènent à reconsidérer la géographie des démobilisations selon un schéma d’histoire globale, l’on souhaiterait scruter également les modalités de transition de la guerre à la paix au début des années 1920 dans les colonies. On s’interrogera ainsi sur les suites sanitaires pour les blessés et mutilés de guerre dans leur vie outre-mer, sur l’accueil des « gueules cassées » des colonies, sur la reprise et la récession de l’économie dans les outre-mers, sur les espoirs d’investissements de « mise en valeur » nourris au tournant de ces années 1920, sur les retombées des avancées technologiques (armement surtout) dans la conduite des opérations. Y-a-t-il eu, sur ce point, transfert d’une technologie à des fins de coercition, utilisation d’un mythe de la puissance dépassant largement la force réelle du colonisateur ou, au contraire, un abandon progressif des colonies à leurs difficultés de développement ?
3/ L’impact politique de la Première Guerre mondiale
Deux thématiques pourraient se dessiner ici. On se penchera tout d’abord sur la sortie de guerre comme moment de transition juridique du protectorat vers le mandat, de mise en œuvre – au moins par le discours – d’une tutelle coloniale compatible avec la Société des Nations. Se pose alors la question de la réception des mandats dans un monde arabe qui se pensait à l’abri de la colonisation mais également dans des ex-colonies allemandes en Afrique qui passent sous un nouveau régime. À l’échelle impériale, la classification des mandats (A, B, C) avait-elle un sens ? Se pose aussi la question de l’action des pays colonisés dans la création de la SDN, et à l’inverse du rôle que joue l’organisation internationale dans le réinvestissement de la géographie coloniale, dans l’acceptation des frontières avant la réclamation d’une autonomie plus grande. On s’interrogera donc aussi sur le rôle des colonisés dans les mouvements politiques qui ont émergé après 1918. Les mouvements pan-noirs des années 1920-1921, les mouvements-jeunes d’Afrique et du monde arabe ou les mouvements communistes en Asie ont joué certes un rôle important, mais nous souhaiterions aussi mettre en relief celui des anciens combattants de retour chez eux, voire celui des travailleurs. Ont-ils été porteurs d’ouvertures et de réflexions intellectuelles plus larges (comme celles de l’accession aux droits) ou au contraire se sont-ils faits les thuriféraires de la Plus Grande France ou du Greater Britain ? Enfin, comment sur fond de réflexions oscillant entre séparatisme ou coopération, la nouvelle idéologie, le bolchevisme, a été reçue aux colonies ?
4/ Mémoires de la Première Guerre mondiale dans les empires
Nous souhaiterions enfin poser la question des modalités de la mise en place d’une mémoire de guerre, celle des traces de la Grande Guerre dans les empires. Trouve-t-elle sa place au sein des garnisons coloniales ou l’école devient-elle l’un des vecteurs de la mémorialisation ? Quelle est la place des villes et des villages dans l’érection des lieux de mémoire, celle des manuels scolaires ? Au-delà, quand et comment et par qui ont été entreprises les commémorations de la Grande Guerre dans l’ensemble des colonies ? Des études spécifiques sur les processus mémoriels aux colonies – l’India Gate à Delhi ou le mémorial indien de Neuve-Chapelle (Pas de Calais), le Monument aux Héros de l’Armée Noire de Bamako et sur le rôle éventuel des associations d’anciens combattants – seraient les bienvenues. On souhaiterait aussi pouvoir questionner la part prise par les « arts premiers » dans ces processus commémoratifs. Fait-on une distinction entre les grands artistes et les « petits artistes » de la mémoire ? Dans le(s) discours, trouve-t-on dans les colonies, comme en France et en Europe, des propos pacifistes qui s’opposeraient à un discours sacrificiel ? La commémoration apparaît-elle, enfin, comme un moment de rapprochement entre colonisés et colonisateurs ou débouche-t-elle plutôt sur la prise de conscience des écarts entre les groupes ?
Article mis en ligne le 14 novembre 2017/ -
Paru récemment L’Union fait la force. Les noirs américains et Haïti, 1804-1893 de Claire
Bourhis-Mariotti aux PU de RennesLe 8 décembre 2017 à 07h18
Paru récemment L’Union fait la force. Les noirs américains et Haïti, 1804-1893 de Claire
Bourhis-Mariotti aux Presses Universitaires de Rennes, "Des Amériques", 2017, 280 p. ISBN : 978-2-7535-4347-8 Prix : 19 €.
Avec une préface de Marie-Jeanne Rossignol.
"« L’Union fait la force ». Cette devise, qui figure sur les Armes de la République d’Haïti depuis plus de deux siècles, résume assez bien les espérances de Noirs américains qui se tournèrent vers Haïti dans le siècle qui suivit son indépendance.
Le présent ouvrage, écrit par Claire Bourhis-Mariotti, lauréate du Prix de thèse 2014 de l’Institut des Amériques, emmène ainsi le lecteur au cœur des relations méconnues entre les Noirs américains et Haïti, et envisage Haïti comme un prisme essentiel pour comprendre comment ceux-ci pensèrent leur identité au XIXe siècle. Pour ce faire, l’auteure analyse certaines expériences haïtiennes vécues par les Noirs américains tout au long de ce siècle, depuis la première tentative d’émigration volontaire de Noirs libres vers Haïti dans les années 1820 jusqu’à l’Exposition universelle de Chicago en 1893, à l’occasion de laquelle Haïti choisit de nommer Frederick Douglass (un ex-esclave devenu abolitionniste puis homme politique américain) premier commissaire de son pavillon.
Tout en montrant que l’intérêt que les Noirs américains portèrent à Haïti n’était pas incompatible avec leur lutte pour l’obtention de l’émancipation puis de l’égalité et de la citoyenneté à l’intérieur des États-Unis, l’auteure s’attache ainsi à démontrer que, pour les Noirs américains, le XIXe siècle fut, d’une certaine façon, celui d’une expérience diasporique dans l’espace caribéen."
bourhis_mariotti-tdm.pdf
ClaireBourhis-Mariotti , lauréate du Prix de thèse 2014 de l’Institut des Amériques, est maître de conférences en histoire et civilisation des États-Unis à l’université Paris 8. Ses recherches portent principalement sur l’histoire des Africains-Américains au XIXe siècle. Elle a récemment co-dirigé l’ouvrage Couleurs, esclavages, libération coloniales 1804-1860 (Bécheral, Les Perséides, 2013), avec Marcel Dorigny, Bernard Gainot, Marie-Jeanne Rossignol et Clément Thibaud. -
Séminaire de Christian Schnakenbourg "Bilan et perspectives de la recherche en histoire économique des Antilles" organisé par le laboratoire AIHP-GEODE (Guadeloupe, 8 décembre 2017)
Le 8 décembre 2017 à 06h52
Séminaire de Christian Schnakenbourg
"Bilan et perspectives de la recherche
En histoire économique des Antilles
organisé par le laboratoire AIHP GEODE
Dans le cadre du séminaire d’Histoire des Antilles
Université des Antilles - site Guadeloupe
Campus de Fouillole - Amphi Mérault
Vendredi 8 décembre 2017 à 14 heures.
Séminaire Histoire des Antilles
Le laboratoire AIHP GEODE, profitant de la présence du Pr Schnakenbourg, organise le vendredi 8 décembre à 14 h (campus de Fouillole, salle EH4) un séminaire ouvert, sur le thème : Bilan et perspectives de la recherche en histoire économique des Antilles.
"Le pr Schnakenbourg a publié récemment le tome V et dernier de sa monumentale Histoire de l’industrie sucrière à la Guadeloupe qu’il avait entamée il y a quarante ans. Il a également travaillé sur l’immigration indienne, objet de sa troisième thèse. Au programme, une réflexion sur un parcours riche qui a croisé les transformations profondes de la société, de son économie et des regards sur son histoire."
Source de l’information :
Jacques Dumont, directeur du laboratoire AIHP GEODE, via la liste de diffusion de la Société d’histoire de la Guadeloupe (SHG). Jacques Dumont et Christian Schnakenbourg, nos collègues, que nous saluons chaleureusement puisqu’ils interviendront parallèlement au colloque de la Sfhom, auquel ils étaient conviés !















