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Appel à communication pour le dossier "Médias et propagande dans les décolonisations et les premières décennies des indépendances africaines (1945-1975)" de la Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique
Le 11 septembre 2019 à 15h06
Appel à communication pour le dossier "Médias et propagande
dans les décolonisations et les premières décennies
des indépendances africaines (1945-1975)"
Pour le premier numéro de la revue
Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique
Appel à communication jusqu’au 1er octobre 2019.
"Le premier numéro de la Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique a pour but d’examiner le rôle des médias dans les empires coloniaux tardifs, les décolonisations et les premières décennies des indépendances africaines. S’intéresser au rôle des médias (presse, cinéma, radio, télévision...) durant cette période s’impose pour trois raisons. Il s’agit d’abord d’un moment médiatique très riche avec un premier âge d’or de la presse, l’essor du cinéma et de la radio, la première implantation de la télévision au moment où le continent s’émancipe de la tutelle coloniale. C’est ensuite un champ qui reste l’apanage de la littérature scientifique anglophone et qui est peu étudié par la recherche francophone. Enfin, le choix d’une chronologie qui encadre les principales décolonisations permet de mettre à jour les continuités et les ruptures médiatiques au delà de l’obtention de la pleine souveraineté."
appelno1mediasfinal.pdf
Calendrier
1 octobre 2019 : date limite d’envoi des propositions d’articles inédits, une page maximum en français ou en anglais à l’adresse suivante : jemediasdecolonisations@gmail.com
mi-octobre 2019 : notification aux auteur.e.s des propositions retenues
1 janvier 2020 : date limite d’envoi des articles rédigés (50 000 signes maximum)
Responsables scientifiques
Thomas Leyris (thomas.leyris@univ-lille.fr)
Mehdi Djallal (mehdi.djalla@univ-lille.fr)
Merci amical à notre collègue Hubert Bonin pour nous avoir transmis ce précieux appel à communication.
Information diffusée sur Twitter par Romain Tiquet :
https://twitter.com/rteki1/status/1171685112007790592 -
Appel à communication "Des féminismes noirs en contexte (post)impérial français ? Histoires, expériences et théories" (Campus Condorcet, 3-5 mars 2020)
Le 11 septembre 2019 à 14h38
Appel à communication "Des féminismes noirs
en contexte (post)impérial français ?
Histoires, expériences et théories"
Cité des Humanités et des sciences sociales
Campus Condorcet, Paris-Aubervilliers
Du mardi 3 au jeudi 5 mars 2020
Appel valable jusqu’au 30 septembre 2019.
"Le présent colloque se propose donc d’interroger ce récit hégémonique du féminisme à l’aune des mouvements féministes et/ou féminins noirs actifs dans les (ex)colonies françaises. Retracer l’histoire de ces luttes invite à repenser comment racisme et sexisme opèrent en contexte (post)colonial, mais aussi à questionner les tensions genrées et racialisées qui, selon des dynamiques sociales et politiques distinctes de celles à l’œuvre aux États-Unis, traversent durablement l’horizon égalitariste du mythe républicain. Pour autant, l’attention ici donnée aux effets du pouvoir colonial sur les identités sociales et politiques des femmes (ex)colonisées ne doit pas masquer l’extrême diversité des conditions spécifiques dans lesquelles ces femmes ont forgé, et continuent de forger, des outils propres à combattre les formes complexes et hétérogènes de domination sociale dans leurs sociétés. Aussi, s’agira-t-il d’explorer les épistémologies et savoirs pratiques que les mouvements féministes et/ou féminins noirs des territoires anciennement colonisés par la France (Amériques, océan Indien et Afrique) ont produit et produisent encore de manière autonome. Enfin, dans le sillage de réflexions ouvertes par l’ouvrage sur les féminismes francophones coordonné par la sociologue sénégalaise Fatou Sow (2009), le colloque se propose aussi de prêter attention, au regard des réalités sociopolitiques distinctes de la situation coloniale, aux savoirs minorisés et aux épistémologies dont l’expression et la circulation se trouvent prises en tenaille entre la rémanence du rapport colonial ancien et l’hégémonie de la production scientifique en langue anglaise. Afin de prendre au sérieux le problème de la traductibilité et de l’applicabilité aux réalités francophones des concepts forgés en contexte anglophone (Baril, 2017), seront bienvenues les contributions invitant à penser les circulations linguistiques, les formes d’alliances politiques, mais aussi les rapports de force, entre l’espace (post)colonial français et d’autres espaces (francophones en particulier, mais aussi lusophones, hispanophones ou néerlandophones) où le rapport au passé colonial reconfigure les luttes féministes et/ou féminines."
fe_minismes_noirs_francophones_appel_bilingue_final.pdf
Axes/thèmes des contributions attendues :
→ Peut-on parler de féminisme avant le mot ou sans le mot ? Quels sont les enjeux épistémologiques de l’écriture de l’histoire des féminismes noirs (africains/afrodescendants) en contexte (post)colonial français ?
→ Mouvements féminins et refus du féminisme
→ Féminismes noirs et engagements (mobilisations et formes de l’action collective, trajectoires sociales des féministes)
→ Émancipation et espace de l’intime
→ Féminismes noirs et institutions (État, partis politiques, syndicats, ONG, associations)
→ Pensées féministes noires et production de savoirs hétérogènes (oralité, lettres et arts, blogs, afrofuturisme, etc.)
→ Identités queers et féminismes noirs
→ Les circulations des féminismes noirs : Peut-on parler de mouvements féminins et/ou féministes transnationaux ? Quels rapports de pouvoir les traversent ? Comment ces circulations influencent-elles le langage des féministes, notamment dans la manière dont elles s’auto-définissent (Africaine, Antillaise, Noire, Afro-Américaine, Afrodescendante, Afroascendante, issue de la diaspora, etc.) ?
Les propositions de communications, de 250 à 300 mots, en français ou en anglais, s’appuieront sur des recherches empiriques en sciences humaines et sociales. Elles seront envoyées au plus tard le 30 septembre 2019 à l’adresse mail suivante : colloquefeminismesnoirs@gmail.com
Comité d’organisation / Organizing Committee :
Jennifer A. Boittin (The Pennsylvania State University), Jacqueline Couti (Rice University) , Lucia Direnberger (CNRS-CMH), Silyane Larcher (CNRS-IRIS), Rose Ndengue (CEDREF – Université Paris 7 Diderot), Myriam Paris (CESSP – Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)
Comité Scientifique / Scientific Committee :
Flora Amabiamina (Université de Douala), Pascale Barthélémy (LAHRA, ENS de Lyon), Jennifer A. Boittin (The Pennsylvania State University), Jacqueline Couti (Rice University), Anny Curtius (The University of Iowa), Lucia Direnberger (CNRS-CMH), Emmanuel Bruno Jean-François (The Pennsylvania State University), Anne Hugon (IMAF, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Annette Joseph-Gabriel (University of Michigan), Silyane Larcher (CNRS-IRIS), Robin Mitchell (California State University Channel Islands), Jacqueline-Bethel Mougoué (University of Wisconsin-Madison), Rose Ndengue (CEDREF – Université Paris 7 Diderot), Pap Ndiaye (Sciences Po – Paris), Mame-Fatou Niang (Carnegie Mellon University), Olivette Otele (BATH SPA University), Myriam Paris (CESSP – Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Clara Palmiste (DPLSH - Université des Antilles), Jean-Paul Rocchi (UPEM LAAS), Fatou Sow (CNRS, Université Cheikh Anta Diop), Tyler Stovall (University of California Santa Cruz) -
Vient de paraître The Mobile Workshop. The Tsetse Fly and African Knowledge Production de Clapperton Chakanetsa
Mavhunga aux MIT PressLe 10 septembre 2019 à 20h23
Vient de paraître The Mobile Workshop. The Tsetse Fly and African Knowledge Production de Clapperton Chakanetsa
Mavhunga aux MIT Press, 2018, 430 p. ISBN : 9780262535021 Prix : 40 $.
La version électronique (pdf) est téléchargeable gratuitement.
"How the presence of the tsetse fly turned the African forest into an open laboratory where African knowledge formed the basis of colonial tsetse control policies.
The tsetse fly is a pan-African insect that bites an infective forest animal and ingests blood filled with invisible parasites, which it carries and transmits into cattle and people as it bites them, leading to n’gana (animal trypanosomiasis) and sleeping sickness. In The Mobile Workshop, Clapperton Chakanetsa Mavhunga examines how the presence of the tsetse fly turned the forests of Zimbabwe and southern Africa into an open laboratory where African knowledge formed the basis of colonial tsetse control policies. He traces the pestiferous work that an indefatigable, mobile insect does through its movements, and the work done by humans to control it.
Mavhunga’s account restores the central role not just of African labor but of African intellect in the production of knowledge about the tsetse fly. He describes how European colonizers built on and beyond this knowledge toward destructive and toxic methods, including cutting down entire forests, forced “prophylactic” resettlement, massive destruction of wild animals, and extensive spraying of organochlorine pesticides. Throughout, Mavhunga uses African terms to describe the African experience, taking vernacular concepts as starting points in writing a narrative of ruzivo (knowledge) rather than viewing Africa through foreign keywords. The tsetse fly became a site of knowledge production—a mobile workshop of pestilence."
mobile-workshop-toc.pdf
Clapperton ChakanetsaMavhunga (https://twitter.com/clappertonm) is Associate Professor of Science, Technology, and Society at MIT. He is the author of Transient Workspaces : Technologies of Everyday Innovation in Zimbabwe and the editor of What Do Science, Technology, and Innovation Mean from Africa ?, both published by the MIT Press. -
Vient de paraître The Many Faces of Slavery. New Perspectives on Slave Ownership and Experiences in the Americas sous la direction de Lawrence
Aje et CatherineArmstrong chez BloomsburyLe 6 septembre 2019 à 20h46
Vient de paraître The Many Faces of Slavery. New Perspectives on Slave Ownership and Experiences in the Americas sous la direction de Lawrence
Aje et CatherineArmstrong chez Bloomsbury, 2019, 256 p. ISBN : 9781350071421 Prix : 76,5 £ (existe aussi en version électronique).
"While the plantation accounts for 90% of slave ownership and experience in the Americas, its centrality to the common conceptions of slavery has arguably led to an oversimplified understanding of its multifarious forms and complex dynamics in the region. The Many Faces of Slavery explores non-traditional forms of slavery that existed outside the plantation system to illustrate the pluralities of slave ownership and experiences in the Americas, from the 17th to the 19th century.
Through a wide range of innovative and multi-disciplined approaches, the book’s chapters explore the existence of urban slavery, slave self-hiring, quasi-free or nominal slaves, domestic slave concubines, slave vendors, slave soldiers and sailors, slave preachers, slave overseers, and many other types of “societies with slaves.” Moreover, it documents unconventional forms of slave ownership like slave-holding by poor whites, women, free blacks, Native Americans, Jewish Americans, corporations and the state. The Many Faces of Slavery broadens our traditional conception of slavery by complicating our understanding of slave experience and ownership in slavery-practising societies throughout Atlantic history."
many-faces-slavery-toc.pdf
LawrenceAje is Associate Professor of United States History at Montpellier University, France.
CatherineArmstrong is Lecturer in American History at Loughborough University, UK. She is the author of Writing North America in the Seventeenth Century (2007) and, along with Laura M. Chmielewski, The Atlantic Experience : People, Places, Ideas (2013). -
Disparition de notre collègue Roger Pasquier (1923-2019)
Le 4 septembre 2019 à 08h56
C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons la disparition de notre Roger Pasquier, historien du Sénégal colonial, qui fut aussi un grand personnage de notre association.
Roger Pasquier a été enseignant-chercheur à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne et secrétaire général de la Société française d’histoire d’outre-mer.
On trouvera une première approche de la si riche activité de Roger Pasquier dans la fiche Idref suivante :
https://www.idref.fr/12626757XOn rappellera que la thèse d’état de Roger Pasquier est disponible, selon son souhait (et grâce à l’obligeance de Charles Becker) en ligne sur le site de la Sfhom et sur le site de la Bibliothèque numérique de l’UCAD de Dakar :
http://www.sfhom.com/spip.php?article576Merci amical à Hubert Bonin et à Josette Rivallain pour nous avoir transmis cette triste nouvelle. Merci encore à Charles Becker, Catherine Coquery-Vidrovitch, Mamadou Diouf, Saliou Mbaye, Marc Michel, pour les témoignages, informations passées et futures concernant notre collègue Roger Pasquier.
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Vient de paraître Atlas historique de l’Afrique. De la préhistoire à nos jours sous la direction de François-Xavier
Fauvelle et IsabelleSurun aux éditions AutrementLe 2 septembre 2019 à 19h35
Vient de paraître Atlas historique de l’Afrique. De la préhistoire à nos jours sous la direction de François-Xavier
Fauvelle et IsabelleSurun aux éditions Autrement, coll. "Atlas", 2019, 96 p. ISBN : 978-2746751149 Prix : 24 € (existe aussi en version électronique).
Cartographie de Guillaume Balavoine.
"L’Afrique est un continent immense et les sociétés qui l’habitent ont connu des trajectoires historiques multiples au cours des millénaires, sans cesser d’interagir entre elles et avec les mondes extérieurs. Cinq grandes périodes scandent cette histoire :
– L’Afrique ancienne (depuis la préhistoire jusqu’au XVe siècle), à la fois berceau et creuset de diversité linguistique, technique, politique
– L’Afrique moderne (du XVe au XVIIIe siècle), ses grands royaumes et le début de la présence européenne
– L’Afrique souveraine (XIXe siècle), après l’abolition de la traite atlantique et les reconversions économiques africaines
– L’Afrique sous domination coloniale, entre « partage » du continent, résistances anticoloniales et décolonisations
– L’Afrique des indépendances, qui relève de nombreux défis politiques, économiques et sociaux.
Cet atlas regroupe plus de 100 cartes et rend disponibles les connaissances sans cesse renouvelées de l’histoire de l’Afrique. Il montre combien ce continent, loin d’être replié sur lui-même, a toujours été à la fois dynamique et connecté à l’histoire globale."
François-XavierFauvelle est professeur au Collège de France et spécialiste de l’histoire de l’Afrique ancienne, qu’il aborde en historien et en archéologue. Parmi de nombreux travaux, il est notamment l’auteur du Rhincéros d’or. Histoires du Moyen Âge africain (Alma, 2013 ; Gallimard "Folio", 2015), ouvrage qui a reçu le Grand Prix des Rendez-Vous de l’histoire de Blois en 2013 et traduit en plusieurs langues, le co-auteur de Vols de vaches à Christol Cave. Histoire critique d’une image rupestre d’Afrique du Sud (Publications de la Sorbonne, 2009, avec J.-L. Le Quellec et F. Bon) et le coordinateur de L’Afrique ancienne, de l’Acacus au Zimbabwe. 20000 ans avant notre ère - XVIIe siècle (Belin, 2018).
IsabelleSurun est professeur d’histoire contemporaine à Lille et spécialiste de l’histoire comparée des colonisations en Afrique. Elle est co-rédactrice -en-chef d’Outre-Mers. Revue d’histoire. Elle a récemment publié Dévoiler l’Afrique ? Lieux et pratiques de l’exploration (Afrique occidentale, 1780-1880) (Éditions de la Sorbonne, 2018) et a dirigé Les sociétés coloniales à l’âge des Empires, 1850-1960 (Atlande, 2012). -
Vient de paraître L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde de Gilles
Havard chez FlammarionLe 31 août 2019 à 07h06
Vient de paraître L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde de Gilles
Havard chez Flammarion, coll. "Au fil de l’histoire", 2019, 656 p. ISBN : 9782082105163 Prix : 26 € (existe aussi en version électronique).
"Oublions les westerns. Durant trois siècles, l’Amérique du Nord a été sillonnée, à l’échelle continentale, par des aventuriers de langue française. Coureurs de bois, trappeurs, interprètes, ces hommes, en quête de fourrures, se sont constamment mêlés aux Amérindiens.
En partant sur la piste de dix voyageurs, natifs de la France ou du Canada, Gilles Havard fait surgir des scènes saisissantes : adoption d’un jeune Français par des Iroquois du XVIIe siècle, pirogues chargées de peaux de castor ou de bison descendant la rivière Missouri, fêtes du nouvel an empruntant aux cérémonies indiennes, retrouvailles lors des grandes haltes de caravanes… À travers ces destins hors du commun se dessine une autre histoire de la colonisation européenne, occultée par le récit américain de la conquête de l’Ouest : une histoire d’échanges, de métissages, mais aussi de violences, dont les têtes d’affiche sont des Français et des Amérindiens.
Cet ouvrage explore une Amérique oubliée, fantôme – effacée des mémoires, absente des livres d’histoire. S’appuyant sur des récits de voyage, les archives des deux continents et les témoignages de descendants, enrichi de cartes et d’images inédites, il donne vie à un monde jusqu’ici invisible."
GillesHavard est historien, directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Histoire des coureurs de bois (Les Indes Savantes, 2016), Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2016, et Histoire de l’Amérique française avec Cécile Vidal (Flammarion, 2003), Grand prix de la SGDL. -
Vient de paraître L’Exploration du monde. Une autre histoire des Grandes Découvertes sous direction de Romain
Bertrand au SeuilLe 30 août 2019 à 19h39
Vient de paraître L’Exploration du monde. Une autre histoire des Grandes Découvertes sous direction de Romain
Bertrand et sous la coordination d’HélèneBlais , GuillaumeCalafat et IsabelleHeullant-Donat au Seuil, coll. "L’Univers historique", 2019, 528 p. ISBN : 9782021406252 Prix : 27 €.
"Voici une histoire par dates du VIIe au XXe siècle, riche en surprises, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu’on appelait autrefois les « Grandes Découvertes ». Les dates « canoniques », revisitées à l’aune d’une réflexion critique sur les raisons de leur élection par les chronologies officielles, alternent avec les dates « décalées » qui font surgir des paysages et des personnages méconnus. Il est ici question de détricoter le discours qui, associant exploration du monde et « entrée dans la modernité », en réserve le privilège et le bénéfice à l’Europe, et, pour ce faire, de documenter d’autres voyages au long cours – extra-européens. Il est également question, prenant le contre-pied d’une histoire héroïque des expéditions lointaines qui en attribue le mérite à quelques singularités, de rappeler qu’il faut beaucoup d’illusions, et plus encore d’intérêts, pour faire un « rêve », et que Christophe Colomb n’aurait jamais appareillé sans les vaisseaux des frères Pinzón.
Il s’agit ainsi de substituer des lieux, des instants et des visages aux cultures en carton-pâte et aux croyances en papier mâché ; de donner à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires de la même façon que les entrées triomphales dans les cités soumises ; d’inclure amiraux ottomans, navigateurs chinois, interprètes nahuatls et pilotes arabes dans le musée imaginaire de l’histoire globale ; de mettre en lumière tout un petit peuple d’assistants et d’auxiliaires, de sherpas et de supplétifs (que serait Magellan sans le Malais Enrique ? ou Cortés sans la Malinche ?) ; de passer outre une histoire au masculin en rendant droit de cité aux voyageuses et aux exploratrices ; et enfin de prêter une égale attention aux êtres et aux choses, sachant que, s’il faut une nef pour traverser un océan, une vague ou un bacille suffisent à la vider de ses occupants.
Ce sont donc à la fois une autre histoire du monde et une autre histoire de l’Europe qui se dévoilent au fil des 90 récits d’aventures proposés par 80 des meilleurs historiennes et historiens de ces questions."
RomainBertrand est directeur de recherche au CERI (Sciences Po-CNRS).
HélèneBlais est professeure d’histoire contemporaine à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm ; GuillaumeCalafat (https://twitter.com/g_calafat) est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC) ; IsabelleHeullant-Donat est professeure d’histoire du Moyen Âge à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.
Publication signalée sur Twitter par Florian Louis :
https://twitter.com/flr_louis/status/1167177982449987586
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Vient de (re)paraître The Development of Indigenous Trade and Markets in West Africa : Studies Presented and Discussed at the Tenth International African Seminar at Fourah Bay College, Freetown, December 1969 sous la direction de Claude
Meillassoux chez RoutledgeLe 27 août 2019 à 10h55
Vient de (re)paraître The Development of Indigenous Trade and Markets in West Africa : Studies Presented and Discussed at the Tenth International African Seminar at Fourah Bay College, Freetown, December 1969 sous la direction de Claude
Meillassoux chez Routledge, coll. "African Ethnographic Studies of the 20th Century", 2018, 452 p. ISBN : 9781138596627 Prix : 110 £ (existe aussi en version électronique).
"Originally published in 1971 and written in English and French, with summaries in both languages, the essays in this volume dsicuss the effects of internal economic and political conditions and of external relations on the development of trade and markets in West Africa from the period of the slave trade to the growth in the 20th century in production for overseas markets and rapidly expanding urban centres. Other essays discuss various aspects of local and regional trade and markets from the nineteenth century onwards. "
meillassoux-indigenous-trade-toc.pdf
A propos de la collection : African Ethnographic Studies of the 20th Century
"Routledge is delighted to be re-issuing 79 volumes originally published between 1931 and 1988 in association with the International African Institute. Unavailable outside a few key libraries, many of these republished volumes were at the cutting edge of a fieldwork and ethnographic revolution in African anthropology in the decades after 1930. It involved the production of a wide body of fieldwork-based ethnographic documentation about the cultures of the different societies in Africa. Secondly, it saw a methodological turn to intense, localized investigations of cultural tradition and social change in a rapidly modernizing context. These investigations involved a more sustained and systematic, more professional and ‘scientific’ form of immersion and participant observation, than anything that had gone before. The sites of engagement were urban as well as rural ; the pioneering researchers were female as well as male. No longer was the journal essay the repository of the latest research in the discipline, but rich ethnographies running into hundreds of pages.
The volumes are supplemented with maps, which will be available to view on https://www.routledge.com/ or available as pdfs from the publishers. -
Vient de paraître Facing Empire. Indigenous Experiences in a Revolutionary Age sous la direction de Kate
Fullagar et Michael A.McDonnell aux Johns Hopkins University PressLe 26 août 2019 à 10h17
Vient de paraître Facing Empire. Indigenous Experiences in a Revolutionary Age sous la direction de Kate
Fullagar et Michael A.McDonnell aux Johns Hopkins University Press (HFS Books) , 2018, 376 p. ISBN : 9781421426563 Prix : 39,95 $ (existe aussi en version électronique).
Préface de Daniel K.Richter .
"The contributors to Facing Empire reimagine the Age of Revolution from the perspective of indigenous peoples. Rather than treating indigenous peoples as distant and passive players in the political struggles of the time, this book argues that they helped create and exploit the volatility that marked an era while playing a central role in the profound acceleration in encounters and contacts between peoples around the world.
Focusing in particular on indigenous peoples’ experiences of the British Empire, this volume takes a unique comparative approach in thinking about how indigenous peoples shaped, influenced, redirected, ignored, and sometimes even forced the course of modern imperialism. The essays demonstrate how indigenous-shaped local exchanges, cultural relations, and warfare provoked discussion and policymaking in London as much as it did in Charleston, Cape Town, or Sydney.
Facing Empire charts a fresh way forward for historians of empire, indigenous studies, and the Age of Revolution and shows why scholars can no longer continue to exclude indigenous peoples from histories of the modern world. These past conflicts over land and water, labor and resources, and hearts and minds have left a living legacy of contested relations that continue to resonate in contemporary politics and societies today. Covering the Indian and Pacific Oceans, Australia, and West and South Africa, as well as North America, this book looks at the often misrepresented and underrepresented complexity of the indigenous experience on a global scale."
Contributors : Tony Ballantyne, Justin Brooks, Colin G. Calloway, Kate Fullagar, Bill Gammage, Robert Kenny, Shino Konishi, Elspeth Martini, Michael A. McDonnell, Jennifer Newell, Joshua L. Reid, Daniel K. Richter, Rebecca Shumway, Sujit Sivasundaram, Nicole Ulrich
KateFullagar (https://twitter.com/kfullagar) is a senior lecturer in modern history at Macquarie University. She is the author of The Savage Visit : New World People and Popular Imperial Culture in Britain, 1710–1795.
Michael A.McDonnell (https://twitter.com/HstyMattersSyd) is a professor of history at the University of Sydney. He is the author of Masters of Empire : Great Lakes Indians and the Making of America.
















