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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
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Appel à contributions pour le premier numéro de la Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique
Le 21 juin 2019 à 20h15
Appel à contributions pour le premier numéro de la
Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique
Dans le cadre du lancement d’une nouvelle revue d’histoire francophone en open access, Revue d’Histoire Contemporaine de l’Afrique, nous diffusons un appel pour le premier numéro qui sortira à la fin de l’année 2020.
Sur la revue :
"L’histoire contemporaine du continent africain est un des parents pauvres des publications francophones en sciences sociales et humaines bien que plusieurs revues interdisciplinaires se concentrant sur le continent africain publient des articles sur l’histoire de l’Afrique. Des revues généralistes d’histoire ont par ailleurs accueilli récemment des numéros spéciaux traitant spécifiquement du continent. Un fait demeure cependant : dans le monde francophone, il n’existe plus de revue qui prennent exclusivement l’histoire contemporaine de l’Afrique comme objet. C’est fort de ce constat que nous proposons de lancer une revue entièrement consacrée à l’histoire contemporaine du continent. Loin de représenter un quelconque « repli disciplinaire », il convient au contraire d’affirmer que la riche et complexe histoire du continent, en particulier du 19ème siècle à nos jours, mérite une revue qui lui soit consacrée à part entière."
Romain Tiquet (https://twitter.com/rteki1) pour la rédaction de RHCA.
appel_a_contributions_pour_le_premier_numero_de_la_rhca.pdf
Nous tenons à remercier amicalement notre collègue Hubert Bonin, pour nous avoir promptement signalé cet appel à communication !
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Vient de paraître Picturing Commerce in and from the East Asian Maritime Circuits, 1550-1800 sous la direction de Tamara H.
Bentley aux Amsterdam University PressLe 20 juin 2019 à 08h45
Vient de paraître Picturing Commerce in and from the East Asian Maritime Circuits, 1550-1800 sous la direction de Tamara H.
Bentley aux Amsterdam University Press, coll. "Visual and Material Culture, 1300-1700", 2019, 320 p. ISBN : 9789462984677 Prix : 105 € (existe aussi en version électronique).
"Combining strikingly new scholarship by art historians, historians, and ethnomusicologists, this interdisciplinary volume illuminates trade ties within East Asia, and from East Asia outwards, in the years 1550 to 1800. While not encyclopedic, the selected topics greatly advance our sense of this trade picture. Throughout the book, multi-part trade structures are excavated ; the presence of European powers within the Asian trade nexus features as part of this narrative. Visual goods are highlighted, including lacquerwares, paintings, prints, musical instruments, textiles, ivory sculptures, unfired ceramic portrait figurines, and Chinese, Japanese, Korean, and Southeast Asian ceramic vessels. These essays underscore the significance of Asian industries producing multiples, and the rhetorical charge of these goods, shifting in meaning as they move. Everyday commodities are treated as well ; for example, the trans-Pacific trade in contraband mercury, used in silver refinement, is spelled out in detail. Building reverberations between merchant networks, trade goods, and the look of the objects themselves, this richly-illustrated book brings to light the Asian trade engine powering the early modern visual cultures of East and Southeast Asia, the American colonies, and Europe."
picturing-commerce-toc.pdf
Tamara H.Bentley is Professor of Asian Art History at Colorado College in the United States. She has published a book on the Chinese 17th century painter and printmaker Chen Hongshou, and she also writes about art and international trade. -
Rediffusion sur France 3 du documentaire "Prisonniers français du FLN" de Raphaëlle Branche et Rémi Lainé
Le 16 juin 2019 à 20h34
Rediffusion sur France 3 du documentaire
"Prisonniers français du FLN"
de Raphaëlle Branche et Rémi Lainé
Du 13 au 21 juin 2019
Prisonniers français du FLN
Diffusé le jeudi 13.06.19 à 23h12 disponible jusqu’au 21.06.19 sur France 3 Documentaire histoire - 58 min - 2016 - tous publics
"Quelques centaines de Français, civils et militaires, prisonniers du FLN pendant la guerre d’Algérie, se sont trouvés entre les mains de l’ennemi pendant de longues périodes. Les gouvernements français, qui refusaient de voir dans ces « événements » l’expression d’une guerre, ont considéré ces soldats en captivité comme des disparus. Côté algérien, il s’agissait au contraire de s’appuyer sur les conventions de Genève concernant les prisonniers pour faire reconnaître son statut d’Etat en gestation. Oubliés de l’Histoire, ceux qui ont survécu à l’épreuve dans les maquis en ont très peu parlé mais gardent en mémoire les terribles conditions de leur détention. Leur témoignage permet de porter un nouveau regard sur cette guerre d’indépendance."
Réalisé par : Raphaëlle Branche, Rémi Lainé
Source de l’information :
https://www.france.tv/documentaires/histoire/1001721-prisonniers-francais-du-fln.html
Un grand merci à Camille Roche pour nous avoir transmis cette information précieuse ! -
Paru récemment La France impériale et la Nouvelle-France, un regard neuf sur 1759 de Michel
Brunet aux Éditions Pierre TisseyreLe 12 juin 2019 à 18h00
Paru récemment La France impériale et la Nouvelle-France, un regard neuf sur 1759 de Michel
Brunet aux Éditions Pierre Tisseyre, 2017, 320 p. ISBN : 978-2-89633-396-7 Prix : 29,95 $ (canadiens).
Avec une préface de LouisBalthazar
"Le livre mentionné par le très honorable Jean Chrétien lors de son entrevue avec Catherine Perrin à son émission Médium Large, le 30 mai 2018. En faisant les recherches pour ce livre, l’auteur a été amené à se poser des questions fondamentales sur nos origines : pourquoi la France a-t-elle tenté une entreprise coloniale en Amérique ? Qu’est-ce qui explique le faible peuplement de la Nouvelle-France en comparaison avec la colonisation des Amériques par l’Espagne, le Portugal et l’Angleterre ? Comment faisons-nous aujourd’hui pour évacuer le lien si étroit entre nos ancêtres peu nombreux et les nations amérindiennes alors majoritaires ? Pourquoi les Canadiens de l’époque avaient-ils la réputation d’être les meilleurs guerriers d’Amérique ? Pourquoi en 1750 la situation du Canada était-elle si précaire que le seul espoir pour nos ancêtres était d’éviter une guerre, alors que la France faisait tout pour la provoquer ? À ces questions sur notre passé, on trouvera dans La France impériale et la Nouvelle-France, un regard neuf sur 1759 des réponses étonnantes qui jettent un éclairage nouveau sur notre présent."
MichelBrunet (https://twitter.com/warfield426) a fait carrière au ministère des Relations internationales du Québec (MRI) de 1979 à 2008. Il était conseiller aux affaires publiques à Chicago au moment du référendum de 1980 et conseiller politique à Paris lors de celui de 1995. En 1983-1984, il a été élève du cycle étranger à l’École nationale d’administration (ENA) à Paris, ville où il fut, par la suite, conseiller culturel du Québec. Au cours des dernières années de sa carrière, il a été tour à tour directeur général pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient et directeur général pour les Amériques et l’Asie. Fruit de recherches intensives pendant cinq années, ce livre sur la Nouvelle-France conjugue deux grandes passions de Michel Brunet : une admiration sans bornes pour le courage et la persévérance de nos ancêtres, et la dimension géopolitique des relations entre les grandes puissances. L’auteur réside à Cap-Santé. -
Les jeudis de la BRA (Bibliothèque de recherches africaines) 2018-2019
Le 12 juin 2019 à 16h21
Les jeudis de la BRA
L’actualité éditoriale de l’IMAF
2018-2019
Séance du 13 juin 2019 avec Camille Lefebvre et M’hamed Oualdi
"Temporalités du temps colonial", sous la direction de Camille Lefebvre et M’hamed Oualdi, Annales. Histoire, Sciences sociales, n° 4, Éditions de l’EHESS, 2017.
Ce numéro des Annales porte sur les débuts du moment colonial en Afrique de l’Ouest et au Maghreb. À travers des contributions sur le Niger, la Tunisie, l’Algérie et le Sahel, il s’agit de s’interroger sur les temporalités du moment colonial en observant ce que la colonisation doit à la période qui l’a précédée. En effet, l’irruption coloniale ne fait pas disparaître les mondes et les historicités auxquels elle tente de s’imposer. De la sorte, une histoire du fait colonial qui ne donne pas toute leur place aux sociétés et aux acteurs à partir de leurs langues, de leurs archives et de leurs pratiques sociales manque une partie de son objet.
Au contraire, en repartant de la diversité de la documentation disponible et des articulations fines entre sociétés africaines et colonisateurs, il est possible de restituer toute la complexité, la dynamique et la stratification sociale de ces mondes de rencontres trop souvent vus à travers le prisme européen.
Discutante : Cécile Vidal
Programme 2018-2019
- 29 novembre 2018 : Thomas Fouquet, Odile Goerg présentent :
Citadinités subalternes en Afrique, Karthala, 2018.
Et si la vie urbaine en Afrique ne se réduisait pas au dysfonctionnement, à l’inadaptation, voire au chaos ? Ou plus exactement, est-ce qu’il n’existerait pas sous les désordres apparents d’autres logiques citadines plus subtiles, fluides et moins aisément perceptibles, participant à la réinvention permanente de la cité et des frontières qui la jalonnent ? Ces autres récits de et dans la ville sont au cœur de cet ouvrage, qui les aborde dans leur dimension aussi bien anthropologique, géographique qu’historique. C’est à travers des histoires de corps, d’imaginaires mis en actes, d’espoirs d’autres lendemains, de difficultés et de souffrances également, qu’une autre ville se donne à voir, moins immédiatement saisissable et néanmoins indubitablement vivace.
Affiche de la séance
Présentation de la séance sur le site de l’IMAF
Discutant : Richard Banégas.
- Vendredi 21 décembre 2018 : Gilles Holder
Les politiques de l’islam en Afrique. Mémoires, réveils et populismes islamiques, Karthala, 2018.
"En Afrique, depuis une trentaine d’années, les organisations musulmanes ont pris pied dans l’espace public et sont parvenues à faire émerger un nouveau champ politique qui se définit moins sur un plan institutionnel que par ce que font politiquement les gens. Alors que les pouvoirs d’État, convertis au libéralisme, opèrent une sorte de transfert de la raison politique vers la sphère économique, les sociétés procèdent en parallèle au transfert de cette même raison vers une sphère religieuse, où chacun peut agir politiquement sans que cela soit perçu comme tel.
La redéfinition en cours des espaces de l’agir public à travers une éthique islamique est précisément ce dont traite cet ouvrage. D’un réenchantement à l’autre, de celui du religieux à celui du politique, l’islam comme espace d’affirmation d’une identité africaine permet de relire les mémoires, les réveils et les populismes du continent. Entre conservatisme et postmodernité, foi et citoyenneté, éthique et action publique, islam politique et islamisation du politique, les politiques de l’islam en Afrique proposent de mettre en place une guidance démocratique de l’État et de la société, sous l’égide du gouvernement d’Allah."
Affiche de la séance
Présentation de la séance sur le site de l’IMAF
Discutant : Marc-Antoine Pérouse de Montclos.
- 31 janvier 2019 : Anne Hugon, Violaine Tisseau interviennent à propos de l’ouvrage :
Sexe, race & colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours, Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Dominic Thomas, Christelle Taraud (dir.), La Découverte, 2018.
"Sexualité, domination et colonisation.
Trois termes qui se croisent et s’enchevêtrent tout au long de six siècles de pratiques, d’histoire et de représentations à l’échelle mondiale et de tous les Empires. 1 200 illustrations complexes car troublantes, bouleversantes, choquantes, et parfois violentes, constituent le cœur de Sexe, race & colonies pour interroger explicitement, grâce aux contributions d’une centaine d’auteurs, la manière dont les pays colonisateurs ont (ré)inventé l’« Autre » pour mieux le dominer, prendre possession de son corps et de son territoire.
Traversant six siècles d’histoire (de 1420 à nos jours) au creuset de tous les empires coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes et jusqu’à aujourd’hui et la période postcoloniale, ce livre explore le rôle central du sexe dans les rapports de pouvoir."
Affiche de la séance
Présentation de la séance sur le site de l’IMAF
Discutants : Pascale Barthélémy, Laurent Fourchard (sous réserve).
- 14 février 2019 : Pascale Barthélémy et Emmanuelle Bouilly
Nb. Séance prévue initialement le 21 février et avancée au 14 février.
"Femmes africaines et mobilisations collectives (années 1940-1970)", paru dans Le Mouvement social, n° 255, Emmanuelle Bouilly et Ophélie Rillon (dir.), La Découverte, 2016.
"Les luttes contre la domination coloniale dans les années 1940-1950 ont jusqu’ici été principalement analysées comme un face-à-face entre les métropoles et leurs colonies. Cet article propose un changement d’échelle et d’angle d’analyse, en s’intéressant à la manière dont des Africaines articulent les impératifs de libération nationale et l’internationalisme, utilisent l’arène internationale pour structurer leur lutte localement mais aussi pour contourner la domination masculine et faire face à la répression française. Il s’agit plus précisément de retracer l’histoire des contacts et des échanges entre des femmes d’Afrique occidentale française (Ivoiriennes, Sénégalaises, Maliennes entre autres) et la Fédération démocratique internationale des femmes (FDIF), créée en 1945 à Paris. Cette organisation encore mal connue fut la plus importante des structures féminines internationales en nombre de membres dans les années 1950. À partir d’archives coloniales, du bulletin mensuel de la FDIF et de témoignages publiés, l’article interroge l’écho que la FDIF a pu avoir auprès des Africaines et surtout l’utilisation qu’elles ont faite de leurs liens avec cette fédération pour s’organiser en sections féminines militantes, autonomes mais dépendantes des hommes du Rassemblement démocratique africain (RDA), principal parti d’opposition au pouvoir colonial à l’époque. La présence de ces femmes dans les congrès internationaux de la FDIF, leurs modes d’action, les références et valeurs auxquelles elles adhèrent sont ici décryptés selon une triple perspective d’histoire des femmes et du genre, d’histoire transnationale et d’histoire connectée."
Discutante : Sara Panata.
Affiche de la séance
Présentation de la séance sur le site de l’IMAF
- 9 mai 2019 : Silvia Bruzzi, Laurence Marfaing et Emmanuelle Bouilly
Femmes d’Afrique et émancipation : Entre normes sociales contraignantes et nouveaux possibles, sous la direction de Muriel Gomez-Perez, chez Karthala, 2018.
Face aux changements politiques (colonisation, décolonisation, autoritarismes et démocratisation), socioéconomiques (libéralisation, mondialisation des échanges, flexibilité et précarisation de l’emploi, bouleversements au sein de la famille) et religieux (montée de la piété, médiatisation du religieux, émergence de nouvelles autorités) en Afrique, les femmes ont inlassablement et profondément posé leur marque.
En écho à ces différents contextes, ce livre s’inscrit dans plusieurs tendances de la recherche : faire état de l’hétérogénéité du militantisme politique féminin et des recompositions des rapports de genre au cours du XXe siècle ; revisiter les concepts d’empowerment et de religious agency et démontrer leur efficience et leurs limites sur le terrain empirique ; analyser les conditions dans lesquelles s’inscrivent les migrations internationales des femmes et leurs effets sur leur statut, leur vie de couple, leur vie familiale et leurs aspirations.
La perspective de cet ouvrage est de faire état de processus émancipatoires distincts et ambivalents, voire contradictoires de femmes non seulement à travers leurs luttes et prises de position politiques ainsi qu’à travers leurs choix d’activités professionnelles, mais aussi en fonction du rapport au corps, des hiérarchies et normes sociales contraignantes, des référents culturels souvent normatifs et des nouvelles opportunités existantes et ce, à différentes échelles (couple, famille, sphère publique, scènes locale, nationale, sous régionale et internationale, zone urbaine/rurale). Aussi, il s’agit d’analyser les forces et limites de ces processus émancipatoires, leurs avancées et leurs reflux pour montrer en quoi ils sont en cours de construction, fragiles et lents. Cette lecture nuancée de ces dynamiques a été menée selon une optique pluridisciplinaire et un souci de mener des recherches empiriques dans plusieurs pays du continent.
Discutante : Violaine Tisseau
Affiche de la séance
Présentation de la séance sur le site de l’IMAF
- 13 juin 2019 : Camille Lefebvre, M’hamed Oualdi
"Temporalités du temps colonial", sous la direction de Camille Lefebvre et M’hamed Oualdi, Annales. Histoire, Sciences sociales, n° 4, Éditions de l’EHESS, 2017.
Ce numéro des Annales porte sur les débuts du moment colonial en Afrique de l’Ouest et au Maghreb. À travers des contributions sur le Niger, la Tunisie, l’Algérie et le Sahel, il s’agit de s’interroger sur les temporalités du moment colonial en observant ce que la colonisation doit à la période qui l’a précédée. En effet, l’irruption coloniale ne fait pas disparaître les mondes et les historicités auxquels elle tente de s’imposer. De la sorte, une histoire du fait colonial qui ne donne pas toute leur place aux sociétés et aux acteurs à partir de leurs langues, de leurs archives et de leurs pratiques sociales manque une partie de son objet.
Au contraire, en repartant de la diversité de la documentation disponible et des articulations fines entre sociétés africaines et colonisateurs, il est possible de restituer toute la complexité, la dynamique et la stratification sociale de ces mondes de rencontres trop souvent vus à travers le prisme européen.
Discutante : Cécile Vidal
Affiche de la séance
Présentation de la séance sur le site de l’IMAF
Source de l’information :
http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article2893
Un chaleureux merci à Aurélie Albespy pour la reprise en main de ces fameux jeudis de la BRA et pour nous en tenir informer régulièrement ! -
Vient de paraître L’État de distorsion en Afrique de l’Ouest. Des empires à la nation de Jean-François
Bayart , IbrahimaPoudiougou et GiovanniZanoletti chez KarthalaLe 12 juin 2019 à 14h39
Vient de paraître L’État de distorsion en Afrique de l’Ouest. Des empires à la nation de Jean-François
Bayart , IbrahimaPoudiougou et GiovanniZanoletti chez Karthala et Agence française de développement - AFD, coll. "Terrains du siècle", 2019, 168 p. ISBN : 9782811126247 Prix : 15 € (existe aussi en version électronique).
"Les classes politiques africaines ont choisi, au lendemain des indépendances, de reproduire le cadre territorial hérité de la colonisation et ont entériné le principe de l’État-nation. Ce dernier contredit la plupart des ressorts politiques, économiques, culturels des sociétés africaines. Mais il a aussi fait l’objet de processus d’appropriation souvent massive, et toujours créative, de la part de l’ensemble de leurs acteurs.
Cette double réalité rend insuffisantes la plupart des interprétations qui mettent l’accent sur des contradictions supposées insurmontables entre un État hérité de la colonisation et les sociétés du cru, sous la forme d’un jeu à somme nulle. Les choses sont en fait plus compliquées. Car les régimes de légitimité, de sécurité, de responsabilité sociale, d’enrichissement, de représentation culturelle et politique du « bon gouvernement » participent simultanément de ces deux dimensions historiques, d’espaces différents, de durées disparates qui s’encastrent les unes dans les autres plutôt qu’elles ne se succèdent.
Cette distorsion inhérente aux sociétés africaines contemporaines est source d’ambivalence, plutôt que d’ambiguïté comme le pensaient Cheikh Hamidou Kane et Georges Balandier. Elle rend problématique l’institutionnalisation d’une gouvernance de la transparence, et tend à inscrire la compétition politique, l’accumulation de la richesse et la lutte sociale dans l’ordre de la violence."
etat-de-distortion-en-afrique-de-l-ouest-des-empires-a-la-nation-tdm.pdf
Jean-FrançoisBayart est professeur à l’IHEID de Genève, et titulaire de la chaire Yves Oltramare « Religion et politique dans le monde contemporain ». IbrahimaPoudiougou est doctorant à l’Université de Turin. GiovanniZanoletti est doctorant à l’Université Paris-Nanterre. -
Colloque ’(Dé)construire les « archives coloniales » : enjeux, pratiques et débats contemporains’ organisé par le GROC (Aix-en-Provence, 27-28 juin 2019)
Le 12 juin 2019 à 09h15
Colloque ’(Dé)construire les « archives coloniales »
Enjeux, pratiques et débats contemporains’
Organisé par le Groupe de recherche sur les ordres coloniaux - GROC
Aux Archives nationales d’Outre-Mer - Aix-en-Provence
Jeudi 27 et vendredi 28 juin 2019
Les inscriptions sont déjà closes car le nombre de places est limité, mais les panels et tables rondes devraient être enregistrés.
Les « archives coloniales » : un sujet d’actualité
Qu’il s’agisse de la restitution d’archives aux pays anciennement colonisés ou de la déclassification de certains fonds jusqu’ici non-consultables, ces vingt dernières années ont été marquées par des controverses vives dont les « archives coloniales » ont été le centre. L’expression « archives coloniales » a désormais fait son entrée dans le débat public, corollaire de la prolifération du terme « colonial ». Ces dernières semaines, les médias se sont ainsi emparés d’une polémique scientifique, autour de la publication de Sexe, Race, et Colonies, reproduisant et diffusant des archives coloniales bien particulières : celles issues de la domination sexuelle en situation coloniale. Certain-e-s chercheurs-euses ou/et militant-e-s ont avancé que cette démarche, insuffisamment appuyée sur un appareil critique spécifique, tendait au voyeurisme et, ce faisant, reproduisait en partie le geste colonial.
La parution de ce livre prend place dans un contexte marqué par l’actualité d’une réflexion épistémologique sur les archives coloniales. Il y a près de dix ans, Ann Laura Soler publiait Along the Archival Grain (qui vient d’être traduit sous le titre Au cœur de l’archive coloniale. Questions de méthode) au retentissement encore important de nos jours. Dans cet essai, l’anthropologue s’oppose à l’approche, devenue dominante, de prendre « à contre-pied » des archives coloniales, ou de les contourner par « l’invention » d’autres sources (entendues comme « non-coloniales »), à la recherche des voix des colonisé-e-s. L’auteure propose en effet de plonger frontalement dans les archives coloniales et, au moyen d’un appareil critique ajusté, de les prendre au sérieux dans ce qu’elles nous apprennent sur leur contexte de production, les catégories sociales et administratives mais aussi les affects qui les traversent, ainsi que la manière dont les institutions archivistiques coloniales se construisent et se structurent au sein des sociétés coloniales.
Axes de réflexion
À l’image du passé colonial qu’elles interrogent, les archives coloniales sont des matériaux historiques qui font constamment l’objet de controverses. Cette journée a donc pour objectif d’alimenter une réflexion, à la fois épistémologique, théorique et pratique sur les usages des archives coloniales. Elle aura lieu au cœur d’une institution centrale pour les recherches portant sur le passé colonial français et le passé de nombreux autres pays ; elle permettra également de faire dialoguer les approches archivistes et historiennes.
Qu’est-ce qu’une « archive coloniale » ?
Cette dénomination cache, en effet, une multiplicité de documents souvent (mais pas exclusivement) écrits. Qui les produit ? Si les archives sont constituées par les autorités coloniales elles-mêmes, les matériaux qu’elles regroupent peuvent être de simples saisies, originellement produits par d’autres groupes et donc, parfois, par les populations colonisées (courriers, brochures, pamphlets, etc.). Dès lors, comment user des catégories « coloniales » qui les structurent ? Sont-elles toutes marquées par un rapport de domination coloniale comparable ? Quelles méthodes, pratiques, voire précautions les historien-ne-s doivent-ils adopter face, et avec, ces dites « archives coloniales » ?
Comment articuler l’ « archive coloniale » à d’autres archives ?
Si le premier axe vise à identifier les catégories coloniales de même que les précautions à prendre à leur égard, il s’agira, dans un second temps, de souligner l’articulation avec, d’une part, des documentations « non-coloniales » (en interrogeant la pertinence de cette catégorisation). Ainsi, le recueil de témoignages oraux par les historien-ne-s, de même que la recherche des écrits de l’intime sont souvent mobilisé-e-s pour obtenir des alternatives aux récits des archives coloniales. D’autre part, dans le cadre de l’étude des archives coloniales, les fonds abrités aux Archives nationales d’Outre-mer (ANOM) peuvent être mis en regard avec ceux d’autres lieux de conservation (archives d’autres puissances coloniales, archives coloniales conservées localement ou fonds « diplomatiques » comportant un nombre important de volumes produits durant la colonisation). C’est notamment ainsi que peuvent s’observer les tensions, divergences ou cohérences entre différentes branches des administrations coloniales. Il s’agira donc ici d’interroger l’articulation de corpus archivistiques distincts, de décloisonner les approches, d’interroger l’unilatéralité des « archives coloniales », de saisir le « colonial » à travers des archives résultant de divers contextes de productions. L’établissement de tableaux synoptiques de répartition des archives, encore souvent difficile à saisir, voire de premiers « inventaires bilatéraux » pourra être abordée.
Les « archives coloniales » comme lieux d’histoire et de mémoire.
En témoignent les événements scientifiques (congrès de la French Colonial Historical Society), et grand-publics (journées du patrimoine) organisés aux ANOM : l’institution abritant les documents issus de la colonisation française a une place centrale dans la production de discours sur le passé colonial exclusivement. Quelle est l’histoire de ces archives ? Quelles sont les continuités et les ruptures dans l’histoire de l’institution ? Plus largement, comment ont cheminé les documents aujourd’hui consultables aux ANOM depuis leur production et leur organisation dans les armoires des institutions coloniales ? Quels gestes, quelles intentions et quels hasards ont conduit à la constitution des fonds ? Au-delà du moment de production et de classification des documents, quels usages en ont été faits et en sont faits à l’heure actuelle ? Qui les consulte et pourquoi ? En plus de ces interrogations d’ordre scientifique, quels sont les enjeux politiques et mémoriels entourant une institution rarement évoquée dans le débat public alors même qu’elle abrite des documents sensibles ? Comment mobiliser ces archives dans le cadre de la transmission et de l’enseignement de l’histoire de la colonisation française ?
En plus des panels de discussion, cette journée d’étude prévoit une présentation des ANOM et de certains de ses fonds par les archivistes de l’institution.
4_pages.pdf
Source de l’information :
https://groc.hypotheses.org/382
Un grand et chaleureux merci à toute la pétillante équipe du GROC et notamment à Julie Marquet, pour nous avoir communiqué ce programme tant précieux !
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Vient de paraître Andresote. Le dessein d’un esclave rebelle. Venezuela (1730-1733) de Jean-Pierre
Tardieu aux Indes savantesLe 11 juin 2019 à 13h47
Vient de paraître Andresote. Le dessein d’un esclave rebelle. Venezuela (1730-1733) de Jean-Pierre
Tardieu aux Indes savantes, coll. "Rivages des Xantons", 2019, 172 p. ISBN : 978-2-84654-511-2 Prix : 23 €.
"Le présent ouvrage est une étude sur la résistance des afro-vénézuéliens ; elle tâche de reconstruire la logique de contre-pouvoir du Zambo Andresote, qui, entre 1730 et 1732, lutta non pas contre les esclavagistes, ni, directement du moins, contre les planteurs de cacao ou de tabac, mais contre le monopole colonial et en faveur de la liberté du commerce, position particulièrement en avance pour son temps qui menaçait gravement le contrôle économique exercé par la Compagnie Royale de Guipúzcoa. Dans la longue durée du marronnage, l’action de Juan Andrés López del Rosario prit une orientation innovante qui mérite examen.
La documentation envoyée à Madrid au sujet du personnage, déposée pour l’essentiel aux Archives Générales des Indes, est entièrement à charge, comme il se devait. Même le philosophe éclairé qu’était l’abbé Raynal, soucieux d’œuvrer contre la politique coloniale, s’y est laissé prendre. Et que dire de certains historiens vénézuéliens jusqu’à une époque assez récente ! Dans ce cas plus que dans d’autres, il conviendra de peser chaque mot pour redonner la parole à un esclave rebelle et à ses gens, bâillonnés par l’histoire officielle." -
Congrès annuel de la FCHS-SHCF "Ordre et désordre dans l’Empire colonial français" (Montréal, 13-15 juin 2019)
Le 11 juin 2019 à 08h38
45e Congrès annuel de la French Colonial Historical Society - FCHS
Société d’histoire coloniale française - SHCF
’Ordre et désordre dans l’Empire colonial français’
"Order and Disorder in the French Colonial Empire"
Université de Sherbrooke - Campus de Longueuil
Rive Sud de Montréal - 150, place Charles-Le Moyne
C. P. 200 Longueuil (Québec) J4K 0A8
Du jeudi 13 au samedi 15 juin 2019
"Le 45e congrès annuel de la Société d’histoire coloniale française (SHCF) se tiendra du 13 au 15 juin 2019 au Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke (à deux stations de métro de la ville de Montréal). Le thème de cette année est « Ordre et désordre dans l’Empire colonial français », ce qui permettra de considérer les principes, les institutions, les stratégies qui sous-tendent l’implantation et le maintien de l’ordre colonial mais aussi les contestations et les résistances qu’il a suscités et qui ont parfois entraîné son démantèlement. Cependant, comme tous les ans, les propositions de communication sur d’autres aspects de l’histoire coloniale française seront prises en considération."
prog-shcf-2019-05-23-web.pdf
Pour mémoire, l’appel à communication. -
Vient de paraître African Kings and Black Slaves. Sovereignty and Dispossession in the Early Modern Atlantic de Herman L.
Bennett aux University of Pennsylvania PressLe 11 juin 2019 à 08h04
Vient de paraître African Kings and Black Slaves. Sovereignty and Dispossession in the Early Modern Atlantic de Herman L.
Bennett aux University of Pennsylvania Press, coll. "Early Modern Americas", 2018, 240 p. ISBN : 9780812250633 Prix : 34,95 $ (existe aussi en version électronique).
"As early as 1441, and well before other European countries encountered Africa, small Portuguese and Spanish trading vessels were plying the coast of West Africa, where they conducted business with African kingdoms that possessed significant territory and power. In the process, Iberians developed an understanding of Africa’s political landscape in which they recognized specific sovereigns, plotted the extent and nature of their polities, and grouped subjects according to their ruler.
In African Kings and Black Slaves, Herman L. Bennett mines the historical archives of Europe and Africa to reinterpret the first century of sustained African-European interaction. These encounters were not simple economic transactions. Rather, according to Bennett, they involved clashing understandings of diplomacy, sovereignty, and politics. Bennett unearths the ways in which Africa’s kings required Iberian traders to participate in elaborate diplomatic rituals, establish treaties, and negotiate trade practices with autonomous territories. And he shows how Iberians based their interpretations of African sovereignty on medieval European political precepts grounded in Roman civil and canon law. In the eyes of Iberians, the extent to which Africa’s polities conformed to these norms played a significant role in determining who was, and who was not, a sovereign people—a judgment that shaped who could legitimately be enslaved.
Through an examination of early modern African-European encounters, African Kings and Black Slaves offers a reappraisal of the dominant depiction of these exchanges as being solely mediated through the slave trade and racial difference. By asking in what manner did Europeans and Africans configure sovereignty, polities, and subject status, Bennett offers a new depiction of the diasporic identities that had implications for slaves’ experiences in the Americas."
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Herman L.Bennett is Professor of History at the Graduate Center of the City University of New York. He is author of Colonial Blackness : A History of Afro-Mexico and Africans in Colonial Mexico : Absolutism, Christianity and Afro-Creole Consciousness, 1570-1640.















