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Rappel des positions du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage à propos de Colbert et du Code noir
Le 3 juin 2018 à 11h23
Rappel des positions du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage
à propos de Colbert et du Code noirRappel des positions du Comité national pour la mémoire et l’histoire de
l’esclavage :"Essayons de manier la plume, plutôt que de brandir les ciseaux ou le burin"
communique_colbert.pdf
N’hésitez pas à le diffuser.
Bien cordialement
Frédéric Régent
Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage
Maître de conférences en Histoire Moderne
Habilité à diriger des recherches
Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC, UMR 8066, CNRS,
Ecole Normale Supérieure, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne)
Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF, institut créé par
Jean Zay en 1937)
Information proposée par Frédéric Régent, pour le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage-CNMHE (http://www.cnmhe.fr/) et diffusée par la lettre de diffusion de la SHG-Société d’histoire de la Guadeloupe (shg@wanadoo.fr). -
Roland Colin est l’invité de "La Marche du Monde" de Valérie Nivelon sur RFI (dimanche 3 juin 2018)
Le 2 juin 2018 à 22h13
Roland Colin est l’invité de "La Marche du Monde" de Valérie Nivelon sur RFI, dimanche 3 juin 2018, à 11h10 (Paris)
L’émission (48 mn) peut être (ré)écoutée ou téléchargée (44,4 Mo).
Roland Colin, libre passeur africain
"Grand témoin de la décolonisation, Roland Colin fait preuve d’un sens aigü de l’histoire.
Dès 1957, il joue un rôle de premier plan auprès de Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia sur les chemins de l’indépendance.
Roland Colin publie ses mémoires aux éditions Présence Africaine et revient sur ses engagements pour la liberté en terres d’Afriques.
Libre penseur, il nous révèle sa philosophie du développement... participative et citoyenne.
Libre passeur, il s’amuse à retraverser le miroir afin de nous transporter dans son pays d’enfance : la Bretagne."
Un portrait signé Valérie Nivelon et réalisé par Hugo Violas avec la complicité de notre reporter Philippine Lebret et de notre documentaliste Laurence Sarniguet.
A lire : La toison d’or de la liberté de Roland Colin aux éditions Présence Africaine
A voir : La rencontre entre Felwine Sarr et Roland Colin au Festival Étonnants Voyageurs 2018 sur notre page Facebook
À nouveau un grand merci à Charles Becker pour nous avoir transmis cette information, diffusée par Valérie Nivelon.
http://www.rfi.fr/emission/marche-monde
http://www.rfi.fr/emission/20180603-roland-colin-libre-passeur-africain
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Vient de paraître La toison d’or de la liberté. En quête de la démocratie en terres d’Afrique et d’ailleurs. Récits, paroles et journaux de route de Roland
Colin chez Présence africaineLe 2 juin 2018 à 21h52
Vient de paraître La toison d’or de la liberté. En quête de la démocratie en terres d’Afrique et d’ailleurs. Récits, paroles et journaux de route de Roland
Colin chez Présence africaine, 2018, 373 p. ISBN : 9782708709188 Prix : 18 €.
"Cet ouvrage est un « récit de vie », l’illustration d’une « philosophie du développement par et dans la participation des citoyens des communautés où ils s’expriment ». L’auteur que le philosophe Souleymane Bachir Diagne, dans la préface, définit comme un « passeur », un « traducteur », nous fait part de sa vaste expérience d’animation rurale et de participation communautaire au Sénégal, au Tchad, à Madagascar, au Niger, au Rwanda, en Guinée Bissau, mais aussi au Cameroun, en Centre Afrique, au Burkina Faso, au Bangladesh, où l’ont conduit ses différentes missions. Témoin attentif et sensible, Roland Colin fait preuve d’un sens aigu de l’histoire en déroulement, et analyse avec perspicacité la conquête de la Toison d’or de la liberté, telle qu’il l’a vécue dans cette Afrique qu’il décrit avec talent."
colintoisonorflyer.pdf
Sorti en 1950 de l’École nationale de la France d’Outre-mer où il a Léopold Sédar Senghor comme professeur, RolandColin est d’abord affecté comme administrateur au Soudan français (actuel Mali), puis au Sénégal où il joue un rôle de premier plan auprès de Léopold Sédar Senghor et de Mamadou Dia. Rentré en France, il enseigne dans plusieurs universités et prend la succession du père Lebret en tant que directeur de l’institut international de recherche et de formation, éducation et développement (IRFED).
Un grand et amical remerciement à Charles Becker pour l’annonce de cette parution précieuse ! -
Interview de Jacques Frémeaux "La douloureuse conquête française de l’Algérie" dans The Conversation en partenariat avec Sorbonne Université et RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France
Le 2 juin 2018 à 15h19
Jacques Frémeaux, membre du comité scientifique de la Sfhom, a eu l’amabilité de nous signaler l’interview ("La douloureuse conquête française de l’Algérie") qu’il a accordée au site The Conversation, en partenariat avec Sorbonne Université (et l’association Sorbonne Université) et RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France.
Nous l’en remercions vivement et chaleureusement !
Interview de Jacques Frémeaux : "La douloureuse conquête française de l’Algérie" (The Conversation)
« La prise de Mascara », estampe, 1836. (source : Gallica-BnF) Jacques Fremeaux, Sorbonne Université
Nous vous proposons cet article en partenariat avec RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France. Propos recueillis par Marina Bellot.
Retronews : Pourquoi Charles X décide-t-il en 1830 de l’expédition d’Alger ?
Jacques Frémeaux : Il s’agit d’une opération de prestige du gouvernement de Charles X, qui cherche alors à imposer en France une politique réactionnaire et un gouvernement plus autoritaire. Il estime avoir besoin d’une opération de cette envergure pour donner l’image d’un pouvoir fort, qui doit permettre de faire passer des réformes de politique intérieure.
Comment se déroule l’expédition ?
De très gros moyens sont mis en œuvre. On rassemble près de 40 000 hommes et des moyens navals considérables.
Contre l’adversaire, Alger était très bien défendue par des batteries mais il n’y avait pratiquement plus de marine algérienne, elle ne pouvait donc pas défendre les côtes. Les Français se gardent bien d’attaquer directement Alger, mais débarquent à Sidi-Ferruch, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.
Le débarquement a lieu en été, on craignait des tempêtes, mais finalement l’escadre arrive par beau temps et réussit à débarquer ses troupes. En quelques jours, l’armée marche sur Alger. Le 5 juillet, la ville capitule.
Qu’en pense alors l’opinion publique française ?
Une partie de l’opinion est satisfaite, car la réputation d’Alger, que l’on accuse d’être traditionnellement un nid de pirates, est assez mauvaise.
L’opposition en revanche est très hostile : on dénonce cette opération de prestige comme allant de pair avec le recul des libertés voir notre dossier sur la suspension de la liberté de la presse. Les Trois Glorieuses, du 27 au 29 juillet, aboutissent au renversement de Charles X. L’expédition n’a pas suffi à sauver le régime.
Lorsqu’il succède à Charles X, Louis-Philippe a-t-il les mêmes velléités de conquête que son prédécesseur ?
Le retrait de la France serait une perte de prestige pour le nouveau régime. Par ailleurs, dès leur arrivée, les autorités françaises ont expulsé les représentants turcs qui gouvernaient l’Algérie, et on ne saurait à qui laisser le pouvoir. Et puis il y a l’idée selon laquelle Alger est « importante » pour la position de la France en méditerranée.
Le gouvernement de Louis-Philippe se maintient donc, mais ne fait pas beaucoup d’effort de conquête. La situation est très tendue en Europe, on préfère garder des forces en France. On retire donc la plus grande partie du corps expéditionnaire.
À partir de 1832, Abd el-Kader, seulement âgé de 24 ans, s’impose à quelques tribus d’Oranie comme le chef de la résistance à l’occupation française. La France signe avec lui deux traités, en 1834 et en 1837. L’occupation restreinte se met en place. Il faut organiser la colonie, y installer des garnisons, mais en se contentant de contrôler les côtes, sans aller plus loin dans le pays. Le gouvernement décide « l’occupation restreinte ».
Comment se déroule cette occupation, prémisse de la colonisation ?
Dès le début, les Français se heurtent à des résistances à l’occupation, que ce soit par des tribus locales qui n’acceptent pas la présence française, ou par des forces plus centralisées – comme celle d’Abd el-Kader. À l’est, dans la province de Constantine, le bey Ahmed reste fidèle au sultan de Constantinople. Plusieurs opérations sont lancées afin de récupérer Constantine, ce qui est fait en 1837, après un premier échec en 1836.
Puis, en 1839, Abd el-Kader déclare la Guerre sainte à la France, après la violation du traité de Tafna par les autorités françaises, traité qui devait assurer à Abd el-Kader l’autonomie des deux tiers du territoire algérien. Il y a à ce moment-là une rupture avec les Français. On envoie davantage de troupes – jusqu’à 110 000 hommes.
En 1841, le général Bugeaud programme l’occupation systématique du pays et la guerre de conquête de l’Ouest algérien, puisque l’est est déjà soumis avec la prise de Constantine.
En 1847, c’est la reddition d’Abd el-Kader après une guerre particulièrement violente. La Grande Kabylie n’est occupée qu’en 1857. Les insurrections se poursuivent jusqu’en 1871 au moins. Le Sahara n’est totalement occupé qu’au début du XXe siècle.
S’ouvre alors la période de colonisation à proprement parler…
En réalité, elle a même commencé dès le début de la conquête : des colons se sont installés dans les villes, d’où les habitants partaient pour éviter le contact avec l’armée française, qui se livrait à un certain nombre d’exactions. À Alger, puis à Oran, les colons ont fait des achats de terres très tôt, et dans des conditions très irrégulières…
L’installation de colons autour des villes d’Alger et d’Oran et l’idée de la colonisation étaient déjà dans le projet du gouvernement de Louis-Philippe, mais c’était alors assez difficile à réaliser et donc limité. Avec la prise en main de Bugeaud, la colonisation s’étend.
Comment se passent les premiers temps de la colonisation ?
Quelques notables gouvernent avec les Français, mais dans l’ensemble la population est hostile : il y a l’idée que l’occupation par les Français chrétiens n’est pas légitime, et l’espoir qu’ils puissent être chassés par une insurrection ou des interventions extérieures. Mais les habitants sont plus ou moins obligés de se résigner. C’est le cas de la plus grande partie des notables, qui passent au service des colonisateurs.
La colonisation s’établit et se développe vraiment au moment de la Révolution de 1848, avec l’arrivée d’un certain nombre de chômeurs de villes françaises qu’on essaie d’établir en Algérie.
Les colons ont beaucoup de revendications en matière de terre, et aussi de gouvernement du pays, mais l’armée met un frein, car elle craint de se heurter au mécontentement de la population algérienne. Et puis, installer des colonies européennes crée une vulnérabilité en cas d’insurrection.
C’est donc sous la IIIe République, période durant laquelle l’armée perd une partie de son autorité, que la colonisation va vraiment se développer. De 1880 à 1900, on passe de 100 000 à 700 000 colons, dont la majorité vit dans les villes d’Algérie.Jacques Fremeaux, Professeur d’histoire contemporaine, Sorbonne Université
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.
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Vient de paraître De la Haute-Volta au Burkina Faso : Cent Ans de Patrimoine. Séminaire du 9 novembre 2017 aux éditions Hémisphères/Nouvelles éditions Maisonneuve & Larose
Le 1er juin 2018 à 17h02
Vient de paraître De la Haute-Volta au Burkina Faso : Cent Ans de Patrimoine. Séminaire du 9 novembre 2017 aux éditions Hémisphères/Nouvelles éditions Maisonneuve & Larose, "Patrimoines africains", (diffusion/distribution Cedif/Pollen) 2018, 174 p. ISBN : 978-2-37701-017-2 Prix : 20 €.
Actes du Séminaire du 9 novembre 2017.
"Depuis son accession à l’indépendance, en 1960, l’ancienne colonie française connue sous le nom de Haute-Volta puis de Burkina Faso a toujours œuvré à la protection et à la promotion de son patrimoine culturel. Dès 1962, ses premiers gouvernants fondent le Musée national avec l’ambition d’en faire la vitrine de la richesse culturelle nationale et un creuset de la construction d’une nation forte.
Partageant cette vision, les gouvernements successifs ont mis en place et renforcé les cadres destinés à protéger et promouvoir le patrimoine culturel du pays. C’est ainsi que le Burkina Faso est aujourd’hui reconnu tant pour la vivacité de son secteur culturel que pour la valorisation dynamique de ce secteur.
Organisé par les Amis des Archives nationales d’Outre-Mer et la direction général des patrimoines du ministère de la Culture, le séminaire du 9 novembre 2017 se proposait d’éclairer certains aspects parmi les plus remarquables de la richesse culturelle burkinabé, en évoquant notamment les masques du Burkina Faso dans les collections du Quai Branly, le site de Loropéni, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, la dimension mandigue de la culture burkinabé ou encore la Haute-Volta à travers les cartes postales coloniales et "La Haute-Volta avant la Haute-Volta" dans les cartes conservées aux Archives nationales d’Outre-Mer. Il se veut une introduction au 100e anniversaire de la création de la Haute-Volta, qui sera célébré en 2019."
Les auteurs. Jean-PaulKoudougou , Musée national de Ouagadougou, GaëlleBeaujean , Musée du Quai Branly, LansinaSimporé , Université Ouaga 1 Joseph Ki-Zerbo, Dr PatriceKouraogo , chargé de recherche au CNRS-INSS, StéphaneRichemond , association Images & Mémoire, BéatriceOlive , Archives nationales d’Outre-Mer, DaniKouyaté , Université d’Upsala.
Un grand merci à l’ami Francis Simonis pour le signalement de ces actes tant précieux ! -
Vient de paraître n° 18 (dossier "Guadeloupe") des Cahiers des Anneaux de la Mémoire chez Karthala
Le 1er juin 2018 à 16h17
Vient de paraître n° 18 (dossier "Guadeloupe") des Cahiers des Anneaux de la Mémoire chez Karthala, 2018, 400 p. ISBN : 9782913921054 Prix : 26 €.
"Le territoire des îles de la Guadeloupe autrefois peuplé exclusivement par les Amérindiens que les populations des « vieux mondes » d’Afrique et d’Europe ignoraient, est devenu à partir du XVIIème siècle l’une des scènes pionnières du processus historique de la construction du « nouveau monde atlantique », celui des Amériques, de l’Afrique et de l’Europe."
Site de l’association Les Anneaux de la Mémoire et la page concernant la revue Les Cahiers des Anneaux de la Mémoire. -
Vient de paraître Du baptême à la tombe. Afro-catholicisme et réseaux familiaux dans les communautés esclaves louisianaises de Geneviève
Piché aux PU de RennesLe 28 mai 2018 à 18h24
Vient de paraître Du baptême à la tombe. Afro-catholicisme et réseaux familiaux dans les communautés esclaves louisianaises de Geneviève
Piché aux Presses Universitaires de Rennes, "Des Amériques", 2018, 284 p. ISBN : 978-2-7535-7328-4 Prix : 24 €.
Préface de Paul Lachance.
"En 1842, une église catholique destinée aux fidèles de couleur et une communauté religieuse réservée aux femmes de couleur libres sont toutes deux fondées à La Nouvelle-Orléans. Emblèmes de la vie religieuse des esclaves et des Noirs libres de la région, elles témoignent ensemble de la persistance et de la vivacité d’un afro-catholicisme typiquement louisianais. L’expérience religieuse des esclaves catholiques de la Louisiane dans la première moitié du XIXe siècle découle toutefois de trajectoires particulières ; les esclaves évoluent dans des mondes sociaux et culturels divergents, voire contrastants, où priment les exigences de l’esclavage racial. Un esclave confiné sur une plantation isolée de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, au cœur de la vallée du Mississippi, vivra une expérience totalement différente d’un esclave intégré dans une domesticité urbaine au sein de la ville commerciale et cosmopolite qu’est La Nouvelle-Orléans. Véritables témoignages de leur vie chrétienne, le baptême, le mariage et l’enterrement représentent trois moments majeurs de cette expérience religieuse. Leur analyse permet ainsi d’approfondir un champ historiographique encore en friche. Ce faisant, cet ouvrage souligne les aléas de la rencontre entre catholicisme et esclavage et met en lumière les prémisses de la construction d’un afro-catholicisme distinct, propre aux communautés esclaves rurales et urbaines de la Louisiane."
piche-bapteme-tombe-louisiane-tdm.pdf
GenevièvePiché est titulaire d’un doctorat en histoire de l’université de Sherbrooke (Canada) et d’un doctorat en études américaines de l’université Toulouse-Jean Jaurès (France). Spécialiste de l’histoire de l’esclavage aux États-Unis et de l’histoire du catholicisme en Amérique du Nord, elle occupe présentement le poste de responsable des archives au Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’université d’Ottawa. -
Call for papers the 2nd meeting of the Atlantic Italies Network"Connecting Mediterranean and Atlantic History" (Nice, 8-10 novembre 2018)
Le 28 mai 2018 à 18h06
Call for papers - 2nd meeting of the Atlantic Italies Network
Connecting Mediterranean and Atlantic History
A conference organized by the Centre de la Méditerranée
Moderne et Contemporaine (Nice)
with the generous support of the Municipality of Nice
and the Institut des Amériques
Nice (France), 8-10 November 2018
Appel à communication valable jusqu’au 31 mai 2018.
"Fernand Braudel’s seminal thesis on the Mediterranean world in the age of Philip II vividly depicted the ‘Northern invasion’ of the Mediterranean at the end of the 16th century. Following Europe’s ‘discovery’ and colonization of the Americas, and Portuguese and Dutch penetration of Asian markets, this ‘invasion’ confirmed, in Braudel’s eyes, the shift of Europe’s political and economic core from the Mediterranean to the Atlantic. Despite current reassessment of Braudel’s thesis, the predominant grand narrative about early modern Europe’s ‘expansion’ and economic development still considers that – after having been a propulsive centre in the Middle Ages – the Italian peninsula underwent a process of steady decline and marginalization in the age of Atlantic trade. This interpretative framework resulted into different historical foci. While the history of Europe’s Atlantic engagement was concerned mostly with the ‘triumphant’ cases of Portugal, Spain, the Dutch Republic, France and England, scholars of Mediterranean history mainly dealt with intra-Mediterranean relations.
The Atlantic Italies Network – a developing network of scholars working on economic entanglements and related cultural phenomena that emerged between Italian-speaking territories and the Atlantic world from the fifteenth to the nineteenth century – challenges this historiographical divergence. We focus on the circulation of goods and knowledge as well as on the brokers involved in Italian-Atlantic connections. The network adopts a geographically broad perspective in crisscrossing historiographical fields which have largely evolved along separate lines and utilizing an innovative approach which will allow past entanglements to re-emerge. By examining connections related to European states without colonies as well as their links to sub-Saharan Africa and the Americas, we embrace a de-centred and trans-imperial approach to Atlantic history. At the same time, we aim at contributing to current attempts to analyse early modern Italian territories in their global contexts. The Atlantic Italies Network builds upon the historiography on Atlantic trade, especially its recent developments which study the role of informal networks. It also expands on studies dealing with the transformation of consumption patterns and the hybridization of material culture fuelled by the intensification of maritime trade during the early modern age. The project combines intercontinental and local scales of observation and – adopting a recent turn – it explores the analytical potential of a micro-historical approach to global entanglements.
The first meeting of the Atlantic Italies Network took place as a two-session panel at the 5th European Congress on World and Global History (Budapest, 31 Aug.-3 Sept. 2017). The present call for papers concerns the conference in Nice, which will be followed by a third and last event in Switzerland in autumn 2019, before moving toward a publication.
The Nice conference will particularly welcome papers involving economic dimensions related to shipping, trade and economic interconnections. How did Mediterranean/Italian commodities enter Atlantic markets ? How did Atlantic commodities transform the patterns of consumption in Italian societies ? What strategies did actors from this (at least partially) peripheralized region develop to connect themselves to the thriving oceanic trade routes ? What kind of mobility patterns and what channels of knowledge circulation emerged between these two spaces ? These suggestions are not intended as exclusive, and we welcome all proposals contributing to our overall perspective.
The official conference language is English, but papers in French and Italian are accepted as well. Please write your proposal in the language you will use for your paper presentation. Please send your one-page paper proposal, and a very short CV, by the 31 May 2018, to silvia.marzagalli@unice.fr and roberto.zaugg@unil.ch. The results of the paper selection will be communicated by 10 July 2018.
The organizers will cover hotel costs (two nights) and meals. Transport costs are at participants’ expenses."
Organizers :
Silvia Marzagalli (Université Côte d’Azur)
Roberto Zaugg (Université de Lausanne)
Source de l’information :
Silivia Marzagalli via la liste de diffusion de l’AFHÉ-Association française d’histoire économique -
Vient de paraître (en poche) La Méditerranée asiatique. XVIe-XXIe siècle de François
Gipouloux aux éditions du CNRSLe 28 mai 2018 à 16h41
Vient de paraître (en poche) La Méditerranée asiatique. XVIe-XXIe siècle de François
Gipouloux aux éditions du CNRS, "Biblis" (n° 189), 2018, 488 p. ISBN : 978-2-271-11966-7 Prix : 12 €.
"La Méditerranée au XIVe siècle, un modèle pour comprendre l’Asie de l’Est du XXIe siècle ? C’est la thèse de François Gipouloux dans cette somme ambitieuse.
La « Méditerranée asiatique », qui s’étend de Vladivostok à Singapour en passant par la mer Jaune et la mer des Célèbes, est l’un des grands poumons de l’économie mondiale. Un espace maritime bordé de métropoles portuaires, de pôles industriels et de places financières, caractérisé par l’autonomie des centres urbains. L’Asie de l’Est, et en particulier la Chine, bascule lentement de son assise continentale, collectiviste et autarcique, vers l’Asie maritime, ouverte et commerçante. Elle réactive ainsi une tradition éteinte depuis la fin des grandes expéditions qui, au début du XVe siècle, avaient conduit les flottes chinoises sur les côtes de l’Afrique orientale. Une étude fondamentale, dans la tradition des grands travaux de Fernand Braudel."
FrançoisGipouloux , directeur de recherche au CNRS, enseigne à l’EHESS. Spécialiste de l’économie chinoise, il bénéficie d’une expérience de terrain de près de vingt ans en Asie (Chine, Japon, Hong Kong).
Information diffusée par le CECMC (https://twitter.com/CentreChine/) sur Twitter :
https://twitter.com/CentreChine/status/1001108193228021760
https://cecmc.hypotheses.org/40315
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Vient de paraître Paris - Tunis - Kairouan. Un retour aux sources de Danielle
David aux éditions HémisphèresLe 28 mai 2018 à 16h12
Vient de paraître Paris - Tunis - Kairouan. Un retour aux sources de Danielle
David aux éditions Hémisphères, 2018, 200 p. ISBN : 978-2-37701-010-3 Prix : 18 €.
"Venue en Tunisie « à la rencontre de cette situation inédite de la première révolution dans le monde arabe qui a renversé en un mois une dictature de vingt-trois ans », Danielle David va y rencontrer son passé : la voici projetée plus de quarante années en arrière, l’année de ses 18 ans, la dernière qu’elle aura passé dans sa Tunisie natale.
« La révolution, cette nouvelle Tunisie que je découvre, au-delà de la signification politique déterminante qu’elle revêt pour son peuple et pour l’ensemble du monde arabe, se double pour moi d’une invitation urgente et singulière à un retour sur le passé, aux raisons de mon exil et de mon attachement infini à ce pays, à son peuple, à ma “tunisianité”. »
Un retour aux sources qui la mènera jusqu’à Kairouan et son antique communauté juive."
DanielleDavid-Setbon est née et a grandi à Tunis. En 1964, elle émigre en France avec sa famille et devient enseignante en philosophie. En 1978, elle elle quitte l’Education nationale pour s’engager dans la formation permanente à l’IFOREP, un institut de formation et de recherche affilié au Mouvement d’éducation populaire. Elle y occupe différentes responsabilités avant d’en devenir, en 1995, responsable du secteur Recherche ; dans ce cadre, elle dirige plusieurs recherches liées à l’évolution du travail dans l’entreprise et ses effets sur la vie des agents et de leurs familles. Depuis 2007, elle s’intéresse aux relations entre mémoire et histoire de la colonisation et de la décolonisation au Maghreb.














