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Hors-Série Concours de la S
fhom - Capes et Agrégation d’histoire, 2022-2025Commander (10 €) le hors-série Histoire coloniale et impériale de l’Afrique :
https://www.payasso.fr/librairie-sfhom/commandes -
Vient de paraître An Archaeology of the English Atlantic World, 1600 – 1700 de Charles E.
Orser , Jr. aux Cambridge UPLe 26 août 2018 à 17h00
Vient de paraître An Archaeology of the English Atlantic World, 1600 – 1700 de Charles E.
Orser , Jr. aux Cambridge University Press, 2018, 500 p. ISBN : 9781107130487 Prix : 105 £.
"An Archaeology of the British Atlantic World, 1600–1700 is the first book to apply the methods of modern-world archaeology to the study of the seventeenth-century English colonial world. Charles E. Orser, Jr explores a range of material evidence of daily life collected from archaeological excavations throughout the Atlantic region, including England, Ireland, western Africa, Native North America, and the eastern United States. He considers the archaeological record together with primary texts by contemporary writers. Giving particular attention to housing, fortifications, delftware, and stoneware, Orser offers new interpretations for each type of artefact. His study demonstrates how the archaeological record expands our understanding of the Atlantic world at a critical moment of its expansion, as well as to the development of the modern, Western world."
archaeology-english-atlantic-world-toc.pdf
Charles E.Orser , Jr, Research Professor at Vanderbilt University, Tennessee, is an anthropological historical archaeologist who investigates the modern world as it was created after about 1492. He has conducted excavations in the United States, Europe, and South America and is the author of over ninety professional articles and several books, including Historical Archaeology (3rd edition, 2016) and The Archaeology of Race and Racialization in Historic America (2007). He is also the founder and editor of the International Journal of Historical Archaeology.
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Vient de paraître Une histoire sociale et culturelle du politique en Algérie et au Maghreb. Études offertes à Omar Carlier sous la direction de Morgan
Corriou et M’hamedOualdi aux Éditions de la SorbonneLe 24 août 2018 à 15h44
Vient de paraître Une histoire sociale et culturelle du politique en Algérie et au Maghreb. Études offertes à Omar Carlier sous la direction de Morgan
Corriou et M’hamedOualdi aux Éditions de la Sorbonne, "Internationale", 2018, 532 p. ISBN : 979-10-351-0077-3 Prix : 35 €.
"En explorant cinémas et boutiques, cimetières, rues et places publiques, c’est à une autre histoire de la socialisation politique au Maghreb qu’invitent les vingt-huit disciples et amis réunis dans ce livre pour rendre un hommage collectif à Omar Carlier.
Historien de l’Algérie et homme de terrain, Omar Carlier a profondément renouvelé l’approche du politique en Afrique du Nord : venus d’Algérie, de France et d’ailleurs, ces vingt-huit historiens enquêtent, suivant les chemins qu’il a défrichés, sur les lieux, les événements et les objets grâce auxquels il a éclairé d’un jour nouveau notre compréhension de la région et des enjeux politiques, sociaux et culturels qui l’animent.
Ces études offrent ainsi de nouvelles pistes pour comprendre la guerre d’indépendance algérienne, revenant sur les origines du Front de libération nationale, sur les mouvements et engagements militants, à Alger comme en métropole, et sur les chants et les festivités à l’heure de l’indépendance. Car, dans ce livre, l’Algérie est saisie dans son ensemble : à l’échelle du Maghreb comme au sein du monde ottoman, parmi les empires coloniaux et dans la période de l’après-indépendance – quand l’histoire coloniale pèse, encore et toujours."
omar-carlier-tdm.pdf
Information précieuse diffusée sur Twitter par Pierre Singaravélou :
https://twitter.com/Singaravelou_P/status/1027485517888335872 -
Vient de paraître Dans la classe de l’homme blanc. L’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours de Laurence
De Cock aux PU de LyonLe 24 août 2018 à 15h30
Vient de paraître Dans la classe de l’homme blanc. L’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours de Laurence
De Cock aux Presses Universitaires de Lyon, 2018, 320 p. ISBN : 978-2-7297-0940-2 Prix : 18 €.
"Que faire des enfants de l’immigration coloniale et postcoloniale ? L’école doit-elle adapter ses programmes à leur présence ? La question de l’articulation entre l’universalisme républicain et la pluralité culturelle a toujours travaillé l’institution scolaire, mais elle s’est reconfigurée ces quarante dernières années pour répondre aux débats sur l’immigration et la mémoire coloniale. Que faire des héritages d’une histoire douloureuse pour les uns, glorieuse pour les autres, méconnue de beaucoup ?
À partir des archives de l’Éducation nationale, mais aussi des textes officiels et des manuels scolaires, Laurence De Cock retrace les débats qui ont agité l’enseignement de l’histoire de la colonisation depuis les années 1980. En analysant la confection des programmes d’histoire, elle interroge l’influence des débats publics sur leur écriture et montre combien le passé colonial, progressivement saisi par le politique, bouscule en profondeur la fabrique scolaire de l’histoire. Pour un enseignement qui a toujours eu comme finalité de contribuer à l’intégration sociale, les nouvelles demandes de reconnaissance des enfants et petits-enfants d’immigrés sont un facteur de reconfiguration de la discipline historique et des finalités de l’école républicaine."
LaurenceDe Cock est docteure en sciences de l’éducation, professeure agrégée en lycée et chargée de cours en didactique de l’histoire et sociologie du curriculum à l’Université Paris-Diderot. Elle a notamment publié, avec Benoît Falaize et Corinne Bonafoux, Mémoires et histoire à l’école de la République : quels enjeux ? (Armand Colin, 2007) et dirigé La Fabrique scolaire de l’histoire (Agone, 2017). Elle vient de publier Sur l’enseignement de l’histoire : débats, programmes et pratiques de la fin du XIXe siècle à nos jours (Libertalia, 2018). -
Vient de paraître Aux confins des empires. Cartes et constructions territoriales dans le nord de la péninsule indochinoise (1885-1914) de Marie de
Rugy aux Éditions de la SorbonneLe 24 août 2018 à 15h19
Vient de paraître Aux confins des empires. Cartes et constructions territoriales dans le nord de la péninsule indochinoise (1885-1914) de Marie de
Rugy aux Éditions de la Sorbonne, "Histoire contemporaine", 2018, 312 p. ISBN : 979-10-351-0085-8 Prix : 35 €.
"Au milieu des années 1880, les marges septentrionales de la péninsule Indochinoise sont soumises à une double conquête coloniale, celle de l’Annam et du Tonkin par les Français, et celle de la Haute-Birmanie par les Britanniques. Aux explorations fluviales s’ajoutent la délimitation des frontières et la cartographie régulière des territoires sous l’égide des différents services géographiques. Diplomates chinois, siamois et européens négocient dans les capitales et dans les montagnes, sous la tente. Topographes européens et indiens arpentent les routes et les sentiers pour lever les itinéraires et mesurer l’espace. Ils s’enquièrent auprès des habitants du juste toponyme, collectent et font traduire des cartes autochtones, interrogent leurs guides, les chefs locaux et les marchands venus de Chine.
Ce livre retrace les politiques institutionnelles, les pratiques de terrain et les constructions territoriales qui en découlent. Par une étude croisée de la cartographie dans ces espaces, il met en lumière le statut central d’un territoire spatialement périphérique, à propos duquel on a pu parler d’une « géographie de l’ignorance ». À rebours de quelques idées reçues, il montre que les cartes ont un pouvoir limité, même en contexte colonial, si l’on accepte de dépasser les discours pour observer les modalités de leur production et leurs différents usages."
Agrégée d’histoire, Marie deRugy a soutenu sa thèse à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2016. Elle travaille sur les empires français et britannique en Asie du Sud-Est et sur l’histoire de la cartographie.
Information signalée sur Twitter par Florian Louis :
https://twitter.com/flr_louis/status/1029777323745267712?s=03
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Appel à communication pour la Journée d’étude "La contrebande hier et aujourd’hui : activité illicite et sociabilité transfrontalière" (Lille, 5 décembre 2018)
Le 10 août 2018 à 21h04
Appel à communication pour la Journée d’étude
’La contrebande hier et aujourd’hui
Activité illicite et sociabilité transfrontalière’
Organisée par l’Institut Frontières et Discontinuités (IFD)
Salle de séminaire de l’IRHiS
Institut de Recherches Historiques du Septentrion
Université de Lille
Mercredi 5 décembre 2018, de 10h à 16 heures
Appel valable jusqu’au 10 septembre 2018
"La création des frontières participe à la construction des États-nations. Elle engendre différents régimes commerciaux et juridiques qui prédisposent à l’apparition de flux illicites. La contrebande exploite les différences de réglementations entre des États. Elle est illicite pour des raisons sanitaires, culturelles ou de protection du marché national. Parfois pour la défense d’une cause politique, elle est aussi souvent une opportunité appréciable d’augmentation de revenus pour les sociétés locales. Face aux réactions policières des États qui tente de lui résister, les contrebandiers développent des stratégies spécifiques. Une très bonne connaissance du terrain leur est indispensable : du tracé de la frontière, des points de contrôles et des parcours des douaniers, mais aussi des sociétés du territoire voisin avec lesquelles il s’agit d’entrer en relation.
Si sur le plan fonctionnel la contrebande repose sur la discontinuité territoriale, elle créée aussi un lien social dans un contexte de proximité. La vie des espaces frontaliers est ainsi marquée par la présence de la frontière dont la surveillance évolue au gré des relations entre les États. Les populations frontalières peuvent tisser des liens étroits reposant sur l’existence d’activités légales ou illégales et sur un ressenti commun de leur position de résidents de la marge, éloignés de la capitale.
Dans le cadre de la formation du marché unique européen et de la volonté d’effacement des frontières intérieures qui la soutient, les services des douanes ont été réorganisés, préfigurant une reconfiguration scalaire de la contrebande et des espaces frontaliers de proximité en des espaces de plus longue distance. Il semble bien que les enjeux de la contrebande se portent à présent sur les réseaux et sur les nœuds de circulation ouverts au vaste monde.
Par ailleurs, la normalisation internationale des réglementations nationales n’est pas aussi efficace que ce qui était attendu. Contrairement aux prévisions, la convergence des normes entres les États n’a pas été systématique et les États continuent en partie à évoluer selon des logiques qui leurs sont propres.
La mise en œuvre de cadres d’intégrations à l’échelle régionale transfrontalière et à l’échelle transnationale qui regroupe des Etats contigus favorise le libre-échange, la réduction des barrières douanières et la coopération. Elle, ne concerne pas que l’UE mais aussi l’Amérique latine (Mercosur), l’Amérique du Nord (Alena), l’Asie (Asean) et l’Afrique (CEDEAO).
A l’exception de l’histoire (pour un bref aperçu des références bibliographiques voir ci-dessous), la production scientifique des sciences humaines et sociales de ces dernières années montre que la contrebande est essentiellement étudiée dans les régions non européennes (Bennafla, 2014 ; Dorfman, 2015). Lorsque la question des trafics illicites est abordée, c’est principalement à travers les migrations de population entre l’Europe et les régions voisines d’Afrique et d’Asie (Webber, 2017) et celui de la drogue pour les trafics de marchandises (Chassagne, 2004). Pourtant, et c’est un paradoxe, les régions frontalières d’Europe cherchent à mettre en valeur les héritages des réalités économiques et sociales de la contrebande.
L’objectif de cette journée d’études est d’interroger la réalité des sociétés frontalières en Europe à travers la contrebande entre le 18ème siècle et nos jours. Adriana Dorfman, professeure de géographie à l’Université Rio Grande do Sul à Porto Alegre au Brésil, travaille depuis près de 15 ans sur les pratiques de la contrebande en Amérique latine. Visiting professor à l’Université d’Artois, elle fournira un éclairage sur cette région du monde ainsi qu’un cadre conceptuel et théorique pour préciser l’intérêt de l’étude de la contrebande et des trafics illicites dans le champ des border studies. D’autres communications centrées sur l’Europe et venant des sciences humaines et sociales seront bienvenues pour prolonger l’analyse à l’échelle européenne.
Elles permettront de comprendre comment la contrebande s’inscrit dans les sociétés frontalières à l’échelle locale, mais aussi de repérer les liens qui se tissent à travers la frontière et les sociabilités qui se dessinent. Elles permettront aussi d’analyser les processus de construction de la frontière ainsi que ceux de son éventuelle dévalorisation dans le cadre de l’intégration régionale.
Il s’agit de savoir comment la contrebande structure les sociétés frontalières et transfrontalières, dans quelle mesure elle est créatrice d’identités, de préciser ses acteurs ainsi que son cadre spatial et temporel. Il convient aussi de savoir dans quelle mesure les processus d’intégration régionale prolongés par la construction européenne recomposent les sociétés frontalières et transfrontalières. Il s’agit enfin de préciser les héritages de ces activités dans les territoires et leurs sociétés."
Références
Béaur G., Bonin H., Lemercier C. (coord.) (2006). Fraude contrefaçon et contrebande de l’Antiquité à nos jours, Genève, Droz.
Bennafla, K. (2014). Etat et illégalisme : quelle géographie ? Une approche par les flux marchands depuis l’Afrique et le Moyen-Orient. Annales de géographie 700(6) : 1338–1358.
Chassagne, P. (2004). Opiacés et routes des Balkans : facteurs géographiques, historiques et politiques du phénomène. Hérodote 112(1) : 139–156.
Dorfman, A. (2015). Smuggling : power networks, moral geographies and norm enforcement at work at southern Cone borders. In Borderities and the politics of contemporary moble borders. London : Palgrave MacMillan.
Figeac-Monthus M., Lastécouères C. (éd.) (2012). Territoires de l’illicite : ports et îles : De la fraude au contrôle (XVIe-XXe s.) Armand Colin.
Montenach A.. (2017). Femmes, pouvoirs et contrebandes dans les Alpes au XVIIIe siècle, Grenoble, PUG.
Schaufelbuehl J. (2009). La France et la Suisse ou la force du petit. Évasion fiscale, relations commerciales et financières (1940-1954), Paris, Presses de Sciences Po.
Webber, F. (2017). Europe’s unknown war. Race & Class 59(1) : 36–53.
Proposition de communication :
Merci d’envoyer vos propositions pour le 10 septembre 2018 sous la forme d’une brève présentation biographique de 20 lignes, d’un titre de communication et d’un résumé d’une page à : bernard.reitel@univ-artois.fr et beatrice.touchelay@free.fr
appel-journee-ifd-2018.12.05.pdf
Source de l’information :
https://ifd.hypotheses.org/les-journees-de-lifd
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Vient de paraître le roman Les abricots de Baalbeck de René
Otayek aux éditions Noir Blanc Et CaeteraLe 10 août 2018 à 14h27
Vient de paraître le roman Les abricots de Baalbeck de René
Otayek aux éditions Noir Blanc Et Caetera (Liban), 2018, 288 p. ISBN : 9789953043593 Prix : 16 €.
Le livre est disponible dès maintenant au Liban et sur le site de l’éditeur. Il sera disponible en France dès le 1er septembre 2018.
"Les abricots de Baalbeck, c’est la rencontre de deux histoires qui ont pour théâtre le Levant aux XIXe et XXe siècles : celle d’une dynastie de consuls d’origine génoise établie à Alep puis à Saint-Jean D’acre dès le XVIIIe siècle, et la « grande » histoire, celle de cette région du monde bouleversée par le déclin et bientôt la fin de l’Empire ottoman, la mise en place de la tutelle européenne consécutive à la Grande Guerre, la cristallisation des ethnonationalismes, le choc des communautarismes. À travers le singulier destin de la famille Catafago et de l’une de ses descendantes, Évelyne, c’est un monde bigarré, cosmopolite, multiculturel, mais finissant qui se donne à voir. De pérégrination en pérégrination, d’exil en exil, ce récit raconte l’agonie d’une utopie qui s’appelait le Levant. Mais le levantinisme est-il mort avec le Levant, désormais appelé Proche-Orient ? Est-il affaire d’origines, de lieu de naissance ou de religion ? Être levantin, n’est-ce pas plutôt un état d’esprit, une manière d’être au monde, s’entêter à construire des passerelles là où d’autres ne songent aujourd’hui qu’à ériger des murailles ? Les abricots de Baalbeck est un roman qui nous parle de ce Levant à réinventer, mais c’est d’universel qu’il est ici question."
RenéOtayek est directeur de recherche au CNRS (France) et enseignant à l’Institut d’études politiques de Bordeaux. Il est spécialiste de l’Afrique subsaharienne et du monde arabe auxquels il a consacré l’essentiel de ses travaux universitaires. Avec Les abricots de Baalbeck, il nous livre un récit historique inspiré de son histoire familiale, en forme d’hommage à un monde qui n’est plus et qui, peut-être, n’a existé qu’en rêve.
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Appel à communication pour le dossier "Imaginations, existences et spatialités noires en (ré)émergences" de la revue en ligne HIstoireEngagée
Le 9 août 2018 à 22h05
Appel à communication pour le dossier
"Imaginations, existences et
Spatialités noires en (ré)émergences"
De la revue en ligne HistoireEngagée
Appel à communication valable jusqu’au 15 septembre 2018.
Jade Almeida, Christine Chevalier-Caron, Gaëlle Étémé, Astrid Girault, Catherine Larochelle, Philippe Néméh-Nombré, Pascal Scallon-Chouinard, responsables du dossier.
J’avais besoin de me perdre dans la négritude absolument. Peut-être qu’un jour, au sein de ce romantisme malheureux… [1]
C’est probablement parce qu’elle est aussi complexe, tortueuse même, que la relation de Frantz Fanon à la négritude a suscité autant de commentaires, autant de discussions. Ici, on met en dialogue le Fanon de Peau noire, masques blancs et celui des Damnés de la terre : quelle place occupe la négritude à différents moments de l’œuvre [2] ? Là, on questionne l’uniformité de la négritude en tant que mouvement : où et comment Fanon s’adresse-t-il à Aimé Césaire, à Léopold Senghor [3] ? Et ailleurs, plus généralement, on tente de faire sens de cette ambivalence, de ce qu’elle permet et de ce qu’elle signifie aujourd’hui [4].
C’est que, d’abord, Fanon semble appréhender la négritude comme un ensemble de pratiques individuelles et collectives de reconnaissance de soi, qui concrétisent le geste essentiel de déprise des structures coloniales et raciales. Une émergence, une auto-constitution dans la différence, nécessaire dans la lutte pour la libération. Un détournement, autrement dit, de la relation de domination et de ses effets internalisés et paralysants par la revalorisation historique et culturelle pour soi ; plutôt que de se faire reconnaître, se reconnaître et se faire connaître.
Sous un autre angle, en revanche, Fanon apparaît pourtant méfiant. Inverser les termes et réinscrire de la valeur dans ce qui n’en avait pas ou plus, n’est-ce pas une fixation différente mais tout aussi problématique de la binarité coloniale ? Dans ce schéma, la résistance n’est-elle donc pas elle-même fidèle aux termes coloniaux ? Et puis, sur quoi s’appuie cette revalorisation si ce n’est sur une compréhension essentialiste, unidimensionnelle et éventuellement élitiste de l’expérience noire ? Chez Fanon, la négritude semble donc traduire une nécessité, mais une nécessité transitionnelle, une nécessité qui ne constitue pas en elle-même la libération, et dont la fonction transformatrice est menacée par l’essentialisme et l’élitisme.
Les mots de Fanon sont propres à son contexte, mais les questions qu’il pose sont celles qu’investissent également, bien que différemment, tant la longue tradition féministe noire de Anna Julia Cooper [5] à Robyn Maynard [6] que les cadres afro-pessimistes de Frank B. Wilderson [7], Jared Sexton [8] ou Calvin L. Warren [9]. Tant les différents mouvements antiracistes, du Combahee River Collective [10] à Black Lives Matter, que les interventions décoloniales de Eve Tuck [11], Idle No More ou Glen Coulthard [12]. Tant les esthétiques diasporiques de Soul II Soul [13], de Dionne Brand ou du Black Theatre Workshop que la résistance culturelle sur le continent. Tant, finalement, le travail historique que la construction d’alternatives et de futurs radicaux. Ces questions sont d’actualité.
HistoireEngagée (qui est une "revue qui a pour objectif de commenter l’actualité, de la décortiquer, de l’expliquer, avec l’aide de l’histoire. Elle souhaite également rapprocher cette discipline du grand public") ouvrait, il y a bientôt deux ans, le dossier Afro-Amériques : résistances, histoires et mémoires sur une citation d’Aimé Césaire tirée de son Cahier d’un retour au pays natal. La relance de ce dossier, qui s’intitulera dorénavant Imaginations, existences et spatialités noires en (ré)émergences, aura quant à elle pour intention de questionner historiquement, dans le présent et dans le futur, les façons par lesquelles les personnes et communautés noires se (re)font et (re)font les sociétés. Comment et pourquoi ces identités collectives, revalorisations et reconnaissances émergent-elles ? Comment repenser les histoires noires et leurs différents héritages, et de quelle manière en parler ? Comment les différentes expériences noires sont-elles vécues à l’intersection notamment du genre, de la classe et de l’orientation sexuelle ? Quelles similarités ou distinctions peut-on entrevoir entre ces existences et d’autres expériences minoritaires, diasporiques ou colonisées ?
Nous invitons donc artistes, universitaires, étudiants-es, militants-es et autres à nous faire parvenir des contributions de types variés : articles de fond, textes de rubriques, recensions de livres, d’expositions, de colloques, de films ou de documentaires, essais, entrevues, etc. Ces contributions peuvent explorer notamment les pistes suivantes :
– Historiographie, commémorations, histoire publique et invisibilisée, enseignement de l’histoire
– Arts et esthétiques noirs, afro-descendants et diasporiques
– Invisibilisation, visibilisation et hyper-visibilisation
– Pratiques et pensées de libération, expériences de résistance, solidarités
– Diasporas, déplacements, communautés noires, nations, frontières
– Colonialité(s), postcolonialité(s), décolonialité(s)
– Territoires, spatialités et communautés
Veuillez nous faire parvenir vos propositions sous forme de courtes présentations/résumés d’environ 250 mots d’ici le 15 septembre 2018, à l’adresse suivante : contributions@histoireengagee.ca. Pour avoir plus de détails sur la forme de certaines propositions envisageables, vous pouvez consulter notre page « Balises de rédaction et directives de soumission ».[1] Fanon, F. (1952 [1971]). Peau noire, masques blancs. Paris : Le Seuil.
[2] Par exemple, le quatrième chapitre de McCullock, J. (2003). Black Soul, White Artefact : Fanon’s Clinical Psychology and Social Theory. Cambridge : Cambridge University Press.
[3] Par exemple, Bernasconi, R. (2002). The Assumption of Negritude : Aimé Césaire, Frantz Fanon, and the Vicious Circle of Racial Politics. Parallax, 8 (2), pp.69-83
[4] Notamment Coulthard, G. S. (2014). Red Skin White Masks : Rejecting the Colonial Politics of Recognition. Minneapolis : University of Minnesota Press.
[5] Cooper, A. J. (2016 [1892]). A voice from the South. Mineola, États-Unis : Dover Publications.
[6] Maynard, R. (2017). Policing Black Lives. State Violence in Canada From Slavery to the Present. Black Point (Canada) : Fernwood Publishing.
[7] Wilderson, F. B. (2015). Incognegro : A Memoir of Exile and Apartheid. Durham, NC : Duke University Press.
[8] Sexton, J. (2011). The Social Life of Social Death : On Afro-Pessimism and Black Optimism. InTensions, 5, pp. 1-47.
[9] Warren, C. L. (2018). Ontological Terror : Blackness, Nihilism, and Emancipation. Durham, NC : Duke University Press.
[10] Combahee River Collective. (1978). A Black Feminist Statement. Dans Eisenstein, Z (dir.), Capitalist Patriarchy and the Case for Socialist Feminist (pp.210-218). New York : Monthly Review Press.
[11] Tuck, Eve & K. Wayne Yang,. (2012). Decolonization is not a metaphor. Decolonization : Indigeneity, Education & Society, 1(1), 1-40.
[12] Coulthard, G. S. op. cit.
[13] Voir notamment Walcott, R. (2003). Black Like Who (2e éd.). Toronto : Insomniac Press.
Source de l’information :
http://histoireengagee.ca/imaginations-existences-et-spatialites-noires-en-reemergences/
Nous tenons à remercier très chaleureusement Astrid Girault, membre de la Sfhom, pour nous avoir transmis cet appel à communication pour ce dossier qu’elle co-dirige. Astrid Girault est doctorante en Histoire à l’Université de Montréal (sous la direction de Mme Dominique Deslandres) et travaille sur l’évangélisation des esclaves au XVIIème siècle aux Petites Antilles françaises.
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Vient de paraître China’s Development from a Global Perspective sous la direction de María Dolores
Elizalde etWang Jianlang chez Cambridge Scholars PublishingLe 6 août 2018 à 08h57
Vient de paraître China’s Development from a Global Perspective sous la direction de María Dolores
Elizalde etWang Jianlang chez Cambridge Scholars Publishing, 2017, 424 p. ISBN : 978-1-4438-1670-0 Prix : 76,99 £.
"For a long time, the idea of China as a culture and society which was voluntarily secluding itself from the rest of the world was dominant. But, in reality, China has always been part of the world, just as the world has always sought to penetrate China. The relationship between China and the world was, in the past, sometimes smooth, and at other times it was difficult, but nevertheless the bond remained alive.
This collection presents an analysis of China from a global perspective within a broad temporal and spatial spectrum. It reveals the early relations established between the Roman Empire and China, the dynamics developed with the countries of the Indian Ocean, Southeast Asia and Japan, and the gradual path of Europeans and Americans towards China. The book reviews the development of diplomatic relations, the signing of agreements and alliances, and the rise and resolution of conflicts. It also analyses the forging of economic relations, the establishment of commercial exchanges and the creation of companies, professional bodies and institutions of collaboration."
china-development-toc.pdf
María DoloresElizalde is a researcher at the Institute of History,at the Spanish National Council for Scientific Research, Spain. She specialises in international history, colonial societies and colonial and postcolonial processes in Asia and the Pacific in the 19th century. She received her doctorate in history from the Complutense University of Madrid, Spain, and her previous education experiences include being a research scholar at the London School of Economics and Political Sciences, UK. She has more than 80 publications to her name, including Nacionalismo versus Colonialism in Filipinas, India and Vietnam (2013) and Filipinas, siglo XIX : Coexistencia e Interacción entre comunidades en el imperio español (2017).
Wang Jianlang is Professor and Director of the Institute of Modern History at the Chinese Academy of Social Sciences, and is Vice-President and Secretary General of the Association of Chinese Historians, China. He obtained his PhD in History at the Chinese Academy of Social Sciences, and he specialises in the history of the foreign relations of modern China. His publications include Foreign Policy of National Government During the Pacific War (2010), China’s Journey to Abolishing Unequal Treaties (2000) and International Relations in the Far Eastern Crisis, July 1937–December 1938 (1996). -
Vient de paraître le dossier "Un autre XIXe siècle : L’Inde sous domination coloniale" de la Revue d’Histoire du XIXe siècle
Le 5 août 2018 à 22h40
Vient de paraître le dossier "Un autre XIXe siècle : L’Inde sous domination coloniale" de la Revue d’Histoire du XIXe siècle, n° 56 – 2018/1.
beyondthestate-toc.pdf
Source de l’information :
https://journals.openedition.org/rh19/299
Complément d’information sur le site (dont la couverture !) sure le site du CEIAS-Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud :
http://ceias.ehess.fr/index.php?4646
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Colloque du 39e colloque du CRÉDIC "Mission du rite et rites en mission, des années 1960 à aujourd’hui" (Alsace, 26-30 août 2018)
Le 5 août 2018 à 18h51
Colloque du 39e colloque du CRÉDIC
’Mission du rite et rites en mission
Des années 1960 à aujourd’hui’
Château du Liebfrauenberg, Goersdorf (Alsace)
Du dimanche 26 au jeudi 30 août 2018
Direction scientifique : Philippe Chanson et Erick Cakpo
Avec le concours des Équipes d’Accueil n°4377 (catholique) et n°4378 (protestante) de l’École Doctorale « Théologie et sciences religieuses » (ED270) de l’Université de Strasbourg
CRÉDIC - Centre de Recherche et d’Échange sur la Diffusion et l’Inculturation du Christianisme
Argumentaire du colloque :
http://credic.org/colloque-de-goersdorf-2018/argumentaire-2018
programme_du_colloque_credic_2018_version_finale.pdf
Bulletin d’inscription au colloque
Source de l’information :
http://credic.org/colloque-de-goersdorf-2018
Un grand merci à Jean-François Zorn pour avoir communiqué à la SFHOM le programme de ce précieux colloque !















